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Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal

Le SOPK c’est quoi?

Le SOPK est un trouble hormonal qui touche plus de 100 millions de femmes dans le monde entier. De fait, c’est une des causes majeures d’irrégularité menstruelle et de problème de fertilité.

C’est quoi exactement le SOPK?

Le SOPK ou syndrome des ovaires polykystiques est une pathologie qui empêche les follicules ovariens de mûrir jusqu’au stade ovulatoire. En conséquence, l’ovulation se fait tardivement ou pas du tout et cela rend les règles irrégulières ou absentes.

Kystes?

Ne vous méprenez pas cependant par le nom de ce syndrome. Il ne s’agit pas d’une maladie provoquant des kystes à répétition. En fait, il est question de follicules, sortes de petites poches qui contiennent les ovules sur les ovaires, et non de kystes. Ce qu’il faut retenir, c’est que dans ce syndrome, aucun follicule n’atteint le stade ovulatoire régulièrement. Il reste donc en général une dizaine (ou plus) de larges follicules très longtemps. Ils sont visibles dans une échographie. Ces follicules peuvent donner l’aspect d’un « collier de perles » sur l’ovaire. Mais sachez qu’il est possible de souffrir du SOPK sans même avoir les follicules dans cet état-là! De fait, le SOPK ne se diagnostique pas du tout par une simple échographie pelvienne ou endovaginale.

Echographie montrant les follicules en « collier de perles » dans l’ovaire. Source : Abdominal Radiology 2018, The ovarian “string-of-pearls” sign, Janardhana Ponnatapura, R. Dyer, J. Ou

Comment se fait le diagnostic du SOPK?

D’abord, sachez que le nom de ce syndrome fait aujourd’hui débat dans la littérature scientifique. En effet, non seulement il porte à confusion. Mais de plus, il ne met en avant qu’un seul critère de diagnostic non significatif. De fait, il est tout à fait possible d’avoir les follicules en « collier de perles » avec une ovulation régulière sans aucun trouble hormonal. Ensuite, ce syndrome comporte en fait une collection de symptômes qui ne se réduisent pas qu’au trouble ovulatoire au niveau des ovaires. Mais du coup, comment ce syndrome est-il diagnostiqué? Alors à l’heure actuelle, les critères les plus retenus pour son diagnostic sont « les critères de Rotterdam ». Ainsi, pour avoir le diagnostic de SOPK, il faut avoir au moins deux des critères suivants (en sachant que les deux premiers sont les plus probants) :

  • Oligo-ovulation (ovulation irrégulière) ou anovulation (absence d’ovulation)
  • Hyperandrogénie clinique avec hirsutisme ou biologique (excès des hormones androgènes comme la testostérone ou la DHEA)
  • Ovaires polykystiques (ovaires élargis contenant chacun une dizaine de follicules mesurant de 2 à 9mm visibles à l’échographie)

Toutefois, sachez que ces critères de diagnostic ne sont pas la panacée non plus et qu’ils sont remis en question aujourd’hui. Ainsi, il faut s’attendre à ce que cela évolue avec le temps et les recherches médicales.

Les symptômes

Dans l’ensemble, les symptômes principaux du SOPK sont les suivants:

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  • Règles irrégulières ou absentes
  • Ménorragies (règles trop abondantes)
  • Difficulté à tomber enceinte du fait de l’irrégularité ou de l’absence d’ovulation
  • Hirsutisme (pilosité en excès sur le visage, le cou, les seins, le ventre…)
  • Alopécie (affinement et perte des cheveux)
  • Peau très grasse ou acnéique
  • Gain de poids (surtout au niveau de la taille)
  • Augmentation de la glycémie (pouvant causer une résistance à l’insuline)

Les traitements de la médecine classique

Jusqu’ici, les traitements médicaux proposés en cas de SOPK sont les suivants:

  • La pilule œstroprogestative qui supprime l’ovulation et diminue les taux hormonaux d’androgènes (à savoir cependant : la pilule peut aggraver ou même causer une résistance à l’insuline).
  • L’acétate de cyprotérone (ex: Androcur®) qui a une action anti-androgènique. Souvent associé à de l’éthinylestradiol micronisé comme dans la pilule Diane 35® par exemple. L’acétate de cyprotérone comporte un risque plus élevé d’accident thromboembolique et de toxicité hépatique que les autres progestatifs.
  • La metformine en cas de résistance à l’insuline ou diabète. A savoir: ce médicament peut causer des troubles digestifs et créer une déficience en vitamine B12.
  • Le citrate de clomiphène pour induire l’ovulation en cas de désir de grossesse seulement.

Il est à noter que ces traitements sont uniquement symptomatiques. C’est-à-dire qu’ils ne permettent pas de guérir du SOPK.

L’approche naturopathique en cas de SOPK

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Quant à l’approche naturopathique, il est davantage question d’optimisation de l’hygiène de vie quotidienne (nutrition, activité physique adaptée, gestion du stress, environnement…). En effet, la façon dont vous mangez, dormez, bougez et gérez votre stress a une influence non négligeable sur votre équilibre hormonal global dont celui de vos ovaires. Autrement dit, il est tout à fait possible de soutenir une ovulation régulière et d’éviter l’excès d’androgènes en cas de SOPK à l’aide d’une hygiène de vie adaptée et de moyens naturels sans prendre la pilule ou autre. A cette fin, je vous partage quelques exemples de conseils naturopathiques quand il y a eu diagnostic de SOPK (disclaimer : les exemples ici ne peuvent pas prendre pas en compte votre personne en particulier comme dans un rdv).

Exemples de conseils :

  • Mettre en place une alimentation qui soutient l’équilibre de la glycémie. Le SOPK est très souvent associé à une hyperinsulinémie ou une résistance à l’insuline. Il est donc primordial d’adapter son alimentation pour soutenir l’équilibre de la glycémie. De plus, l’hyperinsulinémie est une des causes majeures de l’hyperandrogénie en cas de SOPK.
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  • Enrichir son alimentation en aliments riches en magnésium et considérer l’ajout d’un complément en magnésium bisglycinate ou malate. Le magnésium participe à la régulation de la glycémie en plus de soutenir l’équilibre nerveux. Dans certains cas, l’associer à du myo-inositol qui est une vitamine B qui améliore la sensibilité à l’insuline en plus de réduire les hormones androgènes et de régulariser l’ovulation.
  • Penser à la supplémentation quotidienne en vitamine D3 de septembre à avril. La vitamine D participe aussi la régulation de la glycémie en plus de promouvoir une maturation saine des follicules ovariens.
  • Veiller à son apport en zinc dans l’alimentation et à sa supplémentation dans certains cas. La déficience en zinc a été corrélée scientifiquement à un risque accru de SOPK. Une étude en essai clinique a aussi prouvé ses bienfaits anti-hirsutisme. Le zinc est aussi anti-inflammatoire et soutient l’ovulation.
  • Ne surtout pas moins manger mais mieux manger pour éviter de glisser du SOPK vers l’aménorrhée hypothalamique fonctionnelle.
  • Veiller à faire le tri dans son environnement immédiat de tout ce qui peut perturber l’équilibre hormonal (perturbateurs endocriniens dans les plastiques (ex: Tupperware®), cosmétiques, produits ménagers, cigarette, pesticides…)
  • En cas de signes inflammatoires associés (problèmes digestifs, douleurs articulaires, douleurs à l’ovulation ou pendant les règles, eczéma…), veiller à adopter une alimentation anti-inflammatoire et à prendre soin de votre digestion (conseils plus spécifiques à voir selon les cas pendant un accompagnement).
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  • Mettre en place des temps d’activité physique adaptée à soi dans le quotidien (marche en plein air après les repas, étirements, renforcement musculaire à l’aide de poids adaptés…)
  • En cas de stress chronique, considérer (en plus de la mise en place de mesures pour réduire le stress) la supplémentation de vitamines B méthylées.

Besoin d’un accompagnement naturopathique?

Pour terminer, sachez que je me tiens à votre disposition en tant que naturopathe pour vous aider à optimiser votre hygiène de vie quotidienne selon votre profil de SOPK. Ainsi, n’hésitez pas à prendre rdv directement sur le calendrier du site à la page RDV. Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet. D’ici-là, je vous souhaite de bien prendre soin de vous et espère que cet article vous aura déjà apporté quelque chose.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :
  • Bremer AA. Polycystic ovary syndrome in the pediatric population. Metab Syndr Relat Disord. 2010 Oct;8(5):375-94. doi: 10.1089/met.2010.0039. PMID: 20939704; PMCID: PMC3125559.
  • Trivax B, Azziz R. Diagnosis of polycystic ovary syndrome. Clin Obstet Gynecol. 2007 Mar;50(1):168-77. doi: 10.1097/GRF.0b013e31802f351b. PMID: 17304034.
  • Amato MC, Galluzzo A, Finocchiaro S, Criscimanna A, Giordano C. The evaluation of metabolic parameters and insulin sensitivity for a more robust diagnosis of the polycystic ovary syndrome. Clin Endocrinol (Oxf). 2008 Jul;69(1):52-60. doi: 10.1111/j.1365-2265.2007.03145.x. Epub 2008 Jul 1. PMID: 18034780.
  • Khadilkar SS. Polycystic Ovarian Syndrome: Is It Time to Rename PCOS to HA-PODS? J Obstet Gynaecol India. 2016 Apr;66(2):81-7. doi: 10.1007/s13224-016-0851-9. Epub 2016 Mar 11. PMID: 27046960; PMCID: PMC4818834.
  • Diamanti-Kandarakis E, Baillargeon JP, Iuorno MJ, Jakubowicz DJ, Nestler JE. A modern medical quandary: polycystic ovary syndrome, insulin resistance, and oral contraceptive pills. J Clin Endocrinol Metab. 2003 May;88(5):1927-32. doi: 10.1210/jc.2002-021528. PMID: 12727935.
  • Adeniji AA, Essah PA, Nestler JE, Cheang KI. Metabolic Effects of a Commonly Used Combined Hormonal Oral Contraceptive in Women With and Without Polycystic Ovary Syndrome. J Womens Health (Larchmt). 2016 Jun;25(6):638-45. doi: 10.1089/jwh.2015.5418. Epub 2016 Feb 12. 
  • Guler I, Himmetoglu O, Turp A, Erdem A, Erdem M, Onan MA, Taskiran C, Taslipinar MY, Guner H. Zinc and homocysteine levels in polycystic ovarian syndrome patients with insulin resistance. Biol Trace Elem Res. 2014 Jun;158(3):297-304. doi: 10.1007/s12011-014-9941-7. Epub 2014 Mar 26. PMID: 24664271.
  • Jamilian M, Foroozanfard F, Bahmani F, Talaee R, Monavari M, Asemi Z. Effects of Zinc Supplementation on Endocrine Outcomes in Women with Polycystic Ovary Syndrome: a Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled Trial. Biol Trace Elem Res. 2016 Apr;170(2):271-8. doi: 10.1007/s12011-015-0480-7. Epub 2015 Aug 28. PMID: 26315303.
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Ovulation douloureuse

L’ovulation est un phénomène physiologique extraordinaire sous-estimé. Chaque mois, le corps d’une personne menstruée a cette capacité incroyable de mûrir la cellule la plus grosse de tous corps humains confondus en l’espace de 2 à 3 semaines! Mais l’ovulation est-elle censée être douloureuse?

Mais l’ovulation est-elle censée faire mal?

Ovulation douloureuse, c’est normal?

Environ 40% des femmes qui ovulent avouent ressentir une douleur au moment où elles pensent ovuler à chaque cycle ou seulement quelques fois. Pour certaines c’est fugace et pour d’autres cela peut durer plusieurs jours même. Cette douleur en terme médical, on l’appelle le Mittelschmerz. C’est un mot emprunté à la langue allemande qui peut être traduit par « douleur à mi-cycle ».

La douleur peut être décrite comme tolérable ou trop intense et prend source dans une des fausses iliaques (gauche ou droite) où se situent les ovaires. Il est important de consulter un(e) médecin en cas de forte douleur pour écarter tout diagnostique différentiel (appendicite, kyste, endométriose, infection urinaire…). Autrement, si toute pathologie est écartée, le Mittelschmerz ou douleur d’ovulation n’inquiète pas le corps médical.

Ovulation douloureuse, pourquoi?

D’un point de vue naturopathique cependant, le Mittelschmerz est un indice de déséquilibre. En effet, toute douleur est considérée comme un signal envoyé par le corps car physiologiquement, l’ovulation n’est pas censée faire mal, tout comme les règles par ailleurs. Ces douleurs sont communes certes, mais ne sont pas une fatalité pour autant. Car oui, il est possible d’adapter son hygiène de vie pour vivre des ovulations et des règles au naturel plus douces et même sans douleurs.

Qu’est-ce qui provoque le Mittelschmerz alors si ce n’est pas normal?

Ovulation douloureuse et prostaglandines

Depuis les années 80, les études tentent de trouver la cause de ces douleurs, incriminant la distorsion ou la rupture du follicule ou l’irritation de la cavité pelvienne par le fluide folliculaire et parlant quelque fois de prostaglandines. En 2020, la cause du Mittelschmerz est corrélée de manière beaucoup plus claire aux prostaglandines (comme les douleurs de règles des dysménorrhées primaires d’ailleurs).

Les prostaglandines c’est quoi?

Les prosta-machin quoi? Les prostaglandines sont des pseudo-hormones, elles sont dérivées d’acides gras et sont impliquées dans tous les processus inflammatoires dont l’ovulation et les menstruations font partie. Car oui la rupture du follicule qui contient l’ovocyte (ovulation) ou la desquamation de l’endomètre (menstruation) sont des événements inflammatoires tout à fait physiologiques. Pour rappel, l’inflammation à la base est un mécanisme vital de survie pour réparer les tissus lésés.

Prostaglandines en cause dans l’ovulation douloureuse

Il y a plusieurs prostaglandines qui entrent en jeu dans l’ovulation et les menstruations. Les principales sont la PGE2 et la PGF2alpha. Quand l’ovulation ou les règles font mal, c’est que la quantité et les ratios sont en déséquilibre. Des études ont prouvés qu’un taux trop important de ces prostaglandines est en cause dans le Mittelschmerz et les dysménorrhées primaires car elles provoquent trop de contractions. D’ailleurs, sachez que les médicaments qui déclenchent l’avortement ou la grossesse à terme contiennent tous deux ces prostaglandines.

Comment éviter que ces prostaglandines soient trop présentes et causent des douleurs?

Ovulation douloureuse, la naturopathie peut-elle aider?

Oui la naturopathie peut aider. En tant que naturopathe, je peux vous aider à mettre en place une hygiène de vie qui ne fassent pas le lit de l’inflammation. D’abord, je vais vous expliquer tout ce qui peut causer de l’inflammation chronique de bas grade. Ensuite, je vais pouvoir vous aider à mettre l’accent sur tout ce qui est anti-inflammatoire dans votre assiette comme dans vos habitudes de vie.

Besoin d’un rdv naturopathique?

Envie d’être accompagné(e) pour pouvoir vivre des ovulations et/ou des règles sans douleurs? N’hésitez pas à prendre rdv sur le calendrier du site à l’onglet « rdv en ligne« . Les rdv sont possibles en ligne comme au cabinet.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot,

Sources:

  • Clark, K, Myatt, L, Glob. libr. women’s med. (ISSN: 1756-2228) 2008; DOI 10.3843/GLOWM.10314
  • Brott NR, Le JK. Mittelschmerz. [Updated 2020 Jul 10]. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2020 Jan-. Available from: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK549822/
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité, Gestion des émotions

Impact du stress sur le cycle menstruel et la fertilité

Il est important de comprendre l’ampleur de l’impact du stress sur sa santé pour enfin en prendre la mesure dans son quotidien et apprendre à prendre réellement soin de soi. Au delà de l’alimentation et de l’activité physique, la santé mentale reste le pilier angulaire de l’équilibre hormonal. Pourquoi? Parce que vous pourrez toujours tenter de tout contrôler dans votre assiette et de vous pousser à bout dans vos baskets ou vos performances, si vous êtes constamment sous stress, rien ne pourra fondamentalement s’équilibrer en vous.

Stress, cerveau et cycle menstruel ou fertilité

D’un point de physiologique, vos hormones en charge de l’équilibre de votre cycle menstruel et de votre fertilité prennent source dans votre cerveau. Et plus particulièrement dans une glande précise appelée hypothalamus. Si l’hypothalamus s’occupe bel et bien de créer l’impulsion hormonale du cycle menstruel et de la fertilité, il ne s’occupe pas que de cela. L’hypothalamus est en fait un pont entre le système nerveux et le système endocrinien. Il se charge aussi de créer l’impulsion pour la cascade hormonale du stress aigu ou chronique. En cas de stress chronique, c’est-à-dire de moments de stress variés qui se répètent ou d’un stress aigu qui n’en finit plus, l’hypothalamus ne va pas privilégier l’équilibre du cycle menstruel et la fertilité, il attendra de vous sentir de nouveau en sécurité pour cela.

Le stress reste un mécanisme vital de survie qui n’est pas fait pour être activé de manière chronique. C’est pourquoi le stress non stop peut devenir un danger pour la santé globale.

Cortisol et cycle menstruel ou fertilité

Pour illustrer ce constat, parlons du cortisol, l’hormone sécrétée en période de stress. Un stress aigu engendre une cascade hormonale de catécholamines puis de cortisol. Rien que cela peut augmenter temporairement le taux de prolactine et retarder l’ovulation et par là-même rallonger le cycle. Aussi, en cas de stress aigu, le cortisol a des vertus anti-inflammatoires salutaires. Mais en cas de stress chronique, une résistance au cortisol peut s’installer et avoir pour conséquence un état inflammatoire chronique de bas grade qui fait le lit du SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) et que l’on retrouve dans l’endométriose. De même, sécrété de manière chronique, le cortisol par son effet hyperglycémiant peut engendrer une insulinorésistance à l’origine là aussi du SOPK (en favorisant l’hyperandogénie) et d’autres problèmes de fertilité comme une absence chronique d’ovulation ou une aménorrhée.

Thyroïde, stress et cycle menstruel ou fertilité

Mais ce n’est pas tout, le stress chronique impacte aussi la thyroïde et peut avoir pour conséquences des symptômes d’hypothyroïdie sans même que les résultats sanguins soient alarmants. Dans ce cas, on parle d’une hypothyroïdie fruste ou sub-clinique. L’hypothyroïdie peut avoir comme symptômes des règles douloureuses et abondantes et de l’infertilité.

Microbiote, stress et cycle menstruel ou fertilité

De plus, le stress chronique dérègle l’équilibre du microbiote intestinal, siège de la majeure partie de notre immunité. Rappelons que l’endométriose est corrélée aujourd’hui dans la littérature scientifique à un déséquilibre de la flore intestinale*.

Progestérone, stress et cycle menstruel ou fertilité

Enfin, même dans le cas où vous ovuleriez, le stress impacte la production de progestérone. Une production de progestérone non optimale au niveau ovarien est en cause dans le SPM (syndrome prémenstruel) et les fausses-couches durant les trois premier mois.

Causes du stress chronique

Vous vous demandez ce qui peut causer un stress chronique? Voici quelques exemples : un sommeil de mauvaise qualité, une addiction au café pour tenir, une alimentation trop industrielle ou trop riche en sucre, le sport intensif, le jeûne ou trop peu manger, une maladie chronique, la pression professionnelle, un événement traumatique, une ou des relations avec problèmes, des émotions ou une hypersensibilité niées…

Conclusion

Pour conclure, oui le stress impacte le cycle menstruel et la fertilité, mais vous avez la possibilité de mettre en place dans votre quotidien de quoi prendre soin de vous pour éviter de subir les conséquences d’un stress chronique. Au cabinet ou en ligne, je suis là pour vous y aider par la naturopathie si vous le souhaitez. N’hésitez pas à prendre rdv sur la page du site « Rdv en ligne« .

Prenez bien soin de vous,

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

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*M. Leonardi, C. Hicks, F. El‐Assaad, E. El‐Omar, G. Condous, Endometriosis and the microbiome: a systematic review, Volume127, Issue2, Themed Issue: The Microbiome and Women’s Health, January 2020, Pages 239-249

Cycle féminin, Cycle menstruel, Fertilité

Folliculogenèse et fertilité

L’équilibre hormonal du cycle menstruel au naturel et la fertilité dépendent d’un évènement clé, le plus important du cycle: la présence et la qualité de l’ovulation. Ce qu’il est important de comprendre c’est que pour qu’il ait ovulation, il faut qu’il y ait un ovule de mature. Et le processus qui aboutit à la maturation d’un ovule (ovocyte) ne se résume pas du tout qu’à la phase folliculaire du cycle menstruel. Ce processus s’étale en réalité sur trois cycles menstruels. On appelle cela la folliculogenèse.

La folligenèse c’est quoi?

Définition

Qu’est-ce que la folliculogenèse? C’est le processus de croissance des follicules, ces petites poches qui contiennent nos ovules non matures (ovocytes). Nous naissons avec un pool de réserve de follicules au repos (quiescence des follicules primordiaux), mais le processus de folliculogenèse aboutissant à l’ovulation ne commence véritablement qu’à la puberté. Tous nos follicules n’aboutiront pas à l’ovulation. Pour vous donner un ordre d’idée, nous naissons avec des milliers de follicules alors que seulement 400 follicules environ deviendront matures pour permettre l’ovulation, ce qui correspond à 400 cycles menstruels au naturel environ.

Déroulement physiologique de la folliculogenèse

Durant nos années fertiles, nos follicules passent par diverses étapes que sont: la croissance basale, le recrutement, la sélection et la maturation. Toutes ces étapes réunies représentent la folliculogenèse et se répartissent sur trois cycles menstruels environ.

  1. Croissance basale: En début de phase lutéale trois cycles avant l’ovulation du cycle en cours, des follicules primaires sont choisis pour croître en follicules secondaires et pré-antraux recrutables, c’est l’étape de croissance basale. Cette étape est longue et se déroule sur plusieurs cycles.
  2. Recrutement: Vient ensuite l’étape de recrutement en fin de phase lutéale du cycle qui pécède le cycle en cours. Les follicules recrutés deviennent des follicules tertiaires antraux, ceux que nous allons développer pendant la phase folliculaire de notre cycle en cours grâce à notre hormone FSH.
  3. Sélection: Durant la phase folliculaire du cycle en cours, un follicule est sélectionné pour être le follicule dominant (follicule de De Graaf).
  4. Maturation: Le follicule dominant mature pendant plusieurs jours jusqu’à permettre l’ovulation.
Schéma simplifié de la folliculogenèse que j’ai réalisé pour vous

Folliculogenèse, hygiène de vie et fertilité

La folliculogenèse et la qualité de nos ovocyte dépend de plusieurs facteurs dont notre hygiène de vie quotidienne. C’est pourquoi l’hygiène de vie du cycle en cours a des répercussions sur les cycles suivants! Ainsi, pour mieux vivre son cycle menstruel au naturel ou optimiser sa fertilité, il convient de prendre soin de soi sur le long terme. Car la la présence et la qualité de l’ovulation dépendent aussi de l’hygiène de vie durant les cycles précédents.

L’hygiène de vie comprend par exemple :

  • la qualité nutritionnelle de l’alimentation
  • l’équilibre de la glycémie
  • la qualité du sommeil
  • l’équilibre du système nerveux
  • la digestion et l’équilibre du microbiote

Il n’existe pas de solution naturelle rapide et miraculeuse. Mais il existe une construction d’un équilibre global au quotidien qui soutient les capacités naturelles de notre organisme. La Naturopathie c’est fait pour ça!

Besoin d’un rdv?

Vous aimeriez être accompagné(e) pour apprendre comment mieux vivre votre cycle menstruel au naturel ou savoir comment soutenir votre fertilité au naturel? N’hésitez pas à prendre un rdv au cabinet ou en ligne via l’onglet « rdv en ligne« .

Au plaisir de pouvoir être là pour vous,

Margot-Hélène Piquenot

Cycle féminin, Cycle menstruel, Fertilité, symptothermie

Glaire cervicale ?

Fluide fertile ou glaire cervicale, kesaco?

Le fluide fertile est aussi appelé aussi fluide ou glaire cervicale. C’est un des facteurs physiologiques qui se produit pendant la phase fertile de notre cycle menstruel au naturel. Il est produit au niveau des cryptes de notre col de l’utérus qui sépare notre vagin de notre utérus. Sa production est stimulée par l’élévation du taux d’œstrogènes en pic physiologique avant notre ovulation.

En dehors de notre période fertile, notre col de l’utérus se raffermit et se ferme. Il crée aussi un bouchon muqueux qui empêche littéralement les spermatozoïdes d’accéder à notre utérus, nous rendant ainsi infertiles. Ce bouchon muqueux nous protège aussi contre toutes infections microbiennes ou bactériennes.

Col de l'utérus avec son bouchon muqueux

Le fluide fertile liquéfie le bouchon muqueux. En même temps , notre col s’ouvre alors et devient plus mou. Ainsi, l’accès à notre utérus est rendu possible pour les spermatozoïdes.

Plusieurs types de fluide fertile ou glaire cervicale

Grâce aux découvertes du Dr en biophysique médicale Erik Odeblad, nous savons désormais qu’il existe plusieurs types de fluide fertile. Nous savons aussi qu’ils ont différentes fonctions. Ensemble ils permettent de rendre possible la fécondation (c’est-à-dire la rencontre entre un spermatozoïde et l’ovule).

Fluide fertile L

Premièrement, laissez-moi vous présenter le fluide fertile dit L. Il est d’aspect crémeux, de texture parfois collante et de couleur crème ou opaque le plus souvent. Ce fluide fertile L a pour fonction majeure de filtrer les spermatozoïdes défectueux pour ne laisser passer que ceux qui sont sains et augmenteront ainsi les chances de fécondation. La sécrétion de ce fluide fertile précède génèralement les autres même s’il est produit jusqu’à l’ovulation.

Glaire ou fluide cervical L

Fluide fertile S

Deuxièmement, je vous présente le fluide fertile dit S. Plus filant, brillant et transparent que le fluide crémeux L, il peut nous donner une sensation plus humide et glissante au niveau de la vulve. Le fluide filant S a pour principale fonction de faciliter l’ascension des spermatozoïdes jusqu’à notre col de l’utérus.

Glaire ou fluide cervical S

Fluide fertile P

Enfin, même si tout le monde ne produit pas toujours ce type de fluide fertile, il existe aussi le fluide fertile P qui est quant à lui très élastique. Son aspect peut rappeler celui du blanc d’oeuf cru. Ce fluide rend l’accès encore plus aisée pour les spermatozoïdes jusqu’à notre utérus.

Glaire ou fluide cervical P

Ce qu’il faut savoir, c’est que peu importe le type de fluide fertile, ils permettent tous aux spermatozoïdes de survivre en nous jusqu’à cinq jours après le rapport intime non protégé en alcanisant l’acidité naturelle de notre vagin. En effet, en l’absence de production de fluide fertile, l’acidité naturelle de notre vagin rend impossible la survie des spermatozoïdes en nous plus de 30 minutes voire quelques heures au maximum, alors même que notre col de l’utérus est fermé par un bouchon muqueux impénétrable nous rendant de fait infertiles.

Obersver son fluide fertile ou sa glaire cervicale, ça s’apprend

la pilule empêche la production de fluide cervical

Apprendre à observer sa production de fluide fertile fait partie de l’apprentissage de la Symptothermie qui permet de définir la phase fertile du cycle en cours de manière effective et non calculée. Sachez qu’il faut un peu de temps avant de se familiariser avec sa production de fluide fertile et savoir bien la reconnaître. Aussi, il se peut que vous ne produisiez pas ces trois types de fluide fertile mais plutôt le crémeux (L) ou le filant (S) ou l’association des deux sans le très élastique (P), ou que votre production change même au cours de votre vie selon différents facteurs.

De fait l’âge, l’équilibre hormonal du moment, le nombre ou l’absence de grossesses et/ou la prise de pilule contraceptive pendant un certain nombre d’années sont autant de facteurs qui ont un impact sur la qualité de nos cryptes cervicales et leur capacité à produire du fluide cervical.

Besoin d’un rdv ?

Somme toute, apprendre à reconnaitre sa production de fluide peut être facilité par l’accompagnement d’une conseillère formée. N’hésitez donc pas si vous désirez que je vous accompagne! Vous pouvez directement prendre rdv sur la page du site « Rdv en ligne« . Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet.

En espérant vous avoir appris un peu plus dans la simplicité et la joie sur ce que nos corps font de magique à chaque cycle menstruel au naturel,

Bien à vous,

Margot-Hélène piquenot

Cycle féminin, Cycle menstruel, Fertilité, symptothermie

Est-on fertile H24?

Fertile tous les jours H24?

Non, on n’est pas fertile tous les jours du cycle de notre puberté à la ménopause. Notre fertilité est aussi un processus cyclique. Intrigué(e)? Vous désirez en savoir plus? Laissez-moi simplement vous expliquer comment fonctionne notre fertilité:

Pas fertile sans ovulation

Premièrement, nous ne pouvons être fertiles si nous n’ovulons pas. Notre fertilité dépend de notre ovulation. Pas d’ovulation = pas de fertilité. Dans certaines pathologies et certains syndromes comme les aménorrhées ou le Syndrome des Ovaires Polykystiques, l’ovulation ne se fait pas du tout ou de manière très rare ou irrégulière. C’est pourquoi les personnes qui vivent ce type de pathologies ou syndromes rencontrent très souvent des problèmes de fertilité.

Deuxièment, qui dit ovulation ne dit pas fertilité H24. l’ovulation est le résultat de tout un processus physiologique qui ne dure pas tout le cycle. Selon la durée du cycle en cours, nous sommes fertiles environ un quart ou un tiers du cycle tout au plus, ce qui équivaut à environ une semaine en moyenne. C’est notre phase ovulatoire, la période fertile de notre cycle. Nous sommes fertiles quelques jours avant l’ovulation et jusqu’à 24H après, jusqu’à ce que notre ovule non fécondé se désagrège.

Fertile seulement en phase ovulatoire

Qu’est-ce qui nous rend fertiles pendant cette période du cycle? L’association de trois facteurs physiologiques: l’ouverture de notre col de l’utérus, la production de fluide fertile par les cryptes de notre col de l’utérus et la capacité de notre corps à ovuler quelques jours plus tard. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en dehors de cette phase ovulatoire, notre col de l’utérus se ferme et crée même un bouchon muqueux et l’acidité naturelle de notre vagin tue les spermatozoïdes.

La période ovulatoire ne se prédit pas

ATTENTION! L’ovulation ne peut pas se prédire! Nous ne sommes pas des robots, mais bel et bien des êtres vivants en éternelle adaptation. Même si nous avons appris en biologie ou SVT que l’ovulation arrive en milieu de cycle de 28 jours à J14, sachez que ce n’est presque jamais le cas dans la réalité! De plus, l’ovulation n’arrive pas du tout tout le temps au même moment à chaque cycles. Du coup, on ne peut pas deviner ou compter sur les méthodes de calendrier pour savoir quand on est fertile ou non. C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous fier à la méthode Ogino et aux nombreuses applications de téléphone qui ne s’appuient que sur des prédictions pour savoir quand est-ce que nous sommes fertiles ou non durant notre cycle en cours.

Une des seules méthode fiable d’observation du cyclepour délimiter rigoureusement et méthodiquement notre phase fertile du cycle en cours, c’est la Symptothermie Moderne. Elle permet d’apprendre à identifier sa production de fluide fertile, les différentes positions de notre col de l’utérus et de comprendre la variation de notre température basale qui indique que l’ovulation a bien eu lieu ou non.

Envie d’apprendre la Symptothermie?

Vous désirez apprendre la Symptothermie Moderne pour savoir comment délimiter vos phases fertiles ou pour observer si vous ovulez ou non? N’hésitez pas à prendre rdv, je suis formée pour vous accompagner! Vous pouvez prendre rdv directement sur le site à la page « Rdv en ligne« . Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet.

En espérant que cet article vous ait plu, je vous souhaite de bien prendre soin de vous,

Margot-Hélène Piquenot,

Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité

L’ovulation, c’est quoi?

Je vous parle souvent de l’importance de l’ovulation pour l’équilibre hormonal et la santé en général durant les années fertiles. Mais l’ovulation, c’est quoi exactement et surtout, comment ça se passe à l’intérieur de nous? Je vous explique tout ça aujourd’hui.

Petit rappel d’anatomie

Tout d’abord, reprenons simplement les bases de l’anatomie de notre petit bassin à l’aide du schéma ci-dessous:

anatomie du système reproducteur féminin
Anatomie du système reproducteur

De chaque côté de notre utérus, nous avons nos ovaires reliés à ce dernier par des ligaments. Notre utérus est un muscle constitué d’un col qui donne sur notre vagin, d’une cavité dont les parois sont tapissés de muqueuse (endomètre) et de deux trompes qui finissent en franges.

Dans chacun de nos ovaires, nous avons des follicules, sortes de petites poches, dans lesquels il y a nos ovules qui baignent dans un liquide (fluide folliculaire) qui les nourrit. Les ovules dans leur poche nourrissante, ça rappelle un peu la grossesse pas vrai?

Physiologie de l’ovulation

A chaque cycle menstruel, nos hormones sont orchestrées pour qu’il y ait un ovule (ou deux maximum) d’assez mûr pour permettre l’ovulation.

Ovaire, ovule et trompe utérine
L’ovulation en schéma

Et pour filer la métaphore de la grossesse quand on pense aux ovules bien nichés dans leurs follicules ovariens, l’ovulation en fait c’est un peu comme un micro accouchement! Oui, l’ovulation définit tout simplement le moment où le follicule se rompt et expulse l’ovule hors de l’ovaire.

Ce qu’il se passe ensuite, c’est qu’une trompe utérine attire l’ovule en elle avec ses franges et l’y fait avancer grâce à des petites contractions et ses cils vibratiles.

L’ovulation est orchestrée par notre cerveau

Tout ceci se produit grâce à nos hormones sexuelles et plus particulièrement à la demande de notre cerveau! Oui, notre cerveau et nos ovaires sont reliés et communiquent tout au long du cycle menstruel via nos hormones. On appelle cela l’axe gonadotrope (ou hypothalamo-hypohyso-ovarien). Cet axe relit deux glandes de notre cerveau à nos ovaires : l’hypothalamus et l’hypophyse.

  • L’hypothalamus se charge aussi des fonctions vitales impliquées dans la faim, la soif, le sommeil, la température corporelle et la réponse au stress. C’est lui le big boss de notre survie! Spoiler alert, il ne considère pas le cycle menstruel comme sa priorité s’il se met en mode survie.
  • L’hypophyse secrète d’autres hormones que seulement les hormones sexuelles, il se charge aussi des hormones thyroïdiennes et surrénaliennes. Tout est lié dans nos corps les beautés!
Axe gonadotrope
L’axe gonadotrope en schéma

Pour qu’il y ait ovulation, il faut que l’hypothalamus, le big boss, envoie son feu vert à l’hypophyse (sous forme de l’hormone GnRH). De là, l’hypophyse envoie l’hormone FSH aux ovaires pour leur dire de développer un petit nombre de follicules asap. Les follicules s’exécutent et en se développant, ils produisent des oestrogènes.

L’ovulation se joue finalement dans les follicules

Un follicule est finalement élu (follicule de De Graaf) et arrive à pleine maturité produisant encore davantage d’oestrogènes. Le cerveau reçoit le message et produit un pic de l’hormone LH qui va enclencher l’ovulation: le follicule de De Graaf se rompt et expulse l’ovule.

Voilà ce qu’est l’ovulation et comment ça se passe à l’intérieur de nous. Vous avez trouvé cela intéressant? Moi je trouve cela passionnant! Ça se voit un peu pas vrai? Connaître son corps, c’est à mon sens le premier pas pour pouvoir prendre soin de soi en conscience en vue de mieux vivre son cycle menstruel ou sa fertilité.

Envie d’apprendre à savoir observer son cycle et sa période ovulatoire ?

Vous voudriez savoir si vous ovulez grâce à la Symptothermie ou comment soutenir votre corps pour ovuler à chaque cycle grâce à la Naturopathie? N’hésitez pas à prendre rdv en ligne comme au cabinet, je serais ravie de vous accompagner! Vous pouvez prendre rdv directement sur le site à la page « Rdv en ligne« . Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet.

Prenez bien soin de vous,

Margot-Hélène Piquenot

Conseil santé, Cycle féminin, Gestion naturelle de la fertilité féminine

Le cycle infradien

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🔄Saviez-vous que biologiquement la femme est rythmée par 2 cycles? Oui, le cycle circadien (jour/nuit) ET le cycle INFRADIEN.

❓Le cycle infradien?! C’est l’ensemble des processus biologiques qui s’opère pendant le cycle menstruel et qui va bien au-delà de l’utérus et des ovaires.

🔀Les variations hormonales en œstrogènes et progestérone ont aussi un impact sur…

🧠le cerveau,

🤒l’immunité,

🍽le métabolisme,

🆘et la réponse au stress!

🤯Ouf pas vrai? Mais le plus beau, c’est que ça peut être ultra positif quand on sait décrypter tout ça!

🔎Vous voulez en savoir plus? Dites-moi en commentaire si vous préfèrez que je développe sur le cerveau, l’immunité, le métabolisme ou la réponse au stress!

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Cycle féminin, Gestion naturelle de la fertilité féminine

Le droit de connaître son corps!

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🙋‍♀️C’est bientôt la journée des DROITS de la FEMME! Du coup j’ai envie de rappeler que nous avons le droit de :

✊Connaître notre corps et ne pas avoir honte d’avoir un utérus qui saigne chaque mois

✊Choisir sa contraception en connaissance de cause et pouvoir poser des questions et dire non à la pilule

✊Savoir comment les hormones du cycle menstruel influent sur l’équilibre général et ne pas avoir honte de respecter sa nature cyclique

✊Savoir comment observer son cycle objectivement pour sa fertilité, sa santé et la connaissance de soi

✊Choisir de faire un bébé ou pas!

☝️Tu es d’accord avec ça? Tu aimerais rajouter quelque chose? Dis-moi tout en commentaire, j’ai hâte de te lire!

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Conseil santé, Cycle féminin

Les produits laitiers et le cycle menstruel

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🐄Aujourd’hui je vous parle du lien entre produits laitiers et trouble du cycle menstruel.

🥛En cause, ça n’est ni le gras ni le lactose mais une protéine particulière : la caséine A1. Cette protéine du lait provoque une réponse inflammatoire en générant des cytokines. De plus, elle réduit la production endogène d’une de nos molécule naturellement anti-inflammatoire, à savoir le glutathion.

🤧Ce qui entretient la confusion concernant la nocivité des produits laitiers sur la santé c’est que nous ne sommes pas tou(te)s égaux dans la réaction à la caséine A1. À titre d’indicateur, si vous avez eu des troubles ORL à répétition enfant et que vous êtes sujet(e) à de l’asthme, des sinusites, des bronchites ou de l’eczéma aujourd’hui : il y a de fortes chances que votre corps supporte très mal les produits laitiers.

♦️Concernant le cycle menstruel, la caséine A1 peut entraîner acné, douleurs menstruelles, symptômes pré-menstruels et saignements abondants. Pas cool pas vrai? Si vous êtes concerné(e) par ces troubles, pensez-y la prochaine fois que vous voulez mettre du lait dans votre café ou de la crème et du gruyère sur vos pâtes.

🍦Don’t worry si vous ne pensez pas survivre sans produits laitiers, il existe aujourd’hui pléthore d’alternatives. Vous pouvez trouver en grande surface des laits végétaux (coco, avoine, noisette, soja…) et même les marques de glaces connues diversifient leurs offres en mode total végétal. Aussi, sachez que le beurre et les fromages de chèvre et de brebis ne contiennent pas de caséine A1.

🙋‍♀️Qui est accro aux produits laitiers ici? Avant d’être végane je l’étais aussi et je souffrais de fortes douleurs menstruelles. Devinez comment je vis mes menstruations depuis que je n’en mange plus du tout!

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie