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Cycle féminin, Cycle menstruel

5 bonnes raisons d’apprendre la Symptothermie

En dehors de permettre d’éviter OU de favoriser une grossesse, la Symptothermie est une méthode d’observation du cycle aux nombreux bénéfices. Dans cet article, je vous partage 5 bonnes raisons d’apprendre la Symptothermie.

Bonne raison 1: Pour mieux connaitre votre corps

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Apprendre la Symptothermie, c’est d’abord apprendre comment fonctionne votre corps menstrué. La symptothermie vous permet de mieux connaitre votre cycle menstruel et votre fertilité. Oubliez les mythes de la fertilité H24 et de l’ovulation obligatoire en milieu de cycle ou à J14. Apprenez ce qu’est le fluide cervical et l’influence de la progestérone sur votre métabolisme. Reconnectez-vous à votre corps et observez ce qui l’impacte et peut empêcher ou retarder l’ovulation. Vous pouvez même repérer votre phase fertile avec efficacité peu importe que vous ayez des cycles réguliers ou irréguliers.

Bonne raison 2: Pour repérer quand vous êtes fertile

Si jamais vous pensiez que nous sommes fertiles tous les jours du cycle, sachez que c’est faux. Nous avons une période fertile de physiologiquement quelques jours par cycle seulement et la symptothermie permet de la repérer. Comment? En apprenant entre autres à repérer et observer votre fluide cervical. Puis en apprenant à fermer votre « fenêtre de fertilité ». Autrement dit, en ne se fiant pas à un calcul de jours sur le calendrier ou à un algorithme d’une application de suivi de cycle… Car, encore une fois, non vous n’ovulez pas forcément au milieu de votre cycle. Et surtout, cela peut même varier d’un cycle à l’autre selon les aléas de la vie et la qualité de l’hygiène de vie!

Bonne raison 3: Pour savoir exactement dans quelle phase du cycle vous êtes

Pratiquer la symptothermie permet de vous repérer dans votre cycle. Ceci est un plus car les fluctuations hormonales du cycle colorent l’expérience de vie différemment selon les phases du cycle. Savoir dans quelle phase du cycle vous êtes peut vous permettre de mieux adapter votre façon de travailler ou même votre liste de courses entre autres. Par exemple en phase folliculaire, vous pouvez vous sentir hyper disponible et riche d’idées et d’initiatives pour lancer des projets pro en groupe alors qu’en phase lutéale, vous pouvez ressentir que votre focus se tourne plutôt du coté de votre foyer ou de l’achèvement de projets en solo. Savoir vous repérer exactement dans votre cycle peut être d’une grande aide pour vous faciliter la vie et apprendre à prendre soin de vous en fonction de la phase du cycle dans laquelle vous êtes.

Bonne raison 4: Pour prendre soin de vous

En observant vos cycles grâce à la Symptothermie, vous pourrez observer:

  • la durée de vos phases
  • la durée et l’abondance de vos saignements
  • si vous avez des symptômes cycliques
  • la valeur et la constance de vos températures basales
  • savoir si vous ovulez régulièrement
  • l’impact de votre hygiène de vie sur vos cycles

Autant d’indications qui vous donnent des informations sur votre équilibre de santé. Prenez ainsi en considération l’importance de votre hygiène de vie sur l’équilibre de vos cycles, votre fertilité et votre santé. Prenez soin de vous grâce aux feedbacks que vous donnent votre corps à l’aide de la Symptothermie.

Bonne raison 5: Pour checker votre santé

Le cycle menstruel est considéré comme un signe vital aujourd’hui. L’observer permet d’évaluer votre état de santé général. Par exemple, des températures basales en dents de scie peuvent être le signe d’une charge allostatique (stress physique ou psychologique puissance mille). Des températures basales trop basses peuvent signaler une fonction thyroïdienne en économie d’énergie. Des températures qui ne restent pas constamment hautes plus de 10 jours une fois l’ovulation passée peuvent indiquer un manque de progestérone. Une absence de plateau haut même avec saignements cycliques réguliers peut indiquer la présence récurrente de cycles anovulatoires. Besoin de faire un test hormonal en progestérone? Vous saurez si J21 est vraiment le bon jour pour vous! Oui, la symptothermie peut être un véritable atout pour surveiller votre santé durant vos années fertiles.

Envie d’apprendre la Symptothermie avec moi?

N’hésitez pas à prendre rdv ici. Les consultations durent entre 1H et 1H30 et sont disponibles au cabinet comme en visio. J’ai hâte de pouvoir être là pour vous!

Margot-Hélène Piquenot, votre naturopathe et conseillère en Symptothermie certifiée et passionnée

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Cycle féminin, Cycle menstruel

Comment connaitre son cycle menstruel?

Savoir observer son cycle c’est savoir comment connaitre son cycle menstruel. C’est apprendre à mieux se connaitre tout court. Dès les premières règles, les fluctuations hormonales du cycle colorent l’expérience de vie différemment d’avant la puberté. Parce qu’en vérité, avoir un cycle menstruel, ce n’est pas qu’avoir un corps prêt à enfanter.

Ton cycle colore ta vie selon ses fluctuations hormonales

Avoir un cycle menstruel c’est avoir un corps rythmé par des fluctuations hormonales qui se produisent sur plusieurs semaines. Ces fluctuations hormonales colorent l’expérience de vie différemment selon les phases du cycle. Elles impactent l’appétit, la créativité, l’activité cérébrale, le niveau d’énergie, la libido, l’envie de socialiser, de tester des nouvelles choses, de sortir du canapé ou d’y rester, de travailler en équipe ou plutôt en solo… Il est même possible de diviser le cycle en plusieurs phases (autres que seulement celles apprises en bio comme la phase folliculaire et la phase lutéale uniquement). Parce qu’en fait, il est normal de se sentir différemment selon là où tu te trouves dans ton cycle.

Les fluctuations hormonales et les phases du cycle

Le cycle menstruel, schéma tous droits réservés de Margot-Hélène Piquenot

D’un point de vue biologique, le cycle est découpé en 2 phases majeures (folliculaire et lutéale) séparées par l’ovulation. Mais pour illustrer les changements que tu peux être amené.e à vivre au cours de ton cycle, j’ai consciemment segmenté le cycle menstruel en 5 phases : menstruelle, folliculaire, ovulatoire, lutéale et prémenstruelle, comme tu peux le voir sur le schéma que j’ai fait ci-dessus. J’ai aussi plutôt mis en avant les fluctuations en œstrogènes et progestérone car ce sont les fluctuations de ces hormones en particulier qui colorent ton expérience de vie différemment. Tu peux lire les slides ci-dessous si tu veux un petit résumé de chaque phase.

Comment connaitre ton cycle menstruel et savoir exactement dans quelle phase tu es?

Sûrement pas en comptant les jours sur ton calendrier ou en te fiant à une application qui te prédit quand tu es fertile! Car non, tu n’ovules pas forcément au milieu de ton cycle et compter les jours ne peut pas te dire dans quelle phase tu es. Mais comment faire alors? En testant tes hormones? Non, il y a plus simple : en pratiquant une MOC. Une quoi?! Une Méthode d’Observation du Cycle. Comme la Symptothermie par exemple. En fait cela te permet d’apprendre à vraiment connaitre ton corps et repérer tes biomarqueurs de fertilité. Et ça, c’est tout bonus pour savoir au jour le jour dans quelle phase tu es exactement sans avoir à supposer ou te faire berner par un algorithme!

Envie d’apprendre la Symptothermie avec moi pour connaitre ton cycle menstruel?

Si tu veux plus d’info sur la Sympto, n’hésite pas à aller lire mon article « La Sympto c’est quoi?« . Et si tu souhaites directement prendre rdv, tu peux choisir toi-même ton créneau selon tes disponibilités via le calendrier ici.

Votre naturopathe et conseillère en Symptothermie certifiée,

Margot-Hélène Piquenot

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Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité, Gestion naturelle de la fertilité féminine

IOP, la naturopathie peut-elle aider?

L’Insuffisance Ovarienne Prématurée (IOP), parfois appelée à tort « ménopause précoce », est un trouble qui affecte entre 1 à 2% des personnes menstruées de moins de 40 ans. Dans cet article je vais vous expliquer ce que c’est, ses symptômes, comment c’est diagnostiqué et dans quelle mesure la naturopathie peut aider.

C’est quoi l’IOP?

L’insuffisance ovarienne prématurée est un dysfonctionnement ovarien. Son résultat? Règles trop espacées (spanioménorrhée) ou en arrêt complet (aménorrhée). Bien que cela puisse faire penser à l’arrêt définitif de l’activité ovarienne de la ménopause, ce n’est pas une « ménopause précoce ». En effet, en cas d’IOP, les ovaires ne sont pas obligatoirement en arrêt définitif. Il existe un degré de fluctuation de leur activité. Une grossesse spontanée est encore possible. Elle arrive d’ailleurs dans 4 à 10% des cas selon les études actuelles.

Les symptômes de l’IOP

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Voici les signes évocateurs d’une IOP :

  • Aménorrhée (pas de règles du tout)
  • Spanioménorrhée (peu de règles, règles irrégulières)
  • Saignements utérins anormaux
  • Bouffées de chaleur
  • Sueurs nocturnes
  • Baisse ou absence de libido
  • Dyspareunie (rapports intimes douloureux)
  • Trouble de la fertilité

Le diagnostic de l’IOP

L’IOP est diagnostiquée par votre médecin à l’aide d’un dosage hormonal. À l’heure actuelle, si vous présentez :

  1. à deux reprises une FSH élevée en début de cycle
  2. et peu ou plus du tout de règles avant 40 ans

Vous êtes alors susceptibles de recevoir un diagnostic d’IOP.

La naturopathie peut-elle aider en cas d’IOP?

Oui, la naturopathie peut aider en cas d’IOP dite « idiopathique », c’est-à-dire de cause inconnue. Les IOP idiopathiques représentent 70% des cas. Dans ce cas-ci, les ovaires peuvent encore produire des hormones et l’ovulation peut encore avoir lieu. La naturopathie peut aider à soutenir la qualité ovocytaire et l’activité ovarienne. Elle peut aider à favoriser la santé et la fertilité de manière naturelle.

Voici des exemples de conseils naturo que je peux donner en cas d’IOP idiopathique :

  • Soutenir l’activité mitochondriale par un apport nutritionnel adéquat en vitamines B et minéraux antioxydants, de la marche quotidienne et par le soutien de l’activité thyroïdienne
  • Prévenir du stress oxydatif par une éviction de ce qui peut le causer et par un apport nutritionnel riche en phytonutriments antioxydants
  • Soutenir un sommeil de qualité au quotidien par des conseils personnalisés, la mélatonine est un antioxydant puissant nécessaire à l’activité ovarienne
  • Faire la chasse aux perturbateurs endocriniens dans les produits et ustensiles utilisés au quotidien
  • Veiller à avoir une alimentation qui soutient l’équilibre glycémique et qui ne promeut pas l’inflammation chronique de bas grade
  • Dans certains cas, un complément spécifique contenant un ou des antioxydant(s) naturels peut être conseillé (resvératrol, CoQ10, NAC, curcumine, sélénium ou vitamine C par exemple)

Envie de prendre un rdv de naturopathie spécifique à l’IOP?

N’hésitez pas à le faire directement via la page du site dédiée à la prise de rdv en cliquant ici. Les consultations sont disponibles en visio comme au cabinet.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :
  • Haute Autorité de Santé. Insuffisance Ovarienne Prématurée (IOP). Saint-Denis La Plaine: HAS, https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2021-05/pnds_iop_argumentaire_avril_2021_vf.pdf consulté sur le 12/09/2021.
  • KHOSRAVIZADEH, Zahra et al. The role of mitochondria in premature ovarian failure: A review. Journal of Contemporary Medical Sciences, [S.l.], v. 6, n. 1, feb. 2020. ISSN 2413-0516
  • Li Y, Liu H, Wu K, Liu H, Huang T, Chen ZJ, Zhao S, Ma J, Zhao H. Melatonin promotes human oocyte maturation and early embryo development by enhancing clathrin-mediated endocytosis. J Pineal Res. 2019 Oct;67(3):e12601. doi: 10.1111/jpi.12601. Epub 2019 Aug 22. PMID: 31361919.
  • Yang L, Chen Y, Liu Y, Xing Y, Miao C, Zhao Y, Chang X, Zhang Q. The Role of Oxidative Stress and Natural Antioxidants in Ovarian Aging. Front Pharmacol. 2021 Jan 14;11:617843. doi: 10.3389/fphar.2020.617843. PMID: 33569007; PMCID: PMC7869110.
  • Aviva Romm MD, Hormone Intelligence: The Complete Guide to Calming Hormone Chaos and Restoring Your Body’s Natural Blueprint for Well-Being, HarperOne, 2021.
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Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal

Thyroïde, cycle menstruel et naturopathie

Quand il est question de soutenir l’équilibre du cycle menstruel au naturel, il n’est pas possible de faire l’impasse sur la thyroïde. Dans cet article je vais d’abord vous expliquer ce qu’est la thyroïde, quels sont les troubles les plus courants qui lui sont associés et quels sont leurs lien avec le cycle menstruel et la fertilité. Ensuite, en fin d’article, je vous partagerai quelques conseils naturopathiques spécifiques.

La thyroïde c’est quoi?

La thyroïde est une glande endocrine dont la forme rappelle le papillon. Elle se trouve à la base du cou, environ à mi-chemin entre le bas du menton et le creux gracieux que nous avons entre les clavicules. Nul n’est sensé ressentir sa thyroïde à la palpation du cou. Si c’est la cas, il est important de consulter son ou sa médecin généraliste pour effectuer des examens approfondis car cela peut être le signe d’un dérèglement.

Son rôle dans notre équilibre de santé

La thyroïde est en quelque sorte le thermostat du corps. Elle est responsable de multiples fonctions biologiques dont la régulation de notre température interne ou de notre métabolisme et donc notre poids par exemple. Mais elle influence aussi notre mémoire, notre niveau d’énergie, notre rythme cardiaque, notre digestion… Et elle joue un rôle majeur dans la fertilité et l’équilibre du cycle menstruel.

Ses hormones principales

Les hormones principales de la thyroïde sont la T3 (triiodothyronine) et la T4 (thyroxine). La thyroïde utilise l’oligo-élément iode avec l’acide aminé tyrosine pour faire ses hormones. La T4 représente environ 90% des hormones produites par la thyroïde. La T4 est dite inactive et est ensuite convertie en T3 active en grande partie par le foie. La T3 est dite active parce que c’est elle que nos cellules du reste du corps utilisent.

La thyroïde produit ses hormones sous contrôle hypophysaire par l’hormone TSH. Ce qui veut dire que l’hypophyse (une glande qui fait partie du cerveau) produit de la TSH (thyréostimuline) lorsque les taux d’hormones thyroïdiennes diminuent pour stimuler leur production. Ainsi, logiquement, moins il y a d’hormones thyroïdiennes circulant dans le sang plus la TSH va être élevée dans le but d’augmenter les taux de T3 et de T4.

C’est pourquoi votre médecin généraliste teste la TSH, parce que son taux hors norme est un signe de dérèglement thyroïdien. Mais sachez que la TSH ne reflète pas tout. Un taux élevé de reverse T3 (forme inactive de la T3) ou d’anticorps thyroïdiens (comme les anti-TPO par exemple) avec une TSH « normale » peuvent être déjà considérés comme des signaux que la fonction thyroïdienne n’est pas optimale.

Les troubles de la thyroïde les plus courants (et leurs liens avec le cycle menstruel)

Les troubles de la thyroïde les plus fréquents sont l’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie. Il y a aussi leurs versions auto-immunes que sont respectivement la thyroïdite d’Hashimoto et la maladie de Basedow.

L’hypothyroïdie (et son lien avec le cycle menstruel)

L’hypothyroïdie est le trouble de la thyroïde le plus courant et il est plus fortement présent chez les femmes que chez les hommes. Ce trouble résulte d’une diminution pathologique de la fonction thyroïdienne ou d’une faible activité des hormones thyroïdiennes au niveau cellulaire. L’hypothyroïdie peut être auto-immune et dans ce cas elle est appelée thyroïdite d’Hashimoto. Cette maladie est provoquée par un large nombre de lymphocytes (cellules du système immunitaire) qui s’accumulent dans les tissus de la thyroïde. Ces lymphocytes produisent des anticorps qui abiment la thyroïde et l’empêchent ainsi de produire ses hormones de manière optimale.

Les symptômes de l’hypothyroïdie (dont ceux en lien avec le cycle menstruel)

Dans le visuel ci dessous, je vous ai récapitulé les principaux symptômes (liste non exhaustive) de l’hypothyroïdie. Je vous ai aussi mis en avant ceux en lien avec le cycle menstruel ou la fertilité.

L’hypothyroïdie fruste

À l’heure actuelle en France, pour qu’il y ait diagnostic d’hypothyroïdie, il faut que la TSH dépasse un certain seuil (>10 mUI/l). Or ce seuil est sujet à controverse dans le milieu médical car il ne repose sur aucun consensus scientifique. Il arrive ainsi que certains professionnels de santé puissent diagnostiquer une hypothyroïdie fruste, c’est-à-dire une hypothyroïdie subclinique avec une TSH qui est supérieure à 4 mUI/l mais qui ne dépasse pas le seuil maximal de 10 mUI/l.

La controverse du dosage de TSH

En France, le corps médical considère que la TSH est dite « normale » quand elle se situe entre 0,3 et 5 mUI/l. Ce qui veut dire que même si vous avez des symptômes cliniques d’hypothyroïdie mais que votre TSH est entre 3 et 4 mUI/l, il y a de fortes chances que votre médecin vous disent que tout va très bien. Or, il faut savoir que plusieurs études scientifiques mettent en avant un seuil plus bas. Ainsi, pour beaucoup de spécialistes, une TSH au-dessus de 3 voire 2,5 mUI/l est déjà un signe que la fonction thyroïdienne est perturbée. De même, une T4 libre et une TSH dans la norme avec une T3 libre basse indique un problème de conversion de T4 en T3 active. Et cela peut provoquer aussi des symptômes d’hypothyroïdie.

L’hyperthyroïdie (et son lien avec le cycle menstruel)

L’hyperthyroïdie est moins commune que l’hypothyroïdie. Mais c’est un trouble qui peut arriver à certaines femmes et qui peut même précéder l’hypothyroïdie. Dans le cas d’une thyroïde en hyper, la TSH est anormalement basse.

Les symptômes de l’hypothyroïdie (dont ceux en lien avec le cycle menstruel)

Voici les principaux symptômes de l’hyperthyroïdie dont ceux en lien avec le cycle menstruel et la fertilité :

La naturopathie au service de la thyroïde et du cycle menstruel

Dans un premier temps il faut savoir qu’en tant que naturopathe, je ne suis absolument pas contre le traitement médical préconisé en cas de trouble thyroïdien. Dans certains cas, cette supplémentation en hormones thyroïdiennes est nécessaire et même très importante pour la qualité de vie, l’équilibre du cycle et la fertilité. En revanche, je mets juste l’accent sur le fait qu’un taux de TSH (et même de T4 libre) dans les normes n’empêche pas de subir des symptômes d’hypothyroïdie. Aussi, il serait mieux de ne pas attendre d’avoir une TSH qui dépasse 3mU/L pour prendre soin de sa thyroïde. En effet, comme le montre ces deux visuels ci-dessous, ma lecture des bilans biologiques thyroïdiens diffère un peu de celle de la médecine conventionnelle. À titre d’information, ma lecture de naturopathe s’appuie sur celle de la docteur de renom dans la santé féminine Aviva Romm.

Exemples de conseils naturopathiques pour soutenir la fonction thyroïdienne et ainsi l’équilibre de son cycle et de sa fertilité:

  • Mettre en place une alimentation qui soutienne l’équilibre de la glycémie. Scientifiquement le lien entre troubles de la glycémie et troubles thyroïdiens est corrélé. A titre d’exemple, une personne diabétique est trois fois plus à risque de développer un trouble de la thyroïde.
  • Veillez à un apport adéquat en nutriments essentiels pour la fonction thyroïdienne (iode, tyrosine, vitamine A, E, B1, B2, B3, B6, B12, fer, sélenium, zinc et magnésium par exemple).
  • Faire la chasse aux perturbateurs endocriniens ou aux susbstances perturbant la fixation de l’iode qui peuvent se trouver dans le quotidien (chlore, fluor, PCB, bisphénol, triclosan, pilule oestroprogestative,…).
  • Envisager une éviction des aliments contenant du gluten (surtout en cas de thyroïdite d’Hashimoto diagnostiquée ou de la présence d’anticorps élevés) car cela peut faire le lit de l’inflammation chronique de bas grade et des maladies auto-immunes comme l’ont démontré des études scientifiques récentes.
  • Soutenir l’équilibre du microbiote intestinal et l’intégrité de la muqueuse intestinale.
  • Soutenir l’équilibre de la courbe physiologique du cortisol et chercher ce qui peut causer une charge allostatique.
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  • Ne pas cultiver l’apologie de la maigreur et des régimes minceur (Si l’apport énergetique est insuffisant, la thyroïde se met naturellement en mode économie d’énergie et peuvent alors apparaître des symptômes d’hypothyroïdie avec en plus des difficultés à ovuler ou des fausses-couches à répétition).

Envie de bénéficier de mon accompagnement naturopathique?

Vous voulez booster votre fertilité ou soutenir l’équilibre de votre cycle? N’hésitez pas à prendre un rdv avec moi! Vous pouvez le faire directement sur le calendrier du site en cliquant ici. Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet. Au plaisir de vous accompagner vers du mieux-être et de meilleurs cycles!

Bien à vous,

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources:
  • Wartofsky L., Dickey R. A. The evidence for a narrower thyrotropin reference range is compelling. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism. 2005;90(9):5483–5488. doi: 10.1210/jc.2005-0455.
  • Razvi S, Bhana S, Mrabeti S. Challenges in Interpreting Thyroid Stimulating Hormone Results in the Diagnosis of Thyroid Dysfunction. J Thyroid Res. 2019;2019:4106816. Published 2019 Sep 22. doi:10.1155/2019/4106816
  • Doufas AG, Mastorakos G. The hypothalamic-pituitary-thyroid axis and the female reproductive system. Ann N Y Acad Sci. 2000;900:65-76. doi: 10.1111/j.1749-6632.2000.tb06217.x. PMID: 10818393.
  • Kadiyala R, Peter R, Okosieme OE. Thyroid dysfunction in patients with diabetes: clinical implications and screening strategies. Int J Clin Pract. 2010 Jul;64(8):1130-9. doi: 10.1111/j.1742-1241.2010.02376.x
  • Krysiak R, Szkróbka W, Okopień B. The Effect of Gluten-Free Diet on Thyroid Autoimmunity in Drug-Naïve Women with Hashimoto’s Thyroiditis: A Pilot Study. Exp Clin Endocrinol Diabetes. 2019 Jul;127(7):417-422. doi: 10.1055/a-0653-7108. Epub 2018 Jul 30. PMID: 30060266.
  • Lerner A, Shoenfeld Y, Matthias T. Adverse effects of gluten ingestion and advantages of gluten withdrawal in nonceliac autoimmune disease. Nutr Rev. 2017 Dec 1;75(12):1046-1058. doi: 10.1093/nutrit/nux054. PMID: 29202198.
  • Dr Aviva Romm. (2017). The Adrenal Thyroid Revolution. Editions Harper One.
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Ovulation signe de santé

L’ovulation, signe de fertilité mais aussi de santé

L’ovulation, c’est bon pour la santé. Ovuler régulièrement de la puberté à la ménopause n’est pas qu’un signe de fertilité, c’est avant tout un signe d’équilibre de santé, d’équilibre hormonal global. L’ovulation régulière prévient même de nombreuses maladies souvent associées aujourd’hui à la ménopause. Si bien que l’Académie Américaine de Pédiatrie et l’Université Américaine d’Obstétrique et de Gynécologie (ACOG) proposent d’inclure l’observation du cycle menstruel dans les signes vitaux pour évaluer l’état de santé général.

Les femmes bénéficient de 35 à 40 années de cycles ovulatoires, pas uniquement pour leur fertilité mais aussi pour prévenir de l’ostéoporose, de l’AVC, d’Alzheimer, des maladies cardiaques et du cancer du sein.

Dr Jerilynn Prior

Que disent les recherches scientifiques?

L’endocrinologue Dr Jerilynn Prior est la première spécialiste de santé à avoir effectué de nombreuses recherches qui ont prouvé qu’une ovulation régulière est gage de santé actuelle et futur. Voici ce que ses études et recherches ont démontré en quelques points clés :

L’ovulation est bonne pour la santé des os

Si les œstrogènes sont aujourd’hui largement reconnus par la communauté scientifique pour leur rôle dans la santé osseuse, la progestérone naturelle que l’on produit après l’ovulation ne l’est pas encore à sa juste valeur. Or des études ont prouvé non seulement que notre production endogène de progestérone permet la construction et le maintien d’os solides durant nos années fertiles mais aussi prévient la perte de densification osseuse liée à la ménopause. Même un seul cycle anovulatoire fait perdre de la densité osseuse. La progestérone produite grâce à l’ovulation est donc une hormone critique dans la santé osseuse.

L’ovulation est bonne pour prévenir du cancer du sein

La progestérone produite suite à l’ovulation rend les cellules mammaires plus matures et moins à risques de causer un cancer. C’est aussi pourquoi les grossesses font baisser le risque du cancer du sein. Le corps produit de forts taux de progestérone pendant la grossesse.

L’ovulation est bonne pour la santé cardiovasculaire

La progestérone produite suite à l’ovulation est anti-inflammatoire, augmente le métabolisme et améliore la fluidité du sang contrairement aux œstrogènes qui en excès favorisent les caillots sanguins. Les progestatifs de synthèse n’ont pas ces effets.

L’ovulation pour la santé cérébrale

Mais il faut aussi savoir que la progestérone est neuroprotectrice, elle protège par exemple de la maladie d’Alzheimer. Ainsi ovuler régulièrement et produire ainsi de la progestérone chaque cycle est bon pour notre santé cérébrale actuelle et futur.

L’ovulation pour l’équilibre hormonal

Outre tous ces effets protecteurs sur notre santé, l’ovulation est signe aussi d’équilibre hormonal. Une étude de 2017 intitulée « Ovulation, signe de santé » a mis en évidence l’absence d’ovulation comme étant le signe de beaucoup de nombreuses pathologies comme le SOPK (Syndrome des ovaires polykystiques), l’hypothyroïdie, les tumeurs de l’hypophyse… Elle conclut que savoir s’il y a ovulation régulière devrait être pris en compte comme un outil puissant par les personnes menstruées et le corps médical pour évaluer l’équilibre de santé.

Conclusion

Somme toute, voici pourquoi l’ovulation n’est pas qu’un processus naturel dont on devrait ne se soucier uniquement que s’il y a désir de grossesse. Parce que l’ovulation, c’est avant tout bon pour la santé. Et sachez que sauf exception, l’ovulation est supprimée totalement ou inhibée sous contraceptifs hormonaux. Il n’y a que le stérilet au cuivre et la méthode de la Symptothermie Moderne qui n’entravent pas du tout l’ovulation. Si vous désirez savoir ce qui peut nuire à l’ovulation, n’hésitez pas à lire mon article « Qu’est-ce qui peut nuire à l’ovulation?« .

Besoin d’aide?

Vous aimeriez savoir si vous ovulez régulièrement autrement qu’avec des tests d’ovulation? La Symptothermie est une méthode qui permet de le faire naturellement grâce à la prise de température au réveil. Un seul rdv avec moi en tant que conseillère de la méthode suffit pour vous apprendre tout ce qu’il faut savoir pour observer vos cycles finement et savoir objectivement si vous ovulez (sauf si c’est dans un but contraceptif, auquel cas il faudra plus d’un rdv pour s’assurer de la rigueur d’application de la méthode). Aussi, en tant que naturopathe, je suis aussi à votre disposition pour vous apprendre comment vous pouvez promouvoir naturellement l’ovulation par la mise en place d’une hygiène de vie adaptée à votre profil et vos valeurs.

La prise de rdv est possible directement sur le site à la page « Rdv en ligne« . Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :

  • Committee Opinion No. 651 Summary: Menstruation in Girls and Adolescents: Using the Menstrual Cycle as a Vital Sign. Obstet Gynecol. 2015 Dec;126(6):1328. doi: 10.1097/AOG.0000000000001210. PMID: 26595581.
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and Bone Health, Originally published April 2009, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and Breast Health, Originally published July 2009, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and The Heart, Originally published February 2010, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
  • Singh M, Su C. Progesterone and neuroprotection. Horm Behav. 2013;63(2):284-290. doi:10.1016/j.yhbeh.2012.06.003.
  • Vigil P, Lyon C, Flores B, Rioseco H, Serrano F. Ovulation, a sign of health. Linacre Q. 2017 Nov;84(4):343-355. doi: 10.1080/00243639.2017.1394053. Epub 2017 Nov 27. PMID: 29255329; PMCID: PMC5730019.
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal

Contraception et santé, Mirena ou Microval

Le choix de contraception est aussi une question de santé. La pilule Microval® et le stérilet Mirena® sont toutes deux des contraceptions composées uniquement du progestatif lévonorgestrel. Sont-elles des contraceptions parfaites pour la santé?

Mirena et Microval, contraception et ovulation

Dans l’article du blog précédent « Est-ce qu’on ovule sous pilule?« , je vous expliquais qu’avec les pilules micro-progestatives au lévonorgestrel comme Microval®, il y a 40% de chances que votre corps puisse continuer d’ovuler sans rien retirer à l’efficacité contraceptive. Sachez que pour le stérilet hormonal au lévonorgestrel comme Mirena® , la capacité d’ovuler est encore plus préservée. Une étude a en effet prouvé que si la première année suivant la pose de ce stérilet, l’ovulation est supprimée dans 85% des cycles, elle ne l’est que de 15% dans les cycles des années suivantes. Ces contraceptions sont elles donc bénéfiques pour la santé?

Ovulation, santé et contraception

Pour rappel, l’ovulation est bénéfique pour la santé et ne se réduit pas qu’à son rôle dans la fertilité. En effet, l’estradiol et la progestérone que l’on produit de manière équilibrée dans un cycle ovulatoire sont bénéfiques pour la peau, les cheveux, l’équilibre de la glycémie, le métabolisme, la thyroïde… Si vous désirez en savoir plus, n’hésitez pas à lire mon article « Ovulation signe de santé« . Partant de ce constat, une contraception qui préserve l’ovulation est meilleure pour la santé.

Mais alors, si ces pilules et ce stérilet peuvent laisser possible l’ovulation, sont-il la panacée pour allier contraception et santé?

Mirena et Microval contraception santé ?

Non, car la pilule comme Microval® ou le stérilet Mirena® sont avant tout un concentré de progestatif de synthèse, ici le lévonorgestrel. Et bien que les progestatifs de synthèse aient pour but de reproduire l’effet biologique de la progestérone naturelle endogène, aucun ne reproduit exactement tous les effets biologiques de l’hormone naturelle. De plus, le lévonorgestrel est en fait issu de la testostérone. Il a donc un fort effet androgénique alors que notre progestérone a l’effet inverse, en plus d’être un anti-inflammatoire naturel.

Effets secondaires sur la santé de ces contraceptions

La conséquence possible de ces contraceptions? Des effets secondaires symptomatiques d’hyperandrogénie chez la femme comme de l’acné, de l’alopécie (perte de cheveux) ou encore de l’hirsutisme. Les autres effets indésirables répertoriés vont de la formation de kystes ovariens à la dépression en passant par l’anxiété accrue. Mais aussi, pour ce qui est du stérilet, des risques d’infections vaginales comme des mycoses à répétition par déséquilibre de la flore vaginale.

Conclusion

Il faut savoir qu’aucun contraceptif n’est jamais sans risques ou effets secondaires. C’est pourquoi je me suis formée à la Symptothermie qui est une méthode naturelle d’auto-observation fine, rigoureuse et objective du cycle menstruel naturel pour définir la période fertile, d’abord par choix personnel puis par envie de transmettre. Cette méthode peut allier contraception et santé. En tant que naturopathe et conseillère de cette méthode, je suis à votre disposition pour vous apprendre à équilibrer votre cycle au naturel et gérer votre fertilité sans risque d’effets secondaires nocifs pour la santé, si vous le désirez. Pour en savoir plus sur la Symptothermie, n’hésitez pas à lire mon article « La Symptothermie c’est quoi?« .

Envie d’apprendre la Symptothermie ?

Vous pouvez prendre rdv directement via le site à la page « Prendre RDV« . Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet.

Prenez bien soin de vous,

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :

  • Kailasam C, Cahill D. Review of the safety, efficacy and patient acceptability of the levonorgestrel-releasing intrauterine system. Patient Prefer Adherence. 2008;2:293-302. Published 2008 Feb 2. doi:10.2147/ppa.s3464
  • Jenna Janiga Lullo, Elizabeth Ethington, Ashish Arshanapalli, Jeave Reserva, Angela Jiang, William Adams, Scott Graziano, Rebecca Tung, Incidence of androgenic dermatologic side effects following placement of a levonorgestrel intrauterine device for menorrhagia: A survey-based study, Journal of the American Academy of Dermatology, Volume 79, Issue 2, 2018, Pages 364-365, ISSN 0190-9622, https://doi.org/10.1016/j.jaad.2017.12.051.
  • Vrettakos C, Bajaj T. Levonorgestrel. [Updated 2020 May 30]. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2020 Jan-. Available from: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK539737/
  • Skovlund CW, Mørch LS, Kessing LV, Lidegaard Ø. Association of Hormonal Contraception With Depression. JAMA Psychiatry. 2016 Nov 1;73(11):1154-1162. doi: 10.1001/jamapsychiatry.2016.2387. Erratum in: JAMA Psychiatry. 2017 Jul 1;74(7):764. PMID: 27680324.
  • Donders GGG, Bellen G, Ruban K, Van Bulck B. Short- and long-term influence of the levonorgestrel-releasing intrauterine system (Mirena®) on vaginal microbiota and Candida. J Med Microbiol. 2018 Mar;67(3):308-313. doi: 10.1099/jmm.0.000657. Epub 2018 Jan 29. PMID: 29458551.
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal

Est-ce qu’on ovule sous pilule?

L’ovulation est un processus physiologique du cycle menstruel naturel qui correspond au moment où le follicule dominant dans l’ovaire rompt pour expulser l’ovule mature prêt pour une possible fécondation. L’ovulation est un signe de fertilité et de santé durant nos années fertiles. La question à laquelle je vais vous répondre dans cet article est une question qui m’a déjà été posée: Ovule-t-on sous pilule?

Mais est-ce qu’on ovule sous pilule?

Est ce qu’on ovule sous pilule?

Dans la majorité des cas non, mais cela dépend des pilules. De fait, le premier but de la pilule c’est de nous rendre infertiles pour éviter les grossesses non désirées. En ce sens, évidemment que nous empêcher d’ovuler est un moyen de nous empêcher d’être fertiles. Mais selon les pilules, ce n’est simplement pas toujours comme cela qu’elles tendent à nous rendre infertiles. Il y aujourd’hui deux types de pilules sur le marché: les pilules œstroprogestatives et les pilules progestatives. Laissez-moi vous décrire comment elles fonctionnent pour mieux comprendre tout cela. Vous trouverez aussi comme d’habitude en fin d’article toutes les études ou diverses sources qui appuient mes propos.

Est ce qu’on ovule sous pilule combinée?

Les pilules combinées sont œstroprogestatives. C’est-à-dire qu’elles contiennent comme leur nom l’indique un œstrogène et un progestatif de synthèse. Celles-ci empêchent clairement l’ovulation car elle bloque l’axe gonadotrope naturel par rétro-contrôle négatif, c’est-à-dire que leurs hormones de synthèse empêchent notre cerveau de commander à nos ovaires de produire leurs propres hormones. Mais ces pilules ne font pas que ça pour nous rendre infertiles. En fait, elles ont trois actions principales que le corps médical appelle le « triple verrou contraceptif »:

  • Elles bloquent l’ovulation,
  • Elles bloquent la production de fluide fertile en rendant notre glaire cervicale trop épaisse et donc infertile,
  • Et elles bloquent le développement de l’endomètre (muqueuse utérine) le rendant trop fin pour permettre la nidation (début du développement de grossesse).

Il en existe aujourd’hui 4 générations en fonction du type et de la quantité d’hormones de synthèse contenue dedans. Toutes ont la même efficacité contraceptive mais toutes comportent aussi leurs effets secondaires et surtout une augmentation du risque d’AVC (accident vasculaire cérébral ischémique), d’infarctus du myocarde et d’événement tromboembolique veineux (caillot qui obstrue la circulation sanguine) reconnue par la HAS (Haute Autorité de Santé). Les 3ème et 4èmes générations comportent plus de risques que les premières sur ce point.

Voici une liste non exhaustive de marques de pilules œstroprogestatives: Triella® (1ère génération), Minidril®, Adepal®, Trinordiol® (2ème génération), Carlin®, Desobel Ge®, Daily Ge® (3ème génération), Jasmine®, Jasminelle®, Yaz®, Zoely® (4ème génération).

Est-ce qu’on ovule sous pilule micro-dosée?

Les pilules micro-dosées, quant à elles, contiennent uniquement des progestatifs de synthèse et sont prises en continu. Certaines de ces pilules bloquent l’ovulation et d’autres non. Il existe plusieurs types de progestatifs de synthèse et tous n’ont pas les mêmes effets globaux. Les plus connus sont le désogestrel et le lévonorgestrel.

  • Les pilules contenant du désogestrel suppriment l’ovulation comme les pilules œstroprogestatives. Elles épaississent aussi la glaire cervicale la rendant infertile, c’est-à-dire impénétrable par les spermatozoïdes. Cérazette® et Optimizette® sont des pilules progestatives au désogestrel.
  • Les pilules contenant du lévonorgestrel par contre ne bloquent l’ovulation que dans 60% des cas maximum. Elles ont surtout un effet contraceptif en épaississant la glaire cervicale aussi, et par la prise continue, rendent l’endomètre trop peu développé pour permettre la nidation. Microval® est une pilule progestative au lévonorgestrel.

Ces types de pilules sont-elles la panacée? Non, car en plus d’avoir le potentiel de tous les effets secondaires inhérents à la pilule, elles sont toutes deux androgéniques augmentant le risque d’alopécie (perte de cheveux) et d’acné. En effet les progestatifs de synthèse n’ont rien à voir avec notre progestérone endogène produite grâce à l’ovulation qui elle a un effet anti-androgénique et empêche ainsi la formation d’acné ou l’hyperandrogénie. Pour plus d’informations sur les différences entre progestérone et progestatif, lisez mon article « progestérone versus progestatifs« .

Conclusion

Alors à la question « Ovule-t-on sous pilule? », je répondrais qu’en somme non, à l’exception de certaines personnes sous Microval® ou autres pilules progestatives au lévonorgestrel par exemple. La prise de pilule doit rester un choix personnel et non une obligation. Il existe d’autres moyens de gérer sa contraception (qui n’implique pas d’effets secondaires ou de blocage de l’ovulation si primordiale pour notre santé globale) comme l’apprentissage de la Symptothermie par exemple. Cette méthode permet aussi par son observation fine et factuelle de ses cycles de prendre conscience des fluctuations hormonales qui s’opèrent dans son corps et même de l’impact de notre hygiène de vie de tous les jours sur nos cycles (stress, sommeil, alimentation…). N’hésitez pas à lire mon article « La Symptothermie c’est quoi? » pour plus d’informations concernant cette méthode si cela vous intéresse.

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Envie d’apprendre cette méthode en toute sécurité? N’hésitez pas à prendre rdv, je serai ravie de vous accompagner pour que vous puissiez mieux comprendre et prendre soin de votre corps! Vous pouvez prendre rdv directement sur le calendrier du site ici. Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet.

Margot-Hélène Piquenot, votre naturopathe menstruée et passionnée

Sources:

  • https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2012-12/contraceptis_oraux_3_g_fiche_bum.pdf, « , « BON USAGE DU MÉDICAMENT Contraceptifs oraux estroprogestatifs : préférez les «pilules» de 1re ou 2e génération », HAS, 2012, PDF lu en ligne le 14 novembre 2020.
  • Milsom I, Korver T. Ovulation incidence with oral contraceptives: a literature review. J Fam Plann Reprod Health Care. 2008 Oct;34(4):237-46. doi: 10.1783/147118908786000451. PMID: 18854069.
  • Graves, Katelyn Y. PhD; Smith, Benjamin J. PA-C, DFAAPA; Nuccio, Brigitta C. MPAS, PA-C Alopecia due to high androgen index contraceptives, Journal of the American Academy of Physician Assistants: August 2018 – Volume 31 – Issue 8 – p 20-24 doi: 10.1097/01.JAA.0000541476.24116.c4
  • Bosanac SS, Trivedi M, Clark AK, Sivamani RK, Larsen LN. Progestins and acne vulgaris: a review. Dermatol Online J. 2018 May 15;24(5):13030/qt6wm945xf. PMID: 30142728.
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité

Ovulation douloureuse

L’ovulation est un phénomène physiologique extraordinaire sous-estimé. Chaque mois, le corps d’une personne menstruée a cette capacité incroyable de mûrir la cellule la plus grosse de tous corps humains confondus en l’espace de 2 à 3 semaines! Mais l’ovulation est-elle censée être douloureuse?

Mais l’ovulation est-elle censée faire mal?

Ovulation douloureuse, c’est normal?

Environ 40% des femmes qui ovulent avouent ressentir une douleur au moment où elles pensent ovuler à chaque cycle ou seulement quelques fois. Pour certaines c’est fugace et pour d’autres cela peut durer plusieurs jours même. Cette douleur en terme médical, on l’appelle le Mittelschmerz. C’est un mot emprunté à la langue allemande qui peut être traduit par « douleur à mi-cycle ».

La douleur peut être décrite comme tolérable ou trop intense et prend source dans une des fausses iliaques (gauche ou droite) où se situent les ovaires. Il est important de consulter un(e) médecin en cas de forte douleur pour écarter tout diagnostique différentiel (appendicite, kyste, endométriose, infection urinaire…). Autrement, si toute pathologie est écartée, le Mittelschmerz ou douleur d’ovulation n’inquiète pas le corps médical.

Ovulation douloureuse, pourquoi?

D’un point de vue naturopathique cependant, le Mittelschmerz est un indice de déséquilibre. En effet, toute douleur est considérée comme un signal envoyé par le corps car physiologiquement, l’ovulation n’est pas censée faire mal, tout comme les règles par ailleurs. Ces douleurs sont communes certes, mais ne sont pas une fatalité pour autant. Car oui, il est possible d’adapter son hygiène de vie pour vivre des ovulations et des règles au naturel plus douces et même sans douleurs.

Qu’est-ce qui provoque le Mittelschmerz alors si ce n’est pas normal?

Ovulation douloureuse et prostaglandines

Depuis les années 80, les études tentent de trouver la cause de ces douleurs, incriminant la distorsion ou la rupture du follicule ou l’irritation de la cavité pelvienne par le fluide folliculaire et parlant quelque fois de prostaglandines. En 2020, la cause du Mittelschmerz est corrélée de manière beaucoup plus claire aux prostaglandines (comme les douleurs de règles des dysménorrhées primaires d’ailleurs).

Les prostaglandines c’est quoi?

Les prosta-machin quoi? Les prostaglandines sont des pseudo-hormones, elles sont dérivées d’acides gras et sont impliquées dans tous les processus inflammatoires dont l’ovulation et les menstruations font partie. Car oui la rupture du follicule qui contient l’ovocyte (ovulation) ou la desquamation de l’endomètre (menstruation) sont des événements inflammatoires tout à fait physiologiques. Pour rappel, l’inflammation à la base est un mécanisme vital de survie pour réparer les tissus lésés.

Prostaglandines en cause dans l’ovulation douloureuse

Il y a plusieurs prostaglandines qui entrent en jeu dans l’ovulation et les menstruations. Les principales sont la PGE2 et la PGF2alpha. Quand l’ovulation ou les règles font mal, c’est que la quantité et les ratios sont en déséquilibre. Des études ont prouvés qu’un taux trop important de ces prostaglandines est en cause dans le Mittelschmerz et les dysménorrhées primaires car elles provoquent trop de contractions. D’ailleurs, sachez que les médicaments qui déclenchent l’avortement ou la grossesse à terme contiennent tous deux ces prostaglandines.

Comment éviter que ces prostaglandines soient trop présentes et causent des douleurs?

Ovulation douloureuse, la naturopathie peut-elle aider?

Oui la naturopathie peut aider. En tant que naturopathe, je peux vous aider à mettre en place une hygiène de vie qui ne fassent pas le lit de l’inflammation. D’abord, je vais vous expliquer tout ce qui peut causer de l’inflammation chronique de bas grade. Ensuite, je vais pouvoir vous aider à mettre l’accent sur tout ce qui est anti-inflammatoire dans votre assiette comme dans vos habitudes de vie.

Besoin d’un rdv naturopathique?

Envie d’être accompagné(e) pour pouvoir vivre des ovulations et/ou des règles sans douleurs? N’hésitez pas à prendre rdv sur le calendrier du site à l’onglet « rdv en ligne« . Les rdv sont possibles en ligne comme au cabinet.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot,

Sources:

  • Clark, K, Myatt, L, Glob. libr. women’s med. (ISSN: 1756-2228) 2008; DOI 10.3843/GLOWM.10314
  • Brott NR, Le JK. Mittelschmerz. [Updated 2020 Jul 10]. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2020 Jan-. Available from: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK549822/
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Gestion des émotions

Impact du stress sur le cycle menstruel et la fertilité

Il est important de comprendre l’ampleur de l’impact du stress sur sa santé pour enfin en prendre la mesure dans son quotidien et apprendre à prendre réellement soin de soi. Au delà de l’alimentation et de l’activité physique, la santé mentale reste le pilier angulaire de l’équilibre hormonal. Pourquoi? Parce que vous pourrez toujours tenter de tout contrôler dans votre assiette et de vous pousser à bout dans vos baskets ou vos performances, si vous êtes constamment sous stress, rien ne pourra fondamentalement s’équilibrer en vous.

Stress, cerveau et cycle menstruel ou fertilité

D’un point de physiologique, vos hormones en charge de l’équilibre de votre cycle menstruel et de votre fertilité prennent source dans votre cerveau. Et plus particulièrement dans une glande précise appelée hypothalamus. Si l’hypothalamus s’occupe bel et bien de créer l’impulsion hormonale du cycle menstruel et de la fertilité, il ne s’occupe pas que de cela. L’hypothalamus est en fait un pont entre le système nerveux et le système endocrinien. Il se charge aussi de créer l’impulsion pour la cascade hormonale du stress aigu ou chronique. En cas de stress chronique, c’est-à-dire de moments de stress variés qui se répètent ou d’un stress aigu qui n’en finit plus, l’hypothalamus ne va pas privilégier l’équilibre du cycle menstruel et la fertilité, il attendra de vous sentir de nouveau en sécurité pour cela.

Le stress reste un mécanisme vital de survie qui n’est pas fait pour être activé de manière chronique. C’est pourquoi le stress non stop peut devenir un danger pour la santé globale.

Cortisol et cycle menstruel ou fertilité

Pour illustrer ce constat, parlons du cortisol, l’hormone sécrétée en période de stress. Un stress aigu engendre une cascade hormonale de catécholamines puis de cortisol. Rien que cela peut augmenter temporairement le taux de prolactine et retarder l’ovulation et par là-même rallonger le cycle. Aussi, en cas de stress aigu, le cortisol a des vertus anti-inflammatoires salutaires. Mais en cas de stress chronique, une résistance au cortisol peut s’installer et avoir pour conséquence un état inflammatoire chronique de bas grade qui fait le lit du SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) et que l’on retrouve dans l’endométriose. De même, sécrété de manière chronique, le cortisol par son effet hyperglycémiant peut engendrer une insulinorésistance à l’origine là aussi du SOPK (en favorisant l’hyperandogénie) et d’autres problèmes de fertilité comme une absence chronique d’ovulation ou une aménorrhée.

Thyroïde, stress et cycle menstruel ou fertilité

Mais ce n’est pas tout, le stress chronique impacte aussi la thyroïde et peut avoir pour conséquences des symptômes d’hypothyroïdie sans même que les résultats sanguins soient alarmants. Dans ce cas, on parle d’une hypothyroïdie fruste ou sub-clinique. L’hypothyroïdie peut avoir comme symptômes des règles douloureuses et abondantes et de l’infertilité.

Microbiote, stress et cycle menstruel ou fertilité

De plus, le stress chronique dérègle l’équilibre du microbiote intestinal, siège de la majeure partie de notre immunité. Rappelons que l’endométriose est corrélée aujourd’hui dans la littérature scientifique à un déséquilibre de la flore intestinale*.

Progestérone, stress et cycle menstruel ou fertilité

Enfin, même dans le cas où vous ovuleriez, le stress impacte la production de progestérone. Une production de progestérone non optimale au niveau ovarien est en cause dans le SPM (syndrome prémenstruel) et les fausses-couches durant les trois premier mois.

Causes du stress chronique

Vous vous demandez ce qui peut causer un stress chronique? Voici quelques exemples : un sommeil de mauvaise qualité, une addiction au café pour tenir, une alimentation trop industrielle ou trop riche en sucre, le sport intensif, le jeûne ou trop peu manger, une maladie chronique, la pression professionnelle, un événement traumatique, une ou des relations avec problèmes, des émotions ou une hypersensibilité niées…

Conclusion

Pour conclure, oui le stress impacte le cycle menstruel et la fertilité, mais vous avez la possibilité de mettre en place dans votre quotidien de quoi prendre soin de vous pour éviter de subir les conséquences d’un stress chronique. Au cabinet ou en ligne, je suis là pour vous y aider par la naturopathie si vous le souhaitez. N’hésitez pas à prendre rdv sur la page du site « Rdv en ligne« .

Prenez bien soin de vous,

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

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*M. Leonardi, C. Hicks, F. El‐Assaad, E. El‐Omar, G. Condous, Endometriosis and the microbiome: a systematic review, Volume127, Issue2, Themed Issue: The Microbiome and Women’s Health, January 2020, Pages 239-249

Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal

Ce qui peut nuire à l’ovulation

Ovulation et santé

L’ovulation est un processus physiologique cyclique durant les années fertiles de la ménarche (premières règles) à la ménopause. Ovuler est important pour la fertilité certes, mais pas seulement. Ovuler est un signe de santé. Dans un cycle menstruel au naturel, l’ovulation signe l’équilibre hormonal du système reproducteur déjà. Et la production ovarienne d’oestrogènes et de progestérone en équilibre a de nombreux effets bénéfiques sur la santé reconnus scientifiquement aujourd’hui. En effet, un faible taux d’oestrogènes et associé à la perte de densification osseuse par exemple. De même que la progestérone, que l’on ne produit en quantité significative que lorsque nous ovulons, a des effets préventifs avérés contre les cancers du sein et de l’endomètre (utérus).

Physiologie de l’ovulation

Certaines pathologies organiques ou génétiques ont un impact sur l’ovulation, l’hygiène de vie aussi. Mais qu’est-ce qui dans l’hygiène de vie peut nuire à l’ovulation? Tout simplement tout ce qui peut mettre l’homéostasie du système hormonal global en déséquilibre. En effet, l’ovulation ne dépend pas que des ovaires. Le processus physiologique qui sous-tend l’ovulation démarre dans le cerveau et plus précisément grâce à une glande précise du cerveau : l’hypothalamus. Et ce dernier ne s’occupe pas que de l’ovulation, non. L’hypothalamus se charge de notre survie. Il est en charge de fonctions vitales comme la faim, la soif, le sommeil, la température corporelle et la réponse au stress. Ces fonctions sont sous-tendues par des processus hormonaux elles-aussi. Et devinez quoi, parmi toutes ces fonction, l’ovulation ne fait pas partie de ses priorités. Sa priorité à notre hypothalamus, c’est que nous survivions. Et tomber enceinte ne fait pas partie du mode survie.

Survie et ovulation

L’hypothalamus fait partie de notre système nerveux central, il crée un pont entre notre système nerveux et notre système hormonal. Pour que notre hypothalamus produise l’hormone GnRH à l’origine de notre ovulation, il faut qu’il nous considère assez en sécurité. Notre survie dépend nos équilibres nerveux/émotionnel, nutritionnel et énergétique. Si l’un de ces pans n’est pas en équilibre, l’hypothalamus considère que nous n’avons pas assez d’énergie pour nourrir une autre vie que la nôtre. De même, une autre glande du cerveau régie par l’hypothalamus entre en jeu, l’hypophyse. Et tout ce qui peut dérégler ses productions hormonales nuira à l’ovulation aussi.

Mais alors, concrètement, qu’est-ce qui dans l’hygiène de vie peut empêcher l’ovulation?

Ce qui peut nuire à l’ovulation

Le stress

Le stress, quand il n’est pas contre-balancé par des temps de retour à soi sans pression ni agenda. L’hypothalamus communique aussi avec nos glandes surrénales qui produisent nos hormones du stress comme le cortisol par exemple. Le cortisol inhibe les effets sur nos ovaires de nos hormones LH et oestrogènes nécessaires à l’ovulation. De même, si l’ovulation a bien lieu, le cortisol inhibe la production de progestérone nécessaire à l’implantation et la nidation.

Le sport intensif

Le sport intensif ou un déséquilibre entre apport et dépense énergétiques. Le sport intensif crée un stress sur l’organisme et lui fait dépenser une quantité d’énergie conséquente. Si l’activité sportive n’est pas contrebalancée par des temps de récupération et un apport énergétique adéquat, l’hypothalamus va associer cela à une situation de famine. Le cortisol va être davantage produit aux dépens des hormones nécessaires à l’ovulation.

Une épreuve de vie (deuil, dépression, burn out..)

Vivre un deuil, une dépression, un burn-out sans prendre de temps pour soi, sa reconstruction, sa guérison. Toutes ces situations causent évidemment du stress chez la personne qui les vit. Un état de stress chronique engendre un épuisement physique. Le mode survie ou l’état d’alarme permanent impacte les surrénales, qui elles-mêmes impactent la thyroïde et qui, à son tour, impacte les ovaires. Tout est lié en nous et nous ne sommes pas fait(e)s pour vivre en mode survie/état d’alarme de manière non stop. Cela peut nuire à davantage que juste notre capacité d’ovuler. S’autoriser à vivre ses émotions est plus salutaire que de les fuir, pour sa santé comme pour sa fertilité.

Ne pas manger assez

Être en sous-poids ou ne pas manger assez. Les troubles du comportement alimentaire peuvent nuire à l’ovulation. Notre hypothalamus ne peut nous permettre d’ovuler s’il nous considère en état de famine ou de dénutrition. Dans le cas de l’anorexie, la GnRH, la leptine (hormone sécrétée quand nous avons assez de réserves de graisses et que nous sommes assez nourri(e)s) et les oestrogènes sont trop réduits pour permettre l’ovulation. Dans le cas de la boulimie, seule la LH (hormone qui permet la rupture du follicule qui contient l’ovule mature) est trop réduite pour permettre l’ovulation.

Le vrai surpoids et la résistance à l’insuline

Être en vrai surpoids avec une résistance à l’insuline. L’obésité peut aussi nuire à l’ovulation en causant une production trop grande de testostérone. De plus, une trop grande production de leptine empêche la production d’oestrogènes nécessaires pour l’ovulation. Enfin, la résistance à l’insuline entraine une production hypophysaire trop basse de FSH (hormone responsable de la maturation des follicules qui contiennent les ovules non matures) et trop grande de LH, ce qui empêche l’ovulation.

L’alimentation industrielle

Avoir une alimentation trop industrielle pauvre en nutriments. Une alimentation qui ne soutient pas l’équilibre de la glycémie, qui crée une inflammation ou une dysbiose intestinale et ne contient pas de micro-nutriments essentiels fait le lit du mode survie aussi. Une alimentation quotidienne qui ne nourrit pas notre équilibre global reste un stress. Et pour notre hypothalamus, qu’importe le stress, du moment qu’il y en a, et qui plus est de manière chronique, ça reste un état d’alarme pour se mettre en mode survie. Rappelez-vous, l’ovulation ne fait pas partie du mode survie.

Le manque de sommeil

Ne pas assez dormir ou avoir un sommeil de mauvaise qualité. Nous avons une hormone du sommeil, la mélatonine. Et vous savez quoi? Nos ovaires ont aussi des récepteurs pour cette hormone. En fait, notre ovulation dépend aussi de l’équilibre de la mélatonine, c’est-à-dire de la qualité de notre sommeil et du cycle nuit/jour. Nous avons besoin de notre production naturelle de mélatonine causée par l’obscurité. Les écrans et la lumière bleue empêchent sa production naturelle. A l’inverse, une trop grande dose induite par complèmentation nuit aussi à l’ovulation. Tout est une question d’équilibre dans l’hygiène de vie.

Les AINS

La prise répétée de cachets anti-douleurs AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) comme l’antadys, l’ibuprofène, l’advil… Ces cachets empêchent notre production de prostaglandines. Or nos prostaglandines sont nécessaires pour l’ovulation. Elles permettent la rupture du follicule qui contient l’ovule mature. De fait, la prise répétée de ces médicaments peut empêcher l’ovulation. De plus, il a été prouvé que les AINS provoquent des pseudo-ovulations ou LUF (follicule lutéïnisé non rompu) qui sont en fait des anomalies de la rupture folliculaire.

Conclusion

Voici quelques exemples de l’impact de notre hygiène de vie au quotidien sur l’ovulation. J’aurais pu vous parler de la pilule mais cela me semblait trop évident et c’est un sujet que j’ai abordé dans l’article « Est-ce qu’on ovule sous pilule?« . Mon travail en Naturopathie, c’est de vous éduquer et de vous accompagner pour construire une hygiène de vie adaptée à la personne que vous êtes pour soutenir votre équilibre global, votre fertilité et donc la capacité de votre corps à ovuler. Si je me suis aussi formée à la Symptothermie Moderne comme outil de travail, c’est aussi pour pouvoir vous apprendre à repérer si vous ovulez à chaque cycle et que vous puissiez en déduire quelque chose sur l’impact de vos choix de vie par vous-mêmes.

Envie de prendre rdv ?

Si vous ressentez le besoin que je vous accompagne pour apprendre la Symptothermie ou pour construire une hygiène de vie adaptée à votre profil et vos valeurs, n’hésitez pas à prendre rdv via l’onglet « RDV en ligne », je serais ravie de pouvoir être là pour vous.

Je vous souhaite de bien prendre soin de vous,

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Sources:

  • Berga S, Daniels T, Giles D: Women with functional hypothalamic amenorrhea but no other forms of an ovulation display amplified cortisol concentrations. Fertil Steril 67: 1024, 1997
  • Berga SL: The brain and the menstrual cycle. Gynecological Endocrinology 24(10): 537, 2008
  • Gold P, Goodwin F, Chrousos G: Clinical and biochemical manifestations of depression. N Engl J Med 319: 413, 1988
  • McClintock M: Menstrual syndrome and suppression. Nature 229: 244, 1971
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