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Fibromes utérins et naturopathie

Les fibromes utérins font partie des pathologies liées au cycle menstruel. Ce sont d’ailleurs les tumeurs bénignes les plus fréquentes des personnes menstruées. Dans cet article, je vais vous expliquer :

  1. Ce que sont les fibromes utérins
  2. Leurs facteurs de risques
  3. Les symptômes qu’ils peuvent engendrer
  4. Les traitements médicaux qui sont proposés à l’heure actuelle
  5. Comment la naturopathie peut aider à la prévention de leur apparition ou de leur développement

Les fibromes utérins, c’est quoi?

Ce sont des tumeurs bénignes du muscle de l’utérus. Ils sont composés de tissus musculaire et fibreux et grossissent sous l’influence des œstrogènes. Ils peuvent aussi être appelés léiomyomes ou myomes et ils tendent à régresser à la ménopause. Il existe trois types de fibromes selon leur localisation dans l’utérus:

  • les sous-séreux se situent à la surface externe de l’utérus
  • les intramuraux se situent dans le muscle utérin
  • les sous-muqueux ou intracavitaires se situent à la surface interne de l’utérus

Les fibromes volumineux peuvent déformer l’utérus. Ceux qui forment des excroissances à la surface de l’utérus sont appelés « pédiculés ».

Les facteurs de risques

Voici ce qui peut augmenter le risque de développement et de la croissance des fibromes utérins:

  • Avoir eu ses premières règles très tôt (avant l’âge de 12 ans)
  • La pilule quand elle est prise très tôt (entre 13 et 16 ans)
  • Avoir des phases folliculaires très longues par rapport aux phases lutéales (déséquilibre entre œstrogènes et progestérone)
  • L’obésité
  • L’exposition environnementale aux xéno-œstrogènes (plastiques, pesticides, thérapies hormonales de substitution…)
  • Une mauvaise élimination physiologique des œstrogènes endogènes par le foie et les intestins
  • L’hypertension
  • Les DIU s’il y a complication infectieuse
  • Souffrir d’une maladie inflammatoire pelvienne
  • L’utilisation du talc sur la zone du périnée (vulve et sillon interfessier)

Les symptômes possibles des fibromes utérins

Il est possible d’avoir un ou plusieurs fibromes sans avoir de symptômes. Mais selon leur nombre, emplacements et tailles, ils peuvent faire apparaitre des symptômes comme:

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  • Saignements menstruels trop abondants (ménorragie) et/ou très longs
  • Anémie ferriprive due aux saignements trop abondants ou incessants
  • Douleurs pelviennes
  • Sensation de lourdeur au niveau du bas ventre
  • Douleurs pendants les rapports intimes avec pénétration vaginale (dyspareunie)
  • Ballonnements ou gonflement abdominal
  • Envie d’uriner plus fréquemment
  • Constipation
  • Hémorroïdes

Les traitements médicaux proposés à l’heure actuelle

Une fois le diagnostic confirmé par votre médecin traitant ou gynécologue grâce à un examen (échographie, hystéroscopie ou IRM), voici ce qui peut souvent vous être proposé en cas de symptômes :

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  • Un agoniste de l’hormone de libération des gonadotrophines (GnRH) pour stopper la production ovarienne d’œstrogènes et ainsi limiter la croissance du ou des fibromes. Ce type de médicament induit une sorte de ménopause artificielle. Sa prise n’est pas conseillée sur le long terme car cela peut entrainer une diminution de la densité osseuse et favoriser l’ostéoporose.
  • Un progestatif par voie orale, injection ou sous forme de dispositif intra-utérin (stérilet au lévonorgestrel). Les progestatifs affinent la muqueuse utérine et peuvent diminuer les saignements abondants dus au(x) fibrome(s). Ils peuvent par contre provoquer des saignements irréguliers, des troubles de l’humeur et exposent à un risque accru de méningiomes pour certains (Lutényl, Lutéran et génériques).
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  • Le Danazol (testostérone synthétique) car cela diminue les œstrogènes et la progestérone. Attention ce médicament peut créer de l’hirsutisme et de l’acné ainsi que tous les symptômes associés au SOPK.
  • L’hystérectomie (ablation chirurgicale de l’utérus) quand il n’y a plus de désir de grossesse. C’est la solution définitive et radicale aux fibromes.
  • La myomectomie (ablation chirurgicale du ou des fibrome(s) seulement) qui permet de préserver la fertilité mais ne garantit pas contre le développement d’autres fibromes si l’hygiène de vie reste la même.
  • L’embolisation artérielle utérine qui permet de priver le ou les fibromes de leur apport sanguin et donc de diminuer leur volume avec le temps. Cette intervention faite par anesthésie locale ne permet pas non plus la garantie que d’autres fibromes ne se développent de nouveau.

Il faut savoir qu’il n’existe à ce jour aucun traitement médical qui soigne les fibromes utérins et les fassent disparaitre.

La naturopathie en cas de fibrome(s) utérin(s)

Qu’il s’agisse de la prévention ou de l’éducation de santé pour comprendre ce qui dans l’hygiène de vie peut favoriser ou restreindre le développement de fibromes utérins, la naturopathie peut aider. Il est toujours mieux de ne pas attendre que les fibromes soient symptomatiques pour prendre soin de soi mais il est aussi toujours possible de mettre des changements positifs en place dans l’hygiène de vie s’il y a des symptômes. En naturopathie, on cherche à remédier à la cause de ce qui peut, dans l’hygiène de vie quotidienne, concourir à faire le lit du déséquilibre. Dans le cas du fibrome, voici ce que je peux être amenée à conseiller :

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  • Veiller à l’équilibre du microbiote (estrobolome) pour permettre une bonne élimination des œstrogènes.
  • Soutenir l’activité physiologique du foie dans la détoxification des œstrogènes.
  • Faire la chasse aux xéno-oestrogènes (perturbateurs endocriniens) dans les matériaux et produits utilisés chez soi.
  • Encourager la pratique d’une activité sportive qui stimule la circulation sanguine au niveau pelvien (danse orientale, cerceau Hula Hoop, yoga ou même marche quotidienne).
  • Augmenter l’apport en légumes verts et en fruits entiers (dont les agrumes qui sont reconnus scientifiquement pour protéger des fibromes).
  • Inclure les légumineuses aux menus hebdomadaires.
  • Réduire la viande rouge et les charcuteries qui sont associées scientifiquement aux fibromes.
  • Ajouter des petits poissons gras riches en oméga 3 (ceux moins susceptibles d’être fort contaminées en PCBs et mercure) au menu ou se supplémenter en oméga 3 à longue chaine.
  • Diminuer l’alcool dont la bière qui est associée à un risque élevé de fibromes.
  • Se complémenter en vitamine D3 quotidiennement, une carence en vitamine D3 augmente le risque de fibromes.
  • Privilégier le thé vert bio au café et envisager la complémentation en extrait de thé vert dont il a été prouvé scientifiquement que cela pouvait réduire la taille des fibromes et les symptômes associés.

Besoin d’un accompagnement naturopathique spécifique aux fibromes utérins?

N’hésitez pas à prendre un rdv avec moi directement sur le calendrier du site en cliquant ici. Je serai là pour vous accompagner de manière personnalisée.

Prenez bien soin de vous,

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources:
  • Marshall LM, Spiegelman D, Goldman MB, Manson JE, Colditz GA, Barbieri RL, Stampfer MJ, Hunter DJ. A prospective study of reproductive factors and oral contraceptive use in relation to the risk of uterine leiomyomata. Fertil Steril. 1998 Sep;70(3):432-9. doi: 10.1016/s0015-0282(98)00208-8. PMID: 9757871.
  • Ciavattini, Andrea MD, PhD; Delli Carpini, Giovanni MD; Serri, Matteo MD; Vignini, Arianna PhD; Sabbatinelli, Jacopo MD; Tozzi, Alessandra MD; Aggiusti, Alice MD; Clemente, Nicolò MD Hypovitaminosis D and “small burden” uterine fibroids, Medicine: December 2016 – Volume 95 – Issue 52 – p e5698. doi: 10.1097/MD.0000000000005698.
  • Wise LA, Palmer JR, Harlow BL, Spiegelman D, Stewart EA, Adams-Campbell LL, Rosenberg L. Risk of uterine leiomyomata in relation to tobacco, alcohol and caffeine consumption in the Black Women’s Health Study. Hum Reprod. 2004 Aug;19(8):1746-54. doi: 10.1093/humrep/deh309. Epub 2004 Jun 24. PMID: 15218005; PMCID: PMC1876785.
  • Tinelli A, Vinciguerra M, Malvasi A, Andjić M, Babović I, Sparić R. Uterine Fibroids and Diet. Int J Environ Res Public Health. 2021 Jan 25;18(3):1066. doi: 10.3390/ijerph18031066. PMID: 33504114; PMCID: PMC7908561.
  • Roshdy E, Rajaratnam V, Maitra S, Sabry M, Allah AS, Al-Hendy A. Treatment of symptomatic uterine fibroids with green tea extract: a pilot randomized controlled clinical study. Int J Womens Health. 2013 Aug 7;5:477-86. doi: 10.2147/IJWH.S41021. PMID: 23950663; PMCID: PMC3742155.
  • Chiaffarino F, Parazzini F, La Vecchia C, Chatenoud L, Di Cintio E, Marsico S. Diet and uterine myomas. Obstet Gynecol. 1999 Sep;94(3):395-8. doi: 10.1016/s0029-7844(99)00305-1. PMID: 10472866.

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Thyroïde, cycle menstruel et naturopathie

Quand il est question de soutenir l’équilibre du cycle menstruel au naturel, il n’est pas possible de faire l’impasse sur la thyroïde. Dans cet article je vais d’abord vous expliquer ce qu’est la thyroïde, quels sont les troubles les plus courants qui lui sont associés et quels sont leurs lien avec le cycle menstruel. Ensuite, en fin d’article, je vous partagerai quelques conseils naturopathiques spécifiques.

La thyroïde c’est quoi?

La thyroïde est une glande endocrine dont la forme rappelle le papillon. Elle se trouve à la base du cou, environ à mi-chemin entre le bas du menton et le creux gracieux que nous avons entre les clavicules. Nul n’est sensé ressentir sa thyroïde à la palpation du cou. Si c’est la cas, il est important de consulter son ou sa médecin généraliste pour effectuer des examens approfondis car cela peut être le signe d’un dérèglement.

Son rôle dans notre équilibre de santé

La thyroïde est en quelque sorte le thermostat du corps. Elle est responsable de multiples fonctions biologiques dont la régulation de notre température interne ou de notre métabolisme et donc notre poids par exemple. Mais elle influence aussi notre mémoire, notre niveau d’énergie, notre rythme cardiaque, notre digestion… Et elle joue un rôle majeur dans la fertilité et l’équilibre du cycle menstruel.

Ses hormones principales

Les hormones principales de la thyroïde sont la T3 (triiodothyronine) et la T4 (thyroxine). La thyroïde utilise l’oligo-élément iode avec l’acide aminé tyrosine pour faire ses hormones. La T4 représente environ 90% des hormones produites par la thyroïde. La T4 est dite inactive et est ensuite convertie en T3 active en grande partie par le foie. La T3 est dite active parce que c’est elle que nos cellules du reste du corps utilisent.

La thyroïde produit ses hormones sous contrôle hypophysaire par l’hormone TSH. Ce qui veut dire que l’hypophyse (une glande qui fait partie du cerveau) produit de la TSH (thyréostimuline) lorsque les taux d’hormones thyroïdiennes diminuent pour stimuler leur production. Ainsi, logiquement, moins il y a d’hormones thyroïdiennes circulant dans le sang plus la TSH va être élevée dans le but d’augmenter les taux de T3 et de T4.

C’est pourquoi votre médecin généraliste teste la TSH, parce que son taux hors norme est un signe de dérèglement thyroïdien. Mais sachez que la TSH ne reflète pas tout. Un taux élevé de reverse T3 (forme inactive de la T3) ou d’anticorps thyroïdiens (comme les anti-TPO par exemple) avec une TSH « normale » peuvent être déjà considérés comme des signaux que la fonction thyroïdienne n’est pas optimale.

Les troubles de la thyroïde les plus courants (et leurs liens avec le cycle menstruel)

Les troubles de la thyroïde les plus fréquents sont l’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie. Il y a aussi leurs versions auto-immunes que sont respectivement la thyroïdite d’Hashimoto et la maladie de Basedow.

L’hypothyroïdie (et son lien avec le cycle menstruel)

L’hypothyroïdie est le trouble de la thyroïde le plus courant et il est plus fortement présent chez les femmes que chez les hommes. Ce trouble résulte d’une diminution pathologique de la fonction thyroïdienne ou d’une faible activité des hormones thyroïdiennes au niveau cellulaire. L’hypothyroïdie peut être auto-immune et dans ce cas elle est appelée thyroïdite d’Hashimoto. Cette maladie est provoquée par un large nombre de lymphocytes (cellules du système immunitaire) qui s’accumulent dans les tissus de la thyroïde. Ces lymphocytes produisent des anticorps qui abiment la thyroïde et l’empêchent ainsi de produire ses hormones de manière optimale.

Les symptômes de l’hypothyroïdie (dont ceux en lien avec le cycle menstruel)

Dans le visuel ci dessous, je vous ai récapitulé les principaux symptômes (liste non exhaustive) de l’hypothyroïdie. Je vous ai aussi mis en avant ceux en lien avec le cycle menstruel ou la fertilité.

L’hypothyroïdie fruste

À l’heure actuelle en France, pour qu’il y ait diagnostic d’hypothyroïdie, il faut que la TSH dépasse un certain seuil (>10 mUI/l). Or ce seuil est sujet à controverse dans le milieu médical car il ne repose sur aucun consensus scientifique. Il arrive ainsi que certains professionnels de santé puissent diagnostiquer une hypothyroïdie fruste, c’est-à-dire une hypothyroïdie subclinique avec une TSH qui est supérieure à 4 mUI/l mais qui ne dépasse pas le seuil maximal de 10 mUI/l.

La controverse du dosage de TSH

En France, le corps médical considère que la TSH est dite « normale » quand elle se situe entre 0,3 et 5 mUI/l. Ce qui veut dire que même si vous avez des symptômes cliniques d’hypothyroïdie mais que votre TSH est entre 3 et 4 mUI/l, il y a de fortes chances que votre médecin vous disent que tout va très bien. Or, il faut savoir que plusieurs études scientifiques mettent en avant un seuil plus bas. Ainsi, pour beaucoup de spécialistes, une TSH au-dessus de 3 voire 2,5 mUI/l est déjà un signe que la fonction thyroïdienne est perturbée. De même, une T4 libre et une TSH dans la norme avec une T3 libre basse indique un problème de conversion de T4 en T3 active. Et cela peut provoquer aussi des symptômes d’hypothyroïdie.

L’hyperthyroïdie (et son lien avec le cycle menstruel)

L’hyperthyroïdie est moins commune que l’hypothyroïdie. Mais c’est un trouble qui peut arriver à certaines femmes et qui peut même précéder l’hypothyroïdie. Dans le cas d’une thyroïde en hyper, la TSH est anormalement basse.

Les symptômes de l’hypothyroïdie (dont ceux en lien avec le cycle menstruel)

Voici les principaux symptômes de l’hyperthyroïdie dont ceux en lien avec le cycle menstruel et la fertilité :

La naturopathie au service de la thyroïde et du cycle menstruel

Dans un premier temps il faut savoir qu’en tant que naturopathe, je ne suis absolument pas contre le traitement médical préconisé en cas de trouble thyroïdien. Dans certains cas, cette supplémentation en hormones thyroïdiennes est nécessaire et même très importante pour la qualité de vie. En revanche, je mets juste l’accent sur le fait qu’un taux de TSH (et même de T4 libre) dans les normes n’empêche pas de subir des symptômes d’hypothyroïdie. En effet, comme le montre ces deux visuels ci-dessous, ma lecture des bilans biologiques thyroïdiens diffère un peu de celle de la médecine conventionnelle. À titre d’information, ma lecture de naturopathe s’appuie sur celle de la docteur de renom dans la santé féminine Aviva Romm.

Exemples de conseils naturopathiques pour soutenir la fonction thyroïdienne :

  • Mettre en place une alimentation qui soutienne l’équilibre de la glycémie. Scientifiquement le lien entre troubles de la glycémie et troubles thyroïdiens est corrélé. A titre d’exemple, une personne diabétique est trois fois plus à risque de développer un trouble de la thyroïde.
  • Veillez à un apport adéquat en nutriments essentiels pour la fonction thyroïdienne (iode, tyrosine, vitamine A, E, B1, B2, B3, B6, B12, fer, sélenium, zinc et magnésium par exemple).
  • Faire la chasse aux perturbateurs endocriniens ou aux susbstances perturbant la fixation de l’iode qui peuvent se trouver dans le quotidien (chlore, fluor, PCB, bisphénol, triclosan, pilule oestroprogestative,…).
  • Envisager une éviction des aliments contenant du gluten (surtout en cas de thyroïdite d’Hashimoto diagnostiquée ou de la présence d’anticorps élevés) car cela peut faire le lit de l’inflammation chronique de bas grade et des maladies auto-immunes comme l’ont démontré des études scientifiques récentes.
  • Soutenir l’équilibre du microbiote intestinal et l’intégrité de la muqueuse intestinale.
  • Soutenir l’équilibre de la courbe physiologique du cortisol et chercher ce qui peut causer une charge allostatique.
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  • Ne pas cultiver l’apologie de la maigreur et des régimes minceur (Si l’apport énergetique est insuffisant, la thyroïde se met naturellement en mode économie d’énergie et peuvent alors apparaître des symptômes d’hypothyroïdie avec en plus des difficultés à ovuler).

Envie de bénéficier de mon accompagnement naturopathique?

N’hésitez pas à prendre un rdv avec moi! Vous pouvez le faire directement sur le calendrier du site en cliquant ici. Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet. Au plaisir de vous accompagner vers du mieux-être et de meilleurs cycles!

Bien à vous,

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources:
  • Wartofsky L., Dickey R. A. The evidence for a narrower thyrotropin reference range is compelling. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism. 2005;90(9):5483–5488. doi: 10.1210/jc.2005-0455.
  • Razvi S, Bhana S, Mrabeti S. Challenges in Interpreting Thyroid Stimulating Hormone Results in the Diagnosis of Thyroid Dysfunction. J Thyroid Res. 2019;2019:4106816. Published 2019 Sep 22. doi:10.1155/2019/4106816
  • Doufas AG, Mastorakos G. The hypothalamic-pituitary-thyroid axis and the female reproductive system. Ann N Y Acad Sci. 2000;900:65-76. doi: 10.1111/j.1749-6632.2000.tb06217.x. PMID: 10818393.
  • Kadiyala R, Peter R, Okosieme OE. Thyroid dysfunction in patients with diabetes: clinical implications and screening strategies. Int J Clin Pract. 2010 Jul;64(8):1130-9. doi: 10.1111/j.1742-1241.2010.02376.x
  • Krysiak R, Szkróbka W, Okopień B. The Effect of Gluten-Free Diet on Thyroid Autoimmunity in Drug-Naïve Women with Hashimoto’s Thyroiditis: A Pilot Study. Exp Clin Endocrinol Diabetes. 2019 Jul;127(7):417-422. doi: 10.1055/a-0653-7108. Epub 2018 Jul 30. PMID: 30060266.
  • Lerner A, Shoenfeld Y, Matthias T. Adverse effects of gluten ingestion and advantages of gluten withdrawal in nonceliac autoimmune disease. Nutr Rev. 2017 Dec 1;75(12):1046-1058. doi: 10.1093/nutrit/nux054. PMID: 29202198.
  • Dr Aviva Romm. (2017). The Adrenal Thyroid Revolution. Editions Harper One.
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L’endométriose et la naturopathie

L’endométriose est une pathologie inflammatoire liée au cycle menstruel à l’origine controversée qui touche 1 personne sur 10. Ce chiffre concerne les endométrioses diagnostiquées, ce qui fait que l’on peut supposer qu’il y en a davantage. En effet, recevoir un diagnostic peut mettre de nombreuses années malheureusement (jusqu’à 7 ou 10 ans).

C’est quoi l’endométriose ?

C’est une maladie qui se définit par le développement de tissu semblable à l’endomètre en dehors de l’utérus. Ce tissu peut se développer et s’implanter à divers endroits de la cavité pelvienne selon le type d’endométriose. Il est, tout comme l’endomètre, influencé par les hormones du cycle menstruel (œstrogènes et progestérone). Dans de rares cas, ce tissu peut même s’implanter au delà de la cavité pelvienne.

Les différents types

En fin 2017, la HAS (Haute Autorité de Santé) a défini 3 types différents dans son rapport concernant les recommandations sur la pratique clinique de l’endométriose :

  1. Endométriose superficielle : limitée au péritoine, c’est-à-dire limitée à la membrane qui recouvre les organes de la cavité abdominale. Ce type ne touche pas les organes.
  2. Endométriose profonde : infiltre l’espace rétropéritonéal ou les viscères (rectum, vagin, utérus, vessie, uretère, intestin grêle, etc.). Ce type peut atteindre les organes de la cavité pelvienne.
  3. Endométriose ovarienne : kyste endométriosique situé sur l’ovaire que l’on appelle aussi endométriome ou kyste chocolat du fait de sa couleur brunâtre.

À savoir :

  • Le type n’a rien à voir avec l’intensité des douleurs. Une personne atteinte du type superficiel peut souffrir de nombreux symptômes douloureux par exemple.
  • Aussi, une personne peut être atteinte du type profond en même temps qu’ovarien. Un type n’exclut pas totalement un autre.

Les symptômes possibles

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L’endométriose peut être asymptomatique ou provoquer de multiples symptômes. Il n’y a pas UNE mais DES endométrioses car la maladie s’exprime différemment selon la personne touchée. Lorsque la maladie est symptomatique, elle peut grandement diminuer la qualité de vie. Les symptômes qui reviennent le plus souvent sont les suivants :

  • Dysménorrhées intenses (très fortes douleurs de règles qui peuvent résister à la prise d’un simple antalgique)
  • Douleurs pelviennes ou lombaires chroniques
  • Fatigue chronique
  • Dyspareunie profonde (douleurs si rapports intimes avec pénétration)
  • Douleurs à la défécation souvent beaucoup plus prononcées ou aggravées juste avant ou pendant les règles
  • Troubles au niveau de la sphère urinaire cycliques, souvent beaucoup plus prononcés juste avant ou pendant les règles
  • Infertilité

Comment se fait le diagnostic d’endométriose?

L’endométriose est une maladie difficile à diagnostiquer car elle peut s’exprimer différemment selon la personne touchée. De plus, les examens prescrits pour le diagnostic dépendent aussi des douleurs ressenties et du souhait de grossesse chez la personne suspectée d’endométriose. Ainsi, certaines personnes ne sont diagnostiquées que lorsqu’elles rencontrent un problème de fertilité. Comment la stratégie diagnostique se passe actuellement en France ? Je vous ai fait un schéma pour vous l’expliquer :

Comment ça se passe généralement le diagnostic d'endométriose en France

Comme vous pouvez le constater, il n’y a pas encore de dosage biologique (pour une prise de sang par exemple) ou d’examens spécifiques qui permettent de diagnostiquer l’endométriose. Aussi, si la prise de contraception hormonale (type pilule ou stérilet au lévonorgestrel) convient à la personne, il n’y aura pas de recherches plus poussées. Enfin, l’endométriose de type superficiel peut être difficile à détecter par échographie ou IRM. Cela explique peut-être pourquoi le diagnostic peut mettre tant d’année avant d’être posé.

Les traitements médicaux

Ce qu’il faut savoir avant tout, c’est qu’aucun traitement médicaux ne prétend guérir l’endométriose. Les traitements proposés ont pour but de soulager les symptômes douloureux avant tout. De fait, il n’existe pas de traitement concernant l’endométriose asymptomatique. Les traitements médicaux proposés pour les endométriose douloureuses sont :

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  • La contraception ou la supplémentation hormonale : Une pilule œstroprogestative ou un stérilet au lévonorgestrel (52mg et non 13,5mg) sont proposés en première intention. En deuxième intention, une pilule au désogestrel, un implant à l’étonogestrel ou un médicament à base du progestatif diénogest peut être proposé au choix. Le but de ces traitements est de stopper le développement des lésions d’endométriose en réduisant ou en empêchant notre production endogène d’œstrogènes pour ainsi diminuer les douleurs associées.
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  • Un traitement à base d’agoniste à la GnRH : Déconseillé chez les personnes de moins de 18 ans car risque de déminéralisation osseuse. Ce traitement crée une ménopause artificielle car sans GnRH, il ne peut y avoir de production des hormones du cycle menstruel dont les œstrogènes. Une supplémentation en hormones de synthèse est conseillée par la HAS pour éviter la baisse de densité minérale osseuse ou l’apparition de symptômes liées à la ménopause.
  • La chirurgie : Souvent associée avec la prise en pré et post-opératoire d’un traitement ou d’un contraceptif à base d’hormones de synthèse. La chirurgie peut permettre le retrait des lésions et adhérences mais ne promet pas une absence de récidive des lésions.

Et la naturopathie dans tout ça?

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En naturopathie, il est davantage question de soutenir le retour à l’équilibre ou du moins d’enrayer la progression des lésions en cherchant ce qui dans l’hygiène de vie peut faire le lit de la maladie. L’hygiène de vie comprend l’alimentation, le sommeil, l’impact du stress… En parallèle, il peut être aussi intéressant de se pencher sur la phytothérapie et/ou la micro-nutrition. Les études sur ces sujets n’en sont encore qu’à leurs débuts. Mais celles sur l’endométriose en général le sont tout autant, il faut bien le reconnaître.

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Sachez que l’accompagnement naturopathique est personnalisé et s’adapte à vous, vos spécificités et vos valeurs. Je rappelle cependant que mon accompagnement naturopathique n’est pas un « quick fix » ou une solution miracle en bouteille et encore moins un remplacement de suivi médical. Il peut en revanche s’inscrire dans un suivi pluridisciplinaire. C’est avant tout de l’éducation de santé. En tant que naturopathe, je suis là pour vous apprendre ce qui, au quotidien, peut soutenir ou dégrader VOTRE équilibre de santé personnel. Et cela peut prendre plus de temps qu’un simple rdv.

Exemples de conseils naturopathiques spécial endométriose :

Voici quelques exemples de conseils qui peuvent faire partie de mon accompagnement spécial endométriose :

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  • Avoir une alimentation qui soutient VOTRE équilibre glycémique. Une glycémie non stabilisée au quotidien fait le lit de l’inflammation chronique de bas grade avec une augmentation de production de prostaglandines pro-inflammatoires comme le PGE2. La PGE2 impacte le système immunitaire en retirant aux macrophages la capacité de phagocyter les lésions d’endométriose, les laissant ainsi proliférer.
  • Augmenter dans l’alimentation la part d’aliments anti-inflammatoires et évitez les aliments qui provoquent de l’inflammation chez VOUS. L’endométriose est une pathologie inflammatoire et ce que vous mangez au quotidien peut soit provoquer de l’inflammation, soit l’apaiser. Certains aliments peuvent pousser votre système immunitaire à produire des cytokines inflammatoires, ou altérer votre flore intestinale et faire qu’elle produise trop de toxines inflammatoires comme le LPS (lipopolysaccharide) et créer de la perméabilité intestinale. Il n’est pas rare que certaines personnes diagnostiquées d’endométriose le soit aussi du SIBO. De même il a été prouvé que la perméabilité intestinale est en cause dans l’endométriose.
  • Promouvoir l’intégrité de la muqueuse intestinale par un apport adéquat dans l’alimentation (ou en complément si nécessité) en vitamines A et D, en zinc et en fibres. Parfois un complément en L-Glutamine peut être proposé.
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  • Promouvoir l’équilibre de la flore intestinale par l’apport de probiotiques spécifiques si nécessaire mais d’abord en veillant à la qualité de l’alimentation et du sommeil. Les souches de probiotiques Lactobacillus ont prouvé scientifiquement leur potentiel de réduction des douleurs d’endométriose. Si vous souffrez du SIBO, une cure encadrée d’un complément de qualité à base berbérine peut plutôt être proposée avant les probiotiques. La berbérine est un alcaloïde dont les effets bénéfiques sur la régulation, en autres, du microbiote a été démontré scientifiquement. Attention cependant, ce complément est déconseillé en cas de grossesse et d’allaitement et il ne doit pas être pris en même temps que certains traitements médicaux pour éviter les interactions .
  • Promouvoir l’équilibre du système nerveux par l’alimentation (stabilisation de la glycémie et apport en magnésium et vitamines du groupe B), le sommeil qualitatif et la remise en question de certaines exigences personnelles ou autre quant à leur utilité dans votre bien-être.

Quelques compléments naturels ont prouvé leur utilité en plus de l’optimisation de l’hygiène de vie

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Certains compléments spécifiques ont prouvé scientifiquement leur utilité dans la réduction des douleurs ou des lésions d’endométriose :

  • La mélatonine : Souvent appelée l’hormone du sommeil, la mélatonine, que l’on sécrète grâce à l’obscurité et qui induit le sommeil, a en fait de multiples propriétés pour notre santé. En effet, elle est à la fois antioxydante, anti-inflammatoire, immuno-régulatrice et soutient les capacités détoxifiantes de notre corps. Si avoir un sommeil de qualité est primordial pour soutenir notre équilibre de santé, la prise de mélatonine en complément a prouvé ses effets bénéfiques en cas d’endométriose en réduisant les douleurs de manière significative.
  • Le NAC : Abrégé de N-acétyl-cystéine qui sert de précurseur au glutathion, l’un des antioxydants les plus importants de notre corps. Une étude de 2013 a montré qu’une complémentation en NAC pendant au moins 3 mois a la capacité de non seulement réduire les douleurs mais aussi de faire disparaitre les lésions et tout cela sans effets secondaires. Je mets juste en garde contre le surdosage qui peut affiner la muqueuse de l’estomac.
  • La curcumine du curcuma : Elle a prouvé ses propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes dans le cadre de l’endométriose. Mais ce n’est pas tout, il a aussi été prouvé que la curcumine pouvait directement empêcher la propagation des lésions. C’est pourquoi le curcuma dans l’alimentation ou un complément à base de curcumine peut est très intéressant en cas d’endométriose.

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Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :
  • Haute Autorité de Santé. Prise en charge de l’endométriose. Saint-Denis La Plaine: HAS; décembre 2017. Mis en ligne en 2018.
  • Evans, Fibroids, endometriosis and breast cancer, Integrative Medicine, Vol.7, No.5, Oct/Nov 2008.
  • Wu MH, Lu CW, Chuang PC, Tsai SJ. Prostaglandin E2: the master of endometriosis? Exp Biol Med (Maywood). 2010 Jun;235(6):668-77. doi: 10.1258/ebm.2010.009321. PMID: 20511671.
  • Meng-Hsing Wu, Kuei-Yang Hsiao, Shaw-Jenq Tsai, Endometriosis and possible inflammation markers, Gynecology and Minimally Invasive Therapy, Volume 4, Issue 3, 2015, Pages 61-67, ISSN 2213-3070, https://doi.org/10.1016/j.gmit.2015.05.001.
  • Khan KN, Kitajima M, Inoue T, Fujishita A, Nakashima M, Masuzaki H. 17β-estradiol and lipopolysaccharide additively promote pelvic inflammation and growth of endometriosis. Reprod Sci. 2015 May;22(5):585-94. doi: 10.1177/1933719114556487. Epub 2014 Oct 29. PMID: 25355803; PMCID: PMC4519769.
  • Viganó D, Zara F, Pinto S, Loddo E, Casula L, Soru MB, D’Ancona G, D’Alterio MN, Giuliani C, Angioni S, Usai P. How is small bowel permeability in endometriosis patients? a case control pilot study. Gynecol Endocrinol. 2020 Nov;36(11):1010-1014. doi: 10.1080/09513590.2020.1766440. Epub 2020 May 13. PMID: 32401078.
  • Farré R, Fiorani M, Abdu Rahiman S, Matteoli G. Intestinal Permeability, Inflammation and the Role of Nutrients. Nutrients. 2020 Apr 23;12(4):1185. doi: 10.3390/nu12041185. PMID: 32340206; PMCID: PMC7231157.
  • Finamore A, Massimi M, Conti Devirgiliis L, Mengheri E. Zinc deficiency induces membrane barrier damage and increases neutrophil transmigration in Caco-2 cells. J Nutr. 2008 Sep;138(9):1664-70. doi: 10.1093/jn/138.9.1664. PMID: 18716167.
  • Molina NM, Sola-Leyva A, Saez-Lara MJ, Plaza-Diaz J, Tubić-Pavlović A, Romero B, Clavero A, Mozas-Moreno J, Fontes J, Altmäe S. New Opportunities for Endometrial Health by Modifying Uterine Microbial Composition: Present or Future? Biomolecules. 2020 Apr 11;10(4):593. doi: 10.3390/biom10040593. PMID: 32290428; PMCID: PMC7226034.
  • Habtemariam S. Berberine pharmacology and the gut microbiota: A hidden therapeutic link. Pharmacol Res. 2020 May;155:104722. doi: 10.1016/j.phrs.2020.104722. Epub 2020 Feb 24. PMID: 32105754.
  • Schwertner A, Conceição Dos Santos CC, Costa GD, Deitos A, de Souza A, de Souza IC, Torres IL, da Cunha Filho JS, Caumo W. Efficacy of melatonin in the treatment of endometriosis: a phase II, randomized, double-blind, placebo-controlled trial. Pain. 2013 Jun;154(6):874-81. doi: 10.1016/j.pain.2013.02.025. Epub 2013 Mar 5. PMID: 23602498.
  • Porpora MG, Brunelli R, Costa G, Imperiale L, Krasnowska EK, Lundeberg T, Nofroni I, Piccioni MG, Pittaluga E, Ticino A, Parasassi T. A promise in the treatment of endometriosis: an observational cohort study on ovarian endometrioma reduction by N-acetylcysteine. Evid Based Complement Alternat Med. 2013;2013:240702. doi: 10.1155/2013/240702. Epub 2013 May 7. PMID: 23737821; PMCID: PMC3662115.
  • Vallée A, Lecarpentier Y. Curcumin and Endometriosis. Int J Mol Sci. 2020 Mar 31;21(7):2440. doi: 10.3390/ijms21072440. PMID: 32244563; PMCID: PMC7177778.
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Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal

Le SOPK c’est quoi?

Le SOPK est un trouble hormonal qui touche plus de 100 millions de femmes dans le monde entier. De fait, c’est une des causes majeures d’irrégularité menstruelle et de problème de fertilité.

C’est quoi exactement le SOPK?

Le SOPK ou syndrome des ovaires polykystiques est une pathologie qui empêche les follicules ovariens de mûrir jusqu’au stade ovulatoire. En conséquence, l’ovulation se fait tardivement ou pas du tout et cela rend les règles irrégulières ou absentes.

Kystes?

Ne vous méprenez pas cependant par le nom de ce syndrome. Il ne s’agit pas d’une maladie provoquant des kystes à répétition. En fait, il est question de follicules, sortes de petites poches qui contiennent les ovules sur les ovaires, et non de kystes. Ce qu’il faut retenir, c’est que dans ce syndrome, aucun follicule n’atteint le stade ovulatoire régulièrement. Il reste donc en général une dizaine (ou plus) de larges follicules très longtemps. Ils sont visibles dans une échographie. Ces follicules peuvent donner l’aspect d’un « collier de perles » sur l’ovaire. Mais sachez qu’il est possible de souffrir du SOPK sans même avoir les follicules dans cet état-là! De fait, le SOPK ne se diagnostique pas du tout par une simple échographie pelvienne ou endovaginale.

Echographie montrant les follicules en « collier de perles » dans l’ovaire. Source : Abdominal Radiology 2018, The ovarian “string-of-pearls” sign, Janardhana Ponnatapura, R. Dyer, J. Ou

Comment se fait le diagnostic du SOPK?

D’abord, sachez que le nom de ce syndrome fait aujourd’hui débat dans la littérature scientifique. En effet, non seulement il porte à confusion. Mais de plus, il ne met en avant qu’un seul critère de diagnostic non significatif. De fait, il est tout à fait possible d’avoir les follicules en « collier de perles » avec une ovulation régulière sans aucun trouble hormonal. Ensuite, ce syndrome comporte en fait une collection de symptômes qui ne se réduisent pas qu’au trouble ovulatoire au niveau des ovaires. Mais du coup, comment ce syndrome est-il diagnostiqué? Alors à l’heure actuelle, les critères les plus retenus pour son diagnostic sont « les critères de Rotterdam ». Ainsi, pour avoir le diagnostic de SOPK, il faut avoir au moins deux des critères suivants (en sachant que les deux premiers sont les plus probants) :

  • Oligo-ovulation (ovulation irrégulière) ou anovulation (absence d’ovulation)
  • Hyperandrogénie clinique avec hirsutisme ou biologique (excès des hormones androgènes comme la testostérone ou la DHEA)
  • Ovaires polykystiques (ovaires élargis contenant chacun une dizaine de follicules mesurant de 2 à 9mm visibles à l’échographie)

Toutefois, sachez que ces critères de diagnostic ne sont pas la panacée non plus et qu’ils sont remis en question aujourd’hui. Ainsi, il faut s’attendre à ce que cela évolue avec le temps et les recherches médicales.

Les symptômes

Dans l’ensemble, les symptômes principaux du SOPK sont les suivants:

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  • Règles irrégulières ou absentes
  • Ménorragies (règles trop abondantes)
  • Difficulté à tomber enceinte du fait de l’irrégularité ou de l’absence d’ovulation
  • Hirsutisme (pilosité en excès sur le visage, le cou, les seins, le ventre…)
  • Alopécie (affinement et perte des cheveux)
  • Peau très grasse ou acnéique
  • Gain de poids (surtout au niveau de la taille)
  • Augmentation de la glycémie (pouvant causer une résistance à l’insuline)

Les traitements de la médecine classique

Jusqu’ici, les traitements médicaux proposés en cas de SOPK sont les suivants:

  • La pilule œstroprogestative qui supprime l’ovulation et diminue les taux hormonaux d’androgènes (à savoir cependant : la pilule peut aggraver ou même causer une résistance à l’insuline).
  • L’acétate de cyprotérone (ex: Androcur®) qui a une action anti-androgènique. Souvent associé à de l’éthinylestradiol micronisé comme dans la pilule Diane 35® par exemple. L’acétate de cyprotérone comporte un risque plus élevé d’accident thromboembolique et de toxicité hépatique que les autres progestatifs.
  • La metformine en cas de résistance à l’insuline ou diabète. A savoir: ce médicament peut causer des troubles digestifs et créer une déficience en vitamine B12.
  • Le citrate de clomiphène pour induire l’ovulation en cas de désir de grossesse seulement.

Il est à noter que ces traitements sont uniquement symptomatiques. C’est-à-dire qu’ils ne permettent pas de guérir du SOPK.

L’approche naturopathique en cas de SOPK

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Quant à l’approche naturopathique, il est davantage question d’optimisation de l’hygiène de vie quotidienne (nutrition, activité physique adaptée, gestion du stress, environnement…). En effet, la façon dont vous mangez, dormez, bougez et gérez votre stress a une influence non négligeable sur votre équilibre hormonal global dont celui de vos ovaires. Autrement dit, il est tout à fait possible de soutenir une ovulation régulière et d’éviter l’excès d’androgènes en cas de SOPK à l’aide d’une hygiène de vie adaptée et de moyens naturels sans prendre la pilule ou autre. A cette fin, je vous partage quelques exemples de conseils naturopathiques quand il y a eu diagnostic de SOPK (disclaimer : les exemples ici ne peuvent pas prendre pas en compte votre personne en particulier comme dans un rdv).

Exemples de conseils :

  • Mettre en place une alimentation qui soutient l’équilibre de la glycémie. Le SOPK est très souvent associé à une hyperinsulinémie ou une résistance à l’insuline. Il est donc primordial d’adapter son alimentation pour soutenir l’équilibre de la glycémie. De plus, l’hyperinsulinémie est une des causes majeures de l’hyperandrogénie en cas de SOPK.
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  • Enrichir son alimentation en aliments riches en magnésium et considérer l’ajout d’un complément en magnésium bisglycinate ou malate. Le magnésium participe à la régulation de la glycémie en plus de soutenir l’équilibre nerveux. Dans certains cas, l’associer à du myo-inositol qui est une vitamine B qui améliore la sensibilité à l’insuline en plus de réduire les hormones androgènes et de régulariser l’ovulation.
  • Penser à la supplémentation quotidienne en vitamine D3 de septembre à avril. La vitamine D participe aussi la régulation de la glycémie en plus de promouvoir une maturation saine des follicules ovariens.
  • Veiller à son apport en zinc dans l’alimentation et à sa supplémentation dans certains cas. La déficience en zinc a été corrélée scientifiquement à un risque accru de SOPK. Une étude en essai clinique a aussi prouvé ses bienfaits anti-hirsutisme. Le zinc est aussi anti-inflammatoire et soutient l’ovulation.
  • Ne surtout pas moins manger mais mieux manger pour éviter de glisser du SOPK vers l’aménorrhée hypothalamique fonctionnelle.
  • Veiller à faire le tri dans son environnement immédiat de tout ce qui peut perturber l’équilibre hormonal (perturbateurs endocriniens dans les plastiques (ex: Tupperware®), cosmétiques, produits ménagers, cigarette, pesticides…)
  • En cas de signes inflammatoires associés (problèmes digestifs, douleurs articulaires, douleurs à l’ovulation ou pendant les règles, eczéma…), veiller à adopter une alimentation anti-inflammatoire et à prendre soin de votre digestion (conseils plus spécifiques à voir selon les cas pendant un accompagnement).
woman doing yoga
  • Mettre en place des temps d’activité physique adaptée à soi dans le quotidien (marche en plein air après les repas, étirements, renforcement musculaire à l’aide de poids adaptés…)
  • En cas de stress chronique, considérer (en plus de la mise en place de mesures pour réduire le stress) la supplémentation de vitamines B méthylées.

Besoin d’un accompagnement naturopathique?

Pour terminer, sachez que je me tiens à votre disposition en tant que naturopathe pour vous aider à optimiser votre hygiène de vie quotidienne selon votre profil de SOPK. Ainsi, n’hésitez pas à prendre rdv directement sur le calendrier du site à la page RDV. Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet. D’ici-là, je vous souhaite de bien prendre soin de vous et espère que cet article vous aura déjà apporté quelque chose.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :
  • Bremer AA. Polycystic ovary syndrome in the pediatric population. Metab Syndr Relat Disord. 2010 Oct;8(5):375-94. doi: 10.1089/met.2010.0039. PMID: 20939704; PMCID: PMC3125559.
  • Trivax B, Azziz R. Diagnosis of polycystic ovary syndrome. Clin Obstet Gynecol. 2007 Mar;50(1):168-77. doi: 10.1097/GRF.0b013e31802f351b. PMID: 17304034.
  • Amato MC, Galluzzo A, Finocchiaro S, Criscimanna A, Giordano C. The evaluation of metabolic parameters and insulin sensitivity for a more robust diagnosis of the polycystic ovary syndrome. Clin Endocrinol (Oxf). 2008 Jul;69(1):52-60. doi: 10.1111/j.1365-2265.2007.03145.x. Epub 2008 Jul 1. PMID: 18034780.
  • Khadilkar SS. Polycystic Ovarian Syndrome: Is It Time to Rename PCOS to HA-PODS? J Obstet Gynaecol India. 2016 Apr;66(2):81-7. doi: 10.1007/s13224-016-0851-9. Epub 2016 Mar 11. PMID: 27046960; PMCID: PMC4818834.
  • Diamanti-Kandarakis E, Baillargeon JP, Iuorno MJ, Jakubowicz DJ, Nestler JE. A modern medical quandary: polycystic ovary syndrome, insulin resistance, and oral contraceptive pills. J Clin Endocrinol Metab. 2003 May;88(5):1927-32. doi: 10.1210/jc.2002-021528. PMID: 12727935.
  • Adeniji AA, Essah PA, Nestler JE, Cheang KI. Metabolic Effects of a Commonly Used Combined Hormonal Oral Contraceptive in Women With and Without Polycystic Ovary Syndrome. J Womens Health (Larchmt). 2016 Jun;25(6):638-45. doi: 10.1089/jwh.2015.5418. Epub 2016 Feb 12. 
  • Guler I, Himmetoglu O, Turp A, Erdem A, Erdem M, Onan MA, Taskiran C, Taslipinar MY, Guner H. Zinc and homocysteine levels in polycystic ovarian syndrome patients with insulin resistance. Biol Trace Elem Res. 2014 Jun;158(3):297-304. doi: 10.1007/s12011-014-9941-7. Epub 2014 Mar 26. PMID: 24664271.
  • Jamilian M, Foroozanfard F, Bahmani F, Talaee R, Monavari M, Asemi Z. Effects of Zinc Supplementation on Endocrine Outcomes in Women with Polycystic Ovary Syndrome: a Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled Trial. Biol Trace Elem Res. 2016 Apr;170(2):271-8. doi: 10.1007/s12011-015-0480-7. Epub 2015 Aug 28. PMID: 26315303.
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal

SPM à l’ovulation?

C’est quoi le SPM?

D’ordinaire, comme son nom l’indique, le Syndrome Prémenstruel concerne la phase prémenstruelle. Pourtant, certaines personnes subissent des symptômes de SPM en phase ovulatoire. Comment cela se fait-il? Je vous explique tout cela dans cet article.

Pour rappel, le SPM regroupe un ensemble de symptômes douloureux comme maux de tête, anxiété, seins douloureux, acné, douleurs digestives, musculaires ou articulaires et même parfois des symptômes qui rappellent ceux de l’allergie… Le SPM bien que commun n’est pas normal, c’est le signal d’un déséquilibre. Il peut être évité ou grandement diminué grâce à la naturopathie. De même il convient de savoir différencier le SPM, du molimen cataménial et du TDPM, pour ce faire, je vous renvoie à mon article « Le SPM c’est quoi et est-ce obligatoire? ».

Pourquoi il est possible d’avoir du SPM à l’ovulation?

Mais pourquoi certaines personnes subissent du SPM à l’ovulation en plus de parfois avant les règles aussi? Ces deux moments du cycle sont des moments où les œstrogènes sont en nette hausse avant de chuter. Et ce qu’il faut savoir c’est que les fortes production d’œstrogènes, quand elles ne sont pas contrebalancées par une production de progestérone, font le lit de l’intolérance à l’histamine qui est une des causes majeures du SPM, surtout quand il intervient à l’ovulation seulement, ou en plus de la phase prémenstruelle.

C’est quoi l’histamine?

C’est une molécule de signalisation de notre système immunitaire. Elle est responsable des réactions inflammatoires allergiques mais intervient aussi dans d’autres régulations physiologiques concernant l’acidité stomacale, l’ovulation et la libido. Nous avons besoin d’un peu d’histamine pour notre équilibre de santé globale mais son excès est délétère, il provoque ce qu’on appelle une intolérance à l’histamine.

Quel est le lien entre œstrogènes et histamine?

Les œstrogènes stimulent nos mastocytes à libérer de l’histamine par leur dégranulation. De plus, ils nuisent à notre capacité à éliminer l’excès d’histamine en empêchant notre enzyme Diamine Oxydase (DAO) de le faire. Enfin, ce qu’il faut savoir, c’est que plus il y a d’histamine, plus il y a d’œstrogènes et vice-versa, un cercle vicieux peut s’engendrer.

Quels sont les symptômes de SPM en lien avec les œstrogènes et l’histamine?

  • maux de tête
  • troubles de l’humeur comme anxiété, nervosité ou irritabilité
  • congestion nasale, rhume
  • problèmes digestifs comme crampes, diarrée, nausée ou aigreur d’estomac
  • douleurs articulaires
  • problèmes de peau comme démangeaison, urticaire, eczéma ou acné
  • palpitations, faible tension artérielle, vertige, fatigue
  • troubles du sommeil, insomnie
  • crampes utérines (à savoir: l’excès d’histamine peut aussi être en cause dans les douleurs de règles)
  • seins douloureux
  • gonflements, œdèmes

C’est quoi la cause de l’excès d’oestrogènes et d’histamine?

  • La pilule contraceptive car elle cause un excès d’œstrogènes
  • Une déficience enzymatique génétique en DAO et HNMT
  • Un manque de vitamine B6 qui est un cofacteur de la DAO
  • Un excès d’œstrogènes dû à un manque de progestérone ou à une difficulté à les détoxifier (par méthylation, détoxication hépatique et élimination intestinale)

Quelle est l’approche naturopathique que je conseille pour ne pas ou ne plus subir ces symptômes?

  1. Soutenir la métabolisation et l’élimination de l’excès d’oestrogènes par le foie et les intestins
  2. Faire la chasse aux xéno-œstrogènes (plastiques, cosmétiques, pesticides)
  3. Soutenir ou rééquilibrer la flore intestinale (ex: le SIBO impacte négativement la DAO et donc l’élimination de l’excès d’histamine)
  4. Soutenir la méthylation par l’apport adéquat de toutes les vitamines du groupe B
  5. Réduire ou éliminer l’alcool et les produits laitiers de vache en cause dans la stimulation des mastocytes
  6. Réduire ou éliminer, juste le temps du rééquilibrage, les aliments qui contiennent de l’histamine (surtout aliments fermentés dont kombucha, kéfir, choucroute, fromages et cacao, bouillons d’os ou de poisson, poissons fumés ou en conserve)

J’espère que cet article vous aura éclairé si vous faites partie des personnes menstruées qui subissent du SPM en phase ovulatoire. Sachez que je me tiens à votre disposition pour tous rdv naturopathiques afin de vous aider à mieux vivre votre cycle menstruel.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources:

  • Jonassen F, Granerus G, Wetterqvist H. Histamine metabolism during the menstrual cycle. Acta Obstet Gynecol Scand. 1976;55(4):297-304. doi: 10.3109/00016347609158501. PMID: 973560.
  • Martner-Hewes PM, Hunt IF, Murphy NJ, Swendseid ME, Settlage RH. Vitamin B-6 nutriture and plasma diamine oxidase activity in pregnant Hispanic teenagers. Am J Clin Nutr. 1986 Dec;44(6):907-13. doi: 10.1093/ajcn/44.6.907. PMID: 3098085.
  • Smith CJ, Leggett AM, Lefante JJ. Allergic etiology of benign fibrocystic changes of the breast. Med Hypotheses. 1987 Sep;24(1):21-8. doi: 10.1016/0306-9877(87)90043-0. PMID: 2444863.
Cycle menstruel, Equilibre hormonal

Le SPM c’est quoi et est-ce obligatoire?

Le SPM c’est quoi

Le Syndrome Prémenstruel regroupe un ensemble de symptômes désagréables et parfois mêmes handicapants que certaines personnes subissent quelques jours avant l’arrivée des règles et parfois même juste après l’ovulation pendant toute la phase lutéale. Ces symptômes sont nombreux, allant de ballonnements, migraines, nausées, irritabilité à des tensions au niveau des seins et disparaissent avec l’arrivée des règles. Les SPM est connu et commun malheureusement. Mais le SPM est-il obligatoire quand on a un cycle menstruel au naturel?

Différences entre SPM et molimen ou TDPM

Déjà, dans un premier temps, il convient de différencier le SPM du simple molimen cataménial et du lourd TDPM. En effet, si l’on entend parler souvent du SPM, on entend moins souvent parler des deux autres termes que j’ai mentionné pas vrai? Pourtant ces trois termes correspondent à trois intensités différentes de vécu de la phase lutéale/prémenstruelle. Et vous allez voir, les trois ne se valent pas et n’offrent pas du tout la même qualité de vie.

Le molimen cataménial

C’est quoi?

Molimen cataménial avant les règles

De quelques jours à une semaine avant les menstruations, nos œstrogènes et notre progestérone commencent à chuter. Avec cette chute en œstrogènes non contrebalancés par la progestérone, nos neurotransmetteurs du peps et du bonheur, la sérotonine et la dopamine, se font rares et ne sont pas remplacés par l’action anxiolytique et sédative de la progestérone. Notre progestérone est aussi diurétique, c’est à dire qu’elle permet d’éviter la rétention d’eau. C’est pourquoi, à ce moment du cycle, il peut survenir plus d’envie de sucre, une humeur plus à fleur de peau, de la rétention d’eau (se sentir gonflé(e)) et plus de fatigue, moins d’énergie. C’est ce que l’on appelle le molimen cataménial, c’est la version très soft et très vivable du SPM.

La naturopathie peut-elle aider?

Ces symptômes sont bénins et peuvent facilement être apaisés par une hygiène de vie adaptée ou ne jamais même demander vraiment de recherche de traitement ou de solutions naturelles pour certaines personnes. Le molimen, mot si peu connu devrait être appris dès les premières règles avec toutes les petites astuces faciles et naturelles d’hygiène de vie à mettre en place pour vivre ce moment du cycle en paix.

Le SPM

C’est quoi?

SPM avant les règles

Quand il s’agit de SPM, c’est une autre affaire. Les symptômes sont plus nombreux, plus intenses, durent plus longtemps et interfèrent avec la vie quotidienne. Il y a par exemple des migraines qui clouent au lit, de l’anxiété qui empêche de dormir sereinement, de l’acné qui flambe, des grosses fringales de sucre ou bien des seins tellement douloureux que l’idée de courir ou qu’on y touche fait déjà mal. Le SPM est vraiment difficile à vivre comparé au molimen cataménial.

Traitements médicaux conventionnels

Dans ces cas-là, il y a souvent recherche d’un traitement car la vie de tous les jours est trop impactée et cela se comprend! Les traitements médicaux souvent conseillés alors sont les ISRS (Inhibiteur Sélectif de la Recapture de la Sérotonine) et les pilules au Drospirenone (Yaz® et Jasmine®) qui est un progestatif qui évite la rétention d’eau (mais qui augmente le risque d’accident cardio-vasculaire par contre).

La naturopathie peut-elle aider?

D’un point de vue naturopathique, ces types de symptômes en phase lutéale/prémenstruelle peuvent être évités en adaptant son alimentation et son hygiène de vie pour équilibrer le ratio entre œstrogènes et progestérone par le soutien du travail du foie et des intestins dans la métabolisation et l’élimination de l’excès d’œstrogènes ainsi qu’une attention toute particulière portée sur l’équilibre de la glycémie et la baisse de l’inflammation chronique de bas grade.

Le SPM n’est pas obligatoire et ne devrait pas être considéré comme normal.

Le TDPM

C’est quoi?

TDPM avant les règles

Le TDPM ou Trouble Dysphorique Prémenstruel est une version beaucoup plus aggravée du SPM. Dans ce cas-là, il y a de l’humeur dépressive pouvant aller jusqu’à des pensées suicidaires, des accès de colère interférant avec la vie de famille et de travail, des douleurs débilitantes et/ou des insomnies parfois. Ce sont alors à chaque cycle des moments très difficiles à vivre que l’on ne souhaite à personne.

Traitements médicaux conventionnels

Les traitements préconisés vont des anxiolytiques, anti-dépresseurs ou ISRS aux contraceptifs oraux et agonistes à la GnRH qui suppriment l’ovulation.

La naturopathie peut-elle aider?

Ici, si votre choix est de ne pas supprimer l’ovulation, l’accompagnement naturopathique pourra aider à stabiliser les récepteurs à GABA qui sont primordiaux pour la stabilisation de l’humeur par une hygiène de vie adaptée et l’apport de certains compléments naturels. Sachez cependant que l’accompagnement naturopathique se fait sur la durée et que les changements d’hygiène de vie auront des résultats sur le long terme et non du jour au lendemain contrairement aux traitements qui suppriment l’ovulation.

Conclusion

Somme toute, le cycle menstruel au naturel ne devrait pas être une calamité à vivre et si c’est le cas, c’est le signal qu’il y a un déséquilibre. Sachez que l’hygiène de vie a un énorme impact sur le cycle et que la naturopathie peut vous aider à mieux-vivre vos cycles. J’espère que cet article vous aura appris les différentes nuances de vécu de la phase lutéale/prémenstruelle.

Je me tiens à votre disposition pour tous rendez-vous naturopathiques concernant cette phase. Vous pouvez prendre rdv sur la page « RDV en ligne« . Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet. Que la douceur du molimen soit avec vous!

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources:

  • Yonkers KA, O’Brien PM, Eriksson E. Premenstrual syndrome. Lancet. 2008 Apr 5;371(9619):1200-10. doi: 10.1016/S0140-6736(08)60527-9. PMID: 18395582; PMCID: PMC3118460.
  • Prior JC, Konishi C, Hitchcock CL, Kingwell E, Janssen P, Cheung AP, Fairbrother N, Goshtasebi A. Does Molimina Indicate Ovulation? Prospective Data in a Hormonally Documented Single-Cycle in Spontaneously Menstruating Women. Int J Environ Res Public Health. 2018 May 18;15(5):1016. doi: 10.3390/ijerph15051016. PMID: 29783630; PMCID: PMC5982055.
  • Reid RL, Soares CN. Premenstrual Dysphoric Disorder: Contemporary Diagnosis and Management. J Obstet Gynaecol Can. 2018 Feb;40(2):215-223. doi: 10.1016/j.jogc.2017.05.018. Epub 2017 Nov 11. PMID: 29132964.
  • F. Bianchi-Demicheli. Le trouble dysphorique prémenstruel : diagnostic et stratégie thérapeutique. Rev Med Suisse 2006; volume 2. 31044.
  • Jamel TURKY MD. Les Troubles Psychiques Périmenstruels. Revue de Littérature Multidisciplinaire. Document Code OP.0018. http://arabpsynet.com/Archives/OP/OP.Turky.PMS.htm
Conseil santé, Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité, symptothermie

Ovulation signe de santé

L’ovulation, signe de fertilité mais aussi de santé

L’ovulation, c’est bon pour la santé. Ovuler régulièrement de la puberté à la ménopause n’est pas qu’un signe de fertilité, c’est avant tout un signe d’équilibre de santé, d’équilibre hormonal global. L’ovulation régulière prévient même de nombreuses maladies souvent associées aujourd’hui à la ménopause. Si bien que l’Académie Américaine de Pédiatrie et l’Université Américaine d’Obstétrique et de Gynécologie (ACOG) proposent d’inclure l’observation du cycle menstruel dans les signes vitaux pour évaluer l’état de santé général.

Les femmes bénéficient de 35 à 40 années de cycles ovulatoires, pas uniquement pour leur fertilité mais aussi pour prévenir de l’ostéoporose, de l’AVC, d’Alzheimer, des maladies cardiaques et du cancer du sein.

Dr Jerilynn Prior

Que disent les recherches scientifiques?

L’endocrinologue Dr Jerielynn Prior est la première spécialiste de santé à avoir effectué de nombreuses recherches qui ont prouvé qu’une ovulation régulière est gage de santé actuelle et futur. Voici ce que ses études et recherches ont démontré en quelques points clés :

L’ovulation est bonne pour la santé des os

Si les œstrogènes sont aujourd’hui largement reconnus par la communauté scientifique pour leur rôle dans la santé osseuse, la progestérone naturelle que l’on produit après l’ovulation ne l’est pas encore à sa juste valeur. Or des études ont prouvé non seulement que notre production endogène de progestérone permet la construction et le maintien d’os solides durant nos années fertiles mais aussi prévient la perte de densification osseuse liée à la ménopause. Même un seul cycle anovulatoire fait perdre de la densité osseuse. La progestérone produite grâce à l’ovulation est donc une hormone critique dans la santé osseuse.

L’ovulation est bonne pour prévenir du cancer du sein

La progestérone produite suite à l’ovulation rend les cellules mammaires plus matures et moins à risques de causer un cancer. C’est aussi pourquoi les grossesses font baisser le risque du cancer du sein. Le corps produit de forts taux de progestérone pendant la grossesse.

L’ovulation est bonne pour la santé cardiovasculaire

La progestérone produite suite à l’ovulation est anti-inflammatoire, augmente le métabolisme et améliore la fluidité du sang contrairement aux œstrogènes qui en excès favorisent les caillots sanguins. Les progestatifs de synthèse n’ont pas ces effets.

L’ovulation pour la santé cérébrale

Mais il faut aussi savoir que la progestérone est neuroprotectrice, elle protège par exemple de la maladie d’Alzheimer. Ainsi ovuler régulièrement et produire ainsi de la progestérone chaque cycle est bon pour notre santé cérébrale actuelle et futur.

L’ovulation pour l’équilibre hormonal

Outre tous ces effets protecteurs sur notre santé, l’ovulation est signe aussi d’équilibre hormonal. Une étude de 2017 intitulée « Ovulation, signe de santé » a mis en évidence l’absence d’ovulation comme étant le signe de beaucoup de nombreuses pathologies comme le SOPK (Syndrome des ovaires polykystiques), l’hypothyroïdie, les tumeurs de l’hypophyse… Elle conclut que savoir s’il y a ovulation régulière devrait être pris en compte comme un outil puissant par les personnes menstruées et le corps médical pour évaluer l’équilibre de santé.

Conclusion

Somme toute, voici pourquoi l’ovulation n’est pas qu’un processus naturel dont on devrait ne se soucier uniquement que s’il y a désir de grossesse. Parce que l’ovulation, c’est avant tout bon pour la santé. Et sachez que sauf exception, l’ovulation est supprimée totalement ou inhibée sous contraceptifs hormonaux. Il n’y a que le stérilet au cuivre et la méthode de la Symptothermie Moderne qui n’entravent pas du tout l’ovulation. Si vous désirez savoir ce qui peut nuire à l’ovulation, n’hésitez pas à lire mon article « Qu’est-ce qui peut nuire à l’ovulation?« .

Besoin d’aide?

Vous aimeriez savoir si vous ovulez régulièrement autrement qu’avec des tests d’ovulation? La Symptothermie est une méthode qui permet de le faire naturellement grâce à la prise de température au réveil. Un seul rdv avec moi en tant que conseillère de la méthode suffit pour vous apprendre tout ce qu’il faut savoir pour observer vos cycles finement et savoir objectivement si vous ovulez (sauf si c’est dans un but contraceptif, auquel cas il faudra plus d’un rdv pour s’assurer de la rigueur d’application de la méthode). Aussi, en tant que naturopathe, je suis aussi à votre disposition pour vous apprendre comment vous pouvez promouvoir naturellement l’ovulation par la mise en place d’une hygiène de vie adaptée à votre profil et vos valeurs.

La prise de rdv est possible directement sur le site à la page « Rdv en ligne« . Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :

  • Committee Opinion No. 651 Summary: Menstruation in Girls and Adolescents: Using the Menstrual Cycle as a Vital Sign. Obstet Gynecol. 2015 Dec;126(6):1328. doi: 10.1097/AOG.0000000000001210. PMID: 26595581.
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and Bone Health, Originally published April 2009, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and Breast Health, Originally published July 2009, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and The Heart, Originally published February 2010, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
  • Singh M, Su C. Progesterone and neuroprotection. Horm Behav. 2013;63(2):284-290. doi:10.1016/j.yhbeh.2012.06.003.
  • Vigil P, Lyon C, Flores B, Rioseco H, Serrano F. Ovulation, a sign of health. Linacre Q. 2017 Nov;84(4):343-355. doi: 10.1080/00243639.2017.1394053. Epub 2017 Nov 27. PMID: 29255329; PMCID: PMC5730019.
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, symptothermie

Progestérone versus progestatifs

A ce jour, la confusion entre progestatifs et progestérone est souvent faite. Pourtant, les progestatifs et la progestérone ne sont pas à cofondre. D’abord parce que les progestatifs sont des molécules de synthèse. Ils sont créés artificiellement pour les contraceptifs hormonaux ou le traitement hormonal substitutif de la ménopause. Ensuite parce que la progestérone est produite naturellement. En effet elle est surtout produite en quantité chez les femmes (ou personnes menstruées) après l’ovulation et pendant la grossesse. Mais, elle est aussi produite en petite quantité naturellement au niveau de nos glandes surrénales à tout âge et peu importe notre sexe.

Progestérone et progestatifs c’est pareil pour notre santé?

Tout d’abord sachez que, notre progestérone naturelle a des bénéfices pour notre santé globale qui vont bien au-delà du maintien à terme d’une grossesse. En revanche, les progestatifs n’ont pas ces effets. Effectivement, la structure chimique des progestatifs est différente de celle de la progestérone naturelle. C’est pour cela que leurs interactions avec nos récepteurs hormonaux sont différentes et n’ont pas le même impact sur notre santé.

Les progestatifs androgéniques

Notons aussi qu’il y a plusieurs types de progestatifs alors qu’il n’y a qu’une progestérone naturelle. D’autre part, sachez que les progestatifs utilisés dans les pilules micro-dosées et les stérilets hormonaux sont androgéniques. C’est-à-dire qu’ils sont issus de la testostérone.

Comme vous le voyez sur ce schéma ci-dessus, le progestatif lévonorgestrel ressemble davantage à la testostérone qu’à la progestérone. C’est pourquoi ce progestatif a un fort potentiel androgénique. C’est-à-dire qu’il peut causer des effets secondaires comme de l’acné ou une augmentation de la pilosité par exemple.

Différences fondamentales avec la progestérone

Les différences fondamentales entre les progestatifs de synthèse comme le lévonorgestrel et la progestérone naturelle sont multiples. Je vous les ai réunies dans ce tableau ci dessous :

Différences entre progestatifs et progestérone

Comme vous pouvez le constater, la progestérone a des effets bénéfiques sur notre santé globale que n’ont pas les progestatifs. Partant de ce fait, on peut conclure que notre production de progestérone naturelle est bonne pour la santé. Somme toute, sachez qu’une ovulation régulière permet de produire de la progestérone en quantité. Aussi, n’hésitez pas à lire mon article « Pourquoi ovuler c’est bon pour la santé » si vous désirez en savoir plus.

Besoin d’un rdv pour soutenir votre santé hormonale?

Vous désirez apprendre la Symptothermie pour observer à chaque cycle de manière naturelle et rigoureuse si vous ovulez bel et bien? Ou alors vous désirez être accompagné(e) pour rééquilibrer votre cycle menstruel au naturel grâce à la naturopathie? N’hésitez pas à prendre rdv avec moi, je suis formée et parée pour vous aider!

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :

  • Mario Barbagallo, Ligia J. Dominguez, Giuseppe Licata, Jie Shan, Li Bing, Edward Karpinski, Peter K. T. Pang, and Lawrence M. Resnick. Vascular Effects of Progesterone, Role of Cellular Calcium Regulation, Originally published1 Jan 2001https://doi.org/10.1161/01.HYP.37.1.142, Hypertension. 2001;37:142–147.
  • Dal’Ava N, Bahamondes L, Bahamondes MV, de Oliveira Santos A, Monteiro I. Body weight and composition in users of levonorgestrel-releasing intrauterine system. Contraception. 2012 Oct;86(4):350-3. doi: 10.1016/j.contraception.2012.01.017. Epub 2012 Mar 23. PMID: 22445431.
  • Napolitano A, Zanin R, Palma F, Romani C, Grandi G, Di Carlo C, Cagnacci A. Body composition and resting metabolic rate of perimenopausal women using continuous progestogen contraception. Eur J Contracept Reprod Health Care. 2016;21(2):168-75. doi: 10.3109/13625187.2015.1079610. Epub 2015 Aug 25. PMID: 26305596.
  • Linn ES. Clinical significance of the androgenicity of progestins in hormonal therapy in women. Clin Ther. 1990 Sep-Oct;12(5):447-55. PMID: 2268868.
  • Lieberman A, Curtis L. In Defense of Progesterone: A Review of the Literature. Alternative Therapies in Health and Medicine. 2017 Nov;23(6):24-32.
  • Asi N, Mohammed K, Haydour Q, et al. Progesterone vs. synthetic progestins and the risk of breast cancer: a systematic review and meta-analysis. Syst Rev. 2016;5(1):121. Published 2016 Jul 26. doi:10.1186/s13643-016-0294-5
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and Bone Health, Originally published April 2009, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and Breast Health, Originally published July 2009, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and The Heart, Originally published February 2010, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité, symptothermie

Contraception et santé, Mirena ou Microval

Le choix de contraception est aussi une question de santé. La pilule Microval® et le stérilet Mirena® sont toutes deux des contraceptions composées unique du progestatif lévonorgestrel. Sont-elles des contraception parfaite pour la santé?

Mirena et Microval, contraception et ovulation

Dans l’article du blog précédent « Est-ce qu’on ovule sous pilule?« , je vous expliquais qu’avec les pilules micro-progestatives au lévonorgestrel comme Microval®, il y a 40% de chances que votre corps puisse continuer d’ovuler sans rien retirer à l’efficacité contraceptive. Sachez que pour le stérilet hormonal au lévonorgestrel comme Mirena® , la capacité d’ovuler est encore plus préservée. Une étude a en effet prouvé que si la première année suivant la pose de ce stérilet, l’ovulation est supprimée dans 85% des cycles, elle ne l’est que de 15% dans les cycles des années suivantes. Ces contraceptions sont elles donc bénéfiques pour la santé?

Ovulation, santé et contraception

Pour rappel, l’ovulation est bénéfique pour la santé et ne se réduit pas qu’à son rôle dans la fertilité. En effet, l’estradiol et la progestérone que l’on produit de manière équilibrée dans un cycle ovulatoire sont bénéfiques pour la peau, les cheveux, l’équilibre de la glycémie, le métabolisme, la thyroïde… Si vous désirez en savoir plus, n’hésitez pas à lire mon article « Ovulation signe de santé« . Partant de ce constat, une contraception qui préserve l’ovulation est meilleure pour la santé.

Mais alors, si ces pilules et ce stérilet peuvent laisser possible l’ovulation, sont-il la panacée pour allier contraception et santé?

Mirena et Microval contraception santé ?

Non, car la pilule comme Microval® ou le stérilet Mirena® sont avant tout un concentré de progestatif de synthèse, ici le lévonorgestrel. Et bien que les progestatifs de synthèse aient pour but de reproduire l’effet biologique de la progestérone naturelle endogène, aucun ne reproduit exactement tous les effets biologiques de l’hormone naturelle. De plus, le lévonorgestrel est en fait issu de la testostérone. Il a donc un fort effet androgénique alors que notre progestérone a l’effet inverse, en plus d’être un anti-inflammatoire naturel.

Effets secondaires sur la santé de ces contraceptions

La conséquence possible de ces contraceptions? Des effets secondaires symptomatiques d’hyperandrogénie chez la femme comme de l’acné, de l’alopécie (perte de cheveux) ou encore de l’hirsutisme. Les autres effets indésirables répertoriés vont de la formation de kystes ovariens à la dépression en passant par l’anxiété accrue. Mais aussi, pour ce qui est du stérilet, des risques d’infections vaginales comme des mycoses à répétition par déséquilibre de la flore vaginale.

Conclusion

Il faut savoir qu’aucun contraceptif n’est jamais sans risques ou effets secondaires. C’est pourquoi je me suis formée à la Symptothermie qui est une méthode naturelle d’auto-observation fine, rigoureuse et objective du cycle menstruel naturel pour définir la période fertile, d’abord par choix personnel puis par envie de transmettre. Cette méthode peut allier contraception et santé. En tant que naturopathe et conseillère de cette méthode, je suis à votre disposition pour vous apprendre à équilibrer votre cycle au naturel et gérer votre fertilité sans risque d’effets secondaires nocifs pour la santé, si vous le désirez.

Envie d’apprendre la Symptothermie ?

Vous pouvez prendre rdv directement via le site à la page « Rdv en ligne« . Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet.

Prenez bien soin de vous,

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :

  • Kailasam C, Cahill D. Review of the safety, efficacy and patient acceptability of the levonorgestrel-releasing intrauterine system. Patient Prefer Adherence. 2008;2:293-302. Published 2008 Feb 2. doi:10.2147/ppa.s3464
  • Jenna Janiga Lullo, Elizabeth Ethington, Ashish Arshanapalli, Jeave Reserva, Angela Jiang, William Adams, Scott Graziano, Rebecca Tung, Incidence of androgenic dermatologic side effects following placement of a levonorgestrel intrauterine device for menorrhagia: A survey-based study, Journal of the American Academy of Dermatology, Volume 79, Issue 2, 2018, Pages 364-365, ISSN 0190-9622, https://doi.org/10.1016/j.jaad.2017.12.051.
  • Vrettakos C, Bajaj T. Levonorgestrel. [Updated 2020 May 30]. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2020 Jan-. Available from: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK539737/
  • Skovlund CW, Mørch LS, Kessing LV, Lidegaard Ø. Association of Hormonal Contraception With Depression. JAMA Psychiatry. 2016 Nov 1;73(11):1154-1162. doi: 10.1001/jamapsychiatry.2016.2387. Erratum in: JAMA Psychiatry. 2017 Jul 1;74(7):764. PMID: 27680324.
  • Donders GGG, Bellen G, Ruban K, Van Bulck B. Short- and long-term influence of the levonorgestrel-releasing intrauterine system (Mirena®) on vaginal microbiota and Candida. J Med Microbiol. 2018 Mar;67(3):308-313. doi: 10.1099/jmm.0.000657. Epub 2018 Jan 29. PMID: 29458551.
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité

Est-ce qu’on ovule sous pilule?

L’ovulation est un processus physiologique du cycle menstruel naturel qui correspond au moment où le follicule dominant dans l’ovaire rompt pour expulser l’ovule mature prêt pour une possible fécondation. L’ovulation est un signe de fertilité et de santé durant nos années fertiles. La question à laquelle je vais vous répondre dans cet article est une question qui m’a déjà été posée: Ovule-t-on sous pilule?

Mais est-ce qu’on ovule sous pilule?

Est ce qu’on ovule sous pilule?

Dans la majorité des cas non, mais cela dépend des pilules. De fait, le premier but de la pilule c’est de nous rendre infertiles pour éviter les grossesses non désirées. En ce sens, évidemment que nous empêcher d’ovuler est un moyen de nous empêcher d’être fertiles. Mais selon les pilules, ce n’est simplement pas toujours comme cela qu’elles tendent à nous rendre infertiles. Il y au aujourd’hui deux types de pilules sur le marché: les pilules œstroprogestatives et les pilules progestatives. Laissez-moi vous décrire comment elles fonctionnent pour mieux comprendre tout cela. Vous trouverez aussi comme d’habitude en fin d’article toutes les études ou diverses sources qui appuient mes propos.

Est ce qu’on ovule sous pilule combinée?

Les pilules pilules combinées sont œstroprogestatives. C’est-à-dire qu’elles contiennent comme leur nom l’indique un œstrogène et un progestatif de synthèse. Celles-ci empêchent clairement l’ovulation car elle bloque l’axe gonadotrope naturel par rétro-contrôle négatif, c’est-à-dire que leurs hormones de synthèse empêchent notre cerveau de commander à nos ovaires de produire leurs propres hormones. Mais ces pilules ne font pas que ça pour nous rendre infertiles. En fait, elles ont trois actions principales que le corps médical appelle le « triple verrou contraceptif »:

  • Elles bloquent l’ovulation,
  • Elles bloquent la production de fluide fertile en rendant notre glaire cervicale trop épaisse et donc infertile,
  • Et elles bloquent le développement de l’endomètre (muqueuse utérine) le rendant trop fin pour permettre la nidation (début du développement de grossesse).

Il en existe aujourd’hui 4 générations en fonction du type et de la quantité d’hormones de synthèse contenues dedans. Toutes ont la même efficacité contraceptive mais toutes comportent aussi leurs effets secondaires et surtout une augmentation du risque d’AVC (accident vasculaire cérébral ischémique), d’infarctus du myocarde et d’événement tromboembolique veineux (caillot qui obstrue la circulation sanguine) reconnue par la HAS (Haute Autorité de Santé). Les 3ème et 4èmes générations comportent plus de risques que les premières sur ce point.

Voici une liste non exhaustive de marques de pilules œstroprogestatives: Triella® (1ère génération), Minidril®, Adepal®, Trinordiol® (2ème génération), Carlin®, Desobel Ge®, Daily Ge® (3ème génération), Jasmine®, Jasminelle®, Yaz®, Zoely® (4ème génération).

Est-ce qu’on ovule sous pilule micro-dosée?

Les pilules micro-dosées, quant à elles, contiennent uniquement des progestatifs de synthèse et sont prises en continu. Certaines de ces pilules bloquent l’ovulation et d’autres non. Il existe plusieurs types de progestatifs de synthèse et tous n’ont pas les mêmes effets globaux. Les plus connus sont le désogestrel et le lévonorgestrel.

  • Les pilules contenant du désogestrel suppriment l’ovulation comme les pilules œstroprogestatives. Elles épaississent aussi la glaire cervicale la rendant infertile, c’est-à-dire impénétrable par les spermatozoïdes. Cérazette® et Optimizette® sont des pilules progestatives au désogestrel.
  • Les pilules contenant du lévonorgestrel par contre ne bloquent l’ovulation que dans 60% des cas maximum. Elles ont surtout un effet contraceptif en épaississant la glaire cervicale aussi, et par la prise continue, rendent l’endomètre trop peu développé pour permettre la nidation. Microval® est une pilule progestative au lévonorgestrel.

Ces types de pilules sont-elles la panacée? Non, car en plus d’avoir le potentiel de tous les effets secondaires inhérents à la pilule, elles sont toutes deux androgéniques augmentant le risque d’alopécie (perte de cheveux) et d’acné. En effet les progestatifs de synthèse n’ont rien à voir avec notre progestérone endogène produite grâce à l’ovulation qui elle a un effet anti-androgénique et empêche ainsi la formation d’acné ou l’hyperandrogénie. C’est aussi pour cela que promouvoir l’ovulation par une hygiène de vie adaptée est un moyen naturel de traiter le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques).

Conclusion

Alors à la question « Ovule-t-on sous pilule? », je répondrais qu’en somme non, à l’exception de certaines personnes sous Microval® ou autres pilules progestatives au lévonorgestrel par exemple. La prise de pilule doit rester un choix personnel et non une obligation. Il existe d’autres moyens de gérer sa contraception qui n’implique pas d’effets secondaires ou de blocage de l’ovulation si primordiale pour notre santé globale comme l’apprentissage de la Symptothermie par exemple. Cette méthode permet aussi par son observation fine et factuelle de ses cycles de prendre conscience des fluctuations hormonales qui s’opèrent dans son corps et même de l’impact de notre hygiène de vie de tous les jours sur nos cycles (stress, sommeil, alimentation…).

Envie d’apprendre la Symptothermie?

Envie d’apprendre cette méthode en toute sécurité? N’hésitez pas à prendre rdv, je serai ravie de vous accompagner pour que vous puissiez mieux comprendre et prendre soin de votre corps! Vous pouvez prendre rdv directement sur le site à la page « Rdv en ligne« . Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet.

Margot-Hélène Piquenot, votre naturopathe menstruée et passionnée

Sources:

  • https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2012-12/contraceptis_oraux_3_g_fiche_bum.pdf, « , « BON USAGE DU MÉDICAMENT Contraceptifs oraux estroprogestatifs : préférez les «pilules» de 1re ou 2e génération », HAS, 2012, PDF lu en ligne le 14 novembre 2020.
  • Milsom I, Korver T. Ovulation incidence with oral contraceptives: a literature review. J Fam Plann Reprod Health Care. 2008 Oct;34(4):237-46. doi: 10.1783/147118908786000451. PMID: 18854069.
  • Graves, Katelyn Y. PhD; Smith, Benjamin J. PA-C, DFAAPA; Nuccio, Brigitta C. MPAS, PA-C Alopecia due to high androgen index contraceptives, Journal of the American Academy of Physician Assistants: August 2018 – Volume 31 – Issue 8 – p 20-24 doi: 10.1097/01.JAA.0000541476.24116.c4
  • Bosanac SS, Trivedi M, Clark AK, Sivamani RK, Larsen LN. Progestins and acne vulgaris: a review. Dermatol Online J. 2018 May 15;24(5):13030/qt6wm945xf. PMID: 30142728.