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Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal

Fibromes utérins et naturopathie

Les fibromes utérins font partie des pathologies liées au cycle menstruel. Ce sont d’ailleurs les tumeurs bénignes les plus fréquentes des personnes menstruées. Dans cet article, je vais vous expliquer :

  1. Ce que sont les fibromes utérins
  2. Leurs facteurs de risques
  3. Les symptômes qu’ils peuvent engendrer
  4. Les traitements médicaux qui sont proposés à l’heure actuelle
  5. Comment la naturopathie peut aider à la prévention de leur apparition ou de leur développement

Les fibromes utérins, c’est quoi?

Ce sont des tumeurs bénignes du muscle de l’utérus. Ils sont composés de tissus musculaire et fibreux et grossissent sous l’influence des œstrogènes. Ils peuvent aussi être appelés léiomyomes ou myomes et ils tendent à régresser à la ménopause. Il existe trois types de fibromes selon leur localisation dans l’utérus:

  • les sous-séreux se situent à la surface externe de l’utérus
  • les intramuraux se situent dans le muscle utérin
  • les sous-muqueux ou intracavitaires se situent à la surface interne de l’utérus

Les fibromes volumineux peuvent déformer l’utérus. Ceux qui forment des excroissances à la surface de l’utérus sont appelés « pédiculés ».

Les facteurs de risques

Voici ce qui peut augmenter le risque de développement et de la croissance des fibromes utérins:

  • Avoir eu ses premières règles très tôt (avant l’âge de 12 ans)
  • La pilule quand elle est prise très tôt (entre 13 et 16 ans)
  • Avoir des phases folliculaires très longues par rapport aux phases lutéales (déséquilibre entre œstrogènes et progestérone)
  • L’obésité
  • L’exposition environnementale aux xéno-œstrogènes (plastiques, pesticides, thérapies hormonales de substitution…)
  • Une mauvaise élimination physiologique des œstrogènes endogènes par le foie et les intestins
  • L’hypertension
  • Les DIU s’il y a complication infectieuse
  • Souffrir d’une maladie inflammatoire pelvienne
  • L’utilisation du talc sur la zone du périnée (vulve et sillon interfessier)

Les symptômes possibles des fibromes utérins

Il est possible d’avoir un ou plusieurs fibromes sans avoir de symptômes. Mais selon leur nombre, emplacements et tailles, ils peuvent faire apparaitre des symptômes comme:

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  • Saignements menstruels trop abondants (ménorragie) et/ou très longs
  • Anémie ferriprive due aux saignements trop abondants ou incessants
  • Douleurs pelviennes
  • Sensation de lourdeur au niveau du bas ventre
  • Douleurs pendants les rapports intimes avec pénétration vaginale (dyspareunie)
  • Ballonnements ou gonflement abdominal
  • Envie d’uriner plus fréquemment
  • Constipation
  • Hémorroïdes

Les traitements médicaux proposés à l’heure actuelle

Une fois le diagnostic confirmé par votre médecin traitant ou gynécologue grâce à un examen (échographie, hystéroscopie ou IRM), voici ce qui peut souvent vous être proposé en cas de symptômes :

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  • Un agoniste de l’hormone de libération des gonadotrophines (GnRH) pour stopper la production ovarienne d’œstrogènes et ainsi limiter la croissance du ou des fibromes. Ce type de médicament induit une sorte de ménopause artificielle. Sa prise n’est pas conseillée sur le long terme car cela peut entrainer une diminution de la densité osseuse et favoriser l’ostéoporose.
  • Un progestatif par voie orale, injection ou sous forme de dispositif intra-utérin (stérilet au lévonorgestrel). Les progestatifs affinent la muqueuse utérine et peuvent diminuer les saignements abondants dus au(x) fibrome(s). Ils peuvent par contre provoquer des saignements irréguliers, des troubles de l’humeur et exposent à un risque accru de méningiomes pour certains (Lutényl, Lutéran et génériques).
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  • Le Danazol (testostérone synthétique) car cela diminue les œstrogènes et la progestérone. Attention ce médicament peut créer de l’hirsutisme et de l’acné ainsi que tous les symptômes associés au SOPK.
  • L’hystérectomie (ablation chirurgicale de l’utérus) quand il n’y a plus de désir de grossesse. C’est la solution définitive et radicale aux fibromes.
  • La myomectomie (ablation chirurgicale du ou des fibrome(s) seulement) qui permet de préserver la fertilité mais ne garantit pas contre le développement d’autres fibromes si l’hygiène de vie reste la même.
  • L’embolisation artérielle utérine qui permet de priver le ou les fibromes de leur apport sanguin et donc de diminuer leur volume avec le temps. Cette intervention faite par anesthésie locale ne permet pas non plus la garantie que d’autres fibromes ne se développent de nouveau.

Il faut savoir qu’il n’existe à ce jour aucun traitement médical qui soigne les fibromes utérins et les fassent disparaitre.

La naturopathie en cas de fibrome(s) utérin(s)

Qu’il s’agisse de la prévention ou de l’éducation de santé pour comprendre ce qui dans l’hygiène de vie peut favoriser ou restreindre le développement de fibromes utérins, la naturopathie peut aider. Il est toujours mieux de ne pas attendre que les fibromes soient symptomatiques pour prendre soin de soi mais il est aussi toujours possible de mettre des changements positifs en place dans l’hygiène de vie s’il y a des symptômes. En naturopathie, on cherche à remédier à la cause de ce qui peut, dans l’hygiène de vie quotidienne, concourir à faire le lit du déséquilibre. Dans le cas du fibrome, voici ce que je peux être amenée à conseiller :

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  • Veiller à l’équilibre du microbiote (estrobolome) pour permettre une bonne élimination des œstrogènes.
  • Soutenir l’activité physiologique du foie dans la détoxification des œstrogènes.
  • Faire la chasse aux xéno-oestrogènes (perturbateurs endocriniens) dans les matériaux et produits utilisés chez soi.
  • Encourager la pratique d’une activité sportive qui stimule la circulation sanguine au niveau pelvien (danse orientale, cerceau Hula Hoop, yoga ou même marche quotidienne).
  • Augmenter l’apport en légumes verts et en fruits entiers (dont les agrumes qui sont reconnus scientifiquement pour protéger des fibromes).
  • Inclure les légumineuses aux menus hebdomadaires.
  • Réduire la viande rouge et les charcuteries qui sont associées scientifiquement aux fibromes.
  • Ajouter des petits poissons gras riches en oméga 3 (ceux moins susceptibles d’être fort contaminées en PCBs et mercure) au menu ou se supplémenter en oméga 3 à longue chaine.
  • Diminuer l’alcool dont la bière qui est associée à un risque élevé de fibromes.
  • Se complémenter en vitamine D3 quotidiennement, une carence en vitamine D3 augmente le risque de fibromes.
  • Privilégier le thé vert bio au café et envisager la complémentation en extrait de thé vert dont il a été prouvé scientifiquement que cela pouvait réduire la taille des fibromes et les symptômes associés.

Besoin d’un accompagnement naturopathique spécifique aux fibromes utérins?

N’hésitez pas à prendre un rdv avec moi directement sur le calendrier du site en cliquant ici. Je serai là pour vous accompagner de manière personnalisée.

Prenez bien soin de vous,

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources:
  • Marshall LM, Spiegelman D, Goldman MB, Manson JE, Colditz GA, Barbieri RL, Stampfer MJ, Hunter DJ. A prospective study of reproductive factors and oral contraceptive use in relation to the risk of uterine leiomyomata. Fertil Steril. 1998 Sep;70(3):432-9. doi: 10.1016/s0015-0282(98)00208-8. PMID: 9757871.
  • Ciavattini, Andrea MD, PhD; Delli Carpini, Giovanni MD; Serri, Matteo MD; Vignini, Arianna PhD; Sabbatinelli, Jacopo MD; Tozzi, Alessandra MD; Aggiusti, Alice MD; Clemente, Nicolò MD Hypovitaminosis D and “small burden” uterine fibroids, Medicine: December 2016 – Volume 95 – Issue 52 – p e5698. doi: 10.1097/MD.0000000000005698.
  • Wise LA, Palmer JR, Harlow BL, Spiegelman D, Stewart EA, Adams-Campbell LL, Rosenberg L. Risk of uterine leiomyomata in relation to tobacco, alcohol and caffeine consumption in the Black Women’s Health Study. Hum Reprod. 2004 Aug;19(8):1746-54. doi: 10.1093/humrep/deh309. Epub 2004 Jun 24. PMID: 15218005; PMCID: PMC1876785.
  • Tinelli A, Vinciguerra M, Malvasi A, Andjić M, Babović I, Sparić R. Uterine Fibroids and Diet. Int J Environ Res Public Health. 2021 Jan 25;18(3):1066. doi: 10.3390/ijerph18031066. PMID: 33504114; PMCID: PMC7908561.
  • Roshdy E, Rajaratnam V, Maitra S, Sabry M, Allah AS, Al-Hendy A. Treatment of symptomatic uterine fibroids with green tea extract: a pilot randomized controlled clinical study. Int J Womens Health. 2013 Aug 7;5:477-86. doi: 10.2147/IJWH.S41021. PMID: 23950663; PMCID: PMC3742155.
  • Chiaffarino F, Parazzini F, La Vecchia C, Chatenoud L, Di Cintio E, Marsico S. Diet and uterine myomas. Obstet Gynecol. 1999 Sep;94(3):395-8. doi: 10.1016/s0029-7844(99)00305-1. PMID: 10472866.

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Thyroïde, cycle menstruel et naturopathie

Quand il est question de soutenir l’équilibre du cycle menstruel au naturel, il n’est pas possible de faire l’impasse sur la thyroïde. Dans cet article je vais d’abord vous expliquer ce qu’est la thyroïde, quels sont les troubles les plus courants qui lui sont associés et quels sont leurs lien avec le cycle menstruel. Ensuite, en fin d’article, je vous partagerai quelques conseils naturopathiques spécifiques.

La thyroïde c’est quoi?

La thyroïde est une glande endocrine dont la forme rappelle le papillon. Elle se trouve à la base du cou, environ à mi-chemin entre le bas du menton et le creux gracieux que nous avons entre les clavicules. Nul n’est sensé ressentir sa thyroïde à la palpation du cou. Si c’est la cas, il est important de consulter son ou sa médecin généraliste pour effectuer des examens approfondis car cela peut être le signe d’un dérèglement.

Son rôle dans notre équilibre de santé

La thyroïde est en quelque sorte le thermostat du corps. Elle est responsable de multiples fonctions biologiques dont la régulation de notre température interne ou de notre métabolisme et donc notre poids par exemple. Mais elle influence aussi notre mémoire, notre niveau d’énergie, notre rythme cardiaque, notre digestion… Et elle joue un rôle majeur dans la fertilité et l’équilibre du cycle menstruel.

Ses hormones principales

Les hormones principales de la thyroïde sont la T3 (triiodothyronine) et la T4 (thyroxine). La thyroïde utilise l’oligo-élément iode avec l’acide aminé tyrosine pour faire ses hormones. La T4 représente environ 90% des hormones produites par la thyroïde. La T4 est dite inactive et est ensuite convertie en T3 active en grande partie par le foie. La T3 est dite active parce que c’est elle que nos cellules du reste du corps utilisent.

La thyroïde produit ses hormones sous contrôle hypophysaire par l’hormone TSH. Ce qui veut dire que l’hypophyse (une glande qui fait partie du cerveau) produit de la TSH (thyréostimuline) lorsque les taux d’hormones thyroïdiennes diminuent pour stimuler leur production. Ainsi, logiquement, moins il y a d’hormones thyroïdiennes circulant dans le sang plus la TSH va être élevée dans le but d’augmenter les taux de T3 et de T4.

C’est pourquoi votre médecin généraliste teste la TSH, parce que son taux hors norme est un signe de dérèglement thyroïdien. Mais sachez que la TSH ne reflète pas tout. Un taux élevé de reverse T3 (forme inactive de la T3) ou d’anticorps thyroïdiens (comme les anti-TPO par exemple) avec une TSH « normale » peuvent être déjà considérés comme des signaux que la fonction thyroïdienne n’est pas optimale.

Les troubles de la thyroïde les plus courants (et leurs liens avec le cycle menstruel)

Les troubles de la thyroïde les plus fréquents sont l’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie. Il y a aussi leurs versions auto-immunes que sont respectivement la thyroïdite d’Hashimoto et la maladie de Basedow.

L’hypothyroïdie (et son lien avec le cycle menstruel)

L’hypothyroïdie est le trouble de la thyroïde le plus courant et il est plus fortement présent chez les femmes que chez les hommes. Ce trouble résulte d’une diminution pathologique de la fonction thyroïdienne ou d’une faible activité des hormones thyroïdiennes au niveau cellulaire. L’hypothyroïdie peut être auto-immune et dans ce cas elle est appelée thyroïdite d’Hashimoto. Cette maladie est provoquée par un large nombre de lymphocytes (cellules du système immunitaire) qui s’accumulent dans les tissus de la thyroïde. Ces lymphocytes produisent des anticorps qui abiment la thyroïde et l’empêchent ainsi de produire ses hormones de manière optimale.

Les symptômes de l’hypothyroïdie (dont ceux en lien avec le cycle menstruel)

Dans le visuel ci dessous, je vous ai récapitulé les principaux symptômes (liste non exhaustive) de l’hypothyroïdie. Je vous ai aussi mis en avant ceux en lien avec le cycle menstruel ou la fertilité.

L’hypothyroïdie fruste

À l’heure actuelle en France, pour qu’il y ait diagnostic d’hypothyroïdie, il faut que la TSH dépasse un certain seuil (>10 mUI/l). Or ce seuil est sujet à controverse dans le milieu médical car il ne repose sur aucun consensus scientifique. Il arrive ainsi que certains professionnels de santé puissent diagnostiquer une hypothyroïdie fruste, c’est-à-dire une hypothyroïdie subclinique avec une TSH qui est supérieure à 4 mUI/l mais qui ne dépasse pas le seuil maximal de 10 mUI/l.

La controverse du dosage de TSH

En France, le corps médical considère que la TSH est dite « normale » quand elle se situe entre 0,3 et 5 mUI/l. Ce qui veut dire que même si vous avez des symptômes cliniques d’hypothyroïdie mais que votre TSH est entre 3 et 4 mUI/l, il y a de fortes chances que votre médecin vous disent que tout va très bien. Or, il faut savoir que plusieurs études scientifiques mettent en avant un seuil plus bas. Ainsi, pour beaucoup de spécialistes, une TSH au-dessus de 3 voire 2,5 mUI/l est déjà un signe que la fonction thyroïdienne est perturbée. De même, une T4 libre et une TSH dans la norme avec une T3 libre basse indique un problème de conversion de T4 en T3 active. Et cela peut provoquer aussi des symptômes d’hypothyroïdie.

L’hyperthyroïdie (et son lien avec le cycle menstruel)

L’hyperthyroïdie est moins commune que l’hypothyroïdie. Mais c’est un trouble qui peut arriver à certaines femmes et qui peut même précéder l’hypothyroïdie. Dans le cas d’une thyroïde en hyper, la TSH est anormalement basse.

Les symptômes de l’hypothyroïdie (dont ceux en lien avec le cycle menstruel)

Voici les principaux symptômes de l’hyperthyroïdie dont ceux en lien avec le cycle menstruel et la fertilité :

La naturopathie au service de la thyroïde et du cycle menstruel

Dans un premier temps il faut savoir qu’en tant que naturopathe, je ne suis absolument pas contre le traitement médical préconisé en cas de trouble thyroïdien. Dans certains cas, cette supplémentation en hormones thyroïdiennes est nécessaire et même très importante pour la qualité de vie. En revanche, je mets juste l’accent sur le fait qu’un taux de TSH (et même de T4 libre) dans les normes n’empêche pas de subir des symptômes d’hypothyroïdie. En effet, comme le montre ces deux visuels ci-dessous, ma lecture des bilans biologiques thyroïdiens diffère un peu de celle de la médecine conventionnelle. À titre d’information, ma lecture de naturopathe s’appuie sur celle de la docteur de renom dans la santé féminine Aviva Romm.

Exemples de conseils naturopathiques pour soutenir la fonction thyroïdienne :

  • Mettre en place une alimentation qui soutienne l’équilibre de la glycémie. Scientifiquement le lien entre troubles de la glycémie et troubles thyroïdiens est corrélé. A titre d’exemple, une personne diabétique est trois fois plus à risque de développer un trouble de la thyroïde.
  • Veillez à un apport adéquat en nutriments essentiels pour la fonction thyroïdienne (iode, tyrosine, vitamine A, E, B1, B2, B3, B6, B12, fer, sélenium, zinc et magnésium par exemple).
  • Faire la chasse aux perturbateurs endocriniens ou aux susbstances perturbant la fixation de l’iode qui peuvent se trouver dans le quotidien (chlore, fluor, PCB, bisphénol, triclosan, pilule oestroprogestative,…).
  • Envisager une éviction des aliments contenant du gluten (surtout en cas de thyroïdite d’Hashimoto diagnostiquée ou de la présence d’anticorps élevés) car cela peut faire le lit de l’inflammation chronique de bas grade et des maladies auto-immunes comme l’ont démontré des études scientifiques récentes.
  • Soutenir l’équilibre du microbiote intestinal et l’intégrité de la muqueuse intestinale.
  • Soutenir l’équilibre de la courbe physiologique du cortisol et chercher ce qui peut causer une charge allostatique.
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  • Ne pas cultiver l’apologie de la maigreur et des régimes minceur (Si l’apport énergetique est insuffisant, la thyroïde se met naturellement en mode économie d’énergie et peuvent alors apparaître des symptômes d’hypothyroïdie avec en plus des difficultés à ovuler).

Envie de bénéficier de mon accompagnement naturopathique?

N’hésitez pas à prendre un rdv avec moi! Vous pouvez le faire directement sur le calendrier du site en cliquant ici. Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet. Au plaisir de vous accompagner vers du mieux-être et de meilleurs cycles!

Bien à vous,

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources:
  • Wartofsky L., Dickey R. A. The evidence for a narrower thyrotropin reference range is compelling. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism. 2005;90(9):5483–5488. doi: 10.1210/jc.2005-0455.
  • Razvi S, Bhana S, Mrabeti S. Challenges in Interpreting Thyroid Stimulating Hormone Results in the Diagnosis of Thyroid Dysfunction. J Thyroid Res. 2019;2019:4106816. Published 2019 Sep 22. doi:10.1155/2019/4106816
  • Doufas AG, Mastorakos G. The hypothalamic-pituitary-thyroid axis and the female reproductive system. Ann N Y Acad Sci. 2000;900:65-76. doi: 10.1111/j.1749-6632.2000.tb06217.x. PMID: 10818393.
  • Kadiyala R, Peter R, Okosieme OE. Thyroid dysfunction in patients with diabetes: clinical implications and screening strategies. Int J Clin Pract. 2010 Jul;64(8):1130-9. doi: 10.1111/j.1742-1241.2010.02376.x
  • Krysiak R, Szkróbka W, Okopień B. The Effect of Gluten-Free Diet on Thyroid Autoimmunity in Drug-Naïve Women with Hashimoto’s Thyroiditis: A Pilot Study. Exp Clin Endocrinol Diabetes. 2019 Jul;127(7):417-422. doi: 10.1055/a-0653-7108. Epub 2018 Jul 30. PMID: 30060266.
  • Lerner A, Shoenfeld Y, Matthias T. Adverse effects of gluten ingestion and advantages of gluten withdrawal in nonceliac autoimmune disease. Nutr Rev. 2017 Dec 1;75(12):1046-1058. doi: 10.1093/nutrit/nux054. PMID: 29202198.
  • Dr Aviva Romm. (2017). The Adrenal Thyroid Revolution. Editions Harper One.
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SPM à l’ovulation?

C’est quoi le SPM?

D’ordinaire, comme son nom l’indique, le Syndrome Prémenstruel concerne la phase prémenstruelle. Pourtant, certaines personnes subissent des symptômes de SPM en phase ovulatoire. Comment cela se fait-il? Je vous explique tout cela dans cet article.

Pour rappel, le SPM regroupe un ensemble de symptômes douloureux comme maux de tête, anxiété, seins douloureux, acné, douleurs digestives, musculaires ou articulaires et même parfois des symptômes qui rappellent ceux de l’allergie… Le SPM bien que commun n’est pas normal, c’est le signal d’un déséquilibre. Il peut être évité ou grandement diminué grâce à la naturopathie. De même il convient de savoir différencier le SPM, du molimen cataménial et du TDPM, pour ce faire, je vous renvoie à mon article « Le SPM c’est quoi et est-ce obligatoire? ».

Pourquoi il est possible d’avoir du SPM à l’ovulation?

Mais pourquoi certaines personnes subissent du SPM à l’ovulation en plus de parfois avant les règles aussi? Ces deux moments du cycle sont des moments où les œstrogènes sont en nette hausse avant de chuter. Et ce qu’il faut savoir c’est que les fortes production d’œstrogènes, quand elles ne sont pas contrebalancées par une production de progestérone, font le lit de l’intolérance à l’histamine qui est une des causes majeures du SPM, surtout quand il intervient à l’ovulation seulement, ou en plus de la phase prémenstruelle.

C’est quoi l’histamine?

C’est une molécule de signalisation de notre système immunitaire. Elle est responsable des réactions inflammatoires allergiques mais intervient aussi dans d’autres régulations physiologiques concernant l’acidité stomacale, l’ovulation et la libido. Nous avons besoin d’un peu d’histamine pour notre équilibre de santé globale mais son excès est délétère, il provoque ce qu’on appelle une intolérance à l’histamine.

Quel est le lien entre œstrogènes et histamine?

Les œstrogènes stimulent nos mastocytes à libérer de l’histamine par leur dégranulation. De plus, ils nuisent à notre capacité à éliminer l’excès d’histamine en empêchant notre enzyme Diamine Oxydase (DAO) de le faire. Enfin, ce qu’il faut savoir, c’est que plus il y a d’histamine, plus il y a d’œstrogènes et vice-versa, un cercle vicieux peut s’engendrer.

Quels sont les symptômes de SPM en lien avec les œstrogènes et l’histamine?

  • maux de tête
  • troubles de l’humeur comme anxiété, nervosité ou irritabilité
  • congestion nasale, rhume
  • problèmes digestifs comme crampes, diarrée, nausée ou aigreur d’estomac
  • douleurs articulaires
  • problèmes de peau comme démangeaison, urticaire, eczéma ou acné
  • palpitations, faible tension artérielle, vertige, fatigue
  • troubles du sommeil, insomnie
  • crampes utérines (à savoir: l’excès d’histamine peut aussi être en cause dans les douleurs de règles)
  • seins douloureux
  • gonflements, œdèmes

C’est quoi la cause de l’excès d’oestrogènes et d’histamine?

  • La pilule contraceptive car elle cause un excès d’œstrogènes
  • Une déficience enzymatique génétique en DAO et HNMT
  • Un manque de vitamine B6 qui est un cofacteur de la DAO
  • Un excès d’œstrogènes dû à un manque de progestérone ou à une difficulté à les détoxifier (par méthylation, détoxication hépatique et élimination intestinale)

Quelle est l’approche naturopathique que je conseille pour ne pas ou ne plus subir ces symptômes?

  1. Soutenir la métabolisation et l’élimination de l’excès d’oestrogènes par le foie et les intestins
  2. Faire la chasse aux xéno-œstrogènes (plastiques, cosmétiques, pesticides)
  3. Soutenir ou rééquilibrer la flore intestinale (ex: le SIBO impacte négativement la DAO et donc l’élimination de l’excès d’histamine)
  4. Soutenir la méthylation par l’apport adéquat de toutes les vitamines du groupe B
  5. Réduire ou éliminer l’alcool et les produits laitiers de vache en cause dans la stimulation des mastocytes
  6. Réduire ou éliminer, juste le temps du rééquilibrage, les aliments qui contiennent de l’histamine (surtout aliments fermentés dont kombucha, kéfir, choucroute, fromages et cacao, bouillons d’os ou de poisson, poissons fumés ou en conserve)

J’espère que cet article vous aura éclairé si vous faites partie des personnes menstruées qui subissent du SPM en phase ovulatoire. Sachez que je me tiens à votre disposition pour tous rdv naturopathiques afin de vous aider à mieux vivre votre cycle menstruel.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources:

  • Jonassen F, Granerus G, Wetterqvist H. Histamine metabolism during the menstrual cycle. Acta Obstet Gynecol Scand. 1976;55(4):297-304. doi: 10.3109/00016347609158501. PMID: 973560.
  • Martner-Hewes PM, Hunt IF, Murphy NJ, Swendseid ME, Settlage RH. Vitamin B-6 nutriture and plasma diamine oxidase activity in pregnant Hispanic teenagers. Am J Clin Nutr. 1986 Dec;44(6):907-13. doi: 10.1093/ajcn/44.6.907. PMID: 3098085.
  • Smith CJ, Leggett AM, Lefante JJ. Allergic etiology of benign fibrocystic changes of the breast. Med Hypotheses. 1987 Sep;24(1):21-8. doi: 10.1016/0306-9877(87)90043-0. PMID: 2444863.
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Est-ce qu’on ovule sous pilule?

L’ovulation est un processus physiologique du cycle menstruel naturel qui correspond au moment où le follicule dominant dans l’ovaire rompt pour expulser l’ovule mature prêt pour une possible fécondation. L’ovulation est un signe de fertilité et de santé durant nos années fertiles. La question à laquelle je vais vous répondre dans cet article est une question qui m’a déjà été posée: Ovule-t-on sous pilule?

Mais est-ce qu’on ovule sous pilule?

Est ce qu’on ovule sous pilule?

Dans la majorité des cas non, mais cela dépend des pilules. De fait, le premier but de la pilule c’est de nous rendre infertiles pour éviter les grossesses non désirées. En ce sens, évidemment que nous empêcher d’ovuler est un moyen de nous empêcher d’être fertiles. Mais selon les pilules, ce n’est simplement pas toujours comme cela qu’elles tendent à nous rendre infertiles. Il y au aujourd’hui deux types de pilules sur le marché: les pilules œstroprogestatives et les pilules progestatives. Laissez-moi vous décrire comment elles fonctionnent pour mieux comprendre tout cela. Vous trouverez aussi comme d’habitude en fin d’article toutes les études ou diverses sources qui appuient mes propos.

Est ce qu’on ovule sous pilule combinée?

Les pilules pilules combinées sont œstroprogestatives. C’est-à-dire qu’elles contiennent comme leur nom l’indique un œstrogène et un progestatif de synthèse. Celles-ci empêchent clairement l’ovulation car elle bloque l’axe gonadotrope naturel par rétro-contrôle négatif, c’est-à-dire que leurs hormones de synthèse empêchent notre cerveau de commander à nos ovaires de produire leurs propres hormones. Mais ces pilules ne font pas que ça pour nous rendre infertiles. En fait, elles ont trois actions principales que le corps médical appelle le « triple verrou contraceptif »:

  • Elles bloquent l’ovulation,
  • Elles bloquent la production de fluide fertile en rendant notre glaire cervicale trop épaisse et donc infertile,
  • Et elles bloquent le développement de l’endomètre (muqueuse utérine) le rendant trop fin pour permettre la nidation (début du développement de grossesse).

Il en existe aujourd’hui 4 générations en fonction du type et de la quantité d’hormones de synthèse contenues dedans. Toutes ont la même efficacité contraceptive mais toutes comportent aussi leurs effets secondaires et surtout une augmentation du risque d’AVC (accident vasculaire cérébral ischémique), d’infarctus du myocarde et d’événement tromboembolique veineux (caillot qui obstrue la circulation sanguine) reconnue par la HAS (Haute Autorité de Santé). Les 3ème et 4èmes générations comportent plus de risques que les premières sur ce point.

Voici une liste non exhaustive de marques de pilules œstroprogestatives: Triella® (1ère génération), Minidril®, Adepal®, Trinordiol® (2ème génération), Carlin®, Desobel Ge®, Daily Ge® (3ème génération), Jasmine®, Jasminelle®, Yaz®, Zoely® (4ème génération).

Est-ce qu’on ovule sous pilule micro-dosée?

Les pilules micro-dosées, quant à elles, contiennent uniquement des progestatifs de synthèse et sont prises en continu. Certaines de ces pilules bloquent l’ovulation et d’autres non. Il existe plusieurs types de progestatifs de synthèse et tous n’ont pas les mêmes effets globaux. Les plus connus sont le désogestrel et le lévonorgestrel.

  • Les pilules contenant du désogestrel suppriment l’ovulation comme les pilules œstroprogestatives. Elles épaississent aussi la glaire cervicale la rendant infertile, c’est-à-dire impénétrable par les spermatozoïdes. Cérazette® et Optimizette® sont des pilules progestatives au désogestrel.
  • Les pilules contenant du lévonorgestrel par contre ne bloquent l’ovulation que dans 60% des cas maximum. Elles ont surtout un effet contraceptif en épaississant la glaire cervicale aussi, et par la prise continue, rendent l’endomètre trop peu développé pour permettre la nidation. Microval® est une pilule progestative au lévonorgestrel.

Ces types de pilules sont-elles la panacée? Non, car en plus d’avoir le potentiel de tous les effets secondaires inhérents à la pilule, elles sont toutes deux androgéniques augmentant le risque d’alopécie (perte de cheveux) et d’acné. En effet les progestatifs de synthèse n’ont rien à voir avec notre progestérone endogène produite grâce à l’ovulation qui elle a un effet anti-androgénique et empêche ainsi la formation d’acné ou l’hyperandrogénie. C’est aussi pour cela que promouvoir l’ovulation par une hygiène de vie adaptée est un moyen naturel de traiter le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques).

Conclusion

Alors à la question « Ovule-t-on sous pilule? », je répondrais qu’en somme non, à l’exception de certaines personnes sous Microval® ou autres pilules progestatives au lévonorgestrel par exemple. La prise de pilule doit rester un choix personnel et non une obligation. Il existe d’autres moyens de gérer sa contraception qui n’implique pas d’effets secondaires ou de blocage de l’ovulation si primordiale pour notre santé globale comme l’apprentissage de la Symptothermie par exemple. Cette méthode permet aussi par son observation fine et factuelle de ses cycles de prendre conscience des fluctuations hormonales qui s’opèrent dans son corps et même de l’impact de notre hygiène de vie de tous les jours sur nos cycles (stress, sommeil, alimentation…).

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Envie d’apprendre cette méthode en toute sécurité? N’hésitez pas à prendre rdv, je serai ravie de vous accompagner pour que vous puissiez mieux comprendre et prendre soin de votre corps! Vous pouvez prendre rdv directement sur le site à la page « Rdv en ligne« . Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet.

Margot-Hélène Piquenot, votre naturopathe menstruée et passionnée

Sources:

  • https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2012-12/contraceptis_oraux_3_g_fiche_bum.pdf, « , « BON USAGE DU MÉDICAMENT Contraceptifs oraux estroprogestatifs : préférez les «pilules» de 1re ou 2e génération », HAS, 2012, PDF lu en ligne le 14 novembre 2020.
  • Milsom I, Korver T. Ovulation incidence with oral contraceptives: a literature review. J Fam Plann Reprod Health Care. 2008 Oct;34(4):237-46. doi: 10.1783/147118908786000451. PMID: 18854069.
  • Graves, Katelyn Y. PhD; Smith, Benjamin J. PA-C, DFAAPA; Nuccio, Brigitta C. MPAS, PA-C Alopecia due to high androgen index contraceptives, Journal of the American Academy of Physician Assistants: August 2018 – Volume 31 – Issue 8 – p 20-24 doi: 10.1097/01.JAA.0000541476.24116.c4
  • Bosanac SS, Trivedi M, Clark AK, Sivamani RK, Larsen LN. Progestins and acne vulgaris: a review. Dermatol Online J. 2018 May 15;24(5):13030/qt6wm945xf. PMID: 30142728.
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité, Gestion des émotions

Impact du stress sur le cycle menstruel et la fertilité

Il est important de comprendre l’ampleur de l’impact du stress sur sa santé pour enfin en prendre la mesure dans son quotidien et apprendre à prendre réellement soin de soi. Au delà de l’alimentation et de l’activité physique, la santé mentale reste le pilier angulaire de l’équilibre hormonal. Pourquoi? Parce que vous pourrez toujours tenter de tout contrôler dans votre assiette et de vous pousser à bout dans vos baskets ou vos performances, si vous êtes constamment sous stress, rien ne pourra fondamentalement s’équilibrer en vous.

Stress, cerveau et cycle menstruel ou fertilité

D’un point de physiologique, vos hormones en charge de l’équilibre de votre cycle menstruel et de votre fertilité prennent source dans votre cerveau. Et plus particulièrement dans une glande précise appelée hypothalamus. Si l’hypothalamus s’occupe bel et bien de créer l’impulsion hormonale du cycle menstruel et de la fertilité, il ne s’occupe pas que de cela. L’hypothalamus est en fait un pont entre le système nerveux et le système endocrinien. Il se charge aussi de créer l’impulsion pour la cascade hormonale du stress aigu ou chronique. En cas de stress chronique, c’est-à-dire de moments de stress variés qui se répètent ou d’un stress aigu qui n’en finit plus, l’hypothalamus ne va pas privilégier l’équilibre du cycle menstruel et la fertilité, il attendra de vous sentir de nouveau en sécurité pour cela.

Le stress reste un mécanisme vital de survie qui n’est pas fait pour être activé de manière chronique. C’est pourquoi le stress non stop peut devenir un danger pour la santé globale.

Cortisol et cycle menstruel ou fertilité

Pour illustrer ce constat, parlons du cortisol, l’hormone sécrétée en période de stress. Un stress aigu engendre une cascade hormonale de catécholamines puis de cortisol. Rien que cela peut augmenter temporairement le taux de prolactine et retarder l’ovulation et par là-même rallonger le cycle. Aussi, en cas de stress aigu, le cortisol a des vertus anti-inflammatoires salutaires. Mais en cas de stress chronique, une résistance au cortisol peut s’installer et avoir pour conséquence un état inflammatoire chronique de bas grade qui fait le lit du SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) et que l’on retrouve dans l’endométriose. De même, sécrété de manière chronique, le cortisol par son effet hyperglycémiant peut engendrer une insulinorésistance à l’origine là aussi du SOPK (en favorisant l’hyperandogénie) et d’autres problèmes de fertilité comme une absence chronique d’ovulation ou une aménorrhée.

Thyroïde, stress et cycle menstruel ou fertilité

Mais ce n’est pas tout, le stress chronique impacte aussi la thyroïde et peut avoir pour conséquences des symptômes d’hypothyroïdie sans même que les résultats sanguins soient alarmants. Dans ce cas, on parle d’une hypothyroïdie fruste ou sub-clinique. L’hypothyroïdie peut avoir comme symptômes des règles douloureuses et abondantes et de l’infertilité.

Microbiote, stress et cycle menstruel ou fertilité

De plus, le stress chronique dérègle l’équilibre du microbiote intestinal, siège de la majeure partie de notre immunité. Rappelons que l’endométriose est corrélée aujourd’hui dans la littérature scientifique à un déséquilibre de la flore intestinale*.

Progestérone, stress et cycle menstruel ou fertilité

Enfin, même dans le cas où vous ovuleriez, le stress impacte la production de progestérone. Une production de progestérone non optimale au niveau ovarien est en cause dans le SPM (syndrome prémenstruel) et les fausses-couches durant les trois premier mois.

Causes du stress chronique

Vous vous demandez ce qui peut causer un stress chronique? Voici quelques exemples : un sommeil de mauvaise qualité, une addiction au café pour tenir, une alimentation trop industrielle ou trop riche en sucre, le sport intensif, le jeûne ou trop peu manger, une maladie chronique, la pression professionnelle, un événement traumatique, une ou des relations avec problèmes, des émotions ou une hypersensibilité niées…

Conclusion

Pour conclure, oui le stress impacte le cycle menstruel et la fertilité, mais vous avez la possibilité de mettre en place dans votre quotidien de quoi prendre soin de vous pour éviter de subir les conséquences d’un stress chronique. Au cabinet ou en ligne, je suis là pour vous y aider par la naturopathie si vous le souhaitez. N’hésitez pas à prendre rdv sur la page du site « Rdv en ligne« .

Prenez bien soin de vous,

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

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*M. Leonardi, C. Hicks, F. El‐Assaad, E. El‐Omar, G. Condous, Endometriosis and the microbiome: a systematic review, Volume127, Issue2, Themed Issue: The Microbiome and Women’s Health, January 2020, Pages 239-249

Cycle féminin, Cycle menstruel, symptothermie

La pilule et le cancer du sein

Cancer du sein, première cause du décès chez les femmes

C’est le mois d’octobre, la prévention contre le cancer du sein bat son plein. Quand on sait que c’est le cancer le plus fréquent et qu’il représente la première cause de décès chez les femmes, on ne peut qu’être en faveur de toute action de prévention en vue de maximiser les chances d’éviter à n’importe quelle personne de vivre cette maladie et d’en mourir. Pourtant la prévention ne se réduit pas au dépistage. En effet, la prévention primaire pour rappel, c’est avant tout diminuer les causes et les facteurs de risques dans l’hygiène de vie.

Saviez-vous que la pilule contraceptive est un facteur de risque du cancer du sein?

La pilule est un facteur de risque du cancer du sein

Si le cancer du sein est une maladie multi-factorielle, il me semblait important de vous rappeler aujourd’hui que la pilule contraceptive fait partie des facteurs de risque. Pourquoi? Parce que ce risque est bien souvent minimisé si ce n’est tu. Alors que de nombreuses études ont bel et bien prouvé son existence. Les arguments pour minimiser le risque cancérogène des pilules contraceptives se basent sur le ratio bénéfices/risques. Ainsi le risque, même s’il existe, est jugé minime par rapport aux bénéfices de contrôle des naissances et de baisse du risque de développer un cancer des ovaires et de l’utérus. Sachez que la pilule est aussi un facteur de risque des maladies cardio-vasculaires et du cancer du foie et du col de l’utérus sinon. C’est à se demander si l’on doit choisir entre le cancer du sein ou d’autres maladies mortelles pas vrai?

Etudes scientifiques sur le lien entre pilule et cancer du sein

Il me semblait important de rappeler que l’augmentation de l’incidence du cancer du sein coïncide avec l’avènement de la prise généralisée de la pilule contraceptive. De même, l’incidence du cancer du sein est six fois plus importante que celles du cancer des ovaires et de l’utérus confondus. C’est le cancer le plus fréquent, ne devrait-on pas dès lors s’attarder sur tous ses facteurs de risques? Depuis les années 80, des études ne cessent de démontrer les effets cancérigènes de la pilule contraceptive. Pourquoi ne sont-elles alors pas mises en lumière?

De nombreuses études scientifiques ont démontré le lien entre pilule et cancer du sein.

Ce que les études disent sur le sujet

Laissez-moi vous faire un petit résumé de ce que ces études en questions ont prouvé au fil des années (vous trouverez les sources en fin d’article):

  • Les jeunes femmes qui utilisent la pilule avant de tomber enceinte ont un risque élevé de développer un cancer du sein. D’autant plus si la prise dure plus de quatre ans avant la première ou l’unique grossesse.
  • L’association entre cancer du sein et pilule contraceptive augmentent avec le nombre d’années de prise de pilule. Le risque est de plus en plus élevé avec les années de prise qui s’accumulent.
  • Les femmes qui ont pris la pilule et qui en plus prennent un traitement hormonal substitutif à la ménopause sont plus à risque de développer un cancer du sein.
  • Les pilules combinées comme les pilules à progestatifs sont des facteurs de risques, même s’il y a aujourd’hui plus d’études qui incriminent les pilules combinées.
  • Le Centre International de Recherches sur le Cancer (CIRC) a classé les pilules combinées (œstroprogestatives) comme des cancérigènes de classe 1.
source: extrait du tableau de classification du CIRC par localisations cancéreuses du site http://www.cancer-environnement.fr

Pilule et cellules mammaires en développement

Si les risques cancérogènes du traitement hormonal substitutif de la ménopause sont aujourd’hui plus communiqués et admis, les risques cancérogènes des pilules contraceptives ne le sont pas vraiment. Pourtant les tissus mammaires en plein développement des jeunes filles après leur ménarche (premières règles) sont très sensibles aux effets des cancérogènes. Si la ou les grossesses sont reconnus comme protection contre le cancer du sein c’est aussi parce que durant la grossesse, les cellules mammaires continuent de se développer grâce à la production endogène de progestérone. La prise de pilule a certes des avantages, mais elle n’est pas sans risques et il me semblait important de le rappeler en ce mois d’octobre rose.

Alternatives à la pilules

Il y a d’autres solutions que la pilule contraceptive ou les hormones de synthèse pour éviter les grossesses non désirées. Les jeunes filles peuvent apprendre comment fonctionne leur cycle et ne sont pas obligées de risquer le cancer du sein. La symptothermie c’est fait pour ça par exemple. De même, en naturopathie, l’éducation de santé est au coeur de la prévention primaire, il est possible d’apprendre comment prendre soin de soi au quotidien selon ses valeurs et ses possibilités. Si désirez en apprendre plus sur la Symptothermie, n’hésitez pas à lire mon article « La Symptothermie c’est quoi?« .

Envie d’apprendre la symptothermie?

Que ce soit pour la santé et l’éducation de vos filles ou pour apprendre comment gérer votre fertilité sans hormones de synthèse et sans peur constante de tomber enceinte, n’hésitez pas à prendre rdv, je serais honorée de pouvoir vous accompagner. La prise de rdv peut se faire directement sur le site à la page « Rdv en ligne« . Les rdv sont possibles en ligne comme au cabinet.

Margot-Hélène Piquenot,

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Sources:

  • V. Cogliano et al., “Carcinogenic- ity of Combined Oestrogen-Progestagen Contraceptives and Menopausal Treat- ment,” IARC Monograph Working Group, Lancet Oncology 6 (2005): 552–554
  • “Risk of Idioipathic Cardiovascular Death and Nonfatal Venous Throm- boembolism in Women Using Oral Contraceptives with Differing Progestagen Components,” Lancet 346 (1995): 1589–1593
  • E. White et al., “Breast Cancer Among Young U.S. Women in Relation to Oral Contraceptive Use,” Journal of the National Cancer Institute 86 (1994): 505–514
  • “A Case- Control Study of Oral Contraceptive Use and Incident Breast Cancer,” American Journal of Epidemiology 169 (2009): 473–479; C. Sweeney et al.
  • “Risk Factors for Breast Cancer Among Young Women in Southern Iran,” International Journal of Cancer 129 (2011)
  • L. Rushton and D.R. Jones, “Oral Contra- ceptive Use and Breast Cancer Risk: A Meta-analysis of Variations with Age at Diagnosis, Parity and Total Duration of Oral Contraceptive Use,” British Journal of Obstetrics and Gynecology 99 (1992): 239–246
  • “Oral Contraceptives and Breast Cancer. Review and Meta-analysis,” Cancer 66 (1990): 2253–2263; E. Lund et al., “Hormone Replacement Therapy and Breast Cancer in Former Users of Oral Contraceptives: The Norwegian Women and Cancer Study,” International Journal of Cancer 121 (2007)
  • “The IARC Commitment to Cancer Prevention: The Example of Papillomavirus and Cervical Cancer,” Recent Results Cancer Research 166 (2005): 277–297
  • Cogliano et al., “Carcinogenicity of Combined Oestrogen-Progestagen Con- traceptives and Menopausal Treatment”
  • R. Sitruk-Ware, “Side Effects of Third Generation Progestins,” Contraception, Fertilité, Sexualité 21 (1993): 295–300
  • M. Forouzarfar et al., “Breast and Cervical Cancer in 187 Countries between 1980 and 2010,” Lancet 378 (2011): 1461–1484
  • P.A. Wingo et al., “Age-Specific Differences in the Relationship between Oral Contraceptive Use and Breast Cancer,” Cancer 71 (1993): 1506–1517
  • C. Kahlenborn et al., “Oral Contraceptive Use as a Risk Factor for Pre- menopausal Breast Cancer: A Meta-analysis,” Mayo Clinic Proceedings 81 (2006): 1290–1302
  • D.J. Hunter et al., “Oral Contraceptive Use and Breast Cancer: A Prospective Study of Young Women,” Cancer Epidemiology, Prevention and Biomarkers 19 (2010): 2496–2502
  • Mugi Wahidin,  Ratna Djuwita, and  Asri Adisasmita, Oral Contraceptive and Breast Cancer Risks: a Case Control Study in Six Referral Hospitals in Indonesia, Asian Pac J Cancer Prev. (2018); 19(8): 2199–2203
  • Rebecca Peck & Charles Norris (2012) Significant Risks of Oral Contraceptives (OCPs): Why This Drug Class Should Not Be Included in a Preventive Care Mandate, The Linacre Quarterly, 79:1, 41-56
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité

Ce qui peut nuire à l’ovulation

Ovulation et santé

L’ovulation est un processus physiologique cyclique durant les années fertiles de la ménarche (premières règles) à la ménopause. Ovuler est important pour la fertilité certes, mais pas seulement. Ovuler est un signe de santé. Dans un cycle menstruel au naturel, l’ovulation signe l’équilibre hormonal du système reproducteur déjà. Et la production ovarienne d’oestrogènes et de progestérone en équilibre a de nombreux effets bénéfiques sur la santé reconnus scientifiquement aujourd’hui. En effet, un faible taux d’oestrogènes et associé à la perte de densification osseuse par exemple. De même que la progestérone, que l’on ne produit en quantité significative que lorsque nous ovulons, a des effets préventifs avérés contre les cancers du sein et de l’endomètre (utérus).

Physiologie de l’ovulation

Certaines pathologies organiques ou génétiques ont un impact sur l’ovulation, l’hygiène de vie aussi. Mais qu’est-ce qui dans l’hygiène de vie peut nuire à l’ovulation? Tout simplement tout ce qui peut mettre l’homéostasie du système hormonal global en déséquilibre. En effet, l’ovulation ne dépend pas que des ovaires. Le processus physiologique qui sous-tend l’ovulation démarre dans le cerveau et plus précisément grâce à une glande précise du cerveau : l’hypothalamus. Et ce dernier ne s’occupe pas que de l’ovulation, non. L’hypothalamus se charge de notre survie. Il est en charge de fonctions vitales comme la faim, la soif, le sommeil, la température corporelle et la réponse au stress. Ces fonctions sont sous-tendues par des processus hormonaux elles-aussi. Et devinez quoi, parmi toutes ces fonction, l’ovulation ne fait pas partie de ses priorités. Sa priorité à notre hypothalamus, c’est que nous survivions. Et tomber enceinte ne fait pas partie du mode survie.

Survie et ovulation

L’hypothalamus fait partie de notre système nerveux central, il crée un pont entre notre système nerveux et notre système hormonal. Pour que notre hypothalamus produise l’hormone GnRH à l’origine de notre ovulation, il faut qu’il nous considère assez en sécurité. Notre survie dépend nos équilibres nerveux/émotionnel, nutritionnel et énergétique. Si l’un de ces pans n’est pas en équilibre, l’hypothalamus considère que nous n’avons pas assez d’énergie pour nourrir une autre vie que la nôtre. De même, une autre glande du cerveau régie par l’hypothalamus entre en jeu, l’hypophyse. Et tout ce qui peut dérégler ses productions hormonales nuira à l’ovulation aussi.

Mais alors, concrètement, qu’est-ce qui dans l’hygiène de vie peut empêcher l’ovulation?

Ce qui peut nuire à l’ovulation

Le stress

Le stress, quand il n’est pas contre-balancé par des temps de retour à soi sans pression ni agenda. L’hypothalamus communique aussi avec nos glandes surrénales qui produisent nos hormones du stress comme le cortisol par exemple. Le cortisol inhibe les effets sur nos ovaires de nos hormones LH et oestrogènes nécessaires à l’ovulation. De même, si l’ovulation a bien lieu, le cortisol inhibe la production de progestérone nécessaire à l’implantation et la nidation.

Le sport intensif

Le sport intensif ou un déséquilibre entre apport et dépense énergétiques. Le sport intensif crée un stress sur l’organisme et lui fait dépenser une quantité d’énergie conséquente. Si l’activité sportive n’est pas contrebalancée par des temps de récupération et un apport énergétique adéquat, l’hypothalamus va associer cela à une situation de famine. Le cortisol va être davantage produit aux dépens des hormones nécessaires à l’ovulation.

Une épreuve de vie (deuil, dépression, burn out..)

Vivre un deuil, une dépression, un burn-out sans prendre de temps pour soi, sa reconstruction, sa guérison. Toutes ces situations causent évidemment du stress chez la personne qui les vit. Un état de stress chronique engendre un épuisement physique. Le mode survie ou l’état d’alarme permanent impacte les surrénales, qui elles-mêmes impactent la thyroïde et qui, à son tour, impacte les ovaires. Tout est lié en nous et nous ne sommes pas fait(e)s pour vivre en mode survie/état d’alarme de manière non stop. Cela peut nuire à davantage que juste notre capacité d’ovuler. S’autoriser à vivre ses émotions est plus salutaire que de les fuir, pour sa santé comme pour sa fertilité.

Ne pas manger assez

Être en sous-poids ou ne pas manger assez. Les troubles du comportement alimentaire peuvent nuire à l’ovulation. Notre hypothalamus ne peut nous permettre d’ovuler s’il nous considère en état de famine ou de dénutrition. Dans le cas de l’anorexie, la GnRH, la leptine (hormone sécrétée quand nous avons assez de réserves de graisses et que nous sommes assez nourri(e)s) et les oestrogènes sont trop réduits pour permettre l’ovulation. Dans le cas de la boulimie, seule la LH (hormone qui permet la rupture du follicule qui contient l’ovule mature) est trop réduite pour permettre l’ovulation.

Le vrai surpoids et la résistance à l’insuline

Être en vrai surpoids avec une résistance à l’insuline. L’obésité peut aussi nuire à l’ovulation en causant une production trop grande de testostérone. De plus, une trop grande production de leptine empêche la production d’oestrogènes nécessaires pour l’ovulation. Enfin, la résistance à l’insuline entraine une production hypophysaire trop basse de FSH (hormone responsable de la maturation des follicules qui contiennent les ovules non matures) et trop grande de LH, ce qui empêche l’ovulation.

L’alimentation industrielle

Avoir une alimentation trop industrielle pauvre en nutriments. Une alimentation qui ne soutient pas l’équilibre de la glycémie, qui crée une inflammation ou une dysbiose intestinale et ne contient pas de micro-nutriments essentiels fait le lit du mode survie aussi. Une alimentation quotidienne qui ne nourrit pas notre équilibre global reste un stress. Et pour notre hypothalamus, qu’importe le stress, du moment qu’il y en a, et qui plus est de manière chronique, ça reste un état d’alarme pour se mettre en mode survie. Rappelez-vous, l’ovulation ne fait pas partie du mode survie.

Le manque de sommeil

Ne pas assez dormir ou avoir un sommeil de mauvaise qualité. Nous avons une hormone du sommeil, la mélatonine. Et vous savez quoi? Nos ovaires ont aussi des récepteurs pour cette hormone. En fait, notre ovulation dépend aussi de l’équilibre de la mélatonine, c’est-à-dire de la qualité de notre sommeil et du cycle nuit/jour. Nous avons besoin de notre production naturelle de mélatonine causée par l’obscurité. Les écrans et la lumière bleue empêchent sa production naturelle. A l’inverse, une trop grande dose induite par complèmentation nuit aussi à l’ovulation. Tout est une question d’équilibre dans l’hygiène de vie.

Les AINS

La prise répétée de cachets anti-douleurs AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) comme l’antadys, l’ibuprofène, l’advil… Ces cachets empêchent notre production de prostaglandines. Or nos prostaglandines sont nécessaires pour l’ovulation. Elles permettent la rupture du follicule qui contient l’ovule mature. De fait, la prise répétée de ces médicaments peut empêcher l’ovulation. De plus, il a été prouvé que les AINS provoquent des pseudo-ovulations ou LUF (follicule lutéïnisé non rompu) qui sont en fait des anomalies de la rupture folliculaire.

Conclusion

Voici quelques exemples de l’impact de notre hygiène de vie au quotidien sur l’ovulation. J’aurais pu vous parler de la pilule mais cela me semblait trop évident et c’est un sujet que j’ai abordé dans l’article « Est-ce qu’on ovule sous pilule?« . Mon travail en Naturopathie, c’est de vous éduquer et de vous accompagner pour construire une hygiène de vie adaptée à la personne que vous êtes pour soutenir votre équilibre global, votre fertilité et donc la capacité de votre corps à ovuler. Si je me suis aussi formée à la Symptothermie Moderne comme outil de travail, c’est aussi pour pouvoir vous apprendre à repérer si vous ovulez à chaque cycle et que vous puissiez en déduire quelque chose sur l’impact de vos choix de vie par vous-mêmes.

Envie de prendre rdv ?

Si vous ressentez le besoin que je vous accompagne pour apprendre la Symptothermie ou pour construire une hygiène de vie adaptée à votre profil et vos valeurs, n’hésitez pas à prendre rdv via l’onglet « RDV en ligne », je serais ravie de pouvoir être là pour vous.

Je vous souhaite de bien prendre soin de vous,

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Sources:

  • Berga S, Daniels T, Giles D: Women with functional hypothalamic amenorrhea but no other forms of an ovulation display amplified cortisol concentrations. Fertil Steril 67: 1024, 1997
  • Berga SL: The brain and the menstrual cycle. Gynecological Endocrinology 24(10): 537, 2008
  • Gold P, Goodwin F, Chrousos G: Clinical and biochemical manifestations of depression. N Engl J Med 319: 413, 1988
  • McClintock M: Menstrual syndrome and suppression. Nature 229: 244, 1971
  • Seidenfeld M, Rickert V: Impact of anorexia, bulimia, and obesity on the gynecological health of adolescents. American Family Physician 64(3): 445, 2001
  • Weltzin TE, Cameron J, Berga S, Kaye WH: Prediction of reproductive status in women with bulimia nervosa by past high weight. Am J Psychiatry151(1):136, 1994
  • Gaytán M, Morales C, Bellido C, Sánchez-Criado JE, Gaytán F: Non-steroidal anti-inflammatory drugs (NSAIDs) and ovulation: lessons from morphology. Histol Histopathol 21(5):541, 2006
  • Shavi Fernando, Luk Rombauts: Melatonin: shedding light on infertility? a review of the recent literature. J Ovarian Res 7:98, 2014
  • Joanna H. Sliwowska, Chrysanthi Fergani, Monika Gawałek, Bogda Skowronska, Piotr Fichna, and Michael N. Lehman: Insulin: its Role in the Central Control of Reproduction. Physiol Behav. 0: 197–206, 2015
Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité

L’ovulation, c’est quoi?

Je vous parle souvent de l’importance de l’ovulation pour l’équilibre hormonal et la santé en général durant les années fertiles. Mais l’ovulation, c’est quoi exactement et surtout, comment ça se passe à l’intérieur de nous? Je vous explique tout ça aujourd’hui.

Petit rappel d’anatomie

Tout d’abord, reprenons simplement les bases de l’anatomie de notre petit bassin à l’aide du schéma ci-dessous:

anatomie du système reproducteur féminin
Anatomie du système reproducteur

De chaque côté de notre utérus, nous avons nos ovaires reliés à ce dernier par des ligaments. Notre utérus est un muscle constitué d’un col qui donne sur notre vagin, d’une cavité dont les parois sont tapissés de muqueuse (endomètre) et de deux trompes qui finissent en franges.

Dans chacun de nos ovaires, nous avons des follicules, sortes de petites poches, dans lesquels il y a nos ovules qui baignent dans un liquide (fluide folliculaire) qui les nourrit. Les ovules dans leur poche nourrissante, ça rappelle un peu la grossesse pas vrai?

Physiologie de l’ovulation

A chaque cycle menstruel, nos hormones sont orchestrées pour qu’il y ait un ovule (ou deux maximum) d’assez mûr pour permettre l’ovulation.

Ovaire, ovule et trompe utérine
L’ovulation en schéma

Et pour filer la métaphore de la grossesse quand on pense aux ovules bien nichés dans leurs follicules ovariens, l’ovulation en fait c’est un peu comme un micro accouchement! Oui, l’ovulation définit tout simplement le moment où le follicule se rompt et expulse l’ovule hors de l’ovaire.

Ce qu’il se passe ensuite, c’est qu’une trompe utérine attire l’ovule en elle avec ses franges et l’y fait avancer grâce à des petites contractions et ses cils vibratiles.

L’ovulation est orchestrée par notre cerveau

Tout ceci se produit grâce à nos hormones sexuelles et plus particulièrement à la demande de notre cerveau! Oui, notre cerveau et nos ovaires sont reliés et communiquent tout au long du cycle menstruel via nos hormones. On appelle cela l’axe gonadotrope (ou hypothalamo-hypohyso-ovarien). Cet axe relit deux glandes de notre cerveau à nos ovaires : l’hypothalamus et l’hypophyse.

  • L’hypothalamus se charge aussi des fonctions vitales impliquées dans la faim, la soif, le sommeil, la température corporelle et la réponse au stress. C’est lui le big boss de notre survie! Spoiler alert, il ne considère pas le cycle menstruel comme sa priorité s’il se met en mode survie.
  • L’hypophyse secrète d’autres hormones que seulement les hormones sexuelles, il se charge aussi des hormones thyroïdiennes et surrénaliennes. Tout est lié dans nos corps les beautés!
Axe gonadotrope
L’axe gonadotrope en schéma

Pour qu’il y ait ovulation, il faut que l’hypothalamus, le big boss, envoie son feu vert à l’hypophyse (sous forme de l’hormone GnRH). De là, l’hypophyse envoie l’hormone FSH aux ovaires pour leur dire de développer un petit nombre de follicules asap. Les follicules s’exécutent et en se développant, ils produisent des oestrogènes.

L’ovulation se joue finalement dans les follicules

Un follicule est finalement élu (follicule de De Graaf) et arrive à pleine maturité produisant encore davantage d’oestrogènes. Le cerveau reçoit le message et produit un pic de l’hormone LH qui va enclencher l’ovulation: le follicule de De Graaf se rompt et expulse l’ovule.

Voilà ce qu’est l’ovulation et comment ça se passe à l’intérieur de nous. Vous avez trouvé cela intéressant? Moi je trouve cela passionnant! Ça se voit un peu pas vrai? Connaître son corps, c’est à mon sens le premier pas pour pouvoir prendre soin de soi en conscience en vue de mieux vivre son cycle menstruel ou sa fertilité.

Envie d’apprendre à savoir observer son cycle et sa période ovulatoire ?

Vous voudriez savoir si vous ovulez grâce à la Symptothermie ou comment soutenir votre corps pour ovuler à chaque cycle grâce à la Naturopathie? N’hésitez pas à prendre rdv en ligne comme au cabinet, je serais ravie de vous accompagner! Vous pouvez prendre rdv directement sur le site à la page « Rdv en ligne« . Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet.

Prenez bien soin de vous,

Margot-Hélène Piquenot