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Conseil santé, Gestion naturelle de la fertilité féminine

Douleurs de règles?

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Quand le cycle menstruel n’est pas muselé par des hormones de synthèse et qu’on lui donne ainsi la possibilité de suivre son cours naturellement, c’est en réalité un allié précieux car le corps nous communique ainsi l’état de notre santé globale. Observer ses cycles et comprendre sa physiologie permet en effet d’accueillir tous les signaux que le corps nous envoie comme autant d’indices dans sa difficulté ou non à instaurer l’équilibre en nous. Notre corps est en adaptation permanente, en physiologie, on nomme cette aptitude vitale “homéostasie”. De fait pour faire s’épanouir la vie, notre équilibre de santé, il travaille sans cesse à faire avec ou malgré ce que nous mangeons, pensons, buvons, faisons. Et, loin de fonctionner en systèmes organiques séparés, tout communique et tout est connecté en nous. Ainsi, des douleurs de règles peuvent avoir pour origine une dominance en œstrogènes par l’absence d’ovulation ou non du fait d’un système nerveux épuisé ou en mode survie (sécrétion chronique de cortisol) ou bien du fait d’une thyroïde en sous-régime ou encore à cause d’un manque d’apport adéquat en nutriments pour ne citer que ces exemples. C’est pourquoi, quand il est question d’équilibre du cycle menstruel, il est question d’équilibre global. La question à vous poser avant tout c’est : Êtes-vous prêt(e) à vous écouter ou préférez-vous ne pas vous remettre en question et faire taire votre corps? Si vous avez répondu oui, la naturopathie peut vous aider à découvrir ce qui aide VOTRE corps à favoriser la santé et la paix de vos règles.
Prenez soin de vous et rappelez-vous: chacun sa santé 🌸
Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Conseil santé, Gestion naturelle de la fertilité féminine, Moment pour soi

Les règles, sujet tabou?

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Aujourd’hui je vous parle de règles. Ce phénomène physiologique naturel de l’homéostasie féminine encore si tabou ou même méprisé dans notre société actuelle. Les règles sont le marqueur de notre équilibre général à nous les femmes. Elles marquent le début du cycle hormonal, utérin et ovarien. Qui dit règles dit phase folliculaire, ovulation et phase lutéale : un cycle naturel au complet. Tout autre saignement qui ne suit pas ce cycle naturel au complet n’est pas le fait des règles. Il y a les saignements inter-menstruels dans le cas de perte de sang à l’ovulation ou résultant d’un cycle anovulatoire. Une façon pour notre corps de nous communiquer que l’équilibre physiologique est mis à mal en vue de nous aider à opérer des changements vitalogènes pour nous. Mais il y a aussi les saignements de privation qui sont le résultat de l’arrêt provisoire de la pilule. Quand vous êtes sous hormones de synthèse, vous n’avez pas de cycle féminin, vous n’avez pas d’ovulation, vous ne produisez pas vos hormones naturelles au niveau des ovaires, aka vous n’avez pas de règles.
Aussi, le sang des règles n’est ni impur ni sale. Rappelez-vous que c’est le sang que votre corps a prévu pour nourrir la vie d’un embryon. C’est un sang extrêmement riche en nutriments et cellules-souches et les chercheurs y voient des potentialités thérapeutiques. Notre sang des règles n’est pas sale, il est source de vie.
Enfin, je vous encourage à questionner votre rapport à vos règles et votre corps de femme. Comment vivez-vous vos cycles? Souhaitez-vous apprendre à écouter ce que votre corps vous dit pour cerner les habitudes ou pans de votre vie qui méritent votre attention? Avez-vous à cœur de participer à l’empuissancement des femmes par l’éducation, la réappropriation et la valorisation du cycle féminin? Comment voulez-vous que nos filles et garçons voient ce phénomène naturel? Quelle société voulez-vous encourager?
Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Conseil santé, Nutrition végane

Faut-il avoir peur du gras?

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Aujourd’hui je vous parle de gras/lipides : un macro-nutriment qui doit représenter 35% de notre apport alimentaire pour soutenir notre santé. Quand il s’agit de manger sain et qui plus est végan, la peur de grossir fait parfois négliger le gras au détriment de la santé et en particulier de l’équilibre hormonal. Or pour rayonner de santé et d’énergie en mangeant végan, n’oublions surtout pas le gras! Nous en avons besoin pour notre peau, notre système nerveux, notre équilibre hormonal, notre énergie vitale et j’en passe. Bien entendu, je ne vous parle pas ici de chips ou d’huile hydrogénée 👎 mais de lipides contenus dans des aliments complets ou de bonnes huiles végétales 👍. De fait, un apport quotidien de 30g à 60g de fruits à coque et de graines oléagineuses apportent de bons acides gras et de précieux nutriments (vitamines B9, E, fer, zinc, fer, calcium, magnésium, fibres par exemple) et il est prouvé que ça n’entraîne pas de prise de poids (cf. réf étude en fin d’article). Ainsi, n’ayez pas peur de vous régaler avec du beurre de cacahuète/amande/noisette/sésame, d’avocat et d’olives tout comme saupoudrer vos plats de graines de courge, de lin moulues ou de chanvre ou même vos biscuits de coco râpée : votre corps vous dira merci! Concernant les huiles, faites la part belle aux huiles riches en oméga-3 car les oméga-6 sont déjà assez présents dans le reste de l’alimentation. La quantité quotidienne santé : 2 à 4 cuillères à soupe d’huile bio première pression à froid. L’huile d’olive et l’huile de coco pour la cuisson sont top. Ne craignez pas le gras saturé de l’huile de coco, car dans une alimentation végane bien équilibrée, ce type de lipides est très peu représenté et nos hormones en ont un peu besoin. À savoir : les oméga-3 sont essentiels pour la gestion de l’inflammation, l’équilibre du système nerveux et hormonal ainsi que le développement cérébral chez les tous petits. Alors, en plus des graines de lin/chanvre/chia/noix et de l’huile de colza ou lin, je recommande aussi les huiles enrichies en DHA (à base de micro-algues, dispo en mag bio) pour assaisonner et non cuire.

Prenez soin de vous, n’ayez pas peur des bons gras 🥥🌰🥜🥑!

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Référence de l’étude : Mattes R, Dreher M (2010). Nuts and healthy body weight maintenance mechanisms. Asia Pac J Clin Nutr 19 (1), 137-41.

Assiette complète, Conseil santé, Mémo aliment santé, Nutrition végane

Mémo pour composer son assiette végane complète et saine 🎁

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Voilà, je vous avais promis une base simple pour composer vos assiettes véganes et saines en faisant appel et confiance à votre créativité et votre cheminement personnels : la voici! Vous pouvez voir cette image comme un mémo quand vous ouvrez frigo et placards sans recette toute prête en tête ou pour vous inciter à consommer plus complet et sain au quotidien. Ça vous plaît? Si vous avez des questions n’hésitez pas. Dans les céréales et grains complets vous avez entre autres le millet, le quinoa, le riz complet, le maïs, l’amarante… Dans les légumineuses : pois chiches, lentilles, petit pois, haricots blancs/rouges/Pinto, tofu, tempeh, fèves, edamame… Petit rappel bonus santé : ne pas oublier la B12 en complément alimentaire, le sel iodé ou les algues de mer dans vos assiettes quand le complément de B12 ne contient pas d’iode (la Veg1 en contient 👍) et de saupoudrer vos plats de graines de lin moulues, de graines de chanvre ou d’assaisonner avec une huile de lin ou colza pour les Omega 3 vg. Aussi, comme d’habitude, je vous encourage à davantage prendre soin de vous, de privilégier ce qui vous nourrit le cœur et vous apporte la paix intérieure avant tout.
Au fait, j’ai créé un groupe privé sur la page Fb Chacun Sa Santé qui s’appelle « Partage Ta Recette Santé » (végane bien sûr) pour toutes celles et ceux qui souhaitent se motiver ensemble et partager ses belles créations végétales du quotidien.
Au plaisir de vous y retrouver!
Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Assiette complète, Nutrition végane, Recette

Assiette végane et saine & créativité

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Quand on mange vegan et qu’on fait la part belle aux légumes, aux fruits et aux grains complets et légumineuses dans leur diversité, il est vrai que ça demande une pincée de créativité. Or, nous ne sommes pas toujours préparés pour. La peur de rater ou un manque de confiance peut vite faire abandonner. Pourtant, c’est aussi un très bon moyen de découvrir de nouvelles saveurs préférées tout autant que d’exercer son cerveau à rester vif et non sclérosé par l’habitude. Je travaille à vous faire une fiche mémo pour vous donner une base pour vous lancer, ça vous plaît? 

Sur la photo, vous pouvez voir un exemple de ma créativité de tous les jours en cuisine : pêche et betterave fraiches vapeur accompagnées de pois chiches et d’amarante, le tout assaisonné d’une vinaigrette maison à base d’huile d’olive, échalote et vinaigre balsamique. Servi avec quelques feuilles de menthe du jardin et d’une pincée de sel d’Himalaya. Ça fait mouche pas vrai? Pourtant, c’est juste des ingrédients qui étaient à ma disposition, mon envie du moment et imagination ont fait le reste. Et après dégustation, je me suis dit qu’avec des petits pois ça aurait été encore meilleur. Chouette, j’apprends à marier les saveurs qui me plaisent avec l’expérience! 

Et vous, ça vous dirait de créer vos assiettes véganes et saines vous-mêmes? Et si après, on partageait nos créations dans un groupe privé sur la page Facebook Chacun sa Santé? Qu’en dites-vous? En tout cas, la fiche mémo arrive bientôt !

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Gestion des émotions, Moment pour soi

Sensibilité émotionnelle, un défaut?

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Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de sensibilité émotionnelle, un trait si souvent associé au féminin et plus encore dévalorisé si ce n’est méprisé. Pourtant les émotions sont l’affaire de tous et les dénigrer ne les fait pas disparaître, pas plus que nier la fatigue ne la fait s’envoler. Je vous parle souvent d’accueillir les émotions pour avancer mais encore faudrait-il pour cela accepter d’avoir des émotions. Si vous êtes un homme qui a entendu petit garçon que pleurer est pour les “chochottes” ou les filles, si vous êtes une femme à qui l’entourage a répété dans l’enfance “tu es trop sensible”, si vous avez grandi pensant que vos émotions étaient un poids : il y a de fortes chances pour que vous viviez mal vos émotions pensant que vous avez quelque chose qui cloche. Or comme on peut apprendre à compter et rationnaliser, on peut aussi apprendre à vivre ses émotions sans honte et sans drame. C’est ce que l’on appelle l’intelligence émotionnelle, une compétence encore peu mise en lumière dans notre société il faut bien l’avouer. Pourtant aujourd’hui, des livres sur l’hypersensibilité fleurissent et se vendent bien. C’est bien que le sujet des émotions répond à un besoin qui nous réunit bien plus qu’on ne le pense. Ce que j’ai envie de partager avec vous aujourd’hui, c’est que vous avez le droit d’avoir des émotions, même sans étiquette d’hypersensible ou autre. Votre histoire et vos blessures sont légitimes, peu importe qui vous êtes, vous avez le droit à une oreille attentive, des bras réconfortants et un regard bienveillant. La vie n’est pas un long fleuve tranquille, espérer ne pas se sentir blessé ou chamboulé en chemin est illusoire. Et si vos émotions pouvaient vous apprendre quelque chose? Quand votre regard change et que vous n’allez plus contre vous-même, vous vous donnez la possibilité de goûter la vie plus pleinement et de faire des choix qui vous ouvriront de nouveaux horizons.
Prenez soin de vous, ne voyez plus la sensibilité comme un défaut mais un trait qui fait de vous quelqu’un de pleinement vivant tout simplement.
Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Conseil santé, Nutrition végane

Nutrition végane : le zinc

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Nutriment essentiel qui permet l’activation d’un très grand nombre d’enzymes, au top de l’action anti-inflammatoire, antioxydant majeur et primordial pour la fertilité : je vous présente le zinc. Quand on mange vegan, on a de toute part la question des protéines incessante et parfois celle du zinc de la part de fins experts en nutrition. Je tiens donc à rassurer, étude à l’appui, toutes celles et ceux qui se posent bcp de questions. Une étude de 2013 sur le zinc et l’alimentation végétale a mis en évidence qu’en dépit des différences d’apport en zinc, les végé avaient le même taux sérique que les non-végé et pas plus de risques de déficiences quand bien même le zinc de la chair animale soit plus assimilable que celui de source végétale du fait des phytates. L’étude a découvert que le corps, si merveilleux soit-il, s’adapte en augmentant son absorption de zinc et en diminuant son excrétion malgré qu’il y ait moins de zinc assimilable que dans la chair animale. De plus, l’étude fait part de différentes manières de rendre le zinc végétal plus assimilable en diminuant l’effet inhibiteur des phytates : trempage, cuisson, germination, fermentation, levain. Enfin, elle conclut qu’une alimentation végétale bien menée apporte la dose adéquate de zinc. Pour nous les vegans, les bonnes sources végétales de zinc sont les céréales complètes, les légumineuses, les noix et les graines, le tofu et le tempeh. La graine de courge en est très riche et le beurre de cacahuète en contient bcp aussi (miam 🤤) 👍. Ce que nous pouvons retenir de cette étude par exemple: privilégier le pain intégral ou complet au levain ou au moins avec de la levure, tremper ses noix et ses graines ou les toaster, découvrir pourquoi pas les graines germées et surtout se détendre face aux jugements réprobateurs ou aux peurs qui peuvent nuire à l’équilibre émotionnel des empathes parmi nous (dont je fais partie, coucou la tribu! 👋).
Prenez soin de vous et rappelez-vous : chacun sa santé!

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Source : Zinc and vegetarian diets
Angela V Saunders, Winston J Craig and Surinder K Baines
Med J Aust 2013; 199 (4): S17-S21. || doi: 10.5694/mja11.11493

Conseil santé, Gestion naturelle de la fertilité féminine

Achillée millefeuille: plante alliée du cycle féminin

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J’ai cueilli de l’achillée millefeuille dans mon jardin, plus précisément les sommités fleuries pour les faire sécher et les utiliser en infusion. Vous connaissez cette plante? Son autre petit nom c’est Achillea Millefolium et c’est une belle alliée des cycles féminins irréguliers, trop abondants ou douloureux. En effet, non seulement elle aide le foie à éliminer le surplus d’œstrogènes mais en plus elle favorise la production de progestérone par notre corps, permettant ainsi le rééquilibrage hormonal et de fait, la paix du cycle féminin. Si elle peut se cueillir sauvage dans les prairies ou les jardins écolo allergiques au désherbant, on la trouve aussi en plantes séchées ou en extrait de plantes fraîches dans les magasins bio ou pharmacies. Bien entendu, elle ne se substitue pas à une hygiène de vie saine et adaptée.
Prenez soin de vous et rappelez-vous : chacun(e) sa santé !
Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Conseil santé, Gestion naturelle de la fertilité féminine

SOPK : pas d’ovulation, trop d’androgènes

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Je vous parle souvent du fait que l’ovulation est un signe d’équilibre de santé chez la femme réglée tout en sachant qu’un cycle anovulatoire occasionnel ou plusieurs chez la jeune fille ne doivent pas inquiéter outre-mesure. En revanche, l’absence chronique d’ovulation engendre non seulement des cycles irréguliers mais aussi un déséquilibre hormonal préjudiciable pour la santé de la femme réglée qui peut prendre la forme du Syndrome des Ovaires Polykystiques par exemple. Qu’est-ce donc que cela? C’est un groupe de symptômes qui associent la présence chronique de cycles anovulatoires avec un excès d’androgènes (hirsutisme, acné, alopécie/perte de cheveux). Aujourd’hui, environ 10% des femmes ont un diagnostic du SOPK et sont orientées vers la pilule ou des médicaments anti-androgènes qui ont leur lot d’effets secondaires non sans conséquences pour la santé globale de la femme. Pourtant en cherchant la cause du manque d’ovulation et de l’excès d’androgènes, une autre approche est possible. Observer son cycle avec la Symptothermie permet déjà de voir s’il y a ovulation ou non. Ensuite un bilan naturopathique peut permettre de cerner la cause du SOPK diagnostiqué: résistance à l’insuline? Arrêt de la pilule? Inflammation chronique de bas grade? Taux élevé de DHEA et non de testostérone?. Autant de questions auxquelles il tient lieu de répondre afin de convenir de la façon la plus appropriée de prendre soin de soi quand ce diagnostic a été posé. En effet, une résistance à l’insuline n’indique pas la même source de déséquilibre qu’un taux trop élevé de DHEA et les conseils d’hygiène de vie ciblés ne seront alors pas les mêmes pour soutenir le retour à l’équilibre de santé. 

Toutes les femmes méritent de comprendre leurs corps, pas vrai? Prenez soin de vous et rappelez-vous, chacun sa santé!

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Conseil santé, Mémo aliment santé

La vérité sur le soja : les isoflavones ne sont pas des œstrogènes

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Les isoflavones du soja sont souvent appelées ou décrites comme “phyto-œstrogènes”, or les isoflavones ne sont clairement pas des œstrogènes. Pour commencer, les œstrogènes sont des hormones stéroïdes qui appartiennent au règne animal alors que les isoflavones sont des polyphénols qui appartiennent au règne végétal. Les œstrogènes, en tant qu’hormones, fonctionnent comme une clé qui ne peut avoir un effet sur nos cellules que s’il y a présence d’un récepteur qui fait office de serrure. Il y a 2 types de récepteurs pour les œstrogènes : les ER α et les ER ß selon les endroits du corps sensibles à cette hormone. Les œstrogènes ont un effet sur tous ces récepteurs qui lui sont dédiés alors que les isoflavones ont une affinité plus particulière avec les ER ß et induisent seulement quelques effets parfois similaires ou parfois opposés aux œstrogènes! C’est pourquoi les scientifiques les appellent des SERM car ils ont des effets sélectifs sur les récepteurs à œstrogènes, ils ont une action modulatrice sur les œstrogènes endogènes déjà présents dans le corps. Ce ne sont pas des œstrogènes qui peuvent s’ajouter aux vôtres comme avec la pilule, ce sont des modulateurs. Quels impacts ont-ils sur notre corps comparés aux œstrogènes? Les isoflavones réduisent la fréquence et la sévérité des bouffées de chaleur mais n’augmentent pas le risque de cancer de l’utérus contrairement aux œstrogènes. Les isoflavones améliorent la santé cardiovasculaire sans augmenter le taux de triglycérides et peuvent même le diminuer contrairement aux œstrogènes. Les isoflavones n’augmentent pas les risques du cancer du sein et peuvent même réduire le risque s’ils sont consommés dès l’enfance et réduisent les risques de récurrence pour celles qui ont déjà eu un cancer du sein. En somme, nous ne pouvons pas assimiler les isoflavones aux œstrogènes, ce sont deux choses différentes. Les isoflavones du soja ont indéniablement des effets bénéfiques sur la santé et les populations asiatiques qui en mangent quotidiennement 3 portions par jour ne sont ni des hommes avec des seins, ni des femmes stériles et cancéreuses. Au contraire, ces populations ont moins de cancers du sein, de l’utérus et de la prostate et le lien avec la consommation d’isoflavones du soja a été scientifiquement prouvé.

Prenez soin de vous, n’ayez plus peur de manger du soja bio et sans OGM  (sauf si vous y êtes allergique bien entendu).

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Sources :

– Fazlul H. Sarkar, Yiwei Li. Mechanisms of Cancer Chemoprevention by Soy Isoflavone Genistein, December 2002, Volume 21, issue 3-4, pp265–280.

– Messina M, Nagata C, Wu AH. Estimated Asian adult soy protein and isoflavones intakes, Nutr Cancer 2006;55:1–22.

– Messina Virginia, MPH, RD. Vegan for Her, published by Da Capo Press, 2013.