Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité

Qu’est-ce qui dans l’hygiène de vie peut nuire à l’ovulation?

L’ovulation est un processus physiologique cyclique durant les années fertiles de la ménarche (premières règles) à la ménopause. Ovuler est important pour la fertilité certes, mais pas seulement. Ovuler est un signe de santé. Dans un cycle menstruel au naturel, l’ovulation signe l’équilibre hormonal du système reproducteur déjà. Et la production ovarienne d’oestrogènes et de progestérone en équilibre a de nombreux effets bénéfiques sur la santé reconnus scientifiquement aujourd’hui. En effet, un faible taux d’oestrogènes et associé à la perte de densification osseuse par exemple. De même que la progestérone, que l’on ne produit en quantité significative que lorsque nous ovulons, a des effets préventifs avérés contre les cancers du sein et de l’endomètre (utérus).

Certaines pathologies organiques ou génétiques ont un impact sur l’ovulation, l’hygiène de vie aussi. Mais qu’est-ce qui dans l’hygiène de vie peut nuire à l’ovulation? Tout simplement tout ce qui peut mettre l’homéostasie du système hormonal global en déséquilibre. En effet, l’ovulation ne dépend pas que des ovaires. Le processus physiologique qui sous-tend l’ovulation démarre dans le cerveau et plus précisément grâce à une glande précise du cerveau : l’hypothalamus. Et ce dernier ne s’occupe pas que de l’ovulation, non. L’hypothalamus se charge de notre survie. Il est en charge de fonctions vitales comme la faim, la soif, le sommeil, la température corporelle et la réponse au stress. Ces fonctions sont sous-tendues par des processus hormonaux elles-aussi. Et devinez quoi, parmi toutes ces fonction, l’ovulation ne fait pas partie de ses priorités. Sa priorité à notre hypothalamus, c’est que nous survivions. Et tomber enceinte ne fait pas partie du mode survie.

L’hypothalamus fait partie de notre système nerveux central, il crée un pont entre notre système nerveux et notre système hormonal. Pour que notre hypothalamus produise l’hormone GnRH à l’origine de notre ovulation, il faut qu’il nous considère assez en sécurité. Notre survie dépend nos équilibres nerveux/émotionnel, nutritionnel et énergétique. Si l’un de ces pans n’est pas en équilibre, l’hypothalamus considère que nous n’avons pas assez d’énergie pour nourrir une autre vie que la nôtre. De même, une autre glande du cerveau régie par l’hypothalamus entre en jeu, l’hypophyse. Et tout ce qui peut dérégler ses productions hormonales nuira à l’ovulation aussi.

Mais alors, concrètement, qu’est-ce qui dans l’hygiène de vie peut empêcher l’ovulation?

  1. Le stress, quand il n’est pas contre-balancé par des temps de retour à soi sans pression ni agenda. L’hypothalamus communique aussi avec nos glandes surrénales qui produisent nos hormones du stress comme le cortisol par exemple. Le cortisol inhibe les effets sur nos ovaires de nos hormones LH et oestrogènes nécessaires à l’ovulation. De même, si l’ovulation a bien lieu, le cortisol inhibe la production de progestérone nécessaire à l’implantation et la nidation.
  2. Le sport intensif ou un déséquilibre entre apport et dépense énergétiques. Le sport intensif crée un stress sur l’organisme et lui fait dépenser une quantité d’énergie conséquente. Si l’activité sportive n’est pas contrebalancée par des temps de récupération et un apport énergétique adéquat, l’hypothalamus va associer cela à une situation de famine. Le cortisol va être davantage produit aux dépens des hormones nécessaires à l’ovulation.
  3. Vivre un deuil, une dépression, un burn-out sans prendre de temps pour soi, sa reconstruction, sa guérison. Toutes ces situations causent évidemment du stress chez la personne qui les vit. Un état de stress chronique engendre un épuisement physique. Le mode survie ou l’état d’alarme permanent impacte les surrénales, qui elles-mêmes impactent la thyroïde et qui, à son tour, impacte les ovaires. Tout est lié en nous et nous ne sommes pas fait(e)s pour vivre en mode survie/état d’alarme de manière non stop. Cela peut nuire à davantage que juste notre capacité d’ovuler. S’autoriser à vivre ses émotions est plus salutaire que de les fuir, pour sa santé comme pour sa fertilité.
  4. Être en sous-poids ou ne pas manger assez. Les troubles du comportement alimentaire peuvent nuire à l’ovulation. Notre hypothalamus ne peut nous permettre d’ovuler s’il nous considère en état de famine ou de dénutrition. Dans le cas de l’anorexie, la GnRH, la leptine (hormone sécrétée quand nous avons assez de réserves de graisses et que nous sommes assez nourri(e)s) et les oestrogènes sont trop réduits pour permettre l’ovulation. Dans le cas de la boulimie, seule la LH (hormone qui permet la rupture du follicule qui contient l’ovule mature) est trop réduite pour permettre l’ovulation.
  5. Être en vrai surpoids avec une résistance à l’insuline. L’obésité peut aussi nuire à l’ovulation en causant une production trop grande de testostérone. De plus, une trop grande production de leptine empêche la production d’oestrogènes nécessaires pour l’ovulation. Enfin, la résistance à l’insuline entraine une production hypophysaire trop basse de FSH (hormone responsable de la maturation des follicules qui contiennent les ovules non matures) et trop grande de LH, ce qui empêche l’ovulation.
  6. Avoir une alimentation trop industrielle pauvre en nutriments. Une alimentation qui ne soutient pas l’équilibre de la glycémie, qui crée une inflammation ou une dysbiose intestinale et ne contient pas de micro-nutriments essentiels fait le lit du mode survie aussi. Une alimentation quotidienne qui ne nourrit pas notre équilibre global reste un stress. Et pour notre hypothalamus, qu’importe le stress, du moment qu’il y en a, et qui plus est de manière chronique, ça reste un état d’alarme pour se mettre en mode survie. Rappelez-vous, l’ovulation ne fait pas partie du mode survie.
  7. Ne pas assez dormir ou avoir un sommeil de mauvaise qualité. Nous avons une hormone du sommeil, la mélatonine. Et vous savez quoi? Nos ovaires ont aussi des récepteurs pour cette hormone. En fait, notre ovulation dépend aussi de l’équilibre de la mélatonine, c’est-à-dire de la qualité de notre sommeil et du cycle nuit/jour. Nous avons besoin de notre production naturelle de mélatonine causée par l’obscurité. Les écrans et la lumière bleue empêchent sa production naturelle. A l’inverse, une trop grande dose induite par complèmentation nuit aussi à l’ovulation. Tout est une question d’équilibre dans l’hygiène de vie.
  8. La prise répétée de cachets anti-douleurs AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) comme l’antadys, l’ibuprofène, l’advil… Ces cachets empêchent notre production de prostaglandines. Or nos prostaglandines sont nécessaires pour l’ovulation. Elles permettent la rupture du follicule qui contient l’ovule mature. De fait, la prise répétée de ces médicaments peut empêcher l’ovulation. De plus, il a été prouvé que les AINS provoquent des pseudo-ovulations ou LUF (follicule lutéïnisé non rompu) qui sont en fait des anomalies de la rupture folliculaire.

Voici quelques exemples de l’impact de notre hygiène de vie au quotidien sur l’ovulation. J’aurais pu vous parler de la pilule mais cela me semblait trop évident et c’est un sujet qui pourrait faire l’objet d’un article à lui seul. Mon travail en Naturopathie, c’est de vous éduquer et de vous accompagner pour construire une hygiène de vie adaptée à la personne que vous êtes pour soutenir votre équilibre global, votre fertilité et donc la capacité de votre corps à ovuler. Si je me suis aussi formée à la Symptothermie Moderne comme outil de travail, c’est aussi pour pouvoir vous apprendre à repérer si vous ovulez à chaque cycle et que vous puissiez en déduire quelque chose sur l’impact de vos choix de vie par vous-mêmes.

Si vous ressentez le besoin que je vous accompagne pour apprendre la Symptothermie ou pour construire une hygiène de vie adaptée à votre profil et vos valeurs, n’hésitez pas à prendre rdv via l’onglet « RDV en ligne », je serais ravie de pouvoir être là pour vous.

Je vous souhaite de bien prendre soin de vous,

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Sources:

  • Berga S, Daniels T, Giles D: Women with functional hypothalamic amenorrhea but no other forms of an ovulation display amplified cortisol concentrations. Fertil Steril 67: 1024, 1997
  • Berga SL: The brain and the menstrual cycle. Gynecological Endocrinology 24(10): 537, 2008
  • Gold P, Goodwin F, Chrousos G: Clinical and biochemical manifestations of depression. N Engl J Med 319: 413, 1988
  • McClintock M: Menstrual syndrome and suppression. Nature 229: 244, 1971
  • Seidenfeld M, Rickert V: Impact of anorexia, bulimia, and obesity on the gynecological health of adolescents. American Family Physician 64(3): 445, 2001
  • Weltzin TE, Cameron J, Berga S, Kaye WH: Prediction of reproductive status in women with bulimia nervosa by past high weight. Am J Psychiatry151(1):136, 1994
  • Gaytán M, Morales C, Bellido C, Sánchez-Criado JE, Gaytán F: Non-steroidal anti-inflammatory drugs (NSAIDs) and ovulation: lessons from morphology. Histol Histopathol 21(5):541, 2006
  • Shavi Fernando, Luk Rombauts: Melatonin: shedding light on infertility? a review of the recent literature. J Ovarian Res 7:98, 2014
  • Joanna H. Sliwowska, Chrysanthi Fergani, Monika Gawałek, Bogda Skowronska, Piotr Fichna, and Michael N. Lehman: Insulin: its Role in the Central Control of Reproduction. Physiol Behav. 0: 197–206, 2015
Cycle féminin, Cycle menstruel, Fertilité

La folliculogenèse ou comment l’hygiène de vie durant le cycle en cours impacte les prochains cycles

L’équilibre hormonal du cycle menstruel au naturel et la fertilité dépendent d’un évènement clé, le plus important du cycle: la présence et la qualité de l’ovulation. Ce qu’il est important de comprendre c’est que pour qu’il ait ovulation, il faut qu’il y ait un ovule de mature. Et le processus qui aboutit à la maturation d’un ovule (ovocyte) ne se résume pas du tout qu’à la phase folliculaire du cycle menstruel. Ce processus s’étale en réalité sur trois cycles menstruels. On appelle cela la folliculogenèse.

Qu’est-ce que la folliculogenèse? C’est le processus de croissance des follicules, ces petites poches qui contiennent nos ovules non matures (ovocytes). Nous naissons avec un pool de réserve de follicules au repos (quiescence des follicules primordiaux), mais le processus de folliculogenèse aboutissant à l’ovulation ne commence véritablement qu’à la puberté. Tous nos follicules n’aboutiront pas à l’ovulation. Pour vous donner un ordre d’idée, nous naissons avec des milliers de follicules alors que seulement 400 follicules environ deviendront matures pour permettre l’ovulation, ce qui correspond à 400 cycles menstruels au naturel environ.

Durant nos années fertiles, nos follicules passent par diverses étapes que sont: la croissance basale, le recrutement, la sélection et la maturation. Toutes ces étapes réunies représentent la folliculogenèse et se répartissent sur trois cycles menstruels environ.

  1. Croissance basale: En début de phase lutéale trois cycles avant l’ovulation du cycle en cours, des follicules primaires sont choisis pour croître en follicules secondaires et pré-antraux recrutables, c’est l’étape de croissance basale. Cette étape est longue et se déroule sur plusieurs cycles.
  2. Recrutement: Vient ensuite l’étape de recrutement en fin de phase lutéale du cycle qui pécède le cycle en cours. Les follicules recrutés deviennent des follicules tertiaires antraux, ceux que nous allons développer pendant la phase folliculaire de notre cycle en cours grâce à notre hormone FSH.
  3. Sélection: Durant la phase folliculaire du cycle en cours, un follicule est sélectionné pour être le follicule dominant (follicule de De Graaf).
  4. Maturation: Le follicule dominant mature pendant plusieurs jours jusqu’à permettre l’ovulation.
Schéma simplifié de la folliculogenèse que j’ai réalisé pour vous

La folliculogenèse et la qualité de nos ovocyte dépend de plusieurs facteurs dont notre hygiène de vie quotidienne. C’est pourquoi l’hygiène de vie du cycle en cours a des répercussions sur les cycles suivants! Ainsi, que ce soit pour mieux vivre son cycle menstruel au naturel ou optimiser ses chances de grossesse à terme, il convient de prendre soin de soi sur le long terme en se rappelant que la présence et la qualité de l’ovulation dépendent aussi de l’hygiène de vie durant les cycles précédents.

L’hygiène de vie comprend la qualité nutritionnelle de l’alimentation, l’équilibre de la glycémie, la qualité du sommeil, l’équilibre du système nerveux, la digestion et l’équilibre du microbiote par exemple. Il n’existe pas de solution naturelle rapide et miraculeuse, mais il existe une construction d’un équilibre global au quotidien qui soutient les capacités naturelles de notre organisme. La Naturopathie c’est fait pour ça!

Vous aimeriez être accompagné(e) pour apprendre comment mieux vivre votre cycle menstruel au naturel ou savoir comment soutenir votre fertilité au naturel? N’hésitez pas à prendre un rdv au cabinet ou en ligne via l’onglet « rdv en ligne ».

Au plaisir de pouvoir être là pour vous,

Margot-Hélène Piquenot

Cycle féminin, Cycle menstruel, Fertilité, symptothermie

Le fluide fertile c’est quoi?

Le fluide fertile, appelé aussi glaire cervicale, est un des facteurs physiologiques qui se produit pendant la phase fertile de notre cycle menstruel au naturel. Il est produit au niveau des cryptes de notre col de l’utérus qui sépare notre vagin de notre utérus. Sa production est stimulée par l’élévation du taux d’œstrogènes en pic physiologique avant notre ovulation.

En dehors de notre période fertile, notre col de l’utérus se raffermit, se ferme et crée un bouchon muqueux qui empêche littéralement les spermatozoïdes d’accéder à notre utérus, nous rendant ainsi infertiles. Ce bouchon muqueux nous protège aussi contre toutes infections microbiennes ou bactériennes.

Le fluide fertile, produit par la stimulation provoquée par la montée d’œstrogènes en pic, liquéfie le bouchon muqueux: notre col s’ouvre alors et devient plus mou, ce qui rend l’accès à notre utérus possible pour les spermatozoïdes.

Grâce aux travaux de recherche du Dr en biophysique médicale et professeur émérite suédois Erik Odeblad, nous savons désormais qu’il existe plusieurs types de fluide fertile. Bien qu’étant tous produits sous l’influence du taux d’œstrogènes et pouvant être sécrétés en même temps, ils proviennent de différents types de cryptes cervicales et ont en fait différentes fonctions toutes nécessaires pour rendre possible la fécondation (c’est-à-dire la rencontre entre un spermatozoïde et l’ovule).

Premièrement, laissez-moi vous présenter le fluide fertile dit L. Il est d’aspect crémeux, de texture parfois collante et de couleur crème ou opaque le plus souvent. Ce fluide fertile L a pour fonction majeure de filtrer les spermatozoïdes défectueux pour ne laisser passer que ceux qui sont sains et augmenteront ainsi les chances de fécondation. La sécrétion de ce fluide fertile précède génèralement les autres même s’il est produit jusqu’à l’ovulation.

Deuxièmement, je vous présente le fluide fertile dit S. Plus filant, brillant et transparent que le fluide crémeux L, il peut nous donner une sensation plus humide et glissante au niveau de la vulve. Le fluide filant S a pour principale fonction de faciliter l’ascension des spermatozoïdes jusqu’à notre col de l’utérus.

Enfin, même si tout le monde ne produit pas toujours ce type de fluide fertile, il existe aussi le fluide fertile P qui est quant à lui très élastique. Son aspect peut rappeler celui du blanc d’oeuf cru. Ce fluide rend l’accès encore plus aisée pour les spermatozoïdes jusqu’à notre utérus.

Ce qu’il faut savoir, c’est que peu importe le type de fluide fertile, ils permettent tous aux spermatozoïdes de survivre en nous jusqu’à cinq jours après le rapport intime non protégé en alcanisant l’acidité naturelle de notre vagin. En effet, en l’absence de production de fluide fertile, l’acidité naturelle de notre vagin rend impossible la survie des spermatozoïdes en nous plus de 30 minutes voire quelques heures au maximum, alors même que notre col de l’utérus est fermé par un bouchon muqueux impénétrable nous rendant de fait infertiles.

Apprendre à observer sa production de fluide fertile fait partie de l’apprentissage de la Symptothermie qui permet de définir la phase fertile du cycle en cours de manière effective et non calculée. Sachez qu’il faut un peu de temps avant de se familiariser avec sa production de fluide fertile et savoir bien la reconnaître. Aussi, il se peut que vous ne produisiez pas ces trois types de fluide fertile mais plutôt le crémeux (L) ou le filant (S) ou l’association des deux sans le très élastique (P), ou que votre production change même au cours de votre vie selon différents facteurs.

De fait l’âge, l’équilibre hormonal du moment, le nombre ou l’absence de grossesses et/ou la prise de pilule contraceptive pendant un certain nombre d’années sont autant de facteurs qui ont un impact sur la qualité de nos cryptes cervicales et leur capacité à produire du fluide cervical.

Somme toute, apprendre à reconnaitre sa production de fluide peut être facilité par l’accompagnement d’une conseillère formée. N’hésitez donc pas si vous désirez que je vous accompagne!

En espérant vous avoir appris un peu plus dans la simplicité et la joie sur ce que nos corps font de magique à chaque cycle menstruel au naturel,

Bien à vous,

Margot-Hélène piquenot

Cycle féminin, Cycle menstruel, Fertilité, symptothermie

Sommes-nous fertiles tous les jours de nos 1ères règles à la ménopause?

Non, nous ne sommes pas fertiles tous les jours du cycle. Notre fertilité est aussi un processus cyclique. Intrigué(e)? Vous désirez en savoir plus? Laissez-moi simplement vous expliquer comment fonctionne notre fertilité:

Premièrement, nous ne pouvons être fertiles si nous n’ovulons pas. Notre fertilité dépend de notre ovulation. Pas d’ovulation = pas de fertilité. Dans certaines pathologies et certains syndromes comme les aménorrhées ou le Syndrome des Ovaires Polykystiques, l’ovulation ne se fait pas du tout ou de manière très rare ou irrégulière. C’est pourquoi les personnes qui vivent ce type de pathologies ou syndromes rencontrent très souvent des problèmes de fertilité.

Deuxièment, qui dit ovulation ne dit pas fertilité H24. l’ovulation est le résultat de tout un processus physiologique qui ne dure pas tout le cycle. Selon la durée du cycle en cours, nous sommes fertiles environ un quart ou un tiers du cycle tout au plus, ce qui équivaut à environ une semaine en moyenne. C’est notre phase ovulatoire, la période fertile de notre cycle. Nous sommes fertiles quelques jours avant l’ovulation et jusqu’à 24H après, jusqu’à ce que notre ovule non fécondé se désagrège.

Qu’est-ce qui nous rend fertiles pendant cette période du cycle? L’association de trois facteurs physiologiques: l’ouverture de notre col de l’utérus, la production de fluide fertile par les cryptes de notre col de l’utérus et la capacité de notre corps à ovuler quelques jours plus tard. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en dehors de cette phase ovulatoire, notre col de l’utérus se ferme et crée même un bouchon muqueux et l’acidité naturelle de notre vagin tue les spermatozoïdes.

ATTENTION! L’ovulation ne peut pas se prédire! Nous ne sommes pas des robots, mais bel et bien des êtres vivants en éternelle adaptation. Même si nous avons appris en biologie ou SVT que l’ovulation arrive en milieu de cycle de 28 jours à J14, sachez que ce n’est presque jamais le cas dans la réalité! De plus, l’ovulation n’arrive pas du tout tout le temps au même moment à chaque cycles. Du coup, on ne peut pas deviner ou compter sur les méthodes de calendrier pour savoir quand on est fertile ou non. C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous fier à la méthode Ogino et aux nombreuses applications de téléphone qui ne s’appuient que sur des prédictions pour savoir quand est-ce que nous sommes fertiles ou non durant notre cycle en cours.

La seule méthode fiable à ce jour pour délimiter rigoureusement et méthodiquement notre phase fertile du cycle en cours, c’est la Symptothermie Moderne. Elle permet d’apprendre à identifier sa production de fluide fertile, les différentes positions de notre col de l’utérus et de comprendre la variation de notre température basale qui indique que l’ovulation a bien eu lieu ou non.

Vous désirez apprendre la Symptothermie Moderne pour savoir comment délimiter vos phases fertiles ou pour observer si vous ovulez ou non? N’hésitez pas à prendre rdv, je suis formée pour vous accompagner!

En espérant que cet article vous ait plu, je vous souhaite de bien prendre soin de vous,

Margot-Hélène Piquenot,

Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité

L’ovulation, c’est quoi exactement?

Je vous parle souvent de l’importance de l’ovulation pour l’équilibre hormonal et la santé en général durant les années fertiles. Mais l’ovulation, c’est quoi exactement et surtout, comment ça se passe à l’intérieur de nous? Je vous explique tout ça aujourd’hui.

Tout d’abord, reprenons simplement les bases de l’anatomie de notre petit bassin à l’aide du schéma ci-dessous:

Anatomie du système reproducteur

De chaque côté de notre utérus, nous avons nos ovaires reliés à ce dernier par des ligaments. Notre utérus est un muscle constitué d’un col qui donne sur notre vagin, d’une cavité dont les parois sont tapissés de muqueuse (endomètre) et de deux trompes qui finissent en franges.

Dans chacun de nos ovaires, nous avons des follicules, sortes de petites poches, dans lesquels il y a nos ovules qui baignent dans un liquide (fluide folliculaire) qui les nourrit. Les ovules dans leur poche nourrissante, ça rappelle un peu la grossesse pas vrai?

A chaque cycle menstruel, nos hormones sont orchestrées pour qu’il y ait un ovule (ou deux maximum) d’assez mûr pour permettre l’ovulation.

L’ovulation en schéma

Et pour filer la métaphore de la grossesse quand on pense aux ovules bien nichés dans leurs follicules ovariens, l’ovulation en fait c’est un peu comme un micro accouchement! Oui, l’ovulation définit tout simplement le moment où le follicule se rompt et expulse l’ovule hors de l’ovaire.

Ce qu’il se passe ensuite, c’est qu’une trompe utérine attire l’ovule en elle avec ses franges et l’y fait avancer grâce à des petites contractions et ses cils vibratiles.

Tout ceci se produit grâce à nos hormones sexuelles et plus particulièrement à la demande de notre cerveau! Oui, notre cerveau et nos ovaires sont reliés et communiquent tout au long du cycle menstruel via nos hormones. On appelle cela l’axe gonadotrope (ou hypothalamo-hypohyso-ovarien). Cet axe relit deux glandes de notre cerveau à nos ovaires : l’hypothalamus et l’hypophyse.

L’hypothalamus se charge aussi des fonctions vitales impliquées dans la faim, la soif, le sommeil, la température corporelle et la réponse au stress. C’est lui le big boss de notre survie! Spoiler alert, il ne considère pas le cycle menstruel comme sa priorité s’il se met en mode survie.

L’hypophyse secrète d’autres hormones que seulement les hormones sexuelles, il se charge aussi des hormones thyroïdiennes et surrénaliennes. Tout est lié dans nos corps les beautés!

L’axe gonadotrope en schéma

Pour qu’il y ait ovulation, il faut que l’hypothalamus, le big boss, envoie son feu vert à l’hypophyse (sous forme de l’hormone GnRH). De là, l’hypophyse envoie l’hormone FSH aux ovaires pour leur dire de développer un petit nombre de follicules asap. Les follicules s’exécutent et en se développant, ils produisent des oestrogènes.

Un follicule est finalement élu (follicule de De Graaf) et arrive à pleine maturité produisant encore davantage d’oestrogènes. Le cerveau reçoit le message et produit un pic de l’hormone LH qui va enclencher l’ovulation: le follicule de De Graaf se rompt et expulse l’ovule.

Voilà ce qu’est l’ovulation et comment ça se passe à l’intérieur de nous. Vous avez trouvé cela intéressant? Moi je trouve cela passionnant! Ça se voit un peu pas vrai? Connaître son corps, c’est à mon sens le premier pas pour pouvoir prendre soin de soi en conscience en vue de mieux vivre son cycle menstruel ou sa fertilité.

Vous voudriez savoir si vous ovulez grâce à la Symptothermie ou comment soutenir votre corps pour ovuler à chaque cycle grâce à la Naturopathie? N’hésitez pas à prendre rdv en ligne comme au cabinet, je serais ravie de vous accompagner!

Prenez bien soin de vous,

Margot-Hélène Piquenot

Conseil santé, Cycle féminin, Gestion naturelle de la fertilité féminine

La thyroïde et le cycle menstruel

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🔬Aujourd’hui, faisons un focus sur le lien entre l’équilibre de la thyroïde et celui du cycle menstruel.

🦋La thyroïde fait partie du système endocrinien. C’est une glande qui, comme les ovaires ou les surrénales, sécrète des hormones sous la directive de l’hypophyse. Elle est située à la base du cou et joue un rôle prépondérant dans le métabolisme de base.

🚺Ok, mais quel est le lien avec le cycle féminin me direz-vous? Et bien sachez qu’un déséquilibre thyroïdien peut être à l’origine de problèmes tels des cycles irréguliers, trop longs ou trop abondants, des fausses-couches à répétition allant jusqu’à l’infertilité. De même, sachez que la progestérone produite après l’ovulation soutient la thyroïde. Ainsi, l’équilibre hormonal est à appréhender dans son ensemble.

⚠️Si l’iode est un nutriment important pour le fonctionnement de la thyroïde, il lui est dangereux en excès. D’autant plus si l’apport en sélénium n’est pas adéquat. N’hésitez pas à consulter votre naturo préféré(e) à ce sujet, ne vous supplémentez pas à l’aveugle.

✅En plus de l’alimentation, sachez que le manque de sommeil, le stress intense ou chronique ainsi que la qualité de la muqueuse intestinale sont autant de facteurs qui influencent l’équilibre de la thyroïde (et de fait le cycle menstruel et la fertilité féminine).

💙Prenez soin de vous, apprenez comment tout est lié quand il s’agit de bien vivre ses règles et sa fertilité.

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Gestion naturelle de la fertilité féminine

La glaire cervicale : élixir de vie 🌸

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Partage éducatif sur la physiologie féminine aujourd’hui : connaissez-vous la glaire cervicale mesdames? Glaire car c’est un fluide corporel naturel et cervicale car elle est créée au niveau du col de l’utérus qui s’ouvre pendant la période fertile du cycle féminin (créée plus précisément au niveau des cryptes cervicales pour les nerds comme moi 🤟). Si vous n’êtes pas initiées à l’auto-observation de vos cycles, vous pouvez la connaître sous un autre nom générique de “pertes blanches”, vous savez, ce que vous voyez au fond de vos dessous ou ce qui glisse sous le papier toilette à certains moments du mois. Et bien j’ai l’honneur de vous apprendre que ce fluide n’est pas un déchet organique que votre corps rejette mais bel et bien un véritable élixir de vie créé suite à la montée des œstrogènes qui ouvre votre période de fertilité dont le bouquet final est l’ovulation. Un phénomène naturel aussi magique qu’une fleur qui s’ouvre dont nous pouvons être fières. Son aspect? D’abord crémeux et blanc puis filant et transparent quand la fertilité est à son apogée avant l’ovulation et parfois grumeleux après l’ovulation (qu’on nomme glaire progestéronée et qui peut résulter du bouchon muqueux qui se forme quand le col de l’utérus se ferme après l’ovulation). Sa durée? De quelques jours à une semaine environ selon votre corps. La glaire cervicale crémeuse et filante déroule un véritable tapis rouge accueillant pour les  spermatozoïdes, facilitant leur survie et leur ascension du vagin jusqu’à l’utérus dont le col est ouvert à ce moment-là. C’est pourquoi dans la méthode d’auto-observation des signes de fertilité comme la Symptothermie, il est vraiment important de savoir repérer ce précieux élixir, que ce soit en vue de procréer ou en cas de projet contraception. En effet, un rapport intime non protégé alors qu’il y a présence de cet élixir de vie est le meilleur moment pour favoriser une grossesse. Aussi, apprendre comment son corps de femme fonctionne reste le meilleur moyen pour se réapproprier la gestion de SA fertilité sans chimie et de pouvoir prendre soin de soi et faire ses choix en conscience.

Et sinon vous? Êtes-vous familières avec votre glaire cervicale?

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Gestion naturelle de la fertilité féminine, Infographie

La progestérone, infographie #19

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Infographie naturo sur la progestérone pour vous aujourd’hui: cette hormone présente naturellement chez la femme réglée est à préserver et encourager pour l’épanouissement de la santé féminine. Elle permet aussi d’apaiser les SPM (symptômes prémenstruels)  et de réduire le flux sanguin. Quand on se rend compte de tous ses bienfaits, on est heureuse que notre corps en produise pas vrai? Il faut savoir qu’elle n’est présente en quantité suffisante seulement si la femme ovule bel et bien et selon la durée de la phase lutéale du cycle (2ème phase du cycle après l’ovulation). Qui dit pilule dit malheureusement aucune ovulation ni de production de progestérone (la progestin des pilules n’a pas ses effets bénéfiques sur le corps de la femme). 

Prenez soin de vous mesdames, votre corps est votre précieux allié si vous savez l’écouter.

Margot-Hélène Piquenot Naturo

Gestion naturelle de la fertilité féminine

Gestion naturelle de la fertilité féminine #2

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S’il y a bien un sujet de santé qui me passionne tout particulièrement, c’est bien le cycle féminin et la fertilité féminine. J’ai à cœur de toujours en apprendre davantage pour mieux servir la santé des femmes et leurs vécus cycliques. Il y a tant à faire encore aujourd’hui pour que les femmes vivent sereinement, sans douleurs ni compromis soumis et correctement informées, leurs cycles et leurs fertilités. J’ai découvert ce livre d’une richesse autant théorique que clinique sur l’accompagnement santé des femmes via une amie et je l’en remercie chaudement. Sa lecture bénéficie autant à mon cerveau de naturo assoiffé de nouvelles données qu’à mon coeur de femme désireux d’offrir à ses comparses le fruit de ses recherches et apprentissages. Sachez que le cycle d’une femme en dit long sur son équilibre de santé, qu’il soit physique et émotionnel et que l’écouter enfin peut être plus que constructif. La consultation en gestion naturelle de la fertilité au cabinet est proposée dans ce sens. Qu’on pense douleurs, choix de contraception, pathologies liées au cycle ou difficulté de procréer, apprendre à observer son cycle et le déchiffrer est un pas de géant en avant vers la santé.

Prenez soin de vous mesdames, votre corps vous parle au travers de votre cycle, apprenez à comprendre ce qu’il vous dit pour cheminer vers la santé.

Margot-Hélène Piquenot Naturo

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Gestion naturelle de la fertilité 🌸

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Vous êtes une femme et aimeriez apprendre davantage sur vos cycles et votre fertilité ? Vous êtes curieuse, motivée et désireuse d’apprendre à observer vos signes corporels de fertilité ? Vous cherchez un moyen de contraception efficace et naturel ou vous êtes en projet de grossesse et aimeriez connaître vos jours les plus fertiles? La consultation en gestion naturelle de la fertilité au cabinet ou via Skype permet de répondre à tous ces besoins ou projets cités plus haut. N’hésitez pas à aller jeter un coup d’œil sur l’onglet correspondant du site (https://chacunsasante.com/gestion-naturelle-de-la-fertilite/) ou même sur le site officiel de la méthode (sympto.org).

Prenez soin de vous mesdames, votre corps est à vous et il est précieux 🌸.

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie