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Cycle féminin, Cycle menstruel, Fertilité, symptothermie

5 bonnes raisons d’apprendre la Symptothermie

En dehors de permettre d’éviter OU de favoriser une grossesse, la Symptothermie est une méthode d’observation du cycle aux nombreux bénéfices. Dans cet article, je vous partage 5 bonnes raisons d’apprendre la Symptothermie.

Bonne raison 1: Pour mieux connaitre votre corps

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Apprendre la Symptothermie, c’est d’abord apprendre comment fonctionne votre corps menstrué. La symptothermie vous permet de mieux connaitre votre cycle menstruel et votre fertilité. Oubliez les mythes de la fertilité H24 et de l’ovulation obligatoire en milieu de cycle ou à J14. Apprenez ce qu’est le fluide cervical et l’influence de la progestérone sur votre métabolisme. Reconnectez-vous à votre corps et observez ce qui l’impacte et peut empêcher ou retarder l’ovulation. Vous pouvez même repérer votre phase fertile avec efficacité peu importe que vous ayez des cycles réguliers ou irréguliers.

Bonne raison 2: Pour repérer quand vous êtes fertile

Si jamais vous pensiez que nous sommes fertiles tous les jours du cycle, sachez que c’est faux. Nous avons une période fertile de physiologiquement quelques jours par cycle seulement et la symptothermie permet de la repérer. Comment? En apprenant entre autres à repérer et observer votre fluide cervical. Puis en apprenant à fermer votre « fenêtre de fertilité ». Autrement dit, en ne se fiant pas à un calcul de jours sur le calendrier ou à un algorithme d’une application de suivi de cycle… Car, encore une fois, non vous n’ovulez pas forcément au milieu de votre cycle. Et surtout, cela peut même varier d’un cycle à l’autre selon les aléas de la vie et la qualité de l’hygiène de vie!

Bonne raison 3: Pour savoir exactement dans quelle phase du cycle vous êtes

Pratiquer la symptothermie permet de vous repérer dans votre cycle. Ceci est un plus car les fluctuations hormonales du cycle colorent l’expérience de vie différemment selon les phases du cycle. Savoir dans quelle phase du cycle vous êtes peut vous permettre de mieux adapter votre façon de travailler ou même votre liste de courses entre autres. Par exemple en phase folliculaire, vous pouvez vous sentir hyper disponible et riche d’idées et d’initiatives pour lancer des projets pro en groupe alors qu’en phase lutéale, vous pouvez ressentir que votre focus se tourne plutôt du coté de votre foyer ou de l’achèvement de projets en solo. Savoir vous repérer exactement dans votre cycle peut être d’une grande aide pour vous faciliter la vie et apprendre à prendre soin de vous en fonction de la phase du cycle dans laquelle vous êtes.

Bonne raison 4: Pour prendre soin de vous

En observant vos cycles grâce à la Symptothermie, vous pourrez observer:

  • la durée de vos phases
  • la durée et l’abondance de vos saignements
  • si vous avez des symptômes cycliques
  • la valeur et la constance de vos températures basales
  • savoir si vous ovulez régulièrement
  • l’impact de votre hygiène de vie sur vos cycles

Autant d’indications qui vous donnent des informations sur votre équilibre de santé. Prenez ainsi en considération l’importance de votre hygiène de vie sur l’équilibre de vos cycles, votre fertilité et votre santé. Prenez soin de vous grâce aux feedbacks que vous donnent votre corps à l’aide de la Symptothermie.

Bonne raison 5: Pour checker votre santé

Le cycle menstruel est considéré comme le sixième signe vital aujourd’hui. L’observer permet d’évaluer votre état de santé général. Par exemple, des températures basales en dents de scie peuvent être le signe d’une charge allostatique (stress physique ou psychologique puissance mille). Des températures basales trop basses peuvent signaler une fonction thyroïdienne en économie d’énergie. Des températures qui ne restent pas constamment hautes plus de 10 jours une fois l’ovulation passée peuvent indiquer un manque de progestérone. Une absence de plateau haut même avec saignements cycliques réguliers peut indiquer la présence récurrente de cycles anovulatoires. Besoin de faire un test hormonal en progestérone? Vous saurez si J21 est vraiment le bon jour pour vous! Oui, la symptothermie peut être un véritable atout pour surveiller votre santé durant vos années fertiles.

Envie d’apprendre la Symptothermie avec moi?

N’hésitez pas à prendre rdv ici. Les consultations durent entre 1H et 1H30 et sont disponibles au cabinet comme en visio. J’ai hâte de pouvoir être là pour vous!

Margot-Hélène Piquenot, votre naturopathe et conseillère en Symptothermie certifiée et passionnée

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Cycle féminin, Cycle menstruel, Fertilité, symptothermie

Comment connaitre son cycle menstruel?

Savoir observer son cycle c’est savoir comment connaitre son cycle menstruel. C’est apprendre à mieux se connaitre tout court. Dès les premières règles, les fluctuations hormonales du cycle colorent l’expérience de vie différemment d’avant la puberté. Parce qu’en vérité, avoir un cycle menstruel, ce n’est pas qu’avoir un corps prêt à enfanter.

Ton cycle colore ta vie selon ses fluctuations hormonales

Avoir un cycle menstruel c’est avoir un corps rythmé par des fluctuations hormonales qui se produisent sur plusieurs semaines. Ces fluctuations hormonales colorent l’expérience de vie différemment selon les phases du cycle. Elles impactent l’appétit, la créativité, l’activité cérébrale, le niveau d’énergie, la libido, l’envie de socialiser, de tester des nouvelles choses, de sortir du canapé ou d’y rester, de travailler en équipe ou plutôt en solo… Il est même possible de diviser le cycle en plusieurs phases (autres que seulement celles apprises en bio comme la phase folliculaire et la phase lutéale uniquement). Parce qu’en fait, il est normal de se sentir différemment selon là où tu te trouves dans ton cycle.

Les fluctuations hormonales et les phases du cycle

Le cycle menstruel, schéma tous droits réservés de Margot-Hélène Piquenot

D’un point de vue biologique, le cycle est découpé en 2 phases majeures (folliculaire et lutéale) séparée par l’ovulation. Mais pour illustrer les changements que tu peux être amené.e à vivre au cours de ton cycle, j’ai consciemment segmenté le cycle menstruel en 5 phases : menstruelle, folliculaire, ovulatoire, lutéale et prémenstruelle, comme tu peux le voir sur le schéma que j’ai fait ci-dessus. J’ai aussi plutôt mis en avant les fluctuations en œstrogènes et progestérone car ce sont les fluctuations de ces hormones en particulier qui colorent ton expérience de vie différemment. Tu peux lire les slides ci-dessous si tu veux un petit résumé de chaque phase.

Comment connaitre ton cycle menstruel et savoir exactement dans quelle phase tu es?

Sûrement pas en comptant les jours sur ton calendrier ou en te fiant à une application qui te prédit quand tu es fertile! Car non, tu n’ovules pas forcément au milieu de ton cycle et compter les jours ne peut pas te dire dans quelle phase tu es. Mais comment faire alors? En testant tes hormones? Non, il y a plus simple : en pratiquant une MOC. Une quoi?! Une Méthode d’Observation du Cycle. Comme la Symptothermie par exemple. En fait cela te permet d’apprendre à vraiment connaitre ton corps et repérer tes biomarqueurs de fertilité. Et ça, c’est tout bonus pour savoir au jour le jour dans quelle phase tu es exactement sans avoir à supposer ou te faire berner par un algorithme!

Envie d’apprendre la Symptothermie avec moi pour connaitre ton cycle menstruel?

Si tu veux plus d’info sur la Sympto, n’hésite pas à aller lire mon article « La Sympto c’est quoi?« . Et si tu souhaites directement prendre rdv, tu peux choisir toi-même ton créneau selon tes disponibilités via le calendrier ici.

Votre naturopathe et conseillère en Symptothermie certifiée,

Margot-Hélène Piquenot

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Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité, symptothermie

Les super-pouvoirs de l’ovulation pour votre santé

La vraie star du cycle menstruel c’est elle : l’ovulation. Sans elle pas de véritables règles, ni de production ovarienne de progestérone (ni même parfois assez d’œstrogènes). Sans elle, pas d’atouts santé du cycle menstruel naturel pendant nos années fertiles et même au-delà, durant notre ménopause.

Un vrai cycle menstruel est un cycle ovulatoire

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Le cycle menstruel ce n’est pas que les règles, non. Un cycle menstruel est en fait composé d’une phase folliculaire des règles jusqu’à l’ovulation et d’une phase lutéale de l’ovulation à la veille des prochaines règles. En vérité, il n’y a pas de règles sans ovulation. Tous saignements qui interviennent au cours d’un cycle sans ovulation résulte soit d’un cycle anovulatoire, soit d’une privation d’hormones de synthèse (quand on prend la pilule par exemple). Les saignements de cycle anovulatoire s’appellent saignements intermenstruels ou saignements utérins dysfonctionnels. Les saignements cycliques sous pilule sont appelés saignements de privation.

L’ovulation, une livraison naturelle d’œstrogènes et de progestérone en équilibre

Comme vous pouvez le voir sur ce schéma ci-dessus, le cycle menstruel naturel en équilibre est composé de fluctuations hormonales. À partir du premier jour de règles, nos ovaires produisent des œstrogènes de manière croissante jusqu’à l’ovulation. Puis, grâce à l’ovulation, nous produisons de la progestérone en grosse quantité qui s’épuise petit à petit les jours qui précèdent nos prochaines règles. Sans ovulation, nous ne produisons pas de progestérone.

À savoir : il n’y a pas de progestérone dans la pilule, les progestatifs de synthèse n’ont rien à voir avec notre progestérone naturelle. Voir mon article « Progestérone versus progestatifs » pour plus d’info.

Les super-pouvoirs santé de l’ovulation

Notre production naturelle cyclique d’œstrogènes menant à notre ovulation :

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  • favorise notre prise de masse musculaire
  • soutient notre sensibilité à l’insuline (participant ainsi à équilibrer notre glycémie)
  • favorise la santé sur le long-terme (c’est-à-dire même pour notre ménopause) de nos os, notre cerveau et notre système cardio-vasculaire

Notre production naturelle cyclique de progestérone due à l’ovulation :

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  • nous protège contre l’inflammation chronique de bas grade
  • participe à réguler notre fonction immunitaire
  • soutient la santé sur le long-terme (c’est-à-dire même pour notre ménopause) de notre thyroïde, nos os, notre cerveau et nos seins

Ovuler régulièrement durant nos années fertiles est un plus à la fois pour notre santé actuelle comme pour notre santé future. Notre santé une fois ménopausée dépend aussi de nos ovulations passées. Ainsi, selon la professeur en endocrinologie et Dr. Jerilynn Prior :

« Les femmes bénéficient de 35 à 40 années de cycles ovulatoires, pas uniquement pour leur fertilité mais aussi pour prévenir de l’ostéoporose, de l’AVC, d’Alzheimer, des maladies cardiaques et du cancer du sein. »

Pour plus d’informations sur le fruit des recherches du Dr. Jerilynn Prior, je vous encourage à lire mon article « Ovulation signe de santé » ou de consulter son article (en anglais) sur l’ovulation comme prévention de santé ici.

Comment savoir simplement si vous ovulez?

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L’apprentissage de la symptothermie peut vous permettre de savoir si vous ovulez à chacun de vos cycles sans avoir recours à une prise de sang ou à un test urinaire ou salivaire. Une fois que vous savez observer correctement vos biomarqueurs de fertilité que sont le fluide cervical et la température basale, vous pouvez devenir autonome dans la détection d’un cycle ovulatoire. Pour plus d’informations concernant la symptothermie, vous pouvez consulter mon article « La Symptothermie c’est quoi?« .

Qu’est-ce qui empêche l’ovulation?

La prise de pilule (comme je vous l’explique dans « Est-ce qu’on ovule sous pilule?« ), un SOPK (Syndrome des ovaires polykystiques, vous pouvez lire mon article « Le SOPK c’est quoi?« ) ou une aménorrhée hypothalamique fonctionnelle (article à venir sur ce sujet) sont autant de conditions qui empêchent l’ovulation. Il peut y avoir aussi d’autres raisons que je vous explique dans mon article « Ce qui peut nuire à l’ovulation« . Sachez en tous cas que la naturopathie peut grandement aider à soutenir votre corps dans sa capacité à ovuler.

Envie de prendre un rdv de naturopathie ou de symptothermie avec moi?

Vous pouvez le faire directement sur le calendrier du site en cliquant ici. Je serais ravie de pouvoir vous accompagner vers davantage de connaissances et de respect de votre corps et de votre santé!

Votre naturopathe et conseillère en symptothermie certifiée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

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Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité, Gestion naturelle de la fertilité féminine

IOP, la naturopathie peut-elle aider?

L’Insuffisance Ovarienne Prématurée (IOP), parfois appelée à tort « ménopause précoce », est un trouble qui affecte entre 1 à 2% des personnes menstruées de moins de 40 ans. Dans cet article je vais vous expliquer ce que c’est, ses symptômes, comment c’est diagnostiqué et dans quelle mesure la naturopathie peut aider.

C’est quoi l’IOP?

L’insuffisance ovarienne prématurée est un dysfonctionnement ovarien. Son résultat? Règles trop espacées (spanioménorrhée) ou en arrêt complet (aménorrhée). Bien que cela puisse faire penser à l’arrêt définitif de l’activité ovarienne de la ménopause, ce n’est pas une « ménopause précoce ». En effet, en cas d’IOP, les ovaires ne sont pas obligatoirement en arrêt définitif. Il existe un degré de fluctuation de leur activité. Une grossesse spontanée est encore possible. Elle arrive d’ailleurs dans 4 à 10% des cas selon les études actuelles.

Les symptômes de l’IOP

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Voici les signes évocateurs d’une IOP :

  • Aménorrhée (pas de règles du tout)
  • Spanioménorrhée (peu de règles, règles irrégulières)
  • Saignements utérins anormaux
  • Bouffées de chaleur
  • Sueurs nocturnes
  • Baisse ou absence de libido
  • Dyspareunie (rapports intimes douloureux)
  • Trouble de la fertilité

Le diagnostic de l’IOP

L’IOP est diagnostiquée par votre médecin à l’aide d’un dosage hormonal. À l’heure actuelle, si vous présentez :

  1. à deux reprises une FSH élevée en début de cycle
  2. et peu ou plus du tout de règles avant 40 ans

Vous êtes alors susceptibles de recevoir un diagnostic d’IOP.

La naturopathie peut-elle aider en cas d’IOP?

Oui, la naturopathie peut aider en cas d’IOP dite « idiopathique », c’est-à-dire de cause inconnue. Les IOP idiopathiques représentent 70% des cas. Dans ce cas-ci, les ovaires peuvent encore produire des hormones et l’ovulation peut encore avoir lieu. La naturopathie peut aider à soutenir la qualité ovocytaire et l’activité ovarienne. Elle peut aider à favoriser la santé et la fertilité de manière naturelle.

Voici des exemples de conseils naturo que je peux donner en cas d’IOP idiopathique :

  • Soutenir l’activité mitochondriale par un apport nutritionnel adéquat en vitamines B et minéraux antioxydants, de la marche quotidienne et par le soutien de l’activité thyroïdienne
  • Prévenir du stress oxydatif par une éviction de ce qui peut le causer et par un apport nutritionnel riche en phytonutriments antioxydants
  • Soutenir un sommeil de qualité au quotidien par des conseils personnalisés, la mélatonine est un antioxydant puissant nécessaire à l’activité ovarienne
  • Faire la chasse aux perturbateurs endocriniens dans les produits et ustensiles utilisés au quotidien
  • Veiller à avoir une alimentation qui soutient l’équilibre glycémique et qui ne promeut pas l’inflammation chronique de bas grade
  • Dans certains cas, un complément spécifique contenant un ou des antioxydant(s) naturels peut être conseillé (resvératrol, CoQ10, NAC, curcumine, sélénium ou vitamine C par exemple)

Envie de prendre un rdv de naturopathie spécifique à l’IOP?

N’hésitez pas à le faire directement via la page du site dédiée à la prise de rdv en cliquant ici. Les consultations sont disponibles en visio comme au cabinet.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :
  • Haute Autorité de Santé. Insuffisance Ovarienne Prématurée (IOP). Saint-Denis La Plaine: HAS, https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2021-05/pnds_iop_argumentaire_avril_2021_vf.pdf consulté sur le 12/09/2021.
  • KHOSRAVIZADEH, Zahra et al. The role of mitochondria in premature ovarian failure: A review. Journal of Contemporary Medical Sciences, [S.l.], v. 6, n. 1, feb. 2020. ISSN 2413-0516
  • Li Y, Liu H, Wu K, Liu H, Huang T, Chen ZJ, Zhao S, Ma J, Zhao H. Melatonin promotes human oocyte maturation and early embryo development by enhancing clathrin-mediated endocytosis. J Pineal Res. 2019 Oct;67(3):e12601. doi: 10.1111/jpi.12601. Epub 2019 Aug 22. PMID: 31361919.
  • Yang L, Chen Y, Liu Y, Xing Y, Miao C, Zhao Y, Chang X, Zhang Q. The Role of Oxidative Stress and Natural Antioxidants in Ovarian Aging. Front Pharmacol. 2021 Jan 14;11:617843. doi: 10.3389/fphar.2020.617843. PMID: 33569007; PMCID: PMC7869110.
  • Aviva Romm MD, Hormone Intelligence: The Complete Guide to Calming Hormone Chaos and Restoring Your Body’s Natural Blueprint for Well-Being, HarperOne, 2021.
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Fibromes utérins et naturopathie

Les fibromes utérins font partie des pathologies liées au cycle menstruel. Ce sont d’ailleurs les tumeurs bénignes les plus fréquentes des personnes menstruées. Dans cet article, je vais vous expliquer :

  1. Ce que sont les fibromes utérins
  2. Leurs facteurs de risques
  3. Les symptômes qu’ils peuvent engendrer
  4. Les traitements médicaux qui sont proposés à l’heure actuelle
  5. Comment la naturopathie peut aider à la prévention de leur apparition ou de leur développement

Les fibromes utérins, c’est quoi?

Ce sont des tumeurs bénignes du muscle de l’utérus. Ils sont composés de tissus musculaire et fibreux et grossissent sous l’influence des œstrogènes. Ils peuvent aussi être appelés léiomyomes ou myomes et ils tendent à régresser à la ménopause. Il existe trois types de fibromes selon leur localisation dans l’utérus:

  • les sous-séreux se situent à la surface externe de l’utérus
  • les intramuraux se situent dans le muscle utérin
  • les sous-muqueux ou intracavitaires se situent à la surface interne de l’utérus

Les fibromes volumineux peuvent déformer l’utérus. Ceux qui forment des excroissances à la surface de l’utérus sont appelés « pédiculés ».

Les facteurs de risques

Voici ce qui peut augmenter le risque de développement et de la croissance des fibromes utérins:

  • Avoir eu ses premières règles très tôt (avant l’âge de 12 ans)
  • La pilule quand elle est prise très tôt (entre 13 et 16 ans)
  • Avoir des phases folliculaires très longues par rapport aux phases lutéales (déséquilibre entre œstrogènes et progestérone)
  • L’obésité
  • L’exposition environnementale aux xéno-œstrogènes (plastiques, pesticides, thérapies hormonales de substitution…)
  • Une mauvaise élimination physiologique des œstrogènes endogènes par le foie et les intestins
  • L’hypertension
  • Les DIU s’il y a complication infectieuse
  • Souffrir d’une maladie inflammatoire pelvienne
  • L’utilisation du talc sur la zone du périnée (vulve et sillon interfessier)

Les symptômes possibles des fibromes utérins

Il est possible d’avoir un ou plusieurs fibromes sans avoir de symptômes. Mais selon leur nombre, emplacements et tailles, ils peuvent faire apparaitre des symptômes comme:

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  • Saignements menstruels trop abondants (ménorragie) et/ou très longs
  • Anémie ferriprive due aux saignements trop abondants ou incessants
  • Douleurs pelviennes
  • Sensation de lourdeur au niveau du bas ventre
  • Douleurs pendants les rapports intimes avec pénétration vaginale (dyspareunie)
  • Ballonnements ou gonflement abdominal
  • Envie d’uriner plus fréquemment
  • Constipation
  • Hémorroïdes

Les traitements médicaux proposés à l’heure actuelle

Une fois le diagnostic confirmé par votre médecin traitant ou gynécologue grâce à un examen (échographie, hystéroscopie ou IRM), voici ce qui peut souvent vous être proposé en cas de symptômes :

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  • Un agoniste de l’hormone de libération des gonadotrophines (GnRH) pour stopper la production ovarienne d’œstrogènes et ainsi limiter la croissance du ou des fibromes. Ce type de médicament induit une sorte de ménopause artificielle. Sa prise n’est pas conseillée sur le long terme car cela peut entrainer une diminution de la densité osseuse et favoriser l’ostéoporose.
  • Un progestatif par voie orale, injection ou sous forme de dispositif intra-utérin (stérilet au lévonorgestrel). Les progestatifs affinent la muqueuse utérine et peuvent diminuer les saignements abondants dus au(x) fibrome(s). Ils peuvent par contre provoquer des saignements irréguliers, des troubles de l’humeur et exposent à un risque accru de méningiomes pour certains (Lutényl, Lutéran et génériques).
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  • Le Danazol (testostérone synthétique) car cela diminue les œstrogènes et la progestérone. Attention ce médicament peut créer de l’hirsutisme et de l’acné ainsi que tous les symptômes associés au SOPK.
  • L’hystérectomie (ablation chirurgicale de l’utérus) quand il n’y a plus de désir de grossesse. C’est la solution définitive et radicale aux fibromes.
  • La myomectomie (ablation chirurgicale du ou des fibrome(s) seulement) qui permet de préserver la fertilité mais ne garantit pas contre le développement d’autres fibromes si l’hygiène de vie reste la même.
  • L’embolisation artérielle utérine qui permet de priver le ou les fibromes de leur apport sanguin et donc de diminuer leur volume avec le temps. Cette intervention faite par anesthésie locale ne permet pas non plus la garantie que d’autres fibromes ne se développent de nouveau.

Il faut savoir qu’il n’existe à ce jour aucun traitement médical qui soigne les fibromes utérins et les fassent disparaitre.

La naturopathie en cas de fibrome(s) utérin(s)

Qu’il s’agisse de la prévention ou de l’éducation de santé pour comprendre ce qui dans l’hygiène de vie peut favoriser ou restreindre le développement de fibromes utérins, la naturopathie peut aider. Il est toujours mieux de ne pas attendre que les fibromes soient symptomatiques pour prendre soin de soi mais il est aussi toujours possible de mettre des changements positifs en place dans l’hygiène de vie s’il y a des symptômes. En naturopathie, on cherche à remédier à la cause de ce qui peut, dans l’hygiène de vie quotidienne, concourir à faire le lit du déséquilibre. Dans le cas du fibrome, voici ce que je peux être amenée à conseiller :

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  • Veiller à l’équilibre du microbiote (estrobolome) pour permettre une bonne élimination des œstrogènes.
  • Soutenir l’activité physiologique du foie dans la détoxification des œstrogènes.
  • Faire la chasse aux xéno-oestrogènes (perturbateurs endocriniens) dans les matériaux et produits utilisés chez soi.
  • Encourager la pratique d’une activité sportive qui stimule la circulation sanguine au niveau pelvien (danse orientale, cerceau Hula Hoop, yoga ou même marche quotidienne).
  • Augmenter l’apport en légumes verts et en fruits entiers (dont les agrumes qui sont reconnus scientifiquement pour protéger des fibromes).
  • Inclure les légumineuses aux menus hebdomadaires.
  • Réduire la viande rouge et les charcuteries qui sont associées scientifiquement aux fibromes.
  • Ajouter des petits poissons gras riches en oméga 3 (ceux moins susceptibles d’être fort contaminées en PCBs et mercure) au menu ou se supplémenter en oméga 3 à longue chaine.
  • Diminuer l’alcool dont la bière qui est associée à un risque élevé de fibromes.
  • Se complémenter en vitamine D3 quotidiennement, une carence en vitamine D3 augmente le risque de fibromes.
  • Privilégier le thé vert bio au café et envisager la complémentation en extrait de thé vert dont il a été prouvé scientifiquement que cela pouvait réduire la taille des fibromes et les symptômes associés.

Besoin d’un accompagnement naturopathique spécifique aux fibromes utérins?

N’hésitez pas à prendre un rdv avec moi directement sur le calendrier du site en cliquant ici. Je serai là pour vous accompagner de manière personnalisée.

Prenez bien soin de vous,

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources:
  • Marshall LM, Spiegelman D, Goldman MB, Manson JE, Colditz GA, Barbieri RL, Stampfer MJ, Hunter DJ. A prospective study of reproductive factors and oral contraceptive use in relation to the risk of uterine leiomyomata. Fertil Steril. 1998 Sep;70(3):432-9. doi: 10.1016/s0015-0282(98)00208-8. PMID: 9757871.
  • Ciavattini, Andrea MD, PhD; Delli Carpini, Giovanni MD; Serri, Matteo MD; Vignini, Arianna PhD; Sabbatinelli, Jacopo MD; Tozzi, Alessandra MD; Aggiusti, Alice MD; Clemente, Nicolò MD Hypovitaminosis D and “small burden” uterine fibroids, Medicine: December 2016 – Volume 95 – Issue 52 – p e5698. doi: 10.1097/MD.0000000000005698.
  • Wise LA, Palmer JR, Harlow BL, Spiegelman D, Stewart EA, Adams-Campbell LL, Rosenberg L. Risk of uterine leiomyomata in relation to tobacco, alcohol and caffeine consumption in the Black Women’s Health Study. Hum Reprod. 2004 Aug;19(8):1746-54. doi: 10.1093/humrep/deh309. Epub 2004 Jun 24. PMID: 15218005; PMCID: PMC1876785.
  • Tinelli A, Vinciguerra M, Malvasi A, Andjić M, Babović I, Sparić R. Uterine Fibroids and Diet. Int J Environ Res Public Health. 2021 Jan 25;18(3):1066. doi: 10.3390/ijerph18031066. PMID: 33504114; PMCID: PMC7908561.
  • Roshdy E, Rajaratnam V, Maitra S, Sabry M, Allah AS, Al-Hendy A. Treatment of symptomatic uterine fibroids with green tea extract: a pilot randomized controlled clinical study. Int J Womens Health. 2013 Aug 7;5:477-86. doi: 10.2147/IJWH.S41021. PMID: 23950663; PMCID: PMC3742155.
  • Chiaffarino F, Parazzini F, La Vecchia C, Chatenoud L, Di Cintio E, Marsico S. Diet and uterine myomas. Obstet Gynecol. 1999 Sep;94(3):395-8. doi: 10.1016/s0029-7844(99)00305-1. PMID: 10472866.

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Thyroïde, cycle menstruel et naturopathie

Quand il est question de soutenir l’équilibre du cycle menstruel au naturel, il n’est pas possible de faire l’impasse sur la thyroïde. Dans cet article je vais d’abord vous expliquer ce qu’est la thyroïde, quels sont les troubles les plus courants qui lui sont associés et quels sont leurs lien avec le cycle menstruel. Ensuite, en fin d’article, je vous partagerai quelques conseils naturopathiques spécifiques.

La thyroïde c’est quoi?

La thyroïde est une glande endocrine dont la forme rappelle le papillon. Elle se trouve à la base du cou, environ à mi-chemin entre le bas du menton et le creux gracieux que nous avons entre les clavicules. Nul n’est sensé ressentir sa thyroïde à la palpation du cou. Si c’est la cas, il est important de consulter son ou sa médecin généraliste pour effectuer des examens approfondis car cela peut être le signe d’un dérèglement.

Son rôle dans notre équilibre de santé

La thyroïde est en quelque sorte le thermostat du corps. Elle est responsable de multiples fonctions biologiques dont la régulation de notre température interne ou de notre métabolisme et donc notre poids par exemple. Mais elle influence aussi notre mémoire, notre niveau d’énergie, notre rythme cardiaque, notre digestion… Et elle joue un rôle majeur dans la fertilité et l’équilibre du cycle menstruel.

Ses hormones principales

Les hormones principales de la thyroïde sont la T3 (triiodothyronine) et la T4 (thyroxine). La thyroïde utilise l’oligo-élément iode avec l’acide aminé tyrosine pour faire ses hormones. La T4 représente environ 90% des hormones produites par la thyroïde. La T4 est dite inactive et est ensuite convertie en T3 active en grande partie par le foie. La T3 est dite active parce que c’est elle que nos cellules du reste du corps utilisent.

La thyroïde produit ses hormones sous contrôle hypophysaire par l’hormone TSH. Ce qui veut dire que l’hypophyse (une glande qui fait partie du cerveau) produit de la TSH (thyréostimuline) lorsque les taux d’hormones thyroïdiennes diminuent pour stimuler leur production. Ainsi, logiquement, moins il y a d’hormones thyroïdiennes circulant dans le sang plus la TSH va être élevée dans le but d’augmenter les taux de T3 et de T4.

C’est pourquoi votre médecin généraliste teste la TSH, parce que son taux hors norme est un signe de dérèglement thyroïdien. Mais sachez que la TSH ne reflète pas tout. Un taux élevé de reverse T3 (forme inactive de la T3) ou d’anticorps thyroïdiens (comme les anti-TPO par exemple) avec une TSH « normale » peuvent être déjà considérés comme des signaux que la fonction thyroïdienne n’est pas optimale.

Les troubles de la thyroïde les plus courants (et leurs liens avec le cycle menstruel)

Les troubles de la thyroïde les plus fréquents sont l’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie. Il y a aussi leurs versions auto-immunes que sont respectivement la thyroïdite d’Hashimoto et la maladie de Basedow.

L’hypothyroïdie (et son lien avec le cycle menstruel)

L’hypothyroïdie est le trouble de la thyroïde le plus courant et il est plus fortement présent chez les femmes que chez les hommes. Ce trouble résulte d’une diminution pathologique de la fonction thyroïdienne ou d’une faible activité des hormones thyroïdiennes au niveau cellulaire. L’hypothyroïdie peut être auto-immune et dans ce cas elle est appelée thyroïdite d’Hashimoto. Cette maladie est provoquée par un large nombre de lymphocytes (cellules du système immunitaire) qui s’accumulent dans les tissus de la thyroïde. Ces lymphocytes produisent des anticorps qui abiment la thyroïde et l’empêchent ainsi de produire ses hormones de manière optimale.

Les symptômes de l’hypothyroïdie (dont ceux en lien avec le cycle menstruel)

Dans le visuel ci dessous, je vous ai récapitulé les principaux symptômes (liste non exhaustive) de l’hypothyroïdie. Je vous ai aussi mis en avant ceux en lien avec le cycle menstruel ou la fertilité.

L’hypothyroïdie fruste

À l’heure actuelle en France, pour qu’il y ait diagnostic d’hypothyroïdie, il faut que la TSH dépasse un certain seuil (>10 mUI/l). Or ce seuil est sujet à controverse dans le milieu médical car il ne repose sur aucun consensus scientifique. Il arrive ainsi que certains professionnels de santé puissent diagnostiquer une hypothyroïdie fruste, c’est-à-dire une hypothyroïdie subclinique avec une TSH qui est supérieure à 4 mUI/l mais qui ne dépasse pas le seuil maximal de 10 mUI/l.

La controverse du dosage de TSH

En France, le corps médical considère que la TSH est dite « normale » quand elle se situe entre 0,3 et 5 mUI/l. Ce qui veut dire que même si vous avez des symptômes cliniques d’hypothyroïdie mais que votre TSH est entre 3 et 4 mUI/l, il y a de fortes chances que votre médecin vous disent que tout va très bien. Or, il faut savoir que plusieurs études scientifiques mettent en avant un seuil plus bas. Ainsi, pour beaucoup de spécialistes, une TSH au-dessus de 3 voire 2,5 mUI/l est déjà un signe que la fonction thyroïdienne est perturbée. De même, une T4 libre et une TSH dans la norme avec une T3 libre basse indique un problème de conversion de T4 en T3 active. Et cela peut provoquer aussi des symptômes d’hypothyroïdie.

L’hyperthyroïdie (et son lien avec le cycle menstruel)

L’hyperthyroïdie est moins commune que l’hypothyroïdie. Mais c’est un trouble qui peut arriver à certaines femmes et qui peut même précéder l’hypothyroïdie. Dans le cas d’une thyroïde en hyper, la TSH est anormalement basse.

Les symptômes de l’hypothyroïdie (dont ceux en lien avec le cycle menstruel)

Voici les principaux symptômes de l’hyperthyroïdie dont ceux en lien avec le cycle menstruel et la fertilité :

La naturopathie au service de la thyroïde et du cycle menstruel

Dans un premier temps il faut savoir qu’en tant que naturopathe, je ne suis absolument pas contre le traitement médical préconisé en cas de trouble thyroïdien. Dans certains cas, cette supplémentation en hormones thyroïdiennes est nécessaire et même très importante pour la qualité de vie. En revanche, je mets juste l’accent sur le fait qu’un taux de TSH (et même de T4 libre) dans les normes n’empêche pas de subir des symptômes d’hypothyroïdie. En effet, comme le montre ces deux visuels ci-dessous, ma lecture des bilans biologiques thyroïdiens diffère un peu de celle de la médecine conventionnelle. À titre d’information, ma lecture de naturopathe s’appuie sur celle de la docteur de renom dans la santé féminine Aviva Romm.

Exemples de conseils naturopathiques pour soutenir la fonction thyroïdienne :

  • Mettre en place une alimentation qui soutienne l’équilibre de la glycémie. Scientifiquement le lien entre troubles de la glycémie et troubles thyroïdiens est corrélé. A titre d’exemple, une personne diabétique est trois fois plus à risque de développer un trouble de la thyroïde.
  • Veillez à un apport adéquat en nutriments essentiels pour la fonction thyroïdienne (iode, tyrosine, vitamine A, E, B1, B2, B3, B6, B12, fer, sélenium, zinc et magnésium par exemple).
  • Faire la chasse aux perturbateurs endocriniens ou aux susbstances perturbant la fixation de l’iode qui peuvent se trouver dans le quotidien (chlore, fluor, PCB, bisphénol, triclosan, pilule oestroprogestative,…).
  • Envisager une éviction des aliments contenant du gluten (surtout en cas de thyroïdite d’Hashimoto diagnostiquée ou de la présence d’anticorps élevés) car cela peut faire le lit de l’inflammation chronique de bas grade et des maladies auto-immunes comme l’ont démontré des études scientifiques récentes.
  • Soutenir l’équilibre du microbiote intestinal et l’intégrité de la muqueuse intestinale.
  • Soutenir l’équilibre de la courbe physiologique du cortisol et chercher ce qui peut causer une charge allostatique.
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  • Ne pas cultiver l’apologie de la maigreur et des régimes minceur (Si l’apport énergetique est insuffisant, la thyroïde se met naturellement en mode économie d’énergie et peuvent alors apparaître des symptômes d’hypothyroïdie avec en plus des difficultés à ovuler).

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Bien à vous,

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources:
  • Wartofsky L., Dickey R. A. The evidence for a narrower thyrotropin reference range is compelling. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism. 2005;90(9):5483–5488. doi: 10.1210/jc.2005-0455.
  • Razvi S, Bhana S, Mrabeti S. Challenges in Interpreting Thyroid Stimulating Hormone Results in the Diagnosis of Thyroid Dysfunction. J Thyroid Res. 2019;2019:4106816. Published 2019 Sep 22. doi:10.1155/2019/4106816
  • Doufas AG, Mastorakos G. The hypothalamic-pituitary-thyroid axis and the female reproductive system. Ann N Y Acad Sci. 2000;900:65-76. doi: 10.1111/j.1749-6632.2000.tb06217.x. PMID: 10818393.
  • Kadiyala R, Peter R, Okosieme OE. Thyroid dysfunction in patients with diabetes: clinical implications and screening strategies. Int J Clin Pract. 2010 Jul;64(8):1130-9. doi: 10.1111/j.1742-1241.2010.02376.x
  • Krysiak R, Szkróbka W, Okopień B. The Effect of Gluten-Free Diet on Thyroid Autoimmunity in Drug-Naïve Women with Hashimoto’s Thyroiditis: A Pilot Study. Exp Clin Endocrinol Diabetes. 2019 Jul;127(7):417-422. doi: 10.1055/a-0653-7108. Epub 2018 Jul 30. PMID: 30060266.
  • Lerner A, Shoenfeld Y, Matthias T. Adverse effects of gluten ingestion and advantages of gluten withdrawal in nonceliac autoimmune disease. Nutr Rev. 2017 Dec 1;75(12):1046-1058. doi: 10.1093/nutrit/nux054. PMID: 29202198.
  • Dr Aviva Romm. (2017). The Adrenal Thyroid Revolution. Editions Harper One.
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Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité

L’endométriose et la naturopathie

L’endométriose est une pathologie inflammatoire liée au cycle menstruel à l’origine controversée qui touche 1 personne sur 10. Ce chiffre concerne les endométrioses diagnostiquées, ce qui fait que l’on peut supposer qu’il y en a davantage. En effet, recevoir un diagnostic peut mettre de nombreuses années malheureusement (jusqu’à 7 ou 10 ans).

C’est quoi l’endométriose ?

C’est une maladie qui se définit par le développement de tissu semblable à l’endomètre en dehors de l’utérus. Ce tissu peut se développer et s’implanter à divers endroits de la cavité pelvienne selon le type d’endométriose. Il est, tout comme l’endomètre, influencé par les hormones du cycle menstruel (œstrogènes et progestérone). Dans de rares cas, ce tissu peut même s’implanter au delà de la cavité pelvienne.

Les différents types

En fin 2017, la HAS (Haute Autorité de Santé) a défini 3 types différents dans son rapport concernant les recommandations sur la pratique clinique de l’endométriose :

  1. Endométriose superficielle : limitée au péritoine, c’est-à-dire limitée à la membrane qui recouvre les organes de la cavité abdominale. Ce type ne touche pas les organes.
  2. Endométriose profonde : infiltre l’espace rétropéritonéal ou les viscères (rectum, vagin, utérus, vessie, uretère, intestin grêle, etc.). Ce type peut atteindre les organes de la cavité pelvienne.
  3. Endométriose ovarienne : kyste endométriosique situé sur l’ovaire que l’on appelle aussi endométriome ou kyste chocolat du fait de sa couleur brunâtre.

À savoir :

  • Le type n’a rien à voir avec l’intensité des douleurs. Une personne atteinte du type superficiel peut souffrir de nombreux symptômes douloureux par exemple.
  • Aussi, une personne peut être atteinte du type profond en même temps qu’ovarien. Un type n’exclut pas totalement un autre.

Les symptômes possibles

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L’endométriose peut être asymptomatique ou provoquer de multiples symptômes. Il n’y a pas UNE mais DES endométrioses car la maladie s’exprime différemment selon la personne touchée. Lorsque la maladie est symptomatique, elle peut grandement diminuer la qualité de vie. Les symptômes qui reviennent le plus souvent sont les suivants :

  • Dysménorrhées intenses (très fortes douleurs de règles qui peuvent résister à la prise d’un simple antalgique)
  • Douleurs pelviennes ou lombaires chroniques
  • Fatigue chronique
  • Dyspareunie profonde (douleurs si rapports intimes avec pénétration)
  • Douleurs à la défécation souvent beaucoup plus prononcées ou aggravées juste avant ou pendant les règles
  • Troubles au niveau de la sphère urinaire cycliques, souvent beaucoup plus prononcés juste avant ou pendant les règles
  • Infertilité

Comment se fait le diagnostic d’endométriose?

L’endométriose est une maladie difficile à diagnostiquer car elle peut s’exprimer différemment selon la personne touchée. De plus, les examens prescrits pour le diagnostic dépendent aussi des douleurs ressenties et du souhait de grossesse chez la personne suspectée d’endométriose. Ainsi, certaines personnes ne sont diagnostiquées que lorsqu’elles rencontrent un problème de fertilité. Comment la stratégie diagnostique se passe actuellement en France ? Je vous ai fait un schéma pour vous l’expliquer :

Comment ça se passe généralement le diagnostic d'endométriose en France

Comme vous pouvez le constater, il n’y a pas encore de dosage biologique (pour une prise de sang par exemple) ou d’examens spécifiques qui permettent de diagnostiquer l’endométriose. Aussi, si la prise de contraception hormonale (type pilule ou stérilet au lévonorgestrel) convient à la personne, il n’y aura pas de recherches plus poussées. Enfin, l’endométriose de type superficiel peut être difficile à détecter par échographie ou IRM. Cela explique peut-être pourquoi le diagnostic peut mettre tant d’année avant d’être posé.

Les traitements médicaux

Ce qu’il faut savoir avant tout, c’est qu’aucun traitement médicaux ne prétend guérir l’endométriose. Les traitements proposés ont pour but de soulager les symptômes douloureux avant tout. De fait, il n’existe pas de traitement concernant l’endométriose asymptomatique. Les traitements médicaux proposés pour les endométriose douloureuses sont :

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  • La contraception ou la supplémentation hormonale : Une pilule œstroprogestative ou un stérilet au lévonorgestrel (52mg et non 13,5mg) sont proposés en première intention. En deuxième intention, une pilule au désogestrel, un implant à l’étonogestrel ou un médicament à base du progestatif diénogest peut être proposé au choix. Le but de ces traitements est de stopper le développement des lésions d’endométriose en réduisant ou en empêchant notre production endogène d’œstrogènes pour ainsi diminuer les douleurs associées.
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  • Un traitement à base d’agoniste à la GnRH : Déconseillé chez les personnes de moins de 18 ans car risque de déminéralisation osseuse. Ce traitement crée une ménopause artificielle car sans GnRH, il ne peut y avoir de production des hormones du cycle menstruel dont les œstrogènes. Une supplémentation en hormones de synthèse est conseillée par la HAS pour éviter la baisse de densité minérale osseuse ou l’apparition de symptômes liées à la ménopause.
  • La chirurgie : Souvent associée avec la prise en pré et post-opératoire d’un traitement ou d’un contraceptif à base d’hormones de synthèse. La chirurgie peut permettre le retrait des lésions et adhérences mais ne promet pas une absence de récidive des lésions.

Et la naturopathie dans tout ça?

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En naturopathie, il est davantage question de soutenir le retour à l’équilibre ou du moins d’enrayer la progression des lésions en cherchant ce qui dans l’hygiène de vie peut faire le lit de la maladie. L’hygiène de vie comprend l’alimentation, le sommeil, l’impact du stress… En parallèle, il peut être aussi intéressant de se pencher sur la phytothérapie et/ou la micro-nutrition. Les études sur ces sujets n’en sont encore qu’à leurs débuts. Mais celles sur l’endométriose en général le sont tout autant, il faut bien le reconnaître.

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Sachez que l’accompagnement naturopathique est personnalisé et s’adapte à vous, vos spécificités et vos valeurs. Je rappelle cependant que mon accompagnement naturopathique n’est pas un « quick fix » ou une solution miracle en bouteille et encore moins un remplacement de suivi médical. Il peut en revanche s’inscrire dans un suivi pluridisciplinaire. C’est avant tout de l’éducation de santé. En tant que naturopathe, je suis là pour vous apprendre ce qui, au quotidien, peut soutenir ou dégrader VOTRE équilibre de santé personnel. Et cela peut prendre plus de temps qu’un simple rdv.

Exemples de conseils naturopathiques spécial endométriose :

Voici quelques exemples de conseils qui peuvent faire partie de mon accompagnement spécial endométriose :

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  • Avoir une alimentation qui soutient VOTRE équilibre glycémique. Une glycémie non stabilisée au quotidien fait le lit de l’inflammation chronique de bas grade avec une augmentation de production de prostaglandines pro-inflammatoires comme le PGE2. La PGE2 impacte le système immunitaire en retirant aux macrophages la capacité de phagocyter les lésions d’endométriose, les laissant ainsi proliférer.
  • Augmenter dans l’alimentation la part d’aliments anti-inflammatoires et évitez les aliments qui provoquent de l’inflammation chez VOUS. L’endométriose est une pathologie inflammatoire et ce que vous mangez au quotidien peut soit provoquer de l’inflammation, soit l’apaiser. Certains aliments peuvent pousser votre système immunitaire à produire des cytokines inflammatoires, ou altérer votre flore intestinale et faire qu’elle produise trop de toxines inflammatoires comme le LPS (lipopolysaccharide) et créer de la perméabilité intestinale. Il n’est pas rare que certaines personnes diagnostiquées d’endométriose le soit aussi du SIBO. De même il a été prouvé que la perméabilité intestinale est en cause dans l’endométriose.
  • Promouvoir l’intégrité de la muqueuse intestinale par un apport adéquat dans l’alimentation (ou en complément si nécessité) en vitamines A et D, en zinc et en fibres. Parfois un complément en L-Glutamine peut être proposé.
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  • Promouvoir l’équilibre de la flore intestinale par l’apport de probiotiques spécifiques si nécessaire mais d’abord en veillant à la qualité de l’alimentation et du sommeil. Les souches de probiotiques Lactobacillus ont prouvé scientifiquement leur potentiel de réduction des douleurs d’endométriose. Si vous souffrez du SIBO, une cure encadrée d’un complément de qualité à base berbérine peut plutôt être proposée avant les probiotiques. La berbérine est un alcaloïde dont les effets bénéfiques sur la régulation, en autres, du microbiote a été démontré scientifiquement. Attention cependant, ce complément est déconseillé en cas de grossesse et d’allaitement et il ne doit pas être pris en même temps que certains traitements médicaux pour éviter les interactions .
  • Promouvoir l’équilibre du système nerveux par l’alimentation (stabilisation de la glycémie et apport en magnésium et vitamines du groupe B), le sommeil qualitatif et la remise en question de certaines exigences personnelles ou autre quant à leur utilité dans votre bien-être.

Quelques compléments naturels ont prouvé leur utilité en plus de l’optimisation de l’hygiène de vie

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Certains compléments spécifiques ont prouvé scientifiquement leur utilité dans la réduction des douleurs ou des lésions d’endométriose :

  • La mélatonine : Souvent appelée l’hormone du sommeil, la mélatonine, que l’on sécrète grâce à l’obscurité et qui induit le sommeil, a en fait de multiples propriétés pour notre santé. En effet, elle est à la fois antioxydante, anti-inflammatoire, immuno-régulatrice et soutient les capacités détoxifiantes de notre corps. Si avoir un sommeil de qualité est primordial pour soutenir notre équilibre de santé, la prise de mélatonine en complément a prouvé ses effets bénéfiques en cas d’endométriose en réduisant les douleurs de manière significative.
  • Le NAC : Abrégé de N-acétyl-cystéine qui sert de précurseur au glutathion, l’un des antioxydants les plus importants de notre corps. Une étude de 2013 a montré qu’une complémentation en NAC pendant au moins 3 mois a la capacité de non seulement réduire les douleurs mais aussi de faire disparaitre les lésions et tout cela sans effets secondaires. Je mets juste en garde contre le surdosage qui peut affiner la muqueuse de l’estomac.
  • La curcumine du curcuma : Elle a prouvé ses propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes dans le cadre de l’endométriose. Mais ce n’est pas tout, il a aussi été prouvé que la curcumine pouvait directement empêcher la propagation des lésions. C’est pourquoi le curcuma dans l’alimentation ou un complément à base de curcumine peut est très intéressant en cas d’endométriose.

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Envie de bénéficier de mon accompagnement naturopathique? N’hésitez pas à prendre rdv directement sur le calendrier du site ici. Sachez que les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet. En attendant, prenez bien soin de vous!

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :
  • Haute Autorité de Santé. Prise en charge de l’endométriose. Saint-Denis La Plaine: HAS; décembre 2017. Mis en ligne en 2018.
  • Evans, Fibroids, endometriosis and breast cancer, Integrative Medicine, Vol.7, No.5, Oct/Nov 2008.
  • Wu MH, Lu CW, Chuang PC, Tsai SJ. Prostaglandin E2: the master of endometriosis? Exp Biol Med (Maywood). 2010 Jun;235(6):668-77. doi: 10.1258/ebm.2010.009321. PMID: 20511671.
  • Meng-Hsing Wu, Kuei-Yang Hsiao, Shaw-Jenq Tsai, Endometriosis and possible inflammation markers, Gynecology and Minimally Invasive Therapy, Volume 4, Issue 3, 2015, Pages 61-67, ISSN 2213-3070, https://doi.org/10.1016/j.gmit.2015.05.001.
  • Khan KN, Kitajima M, Inoue T, Fujishita A, Nakashima M, Masuzaki H. 17β-estradiol and lipopolysaccharide additively promote pelvic inflammation and growth of endometriosis. Reprod Sci. 2015 May;22(5):585-94. doi: 10.1177/1933719114556487. Epub 2014 Oct 29. PMID: 25355803; PMCID: PMC4519769.
  • Viganó D, Zara F, Pinto S, Loddo E, Casula L, Soru MB, D’Ancona G, D’Alterio MN, Giuliani C, Angioni S, Usai P. How is small bowel permeability in endometriosis patients? a case control pilot study. Gynecol Endocrinol. 2020 Nov;36(11):1010-1014. doi: 10.1080/09513590.2020.1766440. Epub 2020 May 13. PMID: 32401078.
  • Farré R, Fiorani M, Abdu Rahiman S, Matteoli G. Intestinal Permeability, Inflammation and the Role of Nutrients. Nutrients. 2020 Apr 23;12(4):1185. doi: 10.3390/nu12041185. PMID: 32340206; PMCID: PMC7231157.
  • Finamore A, Massimi M, Conti Devirgiliis L, Mengheri E. Zinc deficiency induces membrane barrier damage and increases neutrophil transmigration in Caco-2 cells. J Nutr. 2008 Sep;138(9):1664-70. doi: 10.1093/jn/138.9.1664. PMID: 18716167.
  • Molina NM, Sola-Leyva A, Saez-Lara MJ, Plaza-Diaz J, Tubić-Pavlović A, Romero B, Clavero A, Mozas-Moreno J, Fontes J, Altmäe S. New Opportunities for Endometrial Health by Modifying Uterine Microbial Composition: Present or Future? Biomolecules. 2020 Apr 11;10(4):593. doi: 10.3390/biom10040593. PMID: 32290428; PMCID: PMC7226034.
  • Habtemariam S. Berberine pharmacology and the gut microbiota: A hidden therapeutic link. Pharmacol Res. 2020 May;155:104722. doi: 10.1016/j.phrs.2020.104722. Epub 2020 Feb 24. PMID: 32105754.
  • Schwertner A, Conceição Dos Santos CC, Costa GD, Deitos A, de Souza A, de Souza IC, Torres IL, da Cunha Filho JS, Caumo W. Efficacy of melatonin in the treatment of endometriosis: a phase II, randomized, double-blind, placebo-controlled trial. Pain. 2013 Jun;154(6):874-81. doi: 10.1016/j.pain.2013.02.025. Epub 2013 Mar 5. PMID: 23602498.
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Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal

Le SOPK c’est quoi?

Le SOPK est un trouble hormonal qui touche plus de 100 millions de femmes dans le monde entier. De fait, c’est une des causes majeures d’irrégularité menstruelle et de problème de fertilité.

C’est quoi exactement le SOPK?

Le SOPK ou syndrome des ovaires polykystiques est une pathologie qui empêche les follicules ovariens de mûrir jusqu’au stade ovulatoire. En conséquence, l’ovulation se fait tardivement ou pas du tout et cela rend les règles irrégulières ou absentes.

Kystes?

Ne vous méprenez pas cependant par le nom de ce syndrome. Il ne s’agit pas d’une maladie provoquant des kystes à répétition. En fait, il est question de follicules, sortes de petites poches qui contiennent les ovules sur les ovaires, et non de kystes. Ce qu’il faut retenir, c’est que dans ce syndrome, aucun follicule n’atteint le stade ovulatoire régulièrement. Il reste donc en général une dizaine (ou plus) de larges follicules très longtemps. Ils sont visibles dans une échographie. Ces follicules peuvent donner l’aspect d’un « collier de perles » sur l’ovaire. Mais sachez qu’il est possible de souffrir du SOPK sans même avoir les follicules dans cet état-là! De fait, le SOPK ne se diagnostique pas du tout par une simple échographie pelvienne ou endovaginale.

Echographie montrant les follicules en « collier de perles » dans l’ovaire. Source : Abdominal Radiology 2018, The ovarian “string-of-pearls” sign, Janardhana Ponnatapura, R. Dyer, J. Ou

Comment se fait le diagnostic du SOPK?

D’abord, sachez que le nom de ce syndrome fait aujourd’hui débat dans la littérature scientifique. En effet, non seulement il porte à confusion. Mais de plus, il ne met en avant qu’un seul critère de diagnostic non significatif. De fait, il est tout à fait possible d’avoir les follicules en « collier de perles » avec une ovulation régulière sans aucun trouble hormonal. Ensuite, ce syndrome comporte en fait une collection de symptômes qui ne se réduisent pas qu’au trouble ovulatoire au niveau des ovaires. Mais du coup, comment ce syndrome est-il diagnostiqué? Alors à l’heure actuelle, les critères les plus retenus pour son diagnostic sont « les critères de Rotterdam ». Ainsi, pour avoir le diagnostic de SOPK, il faut avoir au moins deux des critères suivants (en sachant que les deux premiers sont les plus probants) :

  • Oligo-ovulation (ovulation irrégulière) ou anovulation (absence d’ovulation)
  • Hyperandrogénie clinique avec hirsutisme ou biologique (excès des hormones androgènes comme la testostérone ou la DHEA)
  • Ovaires polykystiques (ovaires élargis contenant chacun une dizaine de follicules mesurant de 2 à 9mm visibles à l’échographie)

Toutefois, sachez que ces critères de diagnostic ne sont pas la panacée non plus et qu’ils sont remis en question aujourd’hui. Ainsi, il faut s’attendre à ce que cela évolue avec le temps et les recherches médicales.

Les symptômes

Dans l’ensemble, les symptômes principaux du SOPK sont les suivants:

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  • Règles irrégulières ou absentes
  • Ménorragies (règles trop abondantes)
  • Difficulté à tomber enceinte du fait de l’irrégularité ou de l’absence d’ovulation
  • Hirsutisme (pilosité en excès sur le visage, le cou, les seins, le ventre…)
  • Alopécie (affinement et perte des cheveux)
  • Peau très grasse ou acnéique
  • Gain de poids (surtout au niveau de la taille)
  • Augmentation de la glycémie (pouvant causer une résistance à l’insuline)

Les traitements de la médecine classique

Jusqu’ici, les traitements médicaux proposés en cas de SOPK sont les suivants:

  • La pilule œstroprogestative qui supprime l’ovulation et diminue les taux hormonaux d’androgènes (à savoir cependant : la pilule peut aggraver ou même causer une résistance à l’insuline).
  • L’acétate de cyprotérone (ex: Androcur®) qui a une action anti-androgènique. Souvent associé à de l’éthinylestradiol micronisé comme dans la pilule Diane 35® par exemple. L’acétate de cyprotérone comporte un risque plus élevé d’accident thromboembolique et de toxicité hépatique que les autres progestatifs.
  • La metformine en cas de résistance à l’insuline ou diabète. A savoir: ce médicament peut causer des troubles digestifs et créer une déficience en vitamine B12.
  • Le citrate de clomiphène pour induire l’ovulation en cas de désir de grossesse seulement.

Il est à noter que ces traitements sont uniquement symptomatiques. C’est-à-dire qu’ils ne permettent pas de guérir du SOPK.

L’approche naturopathique en cas de SOPK

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Quant à l’approche naturopathique, il est davantage question d’optimisation de l’hygiène de vie quotidienne (nutrition, activité physique adaptée, gestion du stress, environnement…). En effet, la façon dont vous mangez, dormez, bougez et gérez votre stress a une influence non négligeable sur votre équilibre hormonal global dont celui de vos ovaires. Autrement dit, il est tout à fait possible de soutenir une ovulation régulière et d’éviter l’excès d’androgènes en cas de SOPK à l’aide d’une hygiène de vie adaptée et de moyens naturels sans prendre la pilule ou autre. A cette fin, je vous partage quelques exemples de conseils naturopathiques quand il y a eu diagnostic de SOPK (disclaimer : les exemples ici ne peuvent pas prendre pas en compte votre personne en particulier comme dans un rdv).

Exemples de conseils :

  • Mettre en place une alimentation qui soutient l’équilibre de la glycémie. Le SOPK est très souvent associé à une hyperinsulinémie ou une résistance à l’insuline. Il est donc primordial d’adapter son alimentation pour soutenir l’équilibre de la glycémie. De plus, l’hyperinsulinémie est une des causes majeures de l’hyperandrogénie en cas de SOPK.
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  • Enrichir son alimentation en aliments riches en magnésium et considérer l’ajout d’un complément en magnésium bisglycinate ou malate. Le magnésium participe à la régulation de la glycémie en plus de soutenir l’équilibre nerveux. Dans certains cas, l’associer à du myo-inositol qui est une vitamine B qui améliore la sensibilité à l’insuline en plus de réduire les hormones androgènes et de régulariser l’ovulation.
  • Penser à la supplémentation quotidienne en vitamine D3 de septembre à avril. La vitamine D participe aussi la régulation de la glycémie en plus de promouvoir une maturation saine des follicules ovariens.
  • Veiller à son apport en zinc dans l’alimentation et à sa supplémentation dans certains cas. La déficience en zinc a été corrélée scientifiquement à un risque accru de SOPK. Une étude en essai clinique a aussi prouvé ses bienfaits anti-hirsutisme. Le zinc est aussi anti-inflammatoire et soutient l’ovulation.
  • Ne surtout pas moins manger mais mieux manger pour éviter de glisser du SOPK vers l’aménorrhée hypothalamique fonctionnelle.
  • Veiller à faire le tri dans son environnement immédiat de tout ce qui peut perturber l’équilibre hormonal (perturbateurs endocriniens dans les plastiques (ex: Tupperware®), cosmétiques, produits ménagers, cigarette, pesticides…)
  • En cas de signes inflammatoires associés (problèmes digestifs, douleurs articulaires, douleurs à l’ovulation ou pendant les règles, eczéma…), veiller à adopter une alimentation anti-inflammatoire et à prendre soin de votre digestion (conseils plus spécifiques à voir selon les cas pendant un accompagnement).
woman doing yoga
  • Mettre en place des temps d’activité physique adaptée à soi dans le quotidien (marche en plein air après les repas, étirements, renforcement musculaire à l’aide de poids adaptés…)
  • En cas de stress chronique, considérer (en plus de la mise en place de mesures pour réduire le stress) la supplémentation de vitamines B méthylées.

Besoin d’un accompagnement naturopathique?

Pour terminer, sachez que je me tiens à votre disposition en tant que naturopathe pour vous aider à optimiser votre hygiène de vie quotidienne selon votre profil de SOPK. Ainsi, n’hésitez pas à prendre rdv directement sur le calendrier du site à la page RDV. Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet. D’ici-là, je vous souhaite de bien prendre soin de vous et espère que cet article vous aura déjà apporté quelque chose.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :
  • Bremer AA. Polycystic ovary syndrome in the pediatric population. Metab Syndr Relat Disord. 2010 Oct;8(5):375-94. doi: 10.1089/met.2010.0039. PMID: 20939704; PMCID: PMC3125559.
  • Trivax B, Azziz R. Diagnosis of polycystic ovary syndrome. Clin Obstet Gynecol. 2007 Mar;50(1):168-77. doi: 10.1097/GRF.0b013e31802f351b. PMID: 17304034.
  • Amato MC, Galluzzo A, Finocchiaro S, Criscimanna A, Giordano C. The evaluation of metabolic parameters and insulin sensitivity for a more robust diagnosis of the polycystic ovary syndrome. Clin Endocrinol (Oxf). 2008 Jul;69(1):52-60. doi: 10.1111/j.1365-2265.2007.03145.x. Epub 2008 Jul 1. PMID: 18034780.
  • Khadilkar SS. Polycystic Ovarian Syndrome: Is It Time to Rename PCOS to HA-PODS? J Obstet Gynaecol India. 2016 Apr;66(2):81-7. doi: 10.1007/s13224-016-0851-9. Epub 2016 Mar 11. PMID: 27046960; PMCID: PMC4818834.
  • Diamanti-Kandarakis E, Baillargeon JP, Iuorno MJ, Jakubowicz DJ, Nestler JE. A modern medical quandary: polycystic ovary syndrome, insulin resistance, and oral contraceptive pills. J Clin Endocrinol Metab. 2003 May;88(5):1927-32. doi: 10.1210/jc.2002-021528. PMID: 12727935.
  • Adeniji AA, Essah PA, Nestler JE, Cheang KI. Metabolic Effects of a Commonly Used Combined Hormonal Oral Contraceptive in Women With and Without Polycystic Ovary Syndrome. J Womens Health (Larchmt). 2016 Jun;25(6):638-45. doi: 10.1089/jwh.2015.5418. Epub 2016 Feb 12. 
  • Guler I, Himmetoglu O, Turp A, Erdem A, Erdem M, Onan MA, Taskiran C, Taslipinar MY, Guner H. Zinc and homocysteine levels in polycystic ovarian syndrome patients with insulin resistance. Biol Trace Elem Res. 2014 Jun;158(3):297-304. doi: 10.1007/s12011-014-9941-7. Epub 2014 Mar 26. PMID: 24664271.
  • Jamilian M, Foroozanfard F, Bahmani F, Talaee R, Monavari M, Asemi Z. Effects of Zinc Supplementation on Endocrine Outcomes in Women with Polycystic Ovary Syndrome: a Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled Trial. Biol Trace Elem Res. 2016 Apr;170(2):271-8. doi: 10.1007/s12011-015-0480-7. Epub 2015 Aug 28. PMID: 26315303.
Cycle féminin, Cycle menstruel

TDPM, que faire ?

C’est quoi le TDPM ?

Le TDPM, trouble dysphorique prémenstruel, est une forme beaucoup plus sévère de SPM (syndrome prémenstruel). Il constitue un ensemble de symptômes qui interfèrent avec la vie quotidienne survenant en phase lutéale (prémenstruelle) touchant davantage la sphère émotionnelle et psychologique que le SPM. Il est question de dépression, d’angoisses et de sautes d’humeur marquées. Par ailleurs, le TDPM est classé depuis 2013 comme trouble dépressif dans le DSM-5 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, référence internationale de médecine psychiatrique). Le TDPM est cyclique, il est différent de la dépression qui, elle, est constante et ne s’améliore pas les règles passées.

C’est quoi les symptômes du TDPM ?

A l’heure actuelle, selon le DSM-5, les symptômes du TDPM sont les suivants :

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  1. Sautes d’humeur marquées (p. ex., sentiment de tristesse soudaine sans raison apparente)
  2. Irritabilité ou colère marquées ou une augmentation des conflits interpersonnels
  3. Humeur dépressive marquée, sentiments de désespoir ou d’auto-dépréciation
  4. Anxiété et tension marquées, ou nervosité
  5. Diminution de l’intérêt pour la vie quotidienne
  6. Difficultés de concentration
  7. Faible énergie ou fatigue
  8. Modifications marquées de l’appétit, fringales spécifiques
  9. Insomnie ou hyperinsomnie
  10. Sentiment d’être submergée ou de perdre le contrôle
  11. Symptômes physiques associés au syndrome prémenstruel (p. ex., douleur du sein, œdème)

Pour qu’il y ait diagnostic de TDPM, il faut que les symptômes surviennent en phase prémenstruelle et s’apaisent après les règles.

Quelles sont les causes du TDPM ?

Les causes du TDPM peuvent être :

  • une intolérance à l’histamine
  • une sensibilité altérée à l’allopregnalonone (le principal métabolite de la progestérone)
  • un manque de sérotonine et/ou de GABA
  • une mutation du gène MTHFR (défaut de méthylation)
  • un traumatisme psychologique ou un stress chronique qui crée de l’inflammation de bas grade ou bloque le processus de méthylation
  • une déficience en nutriments qui soutiennent le système nerveux

Les causes peuvent être multiples. C’est pourquoi, l’approche holistique de la naturopathie ne se concentre pas sur un symptôme mais sur le soutien de l’équilibre global par une hygiène de vie adaptée à soi.

Les traitements de la médecine classique

A ce jour, il y a généralement deux traitements que la médecine classique propose pour ne plus souffrir du TDPM :

  • La pilule contraceptive car elle inhibe l’ovulation et donc le cycle menstruel naturel avec ses phases dont la phase prémenstruelle
  • Les ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) car ce sont des antidépresseurs. Ils sont prescrits en continu ou seulement 14 jours par cycle avant les règles en phase lutéale/prémenstruelle

Pour certains cas sévères, le ou la médecin peut proposer :

  • un agoniste de la GnRH (gonadotropin-releasing hormone) avec des hormones de synthèse, cela éteint le cycle menstruel naturel complètement
  • une ovariectomie qui supprime définitivement le cycle menstruel

Ce que la naturopathie peut apporter

D’un autre coté, la naturopathie se concentre plutôt sur la qualité de l’hygiène de vie (nutrition, sommeil, activité physique…) pour réequilibrer le cycle et non le supprimer.

Considérons par exemple de ce qui dans l’hygiène de vie peut aider en cas de TDPM :

  • Une alimentation qui soutient l’équilibre glycémique car le lien entre une alimentation avec un index glycémique trop élevé et les troubles de l’humeur comme l’anxiété ou la dépression a été prouvé scientifiquement.
  • Une alimentation riche en antioxydants, molécules et nutriments anti-inflammatoires car l’inflammation de bas grade altère la fonction des récepteurs à GABA.
  • Un apport suffisant en vitamines du groupe B dont B5, B6, B9 et B12 surtout (un complément peut être nécessaire, surtout si mutation du gène MTHFR ou stress chronique).
  • Un apport suffisant en magnésium (avec une complémentation en magnésium bisglycinate).
  • Une consommation régulière d’aliments riches en tryptophane qui est le précurseur de la sérotonine (hormone du bonheur).
  • Réduire pendant la phase prémenstruelle les aliments qui contiennent de l’histamine.
  • Un complément de GABA d’origine naturelle ou de Griffonia Simplicifolia (5-HTP).
  • Mettre en place un temps chaque jour réservé à soi dans l’agenda avec la même importance qu’un rdv pro ou médical.
  • La pratique régulière de la respiration complète ou de la cohérence cardiaque.
  • La pratique régulière d’une activité physique adaptée à soi (Yoga, marche, boxe, danse…).
  • La complémentation en ashwagandha, qui est une plante adaptogène qui réduit l’anxiété, en comprimés ou en poudre mélangée dans une boisson chaude ou un latte du soir.
  • Apprendre les spécificités des phases du cycle menstruel au naturel et comprendre l’importance d’écouter ses limites et de ralentir le rythme avant et pendant les règles.

Besoin d’aide ?

Ainsi, si vous souffrez gravement psychologiquement avant vos règles, sachez que la naturopathie peut aider à ce que ça ne se répète plus à chaque cycle. Si vous ressentez le besoin de prendre rdv pour être accompagnée n’hésitez pas. Vous pouvez directement prendre rdv à l’onglet « RDV en ligne » sur le site. Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :
  • Bixo M, Johansson M, Timby E, Michalski L, Bäckström T. Effects of GABA active steroids in the female brain with a focus on the premenstrual dysphoric disorder. J Neuroendocrinol. 2018 Feb;30(2). doi: 10.1111/jne.12553. PMID: 29072794.
  • Hantsoo, Liisa & Epperson, Cynthia. (2020). Allopregnanolone in Premenstrual Dysphoric Disorder (PMDD): Evidence for Dysregulated Sensitivity to GABA-A Receptor Modulating Neuroactive Steroids Across the Menstrual Cycle. Neurobiology of Stress. 12. 100213. 10.1016/j.ynstr.2020.100213.
  • Steiner M, Pearlstein T. Premenstrual dysphoria and the serotonin system: pathophysiology and treatment. J Clin Psychiatry. 2000;61 Suppl 12:17-21. PMID: 11041380.
  • Wan L, Li Y, Zhang Z, Sun Z, He Y, Li R. Methylenetetrahydrofolate reductase and psychiatric diseases. Transl Psychiatry. 2018 Nov 5;8(1):242. doi: 10.1038/s41398-018-0276-6. PMID: 30397195; PMCID: PMC6218441.
  • E. Siobhan Mitchell, Nelly Conus, Jim Kaput, B vitamin polymorphisms and behavior: Evidence of associations with neurodevelopment, depression, schizophrenia, bipolar disorder and cognitive decline, Neuroscience & Biobehavioral Reviews, Volume 47, 2014, Pages 307-320, ISSN 0149-7634, https://doi.org/10.1016/j.neubiorev.2014.08.006.
  • E.H. Reynolds, M.W.P. Carney, B.K. Toone, METHYLATION AND MOOD, The Lancet, Volume 324, Issue 8396, 1984, Pages 196-198, ISSN 0140-6736, https://doi.org/10.1016/S0140-6736(84)90482-3.
  • Wyatt KM, Dimmock PW, Jones PW, Shaughn O’Brien PM. Efficacy of vitamin B-6 in the treatment of premenstrual syndrome: systematic review. BMJ. 1999 May 22;318(7195):1375-81. doi: 10.1136/bmj.318.7195.1375. PMID: 10334745; PMCID: PMC27878.
  • Haghighatdoost F, Azadbakht L, Keshteli AH, Feinle-Bisset C, Daghaghzadeh H, Afshar H, Feizi A, Esmaillzadeh A, Adibi P. Glycemic index, glycemic load, and common psychological disorders. Am J Clin Nutr. 2016 Jan;103(1):201-9. doi: 10.3945/ajcn.114.105445. Epub 2015 Nov 25. PMID: 26607943.
  • Bannister, E. (2019) ‘There is increasing evidence to suggest that brain inflammation could play a key role in the aetiology of psychiatric illness. Could inflammation be a cause of the premenstrual syndromes PMS and PMDD?’, Post Reproductive Health, 25(3), pp. 157–161. doi: 10.1177/2053369119875386.

Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal

SPM à l’ovulation?

C’est quoi le SPM?

D’ordinaire, comme son nom l’indique, le Syndrome Prémenstruel concerne la phase prémenstruelle. Pourtant, certaines personnes subissent des symptômes de SPM en phase ovulatoire. Comment cela se fait-il? Je vous explique tout cela dans cet article.

Pour rappel, le SPM regroupe un ensemble de symptômes douloureux comme maux de tête, anxiété, seins douloureux, acné, douleurs digestives, musculaires ou articulaires et même parfois des symptômes qui rappellent ceux de l’allergie… Le SPM bien que commun n’est pas normal, c’est le signal d’un déséquilibre. Il peut être évité ou grandement diminué grâce à la naturopathie. De même il convient de savoir différencier le SPM, du molimen cataménial et du TDPM, pour ce faire, je vous renvoie à mon article « Le SPM c’est quoi et est-ce obligatoire? ».

Pourquoi il est possible d’avoir du SPM à l’ovulation?

Mais pourquoi certaines personnes subissent du SPM à l’ovulation en plus de parfois avant les règles aussi? Ces deux moments du cycle sont des moments où les œstrogènes sont en nette hausse avant de chuter. Et ce qu’il faut savoir c’est que les fortes production d’œstrogènes, quand elles ne sont pas contrebalancées par une production de progestérone, font le lit de l’intolérance à l’histamine qui est une des causes majeures du SPM, surtout quand il intervient à l’ovulation seulement, ou en plus de la phase prémenstruelle.

C’est quoi l’histamine?

C’est une molécule de signalisation de notre système immunitaire. Elle est responsable des réactions inflammatoires allergiques mais intervient aussi dans d’autres régulations physiologiques concernant l’acidité stomacale, l’ovulation et la libido. Nous avons besoin d’un peu d’histamine pour notre équilibre de santé globale mais son excès est délétère, il provoque ce qu’on appelle une intolérance à l’histamine.

Quel est le lien entre œstrogènes et histamine?

Les œstrogènes stimulent nos mastocytes à libérer de l’histamine par leur dégranulation. De plus, ils nuisent à notre capacité à éliminer l’excès d’histamine en empêchant notre enzyme Diamine Oxydase (DAO) de le faire. Enfin, ce qu’il faut savoir, c’est que plus il y a d’histamine, plus il y a d’œstrogènes et vice-versa, un cercle vicieux peut s’engendrer.

Quels sont les symptômes de SPM en lien avec les œstrogènes et l’histamine?

  • maux de tête
  • troubles de l’humeur comme anxiété, nervosité ou irritabilité
  • congestion nasale, rhume
  • problèmes digestifs comme crampes, diarrée, nausée ou aigreur d’estomac
  • douleurs articulaires
  • problèmes de peau comme démangeaison, urticaire, eczéma ou acné
  • palpitations, faible tension artérielle, vertige, fatigue
  • troubles du sommeil, insomnie
  • crampes utérines (à savoir: l’excès d’histamine peut aussi être en cause dans les douleurs de règles)
  • seins douloureux
  • gonflements, œdèmes

C’est quoi la cause de l’excès d’oestrogènes et d’histamine?

  • La pilule contraceptive car elle cause un excès d’œstrogènes
  • Une déficience enzymatique génétique en DAO et HNMT
  • Un manque de vitamine B6 qui est un cofacteur de la DAO
  • Un excès d’œstrogènes dû à un manque de progestérone ou à une difficulté à les détoxifier (par méthylation, détoxication hépatique et élimination intestinale)

Quelle est l’approche naturopathique que je conseille pour ne pas ou ne plus subir ces symptômes?

  1. Soutenir la métabolisation et l’élimination de l’excès d’oestrogènes par le foie et les intestins
  2. Faire la chasse aux xéno-œstrogènes (plastiques, cosmétiques, pesticides)
  3. Soutenir ou rééquilibrer la flore intestinale (ex: le SIBO impacte négativement la DAO et donc l’élimination de l’excès d’histamine)
  4. Soutenir la méthylation par l’apport adéquat de toutes les vitamines du groupe B
  5. Réduire ou éliminer l’alcool et les produits laitiers de vache en cause dans la stimulation des mastocytes
  6. Réduire ou éliminer, juste le temps du rééquilibrage, les aliments qui contiennent de l’histamine (surtout aliments fermentés dont kombucha, kéfir, choucroute, fromages et cacao, bouillons d’os ou de poisson, poissons fumés ou en conserve)

J’espère que cet article vous aura éclairé si vous faites partie des personnes menstruées qui subissent du SPM en phase ovulatoire. Sachez que je me tiens à votre disposition pour tous rdv naturopathiques afin de vous aider à mieux vivre votre cycle menstruel.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources:

  • Jonassen F, Granerus G, Wetterqvist H. Histamine metabolism during the menstrual cycle. Acta Obstet Gynecol Scand. 1976;55(4):297-304. doi: 10.3109/00016347609158501. PMID: 973560.
  • Martner-Hewes PM, Hunt IF, Murphy NJ, Swendseid ME, Settlage RH. Vitamin B-6 nutriture and plasma diamine oxidase activity in pregnant Hispanic teenagers. Am J Clin Nutr. 1986 Dec;44(6):907-13. doi: 10.1093/ajcn/44.6.907. PMID: 3098085.
  • Smith CJ, Leggett AM, Lefante JJ. Allergic etiology of benign fibrocystic changes of the breast. Med Hypotheses. 1987 Sep;24(1):21-8. doi: 10.1016/0306-9877(87)90043-0. PMID: 2444863.