Conseil santé, Mémo aliment santé

La vérité sur le soja : les isoflavones ne sont pas des œstrogènes

0A8547DC-EB56-4326-AC8D-067F189A8FA1.jpeg

Les isoflavones du soja sont souvent appelées ou décrites comme “phyto-œstrogènes”, or les isoflavones ne sont clairement pas des œstrogènes. Pour commencer, les œstrogènes sont des hormones stéroïdes qui appartiennent au règne animal alors que les isoflavones sont des polyphénols qui appartiennent au règne végétal. Les œstrogènes, en tant qu’hormones, fonctionnent comme une clé qui ne peut avoir un effet sur nos cellules que s’il y a présence d’un récepteur qui fait office de serrure. Il y a 2 types de récepteurs pour les œstrogènes : les ER α et les ER ß selon les endroits du corps sensibles à cette hormone. Les œstrogènes ont un effet sur tous ces récepteurs qui lui sont dédiés alors que les isoflavones ont une affinité plus particulière avec les ER ß et induisent seulement quelques effets parfois similaires ou parfois opposés aux œstrogènes! C’est pourquoi les scientifiques les appellent des SERM car ils ont des effets sélectifs sur les récepteurs à œstrogènes, ils ont une action modulatrice sur les œstrogènes endogènes déjà présents dans le corps. Ce ne sont pas des œstrogènes qui peuvent s’ajouter aux vôtres comme avec la pilule, ce sont des modulateurs. Quels impacts ont-ils sur notre corps comparés aux œstrogènes? Les isoflavones réduisent la fréquence et la sévérité des bouffées de chaleur mais n’augmentent pas le risque de cancer de l’utérus contrairement aux œstrogènes. Les isoflavones améliorent la santé cardiovasculaire sans augmenter le taux de triglycérides et peuvent même le diminuer contrairement aux œstrogènes. Les isoflavones n’augmentent pas les risques du cancer du sein et peuvent même réduire le risque s’ils sont consommés dès l’enfance et réduisent les risques de récurrence pour celles qui ont déjà eu un cancer du sein. En somme, nous ne pouvons pas assimiler les isoflavones aux œstrogènes, ce sont deux choses différentes. Les isoflavones du soja ont indéniablement des effets bénéfiques sur la santé et les populations asiatiques qui en mangent quotidiennement 3 portions par jour ne sont ni des hommes avec des seins, ni des femmes stériles et cancéreuses. Au contraire, ces populations ont moins de cancers du sein, de l’utérus et de la prostate et le lien avec la consommation d’isoflavones du soja a été scientifiquement prouvé.

Prenez soin de vous, n’ayez plus peur de manger du soja bio et sans OGM  (sauf si vous y êtes allergique bien entendu).

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Sources :

– Fazlul H. Sarkar, Yiwei Li. Mechanisms of Cancer Chemoprevention by Soy Isoflavone Genistein, December 2002, Volume 21, issue 3-4, pp265–280.

– Messina M, Nagata C, Wu AH. Estimated Asian adult soy protein and isoflavones intakes, Nutr Cancer 2006;55:1–22.

– Messina Virginia, MPH, RD. Vegan for Her, published by Da Capo Press, 2013.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s