Cycle féminin, Cycle menstruel, symptothermie

La pilule et le cancer du sein

C’est le mois d’octobre, la prévention contre le cancer du sein bat son plein. Quand on sait que c’est le cancer le plus fréquent et qu’il représente la première cause de décès chez les femmes, on ne peut qu’être en faveur de toute action de prévention en vue de maximiser les chances d’éviter à n’importe quelle personne de vivre cette maladie et d’en mourir. Mais la prévention ne se réduit pas au dépistage. La prévention primaire pour rappel, c’est avant tout diminuer les causes et les facteurs de risques dans l’hygiène de vie.

Saviez-vous que la pilule contraceptive est un facteur de risque du cancer du sein?

Si le cancer du sein est une maladie multi-factorielle, il me semblait important de vous rappeler aujourd’hui que la pilule contraceptive fait partie des facteurs de risque. Pourquoi? Parce que ce facteur de risque est bien souvent minimisé si ce n’est tu alors que de nombreuses études ont bel et bien prouvé son existence. Les arguments pour minimiser le facteur cancérogène des pilules contraceptives se basent sur le fait que le risque, même s’il existe, est jugé minime par rapport aux bénéfices de contrôle des naissances et de baisse du risque de développer un cancer des ovaires et de l’utérus. Sachez que la pilule est aussi un facteur de risque des maladies cardio-vasculaires et du cancer du foie et du col de l’utérus sinon. C’est à se demander si l’on doit choisir entre le cancer du sein ou d’autres maladies mortelles pas vrai?

Il me semblait important de rappeler que l’augmentation de l’incidence du cancer du sein coïncide avec l’avènement de la prise généralisée de la pilule contraceptive. De même, l’incidence du cancer du sein est six fois plus importante que celles du cancer des ovaires et de l’utérus confondus. C’est le cancer le plus fréquent, ne devrait-on pas dès lors s’attarder sur tous ses facteurs de risques? Depuis les années 80, des études ne cessent de démontrer les effets cancérigènes de la pilule contraceptive. Pourquoi ne sont-elles alors pas mises en lumière?

De nombreuses études scientifiques ont démontré le lien entre pilule et cancer du sein.

Laissez-moi vous faire un petit résumé de ce que ces études en questions ont prouvé au fil des années (vous trouverez les sources en fin d’article):

  • Les jeunes femmes qui utilisent la pilule avant de tomber enceinte ont un risque élevé de développer un cancer du sein. D’autant plus si la prise dure plus de quatre ans avant la première ou l’unique grossesse.
  • L’association entre cancer du sein et pilule contraceptive augmentent avec le nombre d’années de prise de pilule. Le risque est de plus en plus élevé avec les années de prise qui s’accumulent.
  • Les femmes qui ont pris la pilule et qui en plus prennent un traitement hormonal substitutif à la ménopause sont plus à risque de développer un cancer du sein.
  • Les pilules combinées comme les pilules à progestatifs sont des facteurs de risques, même s’il y a aujourd’hui plus d’études qui incriminent les pilules combinées.
  • Le Centre International de Recherches sur le Cancer (CIRC) a classé les pilules combinées (œstroprogestatives) comme des cancérigènes de classe 1.
source: extrait tableau de classification du CIRC par localisations cancéreuses du site http://www.cancer-environnement.fr

Si les risques cancérogènes du traitement hormonal substitutif de la ménopause sont aujourd’hui plus communiqués et admis, les risques cancérogènes des pilules contraceptives ne le sont pas vraiment. Pourtant les tissus mammaires en plein développement des jeunes filles après leur ménarche (premières règles) sont très sensibles aux effets des cancérogènes. Si la ou les grossesses sont reconnus comme protection contre le cancer du sein c’est aussi parce que durant la grossesse, les cellules mammaires continuent de se développer grâce à la production endogène de progestérone. La prise de pilule a certes des avantages, mais elle n’est pas sans risques et il me semblait important de le rappeler en ce mois d’octobre rose.

Il y a d’autres solutions que la pilule contraceptive ou les hormones de synthèse pour éviter les grossesses non désirées. Les jeunes filles peuvent apprendre comment fonctionne leur cycle et ne sont pas obligées de risquer le cancer du sein. La symptothermie c’est fait pour ça par exemple. De même, en naturopathie, l’éducation de santé est au coeur de la prévention primaire, il est possible d’apprendre comment prendre soin de soi au quotidien selon ses valeurs et ses possibilités. Que ce soit pour la santé et l’éducation de vos filles ou pour apprendre comment gérer votre fertilité sans hormones de synthèse et sans peur constante de tomber enceinte, n’hésitez pas à prendre rdv, je serais honorée de pouvoir vous accompagner.

Margot-Hélène Piquenot,

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Sources:

  • V. Cogliano et al., “Carcinogenic- ity of Combined Oestrogen-Progestagen Contraceptives and Menopausal Treat- ment,” IARC Monograph Working Group, Lancet Oncology 6 (2005): 552–554
  • “Risk of Idioipathic Cardiovascular Death and Nonfatal Venous Throm- boembolism in Women Using Oral Contraceptives with Differing Progestagen Components,” Lancet 346 (1995): 1589–1593
  • E. White et al., “Breast Cancer Among Young U.S. Women in Relation to Oral Contraceptive Use,” Journal of the National Cancer Institute 86 (1994): 505–514
  • “A Case- Control Study of Oral Contraceptive Use and Incident Breast Cancer,” American Journal of Epidemiology 169 (2009): 473–479; C. Sweeney et al.
  • “Risk Factors for Breast Cancer Among Young Women in Southern Iran,” International Journal of Cancer 129 (2011)
  • L. Rushton and D.R. Jones, “Oral Contra- ceptive Use and Breast Cancer Risk: A Meta-analysis of Variations with Age at Diagnosis, Parity and Total Duration of Oral Contraceptive Use,” British Journal of Obstetrics and Gynecology 99 (1992): 239–246
  • “Oral Contraceptives and Breast Cancer. Review and Meta-analysis,” Cancer 66 (1990): 2253–2263; E. Lund et al., “Hormone Replacement Therapy and Breast Cancer in Former Users of Oral Contraceptives: The Norwegian Women and Cancer Study,” International Journal of Cancer 121 (2007)
  • “The IARC Commitment to Cancer Prevention: The Example of Papillomavirus and Cervical Cancer,” Recent Results Cancer Research 166 (2005): 277–297
  • Cogliano et al., “Carcinogenicity of Combined Oestrogen-Progestagen Con- traceptives and Menopausal Treatment”
  • R. Sitruk-Ware, “Side Effects of Third Generation Progestins,” Contraception, Fertilité, Sexualité 21 (1993): 295–300
  • M. Forouzarfar et al., “Breast and Cervical Cancer in 187 Countries between 1980 and 2010,” Lancet 378 (2011): 1461–1484
  • P.A. Wingo et al., “Age-Specific Differences in the Relationship between Oral Contraceptive Use and Breast Cancer,” Cancer 71 (1993): 1506–1517
  • C. Kahlenborn et al., “Oral Contraceptive Use as a Risk Factor for Pre- menopausal Breast Cancer: A Meta-analysis,” Mayo Clinic Proceedings 81 (2006): 1290–1302
  • D.J. Hunter et al., “Oral Contraceptive Use and Breast Cancer: A Prospective Study of Young Women,” Cancer Epidemiology, Prevention and Biomarkers 19 (2010): 2496–2502
  • Mugi Wahidin,  Ratna Djuwita, and  Asri Adisasmita, Oral Contraceptive and Breast Cancer Risks: a Case Control Study in Six Referral Hospitals in Indonesia, Asian Pac J Cancer Prev. (2018); 19(8): 2199–2203
  • Rebecca Peck & Charles Norris (2012) Significant Risks of Oral Contraceptives (OCPs): Why This Drug Class Should Not Be Included in a Preventive Care Mandate, The Linacre Quarterly, 79:1, 41-56
Conseil santé

Prévention du cancer du sein 🎀

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🙋‍♀️En ce mois dédié à la prévention du cancer du sein, il m’apparaît important de consacrer un partage éducatif sur le sujet. Puisque la naturopathie est avant tout de l’éducation et de la prévention de santé, aujourd’hui je vous parle de ce qui favorise le risque de développer un cancer du sein et ce qui est à votre portée au quotidien pour réduire tous risques.

🧠Ce qui est important à comprendre en premier lieu, c’est que tout ce qui sous-tend l’excès d’œstrogènes favorise le développement de cellules cancéreuses au niveau des seins. Ainsi, même si vous avez fait un test d’ADN et que vous portez les gènes incriminés BRCA1 et 2, ayez conscience que c’est votre hygiène de vie qui aura le dernier mot quant à leur activation avant de choisir l’option radicale préventive de vous faire subir une ablation des seins comme Angelina Jolie. Rappelez-vous aussi l’importance de la progestérone naturelle produite après l’ovulation pour prévenir des cancers des organes féminins. Favoriser l’équilibre naturel du cycle menstruel, c’est aussi prévenir du cancer du sein.

⚠️Maintenant faisons un focus sur les facteurs de risque et ce qui est à votre portée pour les éviter :

– l’alcool : en plus d’augmenter les œstrogènes, de malmener la gestion de l’insuline et le foie, l’alcool vole certains nutriments essentiels pour aider le corps à lutter contre le cancer (vitamines B dont folate surtout, puis C et A). Réduire ou supprimer l’alcool est un choix à considérer.

– la prise de pilule : en empêchant votre ovulation naturelle, elle empêche la production de progestérone naturelle qui contrebalance les œstrogènes. La progestérone de synthèse ne protège pas du cancer du sein et la pilule favorise la dominance en œstrogènes. D’autres options comme le stérilet au cuivre ou la Symptothermie sont à considérer pour gérer votre fertilité.

– la surcharge pondérale : les cellules graisseuses favorisent la production d’œstrogènes et, de ce fait, augmente le risque d’excès d’œstrogènes et le développement de cellules cancéreuses. Favoriser un poids santé est à considérer pour éviter ce risque.

– les perturbateurs endocriniens : phtalates, bisphenol A, COV, parabènes, triclosan, nanoparticules… Autant de substances chimiques qui font la guerre à vos hormones que vous pouvez éviter en choisissant des cosmétiques bio à 100%, des produits ménagers écologiques, des aliments bio, de ne jamais rien chauffer dans du plastique, ni fumer.

– le manque de sommeil : la faible production de mélatonine (hormone du sommeil) augmente le risque de développer un cancer du sein. À l’inverse, avoir son quota de sommeil récupérateur augmente la production de mélatonine qui aide le corps à éliminer l’excès d’œstrogènes. La lumière bleue des écrans diminue la production de mélatonine et retarde l’endormissement. Bien dormir et dormir assez, c’est se donner la chance de prévenir moult troubles dont le cancer du sein.

– l’inactivité physique : son manque est associé au risque de développer le cancer du sein. Une activité physique régulière et adaptée permet de retrouver ou maintenir un poids santé en plus d’activer le foie et les intestins qui éliminent les œstrogènes en excès.

Enfin, je ne le vous dirai jamais assez, l’équilibre entre œstrogènes et progestérone naturels est le pilier de la santé hormonale et globale des femmes. Et comme une femme éduquée est une femme qui a plus de chance de vivre en santé, j’espère avoir contribué à vous éclairer.
Prenez soin de vous, découvrez les conditions de VOTRE santé 🌸.

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie