Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité

Mittelschmerz ou quand l’ovulation fait mal

L’ovulation est un phénomène physiologique extraordinaire sous-estimé. Chaque mois, le corps d’une personne menstruée a cette capacité incroyable de mûrir la cellule la plus grosse de tous corps humains confondus en l’espace de 2 à 3 semaines! Oui l’ovocyte (ovule non fécondé) est la seule cellule visible à l’oeil nu et sa pleine maturation est possible à une rapidité épatante. Ce n’est pas rien, c’est une prouesse qui demande beaucoup d’énergie au corps et participe non seulement à notre fertilité mais aussi à notre santé.

Mais l’ovulation est-elle censée faire mal?

Environ 40% des femmes qui ovulent avouent ressentir une douleur au moment où elles pensent ovuler à chaque cycle ou seulement quelques fois. Pour certaines c’est fugace et pour d’autres cela peut durer plusieurs jours même. Cette douleur en terme médical, on l’appelle le Mittelschmerz. C’est un mot emprunté à la langue allemande qui peut être traduit par « douleur à mi-cycle ».

La douleur peut être décrite comme tolérable ou trop intense et prend source dans une des fausses iliaques (gauche ou droite) où se situent les ovaires. Il est important de consulter un(e) médecin en cas de forte douleur pour écarter tout diagnostique différentiel (appendicite, kyste, endométriose, infection urinaire…). Autrement, si toute pathologie est écartée, le Mittelschmerz ou douleur d’ovulation n’inquiète pas le corps médical.

D’un point de vue naturopathique cependant, le Mittelschmerz est un indice de déséquilibre. En effet, toute douleur est considérée comme un signal envoyé par le corps car physiologiquement, l’ovulation n’est pas censée faire mal, tout comme les règles par ailleurs. Ces douleurs sont communes certes, mais ne sont pas une fatalité pour autant. Car oui, il est possible d’adapter son hygiène de vie pour vivre des ovulations et des règles au naturel plus douces et même sans douleurs.

Qu’est-ce qui provoque le Mittelschmerz alors si ce n’est pas normal?

Depuis les années 80, les études tentent de trouver la cause de ces douleurs, incriminant la distorsion ou la rupture du follicule ou l’irritation de la cavité pelvienne par le fluide folliculaire et parlant quelque fois de prostaglandines. En 2020, la cause du Mittelschmerz est corrélée de manière beaucoup plus claire aux prostaglandines (comme les douleurs de règles des dysménorrhées primaires d’ailleurs).

Les prosta-machin quoi? Les prostaglandines sont des pseudo-hormones, elles sont dérivées d’acides gras et sont impliquées dans tous les processus inflammatoires dont l’ovulation et les menstruations font partie. Car oui la rupture du follicule qui contient l’ovocyte (ovulation) ou la desquamation de l’endomètre (menstruation) sont des événements inflammatoires tout à fait physiologiques. Pour rappel, l’inflammation à la base est un mécanisme vital de survie pour réparer les tissus lésés.

Il y a plusieurs prostaglandines qui entrent en jeu dans l’ovulation et les menstruations. Les principales sont la PGE2 et la PGF2alpha. Quand l’ovulation ou les règles font mal, c’est que la quantité et les ratios sont en déséquilibre. Des études ont prouvés qu’un taux trop important de ces prostaglandines est en cause dans le Mittelschmerz et les dysménorrhées primaires car elles provoquent trop de contractions. D’ailleurs, sachez que les médicaments qui déclenchent l’avortement ou la grossesse à terme contiennent tous deux ces prostaglandines.

Comment éviter que ces prostaglandines soient trop présentes et causent des douleurs?

Trouver ce qui peut causer de l’inflammation chronique de bas grade dans son hygiène de vie actuelle et y remédier, consommer moins d’oméga-6, plus d’oméga-3 et beaucoup de végétaux aux propriétés anti-inflammatoires. Le ratio entre omega-6 et oméga-3 est en effet aussi important pour le cycle. Les PGE2 et PGF2alpha sont issues des oméga-6 et sont très inflammatoires et favorisent la coagulation du sang. Alors que les oméga-3 donnent naissance à un autre type de prostaglandines peu inflammatoires qui favorisent la fluidification du sang, ce sont les PG3.

Des questions? Une envie d’être accompagné(e) pour mettre en place une hygiène de vie adaptée à vous selon votre profil et vos valeurs afin de vivre des ovulations et/ou des règles sans douleurs? N’hésitez pas, commentez ou prenez rdv sur le calendrier du site à l’onglet « rdv en ligne ». Les rdv sont possibles en ligne comme au cabinet.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot,

Sources:

  • Clark, K, Myatt, L, Glob. libr. women’s med. (ISSN: 1756-2228) 2008; DOI 10.3843/GLOWM.10314
  • Brott NR, Le JK. Mittelschmerz. [Updated 2020 Jul 10]. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2020 Jan-. Available from: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK549822/
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité, Gestion des émotions

Le stress impacte-t-il le cycle menstruel et la fertilité?

Il est important de comprendre l’ampleur de l’impact du stress sur sa santé pour enfin en prendre la mesure dans son quotidien et apprendre à prendre réellement soin de soi. Au delà de l’alimentation et de l’activité physique, la santé mentale reste le pilier angulaire de l’équilibre hormonal. Pourquoi? Parce que vous pourrez toujours tenter de tout contrôler dans votre assiette et de vous pousser à bout dans vos baskets ou vos performances, si vous êtes constamment sous stress, rien ne pourra fondamentalement s’équilibrer en vous.

D’un point de physiologique, vos hormones en charge de l’équilibre de votre cycle menstruel et de votre fertilité prennent source dans votre cerveau. Et plus particulièrement dans une glande précise appelée hypothalamus. Si l’hypothalamus s’occupe bel et bien de créer l’impulsion hormonale du cycle menstruel et de la fertilité, il ne s’occupe pas que de cela. L’hypothalamus est en fait un pont entre le système nerveux et le système endocrinien. Il se charge aussi de créer l’impulsion pour la cascade hormonale du stress aigu ou chronique. En cas de stress chronique, c’est-à-dire de moments de stress variés qui se répètent ou d’un stress aigu qui n’en finit plus, l’hypothalamus ne va pas privilégier l’équilibre du cycle menstruel et la fertilité, il attendra de vous sentir de nouveau en sécurité pour cela.

Le stress reste un mécanisme vital de survie qui n’est pas fait pour être activé de manière chronique. C’est pourquoi le stress non stop peut devenir un danger pour la santé globale.

Pour illustrer ce constat, parlons du cortisol, l’hormone sécrétée en période de stress. Un stress aigu engendre une cascade hormonale de catécholamines puis de cortisol. Rien que cela peut augmenter temporairement le taux de prolactine et retarder l’ovulation et par là-même rallonger le cycle. Aussi, en cas de stress aigu, le cortisol a des vertus anti-inflammatoires salutaires. Mais en cas de stress chronique, une résistance au cortisol peut s’installer et avoir pour conséquence un état inflammatoire chronique de bas grade qui fait le lit du SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) et que l’on retrouve dans l’endométriose. De même, sécrété de manière chronique, le cortisol par son effet hyperglycémiant peut engendrer une insulinorésistance à l’origine là aussi du SOPK (en favorisant l’hyperandogénie) et d’autres problèmes de fertilité comme une absence chronique d’ovulation ou une aménorrhée.

Mais ce n’est pas tout, le stress chronique impacte aussi la thyroïde et peut avoir pour conséquences des symptômes d’hypothyroïdie sans même que les résultats sanguins soient alarmants. Dans ce cas, on parle d’une hypothyroïdie fruste ou sub-clinique. L’hypothyroïdie peut avoir comme symptômes des règles douloureuses et abondantes et de l’infertilité.

De plus, le stress chronique dérègle l’équilibre du microbiote intestinal, siège de la majeure partie de notre immunité. Rappelons que l’endométriose est corrélée aujourd’hui dans la littérature scientifique à un déséquilibre de la flore intestinale*.

Enfin, même dans le cas où vous ovuleriez, le stress impacte la production de progestérone. Une production de progestérone non optimale au niveau ovarien est en cause dans le SPM (syndrome prémenstruel) et les fausses-couches durant les trois premier mois.

Vous vous demandez ce qui peut causer un stress chronique? Voici quelques exemples : un sommeil de mauvaise qualité, une addiction au café pour tenir, une alimentation trop industrielle ou trop riche en sucre, le sport intensif, le jeûne ou trop peu manger, une maladie chronique, la pression professionnelle, un événement traumatique, une ou des relations avec problèmes, des émotions ou une hypersensibilité niées…

Pour conclure, oui le stress impacte le cycle menstruel et la fertilité, mais vous avez la possibilité de mettre en place dans votre quotidien de quoi prendre soin de vous pour éviter de subir les conséquences d’un stress chronique. Au cabinet ou sur Skype, je suis là pour vous y aider par la naturopathie si vous le souhaitez. N’hésitez pas à prendre rdv sur le calendrier du site.

Prenez bien soin de vous,

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

c

c

*M. Leonardi, C. Hicks, F. El‐Assaad, E. El‐Omar, G. Condous, Endometriosis and the microbiome: a systematic review, Volume127, Issue2, Themed Issue: The Microbiome and Women’s Health, January 2020, Pages 239-249

Cycle féminin, Cycle menstruel, Fertilité

La folliculogenèse ou comment l’hygiène de vie durant le cycle en cours impacte les prochains cycles

L’équilibre hormonal du cycle menstruel au naturel et la fertilité dépendent d’un évènement clé, le plus important du cycle: la présence et la qualité de l’ovulation. Ce qu’il est important de comprendre c’est que pour qu’il ait ovulation, il faut qu’il y ait un ovule de mature. Et le processus qui aboutit à la maturation d’un ovule (ovocyte) ne se résume pas du tout qu’à la phase folliculaire du cycle menstruel. Ce processus s’étale en réalité sur trois cycles menstruels. On appelle cela la folliculogenèse.

Qu’est-ce que la folliculogenèse? C’est le processus de croissance des follicules, ces petites poches qui contiennent nos ovules non matures (ovocytes). Nous naissons avec un pool de réserve de follicules au repos (quiescence des follicules primordiaux), mais le processus de folliculogenèse aboutissant à l’ovulation ne commence véritablement qu’à la puberté. Tous nos follicules n’aboutiront pas à l’ovulation. Pour vous donner un ordre d’idée, nous naissons avec des milliers de follicules alors que seulement 400 follicules environ deviendront matures pour permettre l’ovulation, ce qui correspond à 400 cycles menstruels au naturel environ.

Durant nos années fertiles, nos follicules passent par diverses étapes que sont: la croissance basale, le recrutement, la sélection et la maturation. Toutes ces étapes réunies représentent la folliculogenèse et se répartissent sur trois cycles menstruels environ.

  1. Croissance basale: En début de phase lutéale trois cycles avant l’ovulation du cycle en cours, des follicules primaires sont choisis pour croître en follicules secondaires et pré-antraux recrutables, c’est l’étape de croissance basale. Cette étape est longue et se déroule sur plusieurs cycles.
  2. Recrutement: Vient ensuite l’étape de recrutement en fin de phase lutéale du cycle qui pécède le cycle en cours. Les follicules recrutés deviennent des follicules tertiaires antraux, ceux que nous allons développer pendant la phase folliculaire de notre cycle en cours grâce à notre hormone FSH.
  3. Sélection: Durant la phase folliculaire du cycle en cours, un follicule est sélectionné pour être le follicule dominant (follicule de De Graaf).
  4. Maturation: Le follicule dominant mature pendant plusieurs jours jusqu’à permettre l’ovulation.
Schéma simplifié de la folliculogenèse que j’ai réalisé pour vous

La folliculogenèse et la qualité de nos ovocyte dépend de plusieurs facteurs dont notre hygiène de vie quotidienne. C’est pourquoi l’hygiène de vie du cycle en cours a des répercussions sur les cycles suivants! Ainsi, que ce soit pour mieux vivre son cycle menstruel au naturel ou optimiser ses chances de grossesse à terme, il convient de prendre soin de soi sur le long terme en se rappelant que la présence et la qualité de l’ovulation dépendent aussi de l’hygiène de vie durant les cycles précédents.

L’hygiène de vie comprend la qualité nutritionnelle de l’alimentation, l’équilibre de la glycémie, la qualité du sommeil, l’équilibre du système nerveux, la digestion et l’équilibre du microbiote par exemple. Il n’existe pas de solution naturelle rapide et miraculeuse, mais il existe une construction d’un équilibre global au quotidien qui soutient les capacités naturelles de notre organisme. La Naturopathie c’est fait pour ça!

Vous aimeriez être accompagné(e) pour apprendre comment mieux vivre votre cycle menstruel au naturel ou savoir comment soutenir votre fertilité au naturel? N’hésitez pas à prendre un rdv au cabinet ou en ligne via l’onglet « rdv en ligne ».

Au plaisir de pouvoir être là pour vous,

Margot-Hélène Piquenot

Cycle féminin, Cycle menstruel, Fertilité, symptothermie

Le fluide fertile c’est quoi?

Le fluide fertile, appelé aussi glaire cervicale, est un des facteurs physiologiques qui se produit pendant la phase fertile de notre cycle menstruel au naturel. Il est produit au niveau des cryptes de notre col de l’utérus qui sépare notre vagin de notre utérus. Sa production est stimulée par l’élévation du taux d’œstrogènes en pic physiologique avant notre ovulation.

En dehors de notre période fertile, notre col de l’utérus se raffermit, se ferme et crée un bouchon muqueux qui empêche littéralement les spermatozoïdes d’accéder à notre utérus, nous rendant ainsi infertiles. Ce bouchon muqueux nous protège aussi contre toutes infections microbiennes ou bactériennes.

Le fluide fertile, produit par la stimulation provoquée par la montée d’œstrogènes en pic, liquéfie le bouchon muqueux: notre col s’ouvre alors et devient plus mou, ce qui rend l’accès à notre utérus possible pour les spermatozoïdes.

Grâce aux travaux de recherche du Dr en biophysique médicale et professeur émérite suédois Erik Odeblad, nous savons désormais qu’il existe plusieurs types de fluide fertile. Bien qu’étant tous produits sous l’influence du taux d’œstrogènes et pouvant être sécrétés en même temps, ils proviennent de différents types de cryptes cervicales et ont en fait différentes fonctions toutes nécessaires pour rendre possible la fécondation (c’est-à-dire la rencontre entre un spermatozoïde et l’ovule).

Premièrement, laissez-moi vous présenter le fluide fertile dit L. Il est d’aspect crémeux, de texture parfois collante et de couleur crème ou opaque le plus souvent. Ce fluide fertile L a pour fonction majeure de filtrer les spermatozoïdes défectueux pour ne laisser passer que ceux qui sont sains et augmenteront ainsi les chances de fécondation. La sécrétion de ce fluide fertile précède génèralement les autres même s’il est produit jusqu’à l’ovulation.

Deuxièmement, je vous présente le fluide fertile dit S. Plus filant, brillant et transparent que le fluide crémeux L, il peut nous donner une sensation plus humide et glissante au niveau de la vulve. Le fluide filant S a pour principale fonction de faciliter l’ascension des spermatozoïdes jusqu’à notre col de l’utérus.

Enfin, même si tout le monde ne produit pas toujours ce type de fluide fertile, il existe aussi le fluide fertile P qui est quant à lui très élastique. Son aspect peut rappeler celui du blanc d’oeuf cru. Ce fluide rend l’accès encore plus aisée pour les spermatozoïdes jusqu’à notre utérus.

Ce qu’il faut savoir, c’est que peu importe le type de fluide fertile, ils permettent tous aux spermatozoïdes de survivre en nous jusqu’à cinq jours après le rapport intime non protégé en alcanisant l’acidité naturelle de notre vagin. En effet, en l’absence de production de fluide fertile, l’acidité naturelle de notre vagin rend impossible la survie des spermatozoïdes en nous plus de 30 minutes voire quelques heures au maximum, alors même que notre col de l’utérus est fermé par un bouchon muqueux impénétrable nous rendant de fait infertiles.

Apprendre à observer sa production de fluide fertile fait partie de l’apprentissage de la Symptothermie qui permet de définir la phase fertile du cycle en cours de manière effective et non calculée. Sachez qu’il faut un peu de temps avant de se familiariser avec sa production de fluide fertile et savoir bien la reconnaître. Aussi, il se peut que vous ne produisiez pas ces trois types de fluide fertile mais plutôt le crémeux (L) ou le filant (S) ou l’association des deux sans le très élastique (P), ou que votre production change même au cours de votre vie selon différents facteurs.

De fait l’âge, l’équilibre hormonal du moment, le nombre ou l’absence de grossesses et/ou la prise de pilule contraceptive pendant un certain nombre d’années sont autant de facteurs qui ont un impact sur la qualité de nos cryptes cervicales et leur capacité à produire du fluide cervical.

Somme toute, apprendre à reconnaitre sa production de fluide peut être facilité par l’accompagnement d’une conseillère formée. N’hésitez donc pas si vous désirez que je vous accompagne!

En espérant vous avoir appris un peu plus dans la simplicité et la joie sur ce que nos corps font de magique à chaque cycle menstruel au naturel,

Bien à vous,

Margot-Hélène piquenot

Cycle féminin, Cycle menstruel, Fertilité, symptothermie

Sommes-nous fertiles tous les jours de nos 1ères règles à la ménopause?

Non, nous ne sommes pas fertiles tous les jours du cycle. Notre fertilité est aussi un processus cyclique. Intrigué(e)? Vous désirez en savoir plus? Laissez-moi simplement vous expliquer comment fonctionne notre fertilité:

Premièrement, nous ne pouvons être fertiles si nous n’ovulons pas. Notre fertilité dépend de notre ovulation. Pas d’ovulation = pas de fertilité. Dans certaines pathologies et certains syndromes comme les aménorrhées ou le Syndrome des Ovaires Polykystiques, l’ovulation ne se fait pas du tout ou de manière très rare ou irrégulière. C’est pourquoi les personnes qui vivent ce type de pathologies ou syndromes rencontrent très souvent des problèmes de fertilité.

Deuxièment, qui dit ovulation ne dit pas fertilité H24. l’ovulation est le résultat de tout un processus physiologique qui ne dure pas tout le cycle. Selon la durée du cycle en cours, nous sommes fertiles environ un quart ou un tiers du cycle tout au plus, ce qui équivaut à environ une semaine en moyenne. C’est notre phase ovulatoire, la période fertile de notre cycle. Nous sommes fertiles quelques jours avant l’ovulation et jusqu’à 24H après, jusqu’à ce que notre ovule non fécondé se désagrège.

Qu’est-ce qui nous rend fertiles pendant cette période du cycle? L’association de trois facteurs physiologiques: l’ouverture de notre col de l’utérus, la production de fluide fertile par les cryptes de notre col de l’utérus et la capacité de notre corps à ovuler quelques jours plus tard. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en dehors de cette phase ovulatoire, notre col de l’utérus se ferme et crée même un bouchon muqueux et l’acidité naturelle de notre vagin tue les spermatozoïdes.

ATTENTION! L’ovulation ne peut pas se prédire! Nous ne sommes pas des robots, mais bel et bien des êtres vivants en éternelle adaptation. Même si nous avons appris en biologie ou SVT que l’ovulation arrive en milieu de cycle de 28 jours à J14, sachez que ce n’est presque jamais le cas dans la réalité! De plus, l’ovulation n’arrive pas du tout tout le temps au même moment à chaque cycles. Du coup, on ne peut pas deviner ou compter sur les méthodes de calendrier pour savoir quand on est fertile ou non. C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous fier à la méthode Ogino et aux nombreuses applications de téléphone qui ne s’appuient que sur des prédictions pour savoir quand est-ce que nous sommes fertiles ou non durant notre cycle en cours.

La seule méthode fiable à ce jour pour délimiter rigoureusement et méthodiquement notre phase fertile du cycle en cours, c’est la Symptothermie Moderne. Elle permet d’apprendre à identifier sa production de fluide fertile, les différentes positions de notre col de l’utérus et de comprendre la variation de notre température basale qui indique que l’ovulation a bien eu lieu ou non.

Vous désirez apprendre la Symptothermie Moderne pour savoir comment délimiter vos phases fertiles ou pour observer si vous ovulez ou non? N’hésitez pas à prendre rdv, je suis formée pour vous accompagner!

En espérant que cet article vous ait plu, je vous souhaite de bien prendre soin de vous,

Margot-Hélène Piquenot,

Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité

L’ovulation, c’est quoi exactement?

Je vous parle souvent de l’importance de l’ovulation pour l’équilibre hormonal et la santé en général durant les années fertiles. Mais l’ovulation, c’est quoi exactement et surtout, comment ça se passe à l’intérieur de nous? Je vous explique tout ça aujourd’hui.

Tout d’abord, reprenons simplement les bases de l’anatomie de notre petit bassin à l’aide du schéma ci-dessous:

Anatomie du système reproducteur

De chaque côté de notre utérus, nous avons nos ovaires reliés à ce dernier par des ligaments. Notre utérus est un muscle constitué d’un col qui donne sur notre vagin, d’une cavité dont les parois sont tapissés de muqueuse (endomètre) et de deux trompes qui finissent en franges.

Dans chacun de nos ovaires, nous avons des follicules, sortes de petites poches, dans lesquels il y a nos ovules qui baignent dans un liquide (fluide folliculaire) qui les nourrit. Les ovules dans leur poche nourrissante, ça rappelle un peu la grossesse pas vrai?

A chaque cycle menstruel, nos hormones sont orchestrées pour qu’il y ait un ovule (ou deux maximum) d’assez mûr pour permettre l’ovulation.

L’ovulation en schéma

Et pour filer la métaphore de la grossesse quand on pense aux ovules bien nichés dans leurs follicules ovariens, l’ovulation en fait c’est un peu comme un micro accouchement! Oui, l’ovulation définit tout simplement le moment où le follicule se rompt et expulse l’ovule hors de l’ovaire.

Ce qu’il se passe ensuite, c’est qu’une trompe utérine attire l’ovule en elle avec ses franges et l’y fait avancer grâce à des petites contractions et ses cils vibratiles.

Tout ceci se produit grâce à nos hormones sexuelles et plus particulièrement à la demande de notre cerveau! Oui, notre cerveau et nos ovaires sont reliés et communiquent tout au long du cycle menstruel via nos hormones. On appelle cela l’axe gonadotrope (ou hypothalamo-hypohyso-ovarien). Cet axe relit deux glandes de notre cerveau à nos ovaires : l’hypothalamus et l’hypophyse.

L’hypothalamus se charge aussi des fonctions vitales impliquées dans la faim, la soif, le sommeil, la température corporelle et la réponse au stress. C’est lui le big boss de notre survie! Spoiler alert, il ne considère pas le cycle menstruel comme sa priorité s’il se met en mode survie.

L’hypophyse secrète d’autres hormones que seulement les hormones sexuelles, il se charge aussi des hormones thyroïdiennes et surrénaliennes. Tout est lié dans nos corps les beautés!

L’axe gonadotrope en schéma

Pour qu’il y ait ovulation, il faut que l’hypothalamus, le big boss, envoie son feu vert à l’hypophyse (sous forme de l’hormone GnRH). De là, l’hypophyse envoie l’hormone FSH aux ovaires pour leur dire de développer un petit nombre de follicules asap. Les follicules s’exécutent et en se développant, ils produisent des oestrogènes.

Un follicule est finalement élu (follicule de De Graaf) et arrive à pleine maturité produisant encore davantage d’oestrogènes. Le cerveau reçoit le message et produit un pic de l’hormone LH qui va enclencher l’ovulation: le follicule de De Graaf se rompt et expulse l’ovule.

Voilà ce qu’est l’ovulation et comment ça se passe à l’intérieur de nous. Vous avez trouvé cela intéressant? Moi je trouve cela passionnant! Ça se voit un peu pas vrai? Connaître son corps, c’est à mon sens le premier pas pour pouvoir prendre soin de soi en conscience en vue de mieux vivre son cycle menstruel ou sa fertilité.

Vous voudriez savoir si vous ovulez grâce à la Symptothermie ou comment soutenir votre corps pour ovuler à chaque cycle grâce à la Naturopathie? N’hésitez pas à prendre rdv en ligne comme au cabinet, je serais ravie de vous accompagner!

Prenez bien soin de vous,

Margot-Hélène Piquenot

Conseil santé, Cycle féminin, Gestion naturelle de la fertilité féminine

Le cycle infradien

CAD58BA5-AAAB-4F85-B3D3-0ED4614F1431

🔄Saviez-vous que biologiquement la femme est rythmée par 2 cycles? Oui, le cycle circadien (jour/nuit) ET le cycle INFRADIEN.

❓Le cycle infradien?! C’est l’ensemble des processus biologiques qui s’opère pendant le cycle menstruel et qui va bien au-delà de l’utérus et des ovaires.

🔀Les variations hormonales en œstrogènes et progestérone ont aussi un impact sur…

🧠le cerveau,

🤒l’immunité,

🍽le métabolisme,

🆘et la réponse au stress!

🤯Ouf pas vrai? Mais le plus beau, c’est que ça peut être ultra positif quand on sait décrypter tout ça!

🔎Vous voulez en savoir plus? Dites-moi en commentaire si vous préfèrez que je développe sur le cerveau, l’immunité, le métabolisme ou la réponse au stress!

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Cycle féminin, Gestion naturelle de la fertilité féminine

Le droit de connaître son corps!

486171ED-59B4-430B-BFC1-9DE3E46073B5

🙋‍♀️C’est bientôt la journée des DROITS de la FEMME! Du coup j’ai envie de rappeler que nous avons le droit de :

✊Connaître notre corps et ne pas avoir honte d’avoir un utérus qui saigne chaque mois

✊Choisir sa contraception en connaissance de cause et pouvoir poser des questions et dire non à la pilule

✊Savoir comment les hormones du cycle menstruel influent sur l’équilibre général et ne pas avoir honte de respecter sa nature cyclique

✊Savoir comment observer son cycle objectivement pour sa fertilité, sa santé et la connaissance de soi

✊Choisir de faire un bébé ou pas!

☝️Tu es d’accord avec ça? Tu aimerais rajouter quelque chose? Dis-moi tout en commentaire, j’ai hâte de te lire!

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Conseil santé, Cycle féminin

Les produits laitiers et le cycle menstruel

B7779AD8-5B13-4595-8E94-76EC56B630BF

🐄Aujourd’hui je vous parle du lien entre produits laitiers et trouble du cycle menstruel.

🥛En cause, ça n’est ni le gras ni le lactose mais une protéine particulière : la caséine A1. Cette protéine du lait provoque une réponse inflammatoire en générant des cytokines. De plus, elle réduit la production endogène d’une de nos molécule naturellement anti-inflammatoire, à savoir le glutathion.

🤧Ce qui entretient la confusion concernant la nocivité des produits laitiers sur la santé c’est que nous ne sommes pas tou(te)s égaux dans la réaction à la caséine A1. À titre d’indicateur, si vous avez eu des troubles ORL à répétition enfant et que vous êtes sujet(e) à de l’asthme, des sinusites, des bronchites ou de l’eczéma aujourd’hui : il y a de fortes chances que votre corps supporte très mal les produits laitiers.

♦️Concernant le cycle menstruel, la caséine A1 peut entraîner acné, douleurs menstruelles, symptômes pré-menstruels et saignements abondants. Pas cool pas vrai? Si vous êtes concerné(e) par ces troubles, pensez-y la prochaine fois que vous voulez mettre du lait dans votre café ou de la crème et du gruyère sur vos pâtes.

🍦Don’t worry si vous ne pensez pas survivre sans produits laitiers, il existe aujourd’hui pléthore d’alternatives. Vous pouvez trouver en grande surface des laits végétaux (coco, avoine, noisette, soja…) et même les marques de glaces connues diversifient leurs offres en mode total végétal. Aussi, sachez que le beurre et les fromages de chèvre et de brebis ne contiennent pas de caséine A1.

🙋‍♀️Qui est accro aux produits laitiers ici? Avant d’être végane je l’étais aussi et je souffrais de fortes douleurs menstruelles. Devinez comment je vis mes menstruations depuis que je n’en mange plus du tout!

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Cycle féminin, Gestion naturelle de la fertilité féminine, Non classé

Jusqu’à 500 menstruations environ dans une vie

B7CD5C3D-DAD7-448A-A386-BB2CB5E042FB

📍Quand on a un utérus, on vit chaque mois un événement qui rythme nos vies de la ménarche à la ménopause. Soit 30 à 40 années de notre vie, hors période de grossesse et d’allaitement.

📍Personnellement j’en suis déjà à une 220aine de saignements menstruels, soit 19 ans de ma vie sur 32. J’ai pris la pilule de mes 15 à 20 ans. Quand je l’ai arrêtée, j’ai souffert pendant longtemps de douleurs menstruelles intenses. Mais ça c’était avant.

📍Pourquoi je vous parle de ça? Parce qu’aujourd’hui, alors que les menstruations font partie intégrante de la vie et la santé de toutes celles et ceux qui ont un utérus, il manque encore cruellement de transmissions sur le sujet. Vous ne trouvez pas?

📍À mes 15 ans, quand on m’a prescrit la pilule, m’a-t-on éduquée sur l’importance d’ovuler pour l’équilibre hormonal global? M’a-t-on expliqué qu’on n’ovule pas sous pilule? M’a-t-on éclairée sur le fait que les saignements sous pilules ne sont pas des menstruations? M’a-t-on transmis alors que les « pertes blanches » filantes sont en fait un signe majeur de fertilité? M’a-t-on appris que la nutrition a un impact important sur mon cycle menstruel? NON. Et vous?!

📍Tout ça je l’ai appris en cherchant et en lisant beaucoup sur le sujet pendant des années. Est-ce normal? Aujourd’hui je peux être la personne dont j’avais alors besoin pour savoir comment soutenir mon cycle menstruel et connaître les spécificités de ma fertilité, alors je dis merci à mon ardente curiosité.

📍Il me reste encore pas mal de menstruations à vivre avant la ménopause et je n’ai pas encore d’enfant. Pour moi c’est fait, j’ai compris mon corps et je vis mon cycle sans douleurs ni peurs. Et pour vous? Comment ça se passe? Combien de menstruations avez-vous vécu jusque là? Et comment les vivez-vous?

📍En ligne ou au cabinet, je propose de vous accompagner si jamais vous en ressentez le besoin. Promis ça sera plus facile que de chercher toute seule comme je l’ai fait.

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie