black woman in pain on sofa
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité

L’endométriose et la naturopathie

L’endométriose est une pathologie inflammatoire liée au cycle menstruel à l’origine controversée qui touche 1 personne sur 10. Ce chiffre concerne les endométrioses diagnostiquées, ce qui fait que l’on peut supposer qu’il y en a davantage. En effet, recevoir un diagnostic peut mettre de nombreuses années malheureusement (jusqu’à 7 ou 10 ans).

C’est quoi l’endométriose ?

C’est une maladie qui se définit par le développement de tissu semblable à l’endomètre en dehors de l’utérus. Ce tissu peut se développer et s’implanter à divers endroits de la cavité pelvienne selon le type d’endométriose. Il est, tout comme l’endomètre, influencé par les hormones du cycle menstruel (œstrogènes et progestérone). Dans de rares cas, ce tissu peut même s’implanter au delà de la cavité pelvienne.

Les différents types

En fin 2017, la HAS (Haute Autorité de Santé) a défini 3 types différents dans son rapport concernant les recommandations sur la pratique clinique de l’endométriose :

  1. Endométriose superficielle : limitée au péritoine, c’est-à-dire limitée à la membrane qui recouvre les organes de la cavité abdominale. Ce type ne touche pas les organes.
  2. Endométriose profonde : infiltre l’espace rétropéritonéal ou les viscères (rectum, vagin, utérus, vessie, uretère, intestin grêle, etc.). Ce type peut atteindre les organes de la cavité pelvienne.
  3. Endométriose ovarienne : kyste endométriosique situé sur l’ovaire que l’on appelle aussi endométriome ou kyste chocolat du fait de sa couleur brunâtre.

À savoir :

  • Le type n’a rien à voir avec l’intensité des douleurs. Une personne atteinte du type superficiel peut souffrir de nombreux symptômes douloureux par exemple.
  • Aussi, une personne peut être atteinte du type profond en même temps qu’ovarien. Un type n’exclut pas totalement un autre.

Les symptômes possibles

black woman having pain in stomach

L’endométriose peut être asymptomatique ou provoquer de multiples symptômes. Il n’y a pas UNE mais DES endométrioses car la maladie s’exprime différemment selon la personne touchée. Lorsque la maladie est symptomatique, elle peut grandement diminuer la qualité de vie. Les symptômes qui reviennent le plus souvent sont les suivants :

  • Dysménorrhées intenses (très fortes douleurs de règles qui peuvent résister à la prise d’un simple antalgique)
  • Douleurs pelviennes ou lombaires chroniques
  • Fatigue chronique
  • Dyspareunie profonde (douleurs si rapports intimes avec pénétration)
  • Douleurs à la défécation souvent beaucoup plus prononcées ou aggravées juste avant ou pendant les règles
  • Troubles au niveau de la sphère urinaire cycliques, souvent beaucoup plus prononcés juste avant ou pendant les règles
  • Infertilité

Comment se fait le diagnostic d’endométriose?

L’endométriose est une maladie difficile à diagnostiquer car elle peut s’exprimer différemment selon la personne touchée. De plus, les examens prescrits pour le diagnostic dépendent aussi des douleurs ressenties et du souhait de grossesse chez la personne suspectée d’endométriose. Ainsi, certaines personnes ne sont diagnostiquées que lorsqu’elles rencontrent un problème de fertilité. Comment la stratégie diagnostique se passe actuellement en France ? Je vous ai fait un schéma pour vous l’expliquer :

Comment ça se passe généralement le diagnostic d'endométriose en France

Comme vous pouvez le constater, il n’y a pas encore de dosage biologique (pour une prise de sang par exemple) ou d’examens spécifiques qui permettent de diagnostiquer l’endométriose. Aussi, si la prise de contraception hormonale (type pilule ou stérilet au lévonorgestrel) convient à la personne, il n’y aura pas de recherches plus poussées. Enfin, l’endométriose de type superficiel peut être difficile à détecter par échographie ou IRM. Cela explique peut-être pourquoi le diagnostic peut mettre tant d’année avant d’être posé.

Les traitements médicaux

Ce qu’il faut savoir avant tout, c’est qu’aucun traitement médicaux ne prétend guérir l’endométriose. Les traitements proposés ont pour but de soulager les symptômes douloureux avant tout. De fait, il n’existe pas de traitement concernant l’endométriose asymptomatique. Les traitements médicaux proposés pour les endométriose douloureuses sont :

mix of full plastic blister packs
  • La contraception ou la supplémentation hormonale : Une pilule œstroprogestative ou un stérilet au lévonorgestrel (52mg et non 13,5mg) sont proposés en première intention. En deuxième intention, une pilule au désogestrel, un implant à l’étonogestrel ou un médicament à base du progestatif diénogest peut être proposé au choix. Le but de ces traitements est de stopper le développement des lésions d’endométriose en réduisant ou en empêchant notre production endogène d’œstrogènes pour ainsi diminuer les douleurs associées.
woman in white crew neck t shirt holding green and white tube
  • Un traitement à base d’agoniste à la GnRH : Déconseillé chez les personnes de moins de 18 ans car risque de déminéralisation osseuse. Ce traitement crée une ménopause artificielle car sans GnRH, il ne peut y avoir de production des hormones du cycle menstruel dont les œstrogènes. Une supplémentation en hormones de synthèse est conseillée par la HAS pour éviter la baisse de densité minérale osseuse ou l’apparition de symptômes liées à la ménopause.
  • La chirurgie : Souvent associée avec la prise en pré et post-opératoire d’un traitement ou d’un contraceptif à base d’hormones de synthèse. La chirurgie peut permettre le retrait des lésions et adhérences mais ne promet pas une absence de récidive des lésions.

Et la naturopathie dans tout ça?

hand of woman with glass with cocktail against marble surface

En naturopathie, il est davantage question de soutenir le retour à l’équilibre ou du moins d’enrayer la progression des lésions en cherchant ce qui dans l’hygiène de vie peut faire le lit de la maladie. L’hygiène de vie comprend l’alimentation, le sommeil, l’impact du stress… En parallèle, il peut être aussi intéressant de se pencher sur la phytothérapie et/ou la micro-nutrition. Les études sur ces sujets n’en sont encore qu’à leurs débuts. Mais celles sur l’endométriose en général le sont tout autant, il faut bien le reconnaître.

photo of people s legs

Sachez que l’accompagnement naturopathique est personnalisé et s’adapte à vous, vos spécificités et vos valeurs. Je rappelle cependant que mon accompagnement naturopathique n’est pas un « quick fix » ou une solution miracle en bouteille et encore moins un remplacement de suivi médical. Il peut en revanche s’inscrire dans un suivi pluridisciplinaire. C’est avant tout de l’éducation de santé. En tant que naturopathe, je suis là pour vous apprendre ce qui, au quotidien, peut soutenir ou dégrader VOTRE équilibre de santé personnel. Et cela peut prendre plus de temps qu’un simple rdv.

Exemples de conseils naturopathiques spécial endométriose :

Voici quelques exemples de conseils qui peuvent faire partie de mon accompagnement spécial endométriose :

photo of person holding almond
  • Avoir une alimentation qui soutient VOTRE équilibre glycémique. Une glycémie non stabilisée au quotidien fait le lit de l’inflammation chronique de bas grade avec une augmentation de production de prostaglandines pro-inflammatoires comme le PGE2. La PGE2 impacte le système immunitaire en retirant aux macrophages la capacité de phagocyter les lésions d’endométriose, les laissant ainsi proliférer.
  • Augmenter dans l’alimentation la part d’aliments anti-inflammatoires et évitez les aliments qui provoquent de l’inflammation chez VOUS. L’endométriose est une pathologie inflammatoire et ce que vous mangez au quotidien peut soit provoquer de l’inflammation, soit l’apaiser. Certains aliments peuvent pousser votre système immunitaire à produire des cytokines inflammatoires, ou altérer votre flore intestinale et faire qu’elle produise trop de toxines inflammatoires comme le LPS (lipopolysaccharide) et créer de la perméabilité intestinale. Il n’est pas rare que certaines personnes diagnostiquées d’endométriose le soit aussi du SIBO. De même il a été prouvé que la perméabilité intestinale est en cause dans l’endométriose.
  • Promouvoir l’intégrité de la muqueuse intestinale par un apport adéquat dans l’alimentation (ou en complément si nécessité) en vitamines A et D, en zinc et en fibres. Parfois un complément en L-Glutamine peut être proposé.
woman in white tank top and blue denim shorts lying on bed
  • Promouvoir l’équilibre de la flore intestinale par l’apport de probiotiques spécifiques si nécessaire mais d’abord en veillant à la qualité de l’alimentation et du sommeil. Les souches de probiotiques Lactobacillus ont prouvé scientifiquement leur potentiel de réduction des douleurs d’endométriose. Si vous souffrez du SIBO, une cure encadrée d’un complément de qualité à base berbérine peut plutôt être proposée avant les probiotiques. La berbérine est un alcaloïde dont les effets bénéfiques sur la régulation, en autres, du microbiote a été démontré scientifiquement. Attention cependant, ce complément est déconseillé en cas de grossesse et d’allaitement et il ne doit pas être pris en même temps que certains traitements médicaux pour éviter les interactions .
  • Promouvoir l’équilibre du système nerveux par l’alimentation (stabilisation de la glycémie et apport en magnésium et vitamines du groupe B), le sommeil qualitatif et la remise en question de certaines exigences personnelles ou autre quant à leur utilité dans votre bien-être.

Quelques compléments naturels ont prouvé leur utilité en plus de l’optimisation de l’hygiène de vie

yellow turmeric powder in silver spoon

Certains compléments spécifiques ont prouvé scientifiquement leur utilité dans la réduction des douleurs ou des lésions d’endométriose :

  • La mélatonine : Souvent appelée l’hormone du sommeil, la mélatonine, que l’on sécrète grâce à l’obscurité et qui induit le sommeil, a en fait de multiples propriétés pour notre santé. En effet, elle est à la fois antioxydante, anti-inflammatoire, immuno-régulatrice et soutient les capacités détoxifiantes de notre corps. Si avoir un sommeil de qualité est primordial pour soutenir notre équilibre de santé, la prise de mélatonine en complément a prouvé ses effets bénéfiques en cas d’endométriose en réduisant les douleurs de manière significative.
  • Le NAC : Abrégé de N-acétyl-cystéine qui sert de précurseur au glutathion, l’un des antioxydants les plus importants de notre corps. Une étude de 2013 a montré qu’une complémentation en NAC pendant au moins 3 mois a la capacité de non seulement réduire les douleurs mais aussi de faire disparaitre les lésions et tout cela sans effets secondaires. Je mets juste en garde contre le surdosage qui peut affiner la muqueuse de l’estomac.
  • La curcumine du curcuma : Elle a prouvé ses propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes dans le cadre de l’endométriose. Mais ce n’est pas tout, il a aussi été prouvé que la curcumine pouvait directement empêcher la propagation des lésions. C’est pourquoi le curcuma dans l’alimentation ou un complément à base de curcumine peut est très intéressant en cas d’endométriose.

Besoin d’un rdv naturopathique ?

Envie de bénéficier de mon accompagnement naturopathique? N’hésitez pas à prendre rdv directement sur le calendrier du site ici. Sachez que les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet. En attendant, prenez bien soin de vous!

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :
  • Haute Autorité de Santé. Prise en charge de l’endométriose. Saint-Denis La Plaine: HAS; décembre 2017. Mis en ligne en 2018.
  • Evans, Fibroids, endometriosis and breast cancer, Integrative Medicine, Vol.7, No.5, Oct/Nov 2008.
  • Wu MH, Lu CW, Chuang PC, Tsai SJ. Prostaglandin E2: the master of endometriosis? Exp Biol Med (Maywood). 2010 Jun;235(6):668-77. doi: 10.1258/ebm.2010.009321. PMID: 20511671.
  • Meng-Hsing Wu, Kuei-Yang Hsiao, Shaw-Jenq Tsai, Endometriosis and possible inflammation markers, Gynecology and Minimally Invasive Therapy, Volume 4, Issue 3, 2015, Pages 61-67, ISSN 2213-3070, https://doi.org/10.1016/j.gmit.2015.05.001.
  • Khan KN, Kitajima M, Inoue T, Fujishita A, Nakashima M, Masuzaki H. 17β-estradiol and lipopolysaccharide additively promote pelvic inflammation and growth of endometriosis. Reprod Sci. 2015 May;22(5):585-94. doi: 10.1177/1933719114556487. Epub 2014 Oct 29. PMID: 25355803; PMCID: PMC4519769.
  • Viganó D, Zara F, Pinto S, Loddo E, Casula L, Soru MB, D’Ancona G, D’Alterio MN, Giuliani C, Angioni S, Usai P. How is small bowel permeability in endometriosis patients? a case control pilot study. Gynecol Endocrinol. 2020 Nov;36(11):1010-1014. doi: 10.1080/09513590.2020.1766440. Epub 2020 May 13. PMID: 32401078.
  • Farré R, Fiorani M, Abdu Rahiman S, Matteoli G. Intestinal Permeability, Inflammation and the Role of Nutrients. Nutrients. 2020 Apr 23;12(4):1185. doi: 10.3390/nu12041185. PMID: 32340206; PMCID: PMC7231157.
  • Finamore A, Massimi M, Conti Devirgiliis L, Mengheri E. Zinc deficiency induces membrane barrier damage and increases neutrophil transmigration in Caco-2 cells. J Nutr. 2008 Sep;138(9):1664-70. doi: 10.1093/jn/138.9.1664. PMID: 18716167.
  • Molina NM, Sola-Leyva A, Saez-Lara MJ, Plaza-Diaz J, Tubić-Pavlović A, Romero B, Clavero A, Mozas-Moreno J, Fontes J, Altmäe S. New Opportunities for Endometrial Health by Modifying Uterine Microbial Composition: Present or Future? Biomolecules. 2020 Apr 11;10(4):593. doi: 10.3390/biom10040593. PMID: 32290428; PMCID: PMC7226034.
  • Habtemariam S. Berberine pharmacology and the gut microbiota: A hidden therapeutic link. Pharmacol Res. 2020 May;155:104722. doi: 10.1016/j.phrs.2020.104722. Epub 2020 Feb 24. PMID: 32105754.
  • Schwertner A, Conceição Dos Santos CC, Costa GD, Deitos A, de Souza A, de Souza IC, Torres IL, da Cunha Filho JS, Caumo W. Efficacy of melatonin in the treatment of endometriosis: a phase II, randomized, double-blind, placebo-controlled trial. Pain. 2013 Jun;154(6):874-81. doi: 10.1016/j.pain.2013.02.025. Epub 2013 Mar 5. PMID: 23602498.
  • Porpora MG, Brunelli R, Costa G, Imperiale L, Krasnowska EK, Lundeberg T, Nofroni I, Piccioni MG, Pittaluga E, Ticino A, Parasassi T. A promise in the treatment of endometriosis: an observational cohort study on ovarian endometrioma reduction by N-acetylcysteine. Evid Based Complement Alternat Med. 2013;2013:240702. doi: 10.1155/2013/240702. Epub 2013 May 7. PMID: 23737821; PMCID: PMC3662115.
  • Vallée A, Lecarpentier Y. Curcumin and Endometriosis. Int J Mol Sci. 2020 Mar 31;21(7):2440. doi: 10.3390/ijms21072440. PMID: 32244563; PMCID: PMC7177778.
illustration sopk
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal

Le SOPK c’est quoi?

Le SOPK est un trouble hormonal qui touche plus de 100 millions de femmes dans le monde entier. De fait, c’est une des causes majeures d’irrégularité menstruelle et de problème de fertilité.

C’est quoi exactement le SOPK?

Le SOPK ou syndrome des ovaires polykystiques est une pathologie qui empêche les follicules ovariens de mûrir jusqu’au stade ovulatoire. En conséquence, l’ovulation se fait tardivement ou pas du tout et cela rend les règles irrégulières ou absentes.

Kystes?

Ne vous méprenez pas cependant par le nom de ce syndrome. Il ne s’agit pas d’une maladie provoquant des kystes à répétition. En fait, il est question de follicules, sortes de petites poches qui contiennent les ovules sur les ovaires, et non de kystes. Ce qu’il faut retenir, c’est que dans ce syndrome, aucun follicule n’atteint le stade ovulatoire régulièrement. Il reste donc en général une dizaine (ou plus) de larges follicules très longtemps. Ils sont visibles dans une échographie. Ces follicules peuvent donner l’aspect d’un « collier de perles » sur l’ovaire. Mais sachez qu’il est possible de souffrir du SOPK sans même avoir les follicules dans cet état-là! De fait, le SOPK ne se diagnostique pas du tout par une simple échographie pelvienne ou endovaginale.

Echographie montrant les follicules en « collier de perles » dans l’ovaire. Source : Abdominal Radiology 2018, The ovarian “string-of-pearls” sign, Janardhana Ponnatapura, R. Dyer, J. Ou

Comment se fait le diagnostic du SOPK?

D’abord, sachez que le nom de ce syndrome fait aujourd’hui débat dans la littérature scientifique. En effet, non seulement il porte à confusion. Mais de plus, il ne met en avant qu’un seul critère de diagnostic non significatif. De fait, il est tout à fait possible d’avoir les follicules en « collier de perles » avec une ovulation régulière sans aucun trouble hormonal. Ensuite, ce syndrome comporte en fait une collection de symptômes qui ne se réduisent pas qu’au trouble ovulatoire au niveau des ovaires. Mais du coup, comment ce syndrome est-il diagnostiqué? Alors à l’heure actuelle, les critères les plus retenus pour son diagnostic sont « les critères de Rotterdam ». Ainsi, pour avoir le diagnostic de SOPK, il faut avoir au moins deux des critères suivants (en sachant que les deux premiers sont les plus probants) :

  • Oligo-ovulation (ovulation irrégulière) ou anovulation (absence d’ovulation)
  • Hyperandrogénie clinique avec hirsutisme ou biologique (excès des hormones androgènes comme la testostérone ou la DHEA)
  • Ovaires polykystiques (ovaires élargis contenant chacun une dizaine de follicules mesurant de 2 à 9mm visibles à l’échographie)

Toutefois, sachez que ces critères de diagnostic ne sont pas la panacée non plus et qu’ils sont remis en question aujourd’hui. Ainsi, il faut s’attendre à ce que cela évolue avec le temps et les recherches médicales.

Les symptômes

Dans l’ensemble, les symptômes principaux du SOPK sont les suivants:

illustration sopk
  • Règles irrégulières ou absentes
  • Ménorragies (règles trop abondantes)
  • Difficulté à tomber enceinte du fait de l’irrégularité ou de l’absence d’ovulation
  • Hirsutisme (pilosité en excès sur le visage, le cou, les seins, le ventre…)
  • Alopécie (affinement et perte des cheveux)
  • Peau très grasse ou acnéique
  • Gain de poids (surtout au niveau de la taille)
  • Augmentation de la glycémie (pouvant causer une résistance à l’insuline)

Les traitements de la médecine classique

Jusqu’ici, les traitements médicaux proposés en cas de SOPK sont les suivants:

  • La pilule œstroprogestative qui supprime l’ovulation et diminue les taux hormonaux d’androgènes (à savoir cependant : la pilule peut aggraver ou même causer une résistance à l’insuline).
  • L’acétate de cyprotérone (ex: Androcur®) qui a une action anti-androgènique. Souvent associé à de l’éthinylestradiol micronisé comme dans la pilule Diane 35® par exemple. L’acétate de cyprotérone comporte un risque plus élevé d’accident thromboembolique et de toxicité hépatique que les autres progestatifs.
  • La metformine en cas de résistance à l’insuline ou diabète. A savoir: ce médicament peut causer des troubles digestifs et créer une déficience en vitamine B12.
  • Le citrate de clomiphène pour induire l’ovulation en cas de désir de grossesse seulement.

Il est à noter que ces traitements sont uniquement symptomatiques. C’est-à-dire qu’ils ne permettent pas de guérir du SOPK.

L’approche naturopathique en cas de SOPK

berries blackberries close up cocktail

Quant à l’approche naturopathique, il est davantage question d’optimisation de l’hygiène de vie quotidienne (nutrition, activité physique adaptée, gestion du stress, environnement…). En effet, la façon dont vous mangez, dormez, bougez et gérez votre stress a une influence non négligeable sur votre équilibre hormonal global dont celui de vos ovaires. Autrement dit, il est tout à fait possible de soutenir une ovulation régulière et d’éviter l’excès d’androgènes en cas de SOPK à l’aide d’une hygiène de vie adaptée et de moyens naturels sans prendre la pilule ou autre. A cette fin, je vous partage quelques exemples de conseils naturopathiques quand il y a eu diagnostic de SOPK (disclaimer : les exemples ici ne peuvent pas prendre pas en compte votre personne en particulier comme dans un rdv).

Exemples de conseils :

  • Mettre en place une alimentation qui soutient l’équilibre de la glycémie. Le SOPK est très souvent associé à une hyperinsulinémie ou une résistance à l’insuline. Il est donc primordial d’adapter son alimentation pour soutenir l’équilibre de la glycémie. De plus, l’hyperinsulinémie est une des causes majeures de l’hyperandrogénie en cas de SOPK.
basil leaves and avocado on sliced bread on white ceramic plate
  • Enrichir son alimentation en aliments riches en magnésium et considérer l’ajout d’un complément en magnésium bisglycinate ou malate. Le magnésium participe à la régulation de la glycémie en plus de soutenir l’équilibre nerveux. Dans certains cas, l’associer à du myo-inositol qui est une vitamine B qui améliore la sensibilité à l’insuline en plus de réduire les hormones androgènes et de régulariser l’ovulation.
  • Penser à la supplémentation quotidienne en vitamine D3 de septembre à avril. La vitamine D participe aussi la régulation de la glycémie en plus de promouvoir une maturation saine des follicules ovariens.
  • Veiller à son apport en zinc dans l’alimentation et à sa supplémentation dans certains cas. La déficience en zinc a été corrélée scientifiquement à un risque accru de SOPK. Une étude en essai clinique a aussi prouvé ses bienfaits anti-hirsutisme. Le zinc est aussi anti-inflammatoire et soutient l’ovulation.
  • Ne surtout pas moins manger mais mieux manger pour éviter de glisser du SOPK vers l’aménorrhée hypothalamique fonctionnelle.
  • Veiller à faire le tri dans son environnement immédiat de tout ce qui peut perturber l’équilibre hormonal (perturbateurs endocriniens dans les plastiques (ex: Tupperware®), cosmétiques, produits ménagers, cigarette, pesticides…)
  • En cas de signes inflammatoires associés (problèmes digestifs, douleurs articulaires, douleurs à l’ovulation ou pendant les règles, eczéma…), veiller à adopter une alimentation anti-inflammatoire et à prendre soin de votre digestion (conseils plus spécifiques à voir selon les cas pendant un accompagnement).
woman doing yoga
  • Mettre en place des temps d’activité physique adaptée à soi dans le quotidien (marche en plein air après les repas, étirements, renforcement musculaire à l’aide de poids adaptés…)
  • En cas de stress chronique, considérer (en plus de la mise en place de mesures pour réduire le stress) la supplémentation de vitamines B méthylées.

Besoin d’un accompagnement naturopathique?

Pour terminer, sachez que je me tiens à votre disposition en tant que naturopathe pour vous aider à optimiser votre hygiène de vie quotidienne selon votre profil de SOPK. Ainsi, n’hésitez pas à prendre rdv directement sur le calendrier du site à la page RDV. Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet. D’ici-là, je vous souhaite de bien prendre soin de vous et espère que cet article vous aura déjà apporté quelque chose.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :
  • Bremer AA. Polycystic ovary syndrome in the pediatric population. Metab Syndr Relat Disord. 2010 Oct;8(5):375-94. doi: 10.1089/met.2010.0039. PMID: 20939704; PMCID: PMC3125559.
  • Trivax B, Azziz R. Diagnosis of polycystic ovary syndrome. Clin Obstet Gynecol. 2007 Mar;50(1):168-77. doi: 10.1097/GRF.0b013e31802f351b. PMID: 17304034.
  • Amato MC, Galluzzo A, Finocchiaro S, Criscimanna A, Giordano C. The evaluation of metabolic parameters and insulin sensitivity for a more robust diagnosis of the polycystic ovary syndrome. Clin Endocrinol (Oxf). 2008 Jul;69(1):52-60. doi: 10.1111/j.1365-2265.2007.03145.x. Epub 2008 Jul 1. PMID: 18034780.
  • Khadilkar SS. Polycystic Ovarian Syndrome: Is It Time to Rename PCOS to HA-PODS? J Obstet Gynaecol India. 2016 Apr;66(2):81-7. doi: 10.1007/s13224-016-0851-9. Epub 2016 Mar 11. PMID: 27046960; PMCID: PMC4818834.
  • Diamanti-Kandarakis E, Baillargeon JP, Iuorno MJ, Jakubowicz DJ, Nestler JE. A modern medical quandary: polycystic ovary syndrome, insulin resistance, and oral contraceptive pills. J Clin Endocrinol Metab. 2003 May;88(5):1927-32. doi: 10.1210/jc.2002-021528. PMID: 12727935.
  • Adeniji AA, Essah PA, Nestler JE, Cheang KI. Metabolic Effects of a Commonly Used Combined Hormonal Oral Contraceptive in Women With and Without Polycystic Ovary Syndrome. J Womens Health (Larchmt). 2016 Jun;25(6):638-45. doi: 10.1089/jwh.2015.5418. Epub 2016 Feb 12. 
  • Guler I, Himmetoglu O, Turp A, Erdem A, Erdem M, Onan MA, Taskiran C, Taslipinar MY, Guner H. Zinc and homocysteine levels in polycystic ovarian syndrome patients with insulin resistance. Biol Trace Elem Res. 2014 Jun;158(3):297-304. doi: 10.1007/s12011-014-9941-7. Epub 2014 Mar 26. PMID: 24664271.
  • Jamilian M, Foroozanfard F, Bahmani F, Talaee R, Monavari M, Asemi Z. Effects of Zinc Supplementation on Endocrine Outcomes in Women with Polycystic Ovary Syndrome: a Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled Trial. Biol Trace Elem Res. 2016 Apr;170(2):271-8. doi: 10.1007/s12011-015-0480-7. Epub 2015 Aug 28. PMID: 26315303.
Cycle féminin, Cycle menstruel

TDPM, que faire ?

C’est quoi le TDPM ?

Le TDPM, trouble dysphorique prémenstruel, est une forme beaucoup plus sévère de SPM (syndrome prémenstruel). Il constitue un ensemble de symptômes qui interfèrent avec la vie quotidienne survenant en phase lutéale (prémenstruelle) touchant davantage la sphère émotionnelle et psychologique que le SPM. Il est question de dépression, d’angoisses et de sautes d’humeur marquées. Par ailleurs, le TDPM est classé depuis 2013 comme trouble dépressif dans le DSM-5 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, référence internationale de médecine psychiatrique). Le TDPM est cyclique, il est différent de la dépression qui, elle, est constante et ne s’améliore pas les règles passées.

C’est quoi les symptômes du TDPM ?

A l’heure actuelle, selon le DSM-5, les symptômes du TDPM sont les suivants :

woman in gray tank top
  1. Sautes d’humeur marquées (p. ex., sentiment de tristesse soudaine sans raison apparente)
  2. Irritabilité ou colère marquées ou une augmentation des conflits interpersonnels
  3. Humeur dépressive marquée, sentiments de désespoir ou d’auto-dépréciation
  4. Anxiété et tension marquées, ou nervosité
  5. Diminution de l’intérêt pour la vie quotidienne
  6. Difficultés de concentration
  7. Faible énergie ou fatigue
  8. Modifications marquées de l’appétit, fringales spécifiques
  9. Insomnie ou hyperinsomnie
  10. Sentiment d’être submergée ou de perdre le contrôle
  11. Symptômes physiques associés au syndrome prémenstruel (p. ex., douleur du sein, œdème)

Pour qu’il y ait diagnostic de TDPM, il faut que les symptômes surviennent en phase prémenstruelle et s’apaisent après les règles.

Quelles sont les causes du TDPM ?

Les causes du TDPM peuvent être :

  • une intolérance à l’histamine
  • une sensibilité altérée à l’allopregnalonone (le principal métabolite de la progestérone)
  • un manque de sérotonine et/ou de GABA
  • une mutation du gène MTHFR (défaut de méthylation)
  • un traumatisme psychologique ou un stress chronique qui crée de l’inflammation de bas grade ou bloque le processus de méthylation
  • une déficience en nutriments qui soutiennent le système nerveux

Les causes peuvent être multiples. C’est pourquoi, l’approche holistique de la naturopathie ne se concentre pas sur un symptôme mais sur le soutien de l’équilibre global par une hygiène de vie adaptée à soi.

Les traitements de la médecine classique

A ce jour, il y a généralement deux traitements que la médecine classique propose pour ne plus souffrir du TDPM :

  • La pilule contraceptive car elle inhibe l’ovulation et donc le cycle menstruel naturel avec ses phases dont la phase prémenstruelle
  • Les ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) car ce sont des antidépresseurs. Ils sont prescrits en continu ou seulement 14 jours par cycle avant les règles en phase lutéale/prémenstruelle

Pour certains cas sévères, le ou la médecin peut proposer :

  • un agoniste de la GnRH (gonadotropin-releasing hormone) avec des hormones de synthèse, cela éteint le cycle menstruel naturel complètement
  • une ovariectomie qui supprime définitivement le cycle menstruel

Ce que la naturopathie peut apporter

D’un autre coté, la naturopathie se concentre plutôt sur la qualité de l’hygiène de vie (nutrition, sommeil, activité physique…) pour réequilibrer le cycle et non le supprimer.

Considérons par exemple de ce qui dans l’hygiène de vie peut aider en cas de TDPM :

  • Une alimentation qui soutient l’équilibre glycémique car le lien entre une alimentation avec un index glycémique trop élevé et les troubles de l’humeur comme l’anxiété ou la dépression a été prouvé scientifiquement.
  • Une alimentation riche en antioxydants, molécules et nutriments anti-inflammatoires car l’inflammation de bas grade altère la fonction des récepteurs à GABA.
  • Un apport suffisant en vitamines du groupe B dont B5, B6, B9 et B12 surtout (un complément peut être nécessaire, surtout si mutation du gène MTHFR ou stress chronique).
  • Un apport suffisant en magnésium (avec une complémentation en magnésium bisglycinate).
  • Une consommation régulière d’aliments riches en tryptophane qui est le précurseur de la sérotonine (hormone du bonheur).
  • Réduire pendant la phase prémenstruelle les aliments qui contiennent de l’histamine.
  • Un complément de GABA d’origine naturelle ou de Griffonia Simplicifolia (5-HTP).
  • Mettre en place un temps chaque jour réservé à soi dans l’agenda avec la même importance qu’un rdv pro ou médical.
  • La pratique régulière de la respiration complète ou de la cohérence cardiaque.
  • La pratique régulière d’une activité physique adaptée à soi (Yoga, marche, boxe, danse…).
  • La complémentation en ashwagandha, qui est une plante adaptogène qui réduit l’anxiété, en comprimés ou en poudre mélangée dans une boisson chaude ou un latte du soir.
  • Apprendre les spécificités des phases du cycle menstruel au naturel et comprendre l’importance d’écouter ses limites et de ralentir le rythme avant et pendant les règles.

Besoin d’aide ?

Ainsi, si vous souffrez gravement psychologiquement avant vos règles, sachez que la naturopathie peut aider à ce que ça ne se répète plus à chaque cycle. Si vous ressentez le besoin de prendre rdv pour être accompagnée n’hésitez pas. Vous pouvez directement prendre rdv à l’onglet « RDV en ligne » sur le site. Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :
  • Bixo M, Johansson M, Timby E, Michalski L, Bäckström T. Effects of GABA active steroids in the female brain with a focus on the premenstrual dysphoric disorder. J Neuroendocrinol. 2018 Feb;30(2). doi: 10.1111/jne.12553. PMID: 29072794.
  • Hantsoo, Liisa & Epperson, Cynthia. (2020). Allopregnanolone in Premenstrual Dysphoric Disorder (PMDD): Evidence for Dysregulated Sensitivity to GABA-A Receptor Modulating Neuroactive Steroids Across the Menstrual Cycle. Neurobiology of Stress. 12. 100213. 10.1016/j.ynstr.2020.100213.
  • Steiner M, Pearlstein T. Premenstrual dysphoria and the serotonin system: pathophysiology and treatment. J Clin Psychiatry. 2000;61 Suppl 12:17-21. PMID: 11041380.
  • Wan L, Li Y, Zhang Z, Sun Z, He Y, Li R. Methylenetetrahydrofolate reductase and psychiatric diseases. Transl Psychiatry. 2018 Nov 5;8(1):242. doi: 10.1038/s41398-018-0276-6. PMID: 30397195; PMCID: PMC6218441.
  • E. Siobhan Mitchell, Nelly Conus, Jim Kaput, B vitamin polymorphisms and behavior: Evidence of associations with neurodevelopment, depression, schizophrenia, bipolar disorder and cognitive decline, Neuroscience & Biobehavioral Reviews, Volume 47, 2014, Pages 307-320, ISSN 0149-7634, https://doi.org/10.1016/j.neubiorev.2014.08.006.
  • E.H. Reynolds, M.W.P. Carney, B.K. Toone, METHYLATION AND MOOD, The Lancet, Volume 324, Issue 8396, 1984, Pages 196-198, ISSN 0140-6736, https://doi.org/10.1016/S0140-6736(84)90482-3.
  • Wyatt KM, Dimmock PW, Jones PW, Shaughn O’Brien PM. Efficacy of vitamin B-6 in the treatment of premenstrual syndrome: systematic review. BMJ. 1999 May 22;318(7195):1375-81. doi: 10.1136/bmj.318.7195.1375. PMID: 10334745; PMCID: PMC27878.
  • Haghighatdoost F, Azadbakht L, Keshteli AH, Feinle-Bisset C, Daghaghzadeh H, Afshar H, Feizi A, Esmaillzadeh A, Adibi P. Glycemic index, glycemic load, and common psychological disorders. Am J Clin Nutr. 2016 Jan;103(1):201-9. doi: 10.3945/ajcn.114.105445. Epub 2015 Nov 25. PMID: 26607943.
  • Bannister, E. (2019) ‘There is increasing evidence to suggest that brain inflammation could play a key role in the aetiology of psychiatric illness. Could inflammation be a cause of the premenstrual syndromes PMS and PMDD?’, Post Reproductive Health, 25(3), pp. 157–161. doi: 10.1177/2053369119875386.

Cycle menstruel, Equilibre hormonal

Le SPM c’est quoi et est-ce obligatoire?

Le SPM c’est quoi

Le Syndrome Prémenstruel regroupe un ensemble de symptômes désagréables et parfois mêmes handicapants que certaines personnes subissent quelques jours avant l’arrivée des règles et parfois même juste après l’ovulation pendant toute la phase lutéale. Ces symptômes sont nombreux, allant de ballonnements, migraines, nausées, irritabilité à des tensions au niveau des seins et disparaissent avec l’arrivée des règles. Les SPM est connu et commun malheureusement. Mais le SPM est-il obligatoire quand on a un cycle menstruel au naturel?

Différences entre SPM et molimen ou TDPM

Déjà, dans un premier temps, il convient de différencier le SPM du simple molimen cataménial et du lourd TDPM. En effet, si l’on entend parler souvent du SPM, on entend moins souvent parler des deux autres termes que j’ai mentionné pas vrai? Pourtant ces trois termes correspondent à trois intensités différentes de vécu de la phase lutéale/prémenstruelle. Et vous allez voir, les trois ne se valent pas et n’offrent pas du tout la même qualité de vie.

Le molimen cataménial

C’est quoi?

Molimen cataménial avant les règles

De quelques jours à une semaine avant les menstruations, nos œstrogènes et notre progestérone commencent à chuter. Avec cette chute en œstrogènes non contrebalancés par la progestérone, nos neurotransmetteurs du peps et du bonheur, la sérotonine et la dopamine, se font rares et ne sont pas remplacés par l’action anxiolytique et sédative de la progestérone. Notre progestérone est aussi diurétique, c’est à dire qu’elle permet d’éviter la rétention d’eau. C’est pourquoi, à ce moment du cycle, il peut survenir plus d’envie de sucre, une humeur plus à fleur de peau, de la rétention d’eau (se sentir gonflé(e)) et plus de fatigue, moins d’énergie. C’est ce que l’on appelle le molimen cataménial, c’est la version très soft et très vivable du SPM.

La naturopathie peut-elle aider?

Ces symptômes sont bénins et peuvent facilement être apaisés par une hygiène de vie adaptée ou ne jamais même demander vraiment de recherche de traitement ou de solutions naturelles pour certaines personnes. Le molimen, mot si peu connu devrait être appris dès les premières règles avec toutes les petites astuces faciles et naturelles d’hygiène de vie à mettre en place pour vivre ce moment du cycle en paix.

Le SPM

C’est quoi?

SPM avant les règles

Quand il s’agit de SPM, c’est une autre affaire. Les symptômes sont plus nombreux, plus intenses, durent plus longtemps et interfèrent avec la vie quotidienne. Il y a par exemple des migraines qui clouent au lit, de l’anxiété qui empêche de dormir sereinement, de l’acné qui flambe, des grosses fringales de sucre ou bien des seins tellement douloureux que l’idée de courir ou qu’on y touche fait déjà mal. Le SPM est vraiment difficile à vivre comparé au molimen cataménial.

Traitements médicaux conventionnels

Dans ces cas-là, il y a souvent recherche d’un traitement car la vie de tous les jours est trop impactée et cela se comprend! Les traitements médicaux souvent conseillés alors sont les ISRS (Inhibiteur Sélectif de la Recapture de la Sérotonine) et les pilules au Drospirenone (Yaz® et Jasmine®) qui est un progestatif qui évite la rétention d’eau (mais qui augmente le risque d’accident cardio-vasculaire par contre).

La naturopathie peut-elle aider?

D’un point de vue naturopathique, ces types de symptômes en phase lutéale/prémenstruelle peuvent être évités en adaptant son alimentation et son hygiène de vie pour équilibrer le ratio entre œstrogènes et progestérone par le soutien du travail du foie et des intestins dans la métabolisation et l’élimination de l’excès d’œstrogènes ainsi qu’une attention toute particulière portée sur l’équilibre de la glycémie et la baisse de l’inflammation chronique de bas grade.

Le SPM n’est pas obligatoire et ne devrait pas être considéré comme normal.

Le TDPM

C’est quoi?

TDPM avant les règles

Le TDPM ou Trouble Dysphorique Prémenstruel est une version beaucoup plus aggravée du SPM. Dans ce cas-là, il y a de l’humeur dépressive pouvant aller jusqu’à des pensées suicidaires, des accès de colère interférant avec la vie de famille et de travail, des douleurs débilitantes et/ou des insomnies parfois. Ce sont alors à chaque cycle des moments très difficiles à vivre que l’on ne souhaite à personne.

Traitements médicaux conventionnels

Les traitements préconisés vont des anxiolytiques, anti-dépresseurs ou ISRS aux contraceptifs oraux et agonistes à la GnRH qui suppriment l’ovulation.

La naturopathie peut-elle aider?

Ici, si votre choix est de ne pas supprimer l’ovulation, l’accompagnement naturopathique pourra aider à stabiliser les récepteurs à GABA qui sont primordiaux pour la stabilisation de l’humeur par une hygiène de vie adaptée et l’apport de certains compléments naturels. Sachez cependant que l’accompagnement naturopathique se fait sur la durée et que les changements d’hygiène de vie auront des résultats sur le long terme et non du jour au lendemain contrairement aux traitements qui suppriment l’ovulation.

Conclusion

Somme toute, le cycle menstruel au naturel ne devrait pas être une calamité à vivre et si c’est le cas, c’est le signal qu’il y a un déséquilibre. Sachez que l’hygiène de vie a un énorme impact sur le cycle et que la naturopathie peut vous aider à mieux-vivre vos cycles. J’espère que cet article vous aura appris les différentes nuances de vécu de la phase lutéale/prémenstruelle.

Je me tiens à votre disposition pour tous rendez-vous naturopathiques concernant cette phase. Vous pouvez prendre rdv sur la page « RDV en ligne« . Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet. Que la douceur du molimen soit avec vous!

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources:

  • Yonkers KA, O’Brien PM, Eriksson E. Premenstrual syndrome. Lancet. 2008 Apr 5;371(9619):1200-10. doi: 10.1016/S0140-6736(08)60527-9. PMID: 18395582; PMCID: PMC3118460.
  • Prior JC, Konishi C, Hitchcock CL, Kingwell E, Janssen P, Cheung AP, Fairbrother N, Goshtasebi A. Does Molimina Indicate Ovulation? Prospective Data in a Hormonally Documented Single-Cycle in Spontaneously Menstruating Women. Int J Environ Res Public Health. 2018 May 18;15(5):1016. doi: 10.3390/ijerph15051016. PMID: 29783630; PMCID: PMC5982055.
  • Reid RL, Soares CN. Premenstrual Dysphoric Disorder: Contemporary Diagnosis and Management. J Obstet Gynaecol Can. 2018 Feb;40(2):215-223. doi: 10.1016/j.jogc.2017.05.018. Epub 2017 Nov 11. PMID: 29132964.
  • F. Bianchi-Demicheli. Le trouble dysphorique prémenstruel : diagnostic et stratégie thérapeutique. Rev Med Suisse 2006; volume 2. 31044.
  • Jamel TURKY MD. Les Troubles Psychiques Périmenstruels. Revue de Littérature Multidisciplinaire. Document Code OP.0018. http://arabpsynet.com/Archives/OP/OP.Turky.PMS.htm
Conseil santé, Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité, symptothermie

Ovulation signe de santé

L’ovulation, signe de fertilité mais aussi de santé

L’ovulation, c’est bon pour la santé. Ovuler régulièrement de la puberté à la ménopause n’est pas qu’un signe de fertilité, c’est avant tout un signe d’équilibre de santé, d’équilibre hormonal global. L’ovulation régulière prévient même de nombreuses maladies souvent associées aujourd’hui à la ménopause. Si bien que l’Académie Américaine de Pédiatrie et l’Université Américaine d’Obstétrique et de Gynécologie (ACOG) proposent d’inclure l’observation du cycle menstruel dans les signes vitaux pour évaluer l’état de santé général.

Les femmes bénéficient de 35 à 40 années de cycles ovulatoires, pas uniquement pour leur fertilité mais aussi pour prévenir de l’ostéoporose, de l’AVC, d’Alzheimer, des maladies cardiaques et du cancer du sein.

Dr Jerilynn Prior

Que disent les recherches scientifiques?

L’endocrinologue Dr Jerielynn Prior est la première spécialiste de santé à avoir effectué de nombreuses recherches qui ont prouvé qu’une ovulation régulière est gage de santé actuelle et futur. Voici ce que ses études et recherches ont démontré en quelques points clés :

L’ovulation est bonne pour la santé des os

Si les œstrogènes sont aujourd’hui largement reconnus par la communauté scientifique pour leur rôle dans la santé osseuse, la progestérone naturelle que l’on produit après l’ovulation ne l’est pas encore à sa juste valeur. Or des études ont prouvé non seulement que notre production endogène de progestérone permet la construction et le maintien d’os solides durant nos années fertiles mais aussi prévient la perte de densification osseuse liée à la ménopause. Même un seul cycle anovulatoire fait perdre de la densité osseuse. La progestérone produite grâce à l’ovulation est donc une hormone critique dans la santé osseuse.

L’ovulation est bonne pour prévenir du cancer du sein

La progestérone produite suite à l’ovulation rend les cellules mammaires plus matures et moins à risques de causer un cancer. C’est aussi pourquoi les grossesses font baisser le risque du cancer du sein. Le corps produit de forts taux de progestérone pendant la grossesse.

L’ovulation est bonne pour la santé cardiovasculaire

La progestérone produite suite à l’ovulation est anti-inflammatoire, augmente le métabolisme et améliore la fluidité du sang contrairement aux œstrogènes qui en excès favorisent les caillots sanguins. Les progestatifs de synthèse n’ont pas ces effets.

L’ovulation pour la santé cérébrale

Mais il faut aussi savoir que la progestérone est neuroprotectrice, elle protège par exemple de la maladie d’Alzheimer. Ainsi ovuler régulièrement et produire ainsi de la progestérone chaque cycle est bon pour notre santé cérébrale actuelle et futur.

L’ovulation pour l’équilibre hormonal

Outre tous ces effets protecteurs sur notre santé, l’ovulation est signe aussi d’équilibre hormonal. Une étude de 2017 intitulée « Ovulation, signe de santé » a mis en évidence l’absence d’ovulation comme étant le signe de beaucoup de nombreuses pathologies comme le SOPK (Syndrome des ovaires polykystiques), l’hypothyroïdie, les tumeurs de l’hypophyse… Elle conclut que savoir s’il y a ovulation régulière devrait être pris en compte comme un outil puissant par les personnes menstruées et le corps médical pour évaluer l’équilibre de santé.

Conclusion

Somme toute, voici pourquoi l’ovulation n’est pas qu’un processus naturel dont on devrait ne se soucier uniquement que s’il y a désir de grossesse. Parce que l’ovulation, c’est avant tout bon pour la santé. Et sachez que sauf exception, l’ovulation est supprimée totalement ou inhibée sous contraceptifs hormonaux. Il n’y a que le stérilet au cuivre et la méthode de la Symptothermie Moderne qui n’entravent pas du tout l’ovulation. Si vous désirez savoir ce qui peut nuire à l’ovulation, n’hésitez pas à lire mon article « Qu’est-ce qui peut nuire à l’ovulation?« .

Besoin d’aide?

Vous aimeriez savoir si vous ovulez régulièrement autrement qu’avec des tests d’ovulation? La Symptothermie est une méthode qui permet de le faire naturellement grâce à la prise de température au réveil. Un seul rdv avec moi en tant que conseillère de la méthode suffit pour vous apprendre tout ce qu’il faut savoir pour observer vos cycles finement et savoir objectivement si vous ovulez (sauf si c’est dans un but contraceptif, auquel cas il faudra plus d’un rdv pour s’assurer de la rigueur d’application de la méthode). Aussi, en tant que naturopathe, je suis aussi à votre disposition pour vous apprendre comment vous pouvez promouvoir naturellement l’ovulation par la mise en place d’une hygiène de vie adaptée à votre profil et vos valeurs.

La prise de rdv est possible directement sur le site à la page « Rdv en ligne« . Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :

  • Committee Opinion No. 651 Summary: Menstruation in Girls and Adolescents: Using the Menstrual Cycle as a Vital Sign. Obstet Gynecol. 2015 Dec;126(6):1328. doi: 10.1097/AOG.0000000000001210. PMID: 26595581.
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and Bone Health, Originally published April 2009, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and Breast Health, Originally published July 2009, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and The Heart, Originally published February 2010, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
  • Singh M, Su C. Progesterone and neuroprotection. Horm Behav. 2013;63(2):284-290. doi:10.1016/j.yhbeh.2012.06.003.
  • Vigil P, Lyon C, Flores B, Rioseco H, Serrano F. Ovulation, a sign of health. Linacre Q. 2017 Nov;84(4):343-355. doi: 10.1080/00243639.2017.1394053. Epub 2017 Nov 27. PMID: 29255329; PMCID: PMC5730019.
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, symptothermie

Progestérone versus progestatifs

A ce jour, la confusion entre progestatifs et progestérone est souvent faite. Pourtant, les progestatifs et la progestérone ne sont pas à cofondre. D’abord parce que les progestatifs sont des molécules de synthèse. Ils sont créés artificiellement pour les contraceptifs hormonaux ou le traitement hormonal substitutif de la ménopause. Ensuite parce que la progestérone est produite naturellement. En effet elle est surtout produite en quantité chez les femmes (ou personnes menstruées) après l’ovulation et pendant la grossesse. Mais, elle est aussi produite en petite quantité naturellement au niveau de nos glandes surrénales à tout âge et peu importe notre sexe.

Progestérone et progestatifs c’est pareil pour notre santé?

Tout d’abord sachez que, notre progestérone naturelle a des bénéfices pour notre santé globale qui vont bien au-delà du maintien à terme d’une grossesse. En revanche, les progestatifs n’ont pas ces effets. Effectivement, la structure chimique des progestatifs est différente de celle de la progestérone naturelle. C’est pour cela que leurs interactions avec nos récepteurs hormonaux sont différentes et n’ont pas le même impact sur notre santé.

Les progestatifs androgéniques

Notons aussi qu’il y a plusieurs types de progestatifs alors qu’il n’y a qu’une progestérone naturelle. D’autre part, sachez que les progestatifs utilisés dans les pilules micro-dosées et les stérilets hormonaux sont androgéniques. C’est-à-dire qu’ils sont issus de la testostérone.

Comme vous le voyez sur ce schéma ci-dessus, le progestatif lévonorgestrel ressemble davantage à la testostérone qu’à la progestérone. C’est pourquoi ce progestatif a un fort potentiel androgénique. C’est-à-dire qu’il peut causer des effets secondaires comme de l’acné ou une augmentation de la pilosité par exemple.

Différences fondamentales avec la progestérone

Les différences fondamentales entre les progestatifs de synthèse comme le lévonorgestrel et la progestérone naturelle sont multiples. Je vous les ai réunies dans ce tableau ci dessous :

Différences entre progestatifs et progestérone

Comme vous pouvez le constater, la progestérone a des effets bénéfiques sur notre santé globale que n’ont pas les progestatifs. Partant de ce fait, on peut conclure que notre production de progestérone naturelle est bonne pour la santé. Somme toute, sachez qu’une ovulation régulière permet de produire de la progestérone en quantité. Aussi, n’hésitez pas à lire mon article « Pourquoi ovuler c’est bon pour la santé » si vous désirez en savoir plus.

Besoin d’un rdv pour soutenir votre santé hormonale?

Vous désirez apprendre la Symptothermie pour observer à chaque cycle de manière naturelle et rigoureuse si vous ovulez bel et bien? Ou alors vous désirez être accompagné(e) pour rééquilibrer votre cycle menstruel au naturel grâce à la naturopathie? N’hésitez pas à prendre rdv avec moi, je suis formée et parée pour vous aider!

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :

  • Mario Barbagallo, Ligia J. Dominguez, Giuseppe Licata, Jie Shan, Li Bing, Edward Karpinski, Peter K. T. Pang, and Lawrence M. Resnick. Vascular Effects of Progesterone, Role of Cellular Calcium Regulation, Originally published1 Jan 2001https://doi.org/10.1161/01.HYP.37.1.142, Hypertension. 2001;37:142–147.
  • Dal’Ava N, Bahamondes L, Bahamondes MV, de Oliveira Santos A, Monteiro I. Body weight and composition in users of levonorgestrel-releasing intrauterine system. Contraception. 2012 Oct;86(4):350-3. doi: 10.1016/j.contraception.2012.01.017. Epub 2012 Mar 23. PMID: 22445431.
  • Napolitano A, Zanin R, Palma F, Romani C, Grandi G, Di Carlo C, Cagnacci A. Body composition and resting metabolic rate of perimenopausal women using continuous progestogen contraception. Eur J Contracept Reprod Health Care. 2016;21(2):168-75. doi: 10.3109/13625187.2015.1079610. Epub 2015 Aug 25. PMID: 26305596.
  • Linn ES. Clinical significance of the androgenicity of progestins in hormonal therapy in women. Clin Ther. 1990 Sep-Oct;12(5):447-55. PMID: 2268868.
  • Lieberman A, Curtis L. In Defense of Progesterone: A Review of the Literature. Alternative Therapies in Health and Medicine. 2017 Nov;23(6):24-32.
  • Asi N, Mohammed K, Haydour Q, et al. Progesterone vs. synthetic progestins and the risk of breast cancer: a systematic review and meta-analysis. Syst Rev. 2016;5(1):121. Published 2016 Jul 26. doi:10.1186/s13643-016-0294-5
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and Bone Health, Originally published April 2009, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and Breast Health, Originally published July 2009, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and The Heart, Originally published February 2010, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité

Est-ce qu’on ovule sous pilule?

L’ovulation est un processus physiologique du cycle menstruel naturel qui correspond au moment où le follicule dominant dans l’ovaire rompt pour expulser l’ovule mature prêt pour une possible fécondation. L’ovulation est un signe de fertilité et de santé durant nos années fertiles. La question à laquelle je vais vous répondre dans cet article est une question qui m’a déjà été posée: Ovule-t-on sous pilule?

Mais est-ce qu’on ovule sous pilule?

Est ce qu’on ovule sous pilule?

Dans la majorité des cas non, mais cela dépend des pilules. De fait, le premier but de la pilule c’est de nous rendre infertiles pour éviter les grossesses non désirées. En ce sens, évidemment que nous empêcher d’ovuler est un moyen de nous empêcher d’être fertiles. Mais selon les pilules, ce n’est simplement pas toujours comme cela qu’elles tendent à nous rendre infertiles. Il y au aujourd’hui deux types de pilules sur le marché: les pilules œstroprogestatives et les pilules progestatives. Laissez-moi vous décrire comment elles fonctionnent pour mieux comprendre tout cela. Vous trouverez aussi comme d’habitude en fin d’article toutes les études ou diverses sources qui appuient mes propos.

Est ce qu’on ovule sous pilule combinée?

Les pilules pilules combinées sont œstroprogestatives. C’est-à-dire qu’elles contiennent comme leur nom l’indique un œstrogène et un progestatif de synthèse. Celles-ci empêchent clairement l’ovulation car elle bloque l’axe gonadotrope naturel par rétro-contrôle négatif, c’est-à-dire que leurs hormones de synthèse empêchent notre cerveau de commander à nos ovaires de produire leurs propres hormones. Mais ces pilules ne font pas que ça pour nous rendre infertiles. En fait, elles ont trois actions principales que le corps médical appelle le « triple verrou contraceptif »:

  • Elles bloquent l’ovulation,
  • Elles bloquent la production de fluide fertile en rendant notre glaire cervicale trop épaisse et donc infertile,
  • Et elles bloquent le développement de l’endomètre (muqueuse utérine) le rendant trop fin pour permettre la nidation (début du développement de grossesse).

Il en existe aujourd’hui 4 générations en fonction du type et de la quantité d’hormones de synthèse contenues dedans. Toutes ont la même efficacité contraceptive mais toutes comportent aussi leurs effets secondaires et surtout une augmentation du risque d’AVC (accident vasculaire cérébral ischémique), d’infarctus du myocarde et d’événement tromboembolique veineux (caillot qui obstrue la circulation sanguine) reconnue par la HAS (Haute Autorité de Santé). Les 3ème et 4èmes générations comportent plus de risques que les premières sur ce point.

Voici une liste non exhaustive de marques de pilules œstroprogestatives: Triella® (1ère génération), Minidril®, Adepal®, Trinordiol® (2ème génération), Carlin®, Desobel Ge®, Daily Ge® (3ème génération), Jasmine®, Jasminelle®, Yaz®, Zoely® (4ème génération).

Est-ce qu’on ovule sous pilule micro-dosée?

Les pilules micro-dosées, quant à elles, contiennent uniquement des progestatifs de synthèse et sont prises en continu. Certaines de ces pilules bloquent l’ovulation et d’autres non. Il existe plusieurs types de progestatifs de synthèse et tous n’ont pas les mêmes effets globaux. Les plus connus sont le désogestrel et le lévonorgestrel.

  • Les pilules contenant du désogestrel suppriment l’ovulation comme les pilules œstroprogestatives. Elles épaississent aussi la glaire cervicale la rendant infertile, c’est-à-dire impénétrable par les spermatozoïdes. Cérazette® et Optimizette® sont des pilules progestatives au désogestrel.
  • Les pilules contenant du lévonorgestrel par contre ne bloquent l’ovulation que dans 60% des cas maximum. Elles ont surtout un effet contraceptif en épaississant la glaire cervicale aussi, et par la prise continue, rendent l’endomètre trop peu développé pour permettre la nidation. Microval® est une pilule progestative au lévonorgestrel.

Ces types de pilules sont-elles la panacée? Non, car en plus d’avoir le potentiel de tous les effets secondaires inhérents à la pilule, elles sont toutes deux androgéniques augmentant le risque d’alopécie (perte de cheveux) et d’acné. En effet les progestatifs de synthèse n’ont rien à voir avec notre progestérone endogène produite grâce à l’ovulation qui elle a un effet anti-androgénique et empêche ainsi la formation d’acné ou l’hyperandrogénie. C’est aussi pour cela que promouvoir l’ovulation par une hygiène de vie adaptée est un moyen naturel de traiter le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques).

Conclusion

Alors à la question « Ovule-t-on sous pilule? », je répondrai qu’en somme oui, à l’exception de certaines personnes sous Microval® ou autres pilules progestatives au lévonorgestrel par exemple. La prise de pilule doit rester un choix personnel et non une obligation. Il existe d’autres moyens de gérer sa contraception qui n’implique pas d’effets secondaires ou de blocage de l’ovulation si primordiale pour notre santé globale comme l’apprentissage de la Symptothermie par exemple. Cette méthode permet aussi par son observation fine et factuelle de ses cycles de prendre conscience des fluctuations hormonales qui s’opèrent dans son corps et même de l’impact de notre hygiène de vie de tous les jours sur nos cycles (stress, sommeil, alimentation…).

Envie d’apprendre la Symptothermie?

Envie d’apprendre cette méthode en toute sécurité? N’hésitez pas à prendre rdv, je serai ravie de vous accompagner pour que vous puissiez mieux comprendre et prendre soin de votre corps! Vous pouvez prendre rdv directement sur le site à la page « Rdv en ligne« . Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet.

Margot-Hélène Piquenot, votre naturopathe menstruée et passionnée

Sources:

  • https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2012-12/contraceptis_oraux_3_g_fiche_bum.pdf, « , « BON USAGE DU MÉDICAMENT Contraceptifs oraux estroprogestatifs : préférez les «pilules» de 1re ou 2e génération », HAS, 2012, PDF lu en ligne le 14 novembre 2020.
  • Milsom I, Korver T. Ovulation incidence with oral contraceptives: a literature review. J Fam Plann Reprod Health Care. 2008 Oct;34(4):237-46. doi: 10.1783/147118908786000451. PMID: 18854069.
  • Graves, Katelyn Y. PhD; Smith, Benjamin J. PA-C, DFAAPA; Nuccio, Brigitta C. MPAS, PA-C Alopecia due to high androgen index contraceptives, Journal of the American Academy of Physician Assistants: August 2018 – Volume 31 – Issue 8 – p 20-24 doi: 10.1097/01.JAA.0000541476.24116.c4
  • Bosanac SS, Trivedi M, Clark AK, Sivamani RK, Larsen LN. Progestins and acne vulgaris: a review. Dermatol Online J. 2018 May 15;24(5):13030/qt6wm945xf. PMID: 30142728.
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité

Ce qui peut nuire à l’ovulation

Ovulation et santé

L’ovulation est un processus physiologique cyclique durant les années fertiles de la ménarche (premières règles) à la ménopause. Ovuler est important pour la fertilité certes, mais pas seulement. Ovuler est un signe de santé. Dans un cycle menstruel au naturel, l’ovulation signe l’équilibre hormonal du système reproducteur déjà. Et la production ovarienne d’oestrogènes et de progestérone en équilibre a de nombreux effets bénéfiques sur la santé reconnus scientifiquement aujourd’hui. En effet, un faible taux d’oestrogènes et associé à la perte de densification osseuse par exemple. De même que la progestérone, que l’on ne produit en quantité significative que lorsque nous ovulons, a des effets préventifs avérés contre les cancers du sein et de l’endomètre (utérus).

Physiologie de l’ovulation

Certaines pathologies organiques ou génétiques ont un impact sur l’ovulation, l’hygiène de vie aussi. Mais qu’est-ce qui dans l’hygiène de vie peut nuire à l’ovulation? Tout simplement tout ce qui peut mettre l’homéostasie du système hormonal global en déséquilibre. En effet, l’ovulation ne dépend pas que des ovaires. Le processus physiologique qui sous-tend l’ovulation démarre dans le cerveau et plus précisément grâce à une glande précise du cerveau : l’hypothalamus. Et ce dernier ne s’occupe pas que de l’ovulation, non. L’hypothalamus se charge de notre survie. Il est en charge de fonctions vitales comme la faim, la soif, le sommeil, la température corporelle et la réponse au stress. Ces fonctions sont sous-tendues par des processus hormonaux elles-aussi. Et devinez quoi, parmi toutes ces fonction, l’ovulation ne fait pas partie de ses priorités. Sa priorité à notre hypothalamus, c’est que nous survivions. Et tomber enceinte ne fait pas partie du mode survie.

Survie et ovulation

L’hypothalamus fait partie de notre système nerveux central, il crée un pont entre notre système nerveux et notre système hormonal. Pour que notre hypothalamus produise l’hormone GnRH à l’origine de notre ovulation, il faut qu’il nous considère assez en sécurité. Notre survie dépend nos équilibres nerveux/émotionnel, nutritionnel et énergétique. Si l’un de ces pans n’est pas en équilibre, l’hypothalamus considère que nous n’avons pas assez d’énergie pour nourrir une autre vie que la nôtre. De même, une autre glande du cerveau régie par l’hypothalamus entre en jeu, l’hypophyse. Et tout ce qui peut dérégler ses productions hormonales nuira à l’ovulation aussi.

Mais alors, concrètement, qu’est-ce qui dans l’hygiène de vie peut empêcher l’ovulation?

Ce qui peut nuire à l’ovulation

Le stress

Le stress, quand il n’est pas contre-balancé par des temps de retour à soi sans pression ni agenda. L’hypothalamus communique aussi avec nos glandes surrénales qui produisent nos hormones du stress comme le cortisol par exemple. Le cortisol inhibe les effets sur nos ovaires de nos hormones LH et oestrogènes nécessaires à l’ovulation. De même, si l’ovulation a bien lieu, le cortisol inhibe la production de progestérone nécessaire à l’implantation et la nidation.

Le sport intensif

Le sport intensif ou un déséquilibre entre apport et dépense énergétiques. Le sport intensif crée un stress sur l’organisme et lui fait dépenser une quantité d’énergie conséquente. Si l’activité sportive n’est pas contrebalancée par des temps de récupération et un apport énergétique adéquat, l’hypothalamus va associer cela à une situation de famine. Le cortisol va être davantage produit aux dépens des hormones nécessaires à l’ovulation.

Une épreuve de vie (deuil, dépression, burn out..)

Vivre un deuil, une dépression, un burn-out sans prendre de temps pour soi, sa reconstruction, sa guérison. Toutes ces situations causent évidemment du stress chez la personne qui les vit. Un état de stress chronique engendre un épuisement physique. Le mode survie ou l’état d’alarme permanent impacte les surrénales, qui elles-mêmes impactent la thyroïde et qui, à son tour, impacte les ovaires. Tout est lié en nous et nous ne sommes pas fait(e)s pour vivre en mode survie/état d’alarme de manière non stop. Cela peut nuire à davantage que juste notre capacité d’ovuler. S’autoriser à vivre ses émotions est plus salutaire que de les fuir, pour sa santé comme pour sa fertilité.

Ne pas manger assez

Être en sous-poids ou ne pas manger assez. Les troubles du comportement alimentaire peuvent nuire à l’ovulation. Notre hypothalamus ne peut nous permettre d’ovuler s’il nous considère en état de famine ou de dénutrition. Dans le cas de l’anorexie, la GnRH, la leptine (hormone sécrétée quand nous avons assez de réserves de graisses et que nous sommes assez nourri(e)s) et les oestrogènes sont trop réduits pour permettre l’ovulation. Dans le cas de la boulimie, seule la LH (hormone qui permet la rupture du follicule qui contient l’ovule mature) est trop réduite pour permettre l’ovulation.

Le vrai surpoids et la résistance à l’insuline

Être en vrai surpoids avec une résistance à l’insuline. L’obésité peut aussi nuire à l’ovulation en causant une production trop grande de testostérone. De plus, une trop grande production de leptine empêche la production d’oestrogènes nécessaires pour l’ovulation. Enfin, la résistance à l’insuline entraine une production hypophysaire trop basse de FSH (hormone responsable de la maturation des follicules qui contiennent les ovules non matures) et trop grande de LH, ce qui empêche l’ovulation.

L’alimentation industrielle

Avoir une alimentation trop industrielle pauvre en nutriments. Une alimentation qui ne soutient pas l’équilibre de la glycémie, qui crée une inflammation ou une dysbiose intestinale et ne contient pas de micro-nutriments essentiels fait le lit du mode survie aussi. Une alimentation quotidienne qui ne nourrit pas notre équilibre global reste un stress. Et pour notre hypothalamus, qu’importe le stress, du moment qu’il y en a, et qui plus est de manière chronique, ça reste un état d’alarme pour se mettre en mode survie. Rappelez-vous, l’ovulation ne fait pas partie du mode survie.

Le manque de sommeil

Ne pas assez dormir ou avoir un sommeil de mauvaise qualité. Nous avons une hormone du sommeil, la mélatonine. Et vous savez quoi? Nos ovaires ont aussi des récepteurs pour cette hormone. En fait, notre ovulation dépend aussi de l’équilibre de la mélatonine, c’est-à-dire de la qualité de notre sommeil et du cycle nuit/jour. Nous avons besoin de notre production naturelle de mélatonine causée par l’obscurité. Les écrans et la lumière bleue empêchent sa production naturelle. A l’inverse, une trop grande dose induite par complèmentation nuit aussi à l’ovulation. Tout est une question d’équilibre dans l’hygiène de vie.

Les AINS

La prise répétée de cachets anti-douleurs AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) comme l’antadys, l’ibuprofène, l’advil… Ces cachets empêchent notre production de prostaglandines. Or nos prostaglandines sont nécessaires pour l’ovulation. Elles permettent la rupture du follicule qui contient l’ovule mature. De fait, la prise répétée de ces médicaments peut empêcher l’ovulation. De plus, il a été prouvé que les AINS provoquent des pseudo-ovulations ou LUF (follicule lutéïnisé non rompu) qui sont en fait des anomalies de la rupture folliculaire.

Conclusion

Voici quelques exemples de l’impact de notre hygiène de vie au quotidien sur l’ovulation. J’aurais pu vous parler de la pilule mais cela me semblait trop évident et c’est un sujet que j’ai abordé dans l’article « Est-ce qu’on ovule sous pilule?« . Mon travail en Naturopathie, c’est de vous éduquer et de vous accompagner pour construire une hygiène de vie adaptée à la personne que vous êtes pour soutenir votre équilibre global, votre fertilité et donc la capacité de votre corps à ovuler. Si je me suis aussi formée à la Symptothermie Moderne comme outil de travail, c’est aussi pour pouvoir vous apprendre à repérer si vous ovulez à chaque cycle et que vous puissiez en déduire quelque chose sur l’impact de vos choix de vie par vous-mêmes.

Envie de prendre rdv ?

Si vous ressentez le besoin que je vous accompagne pour apprendre la Symptothermie ou pour construire une hygiène de vie adaptée à votre profil et vos valeurs, n’hésitez pas à prendre rdv via l’onglet « RDV en ligne », je serais ravie de pouvoir être là pour vous.

Je vous souhaite de bien prendre soin de vous,

C

c

c

Sources:

  • Berga S, Daniels T, Giles D: Women with functional hypothalamic amenorrhea but no other forms of an ovulation display amplified cortisol concentrations. Fertil Steril 67: 1024, 1997
  • Berga SL: The brain and the menstrual cycle. Gynecological Endocrinology 24(10): 537, 2008
  • Gold P, Goodwin F, Chrousos G: Clinical and biochemical manifestations of depression. N Engl J Med 319: 413, 1988
  • McClintock M: Menstrual syndrome and suppression. Nature 229: 244, 1971
  • Seidenfeld M, Rickert V: Impact of anorexia, bulimia, and obesity on the gynecological health of adolescents. American Family Physician 64(3): 445, 2001
  • Weltzin TE, Cameron J, Berga S, Kaye WH: Prediction of reproductive status in women with bulimia nervosa by past high weight. Am J Psychiatry151(1):136, 1994
  • Gaytán M, Morales C, Bellido C, Sánchez-Criado JE, Gaytán F: Non-steroidal anti-inflammatory drugs (NSAIDs) and ovulation: lessons from morphology. Histol Histopathol 21(5):541, 2006
  • Shavi Fernando, Luk Rombauts: Melatonin: shedding light on infertility? a review of the recent literature. J Ovarian Res 7:98, 2014
  • Joanna H. Sliwowska, Chrysanthi Fergani, Monika Gawałek, Bogda Skowronska, Piotr Fichna, and Michael N. Lehman: Insulin: its Role in the Central Control of Reproduction. Physiol Behav. 0: 197–206, 2015
Cycle féminin, Cycle menstruel, Fertilité

Folliculogenèse et fertilité

L’équilibre hormonal du cycle menstruel au naturel et la fertilité dépendent d’un évènement clé, le plus important du cycle: la présence et la qualité de l’ovulation. Ce qu’il est important de comprendre c’est que pour qu’il ait ovulation, il faut qu’il y ait un ovule de mature. Et le processus qui aboutit à la maturation d’un ovule (ovocyte) ne se résume pas du tout qu’à la phase folliculaire du cycle menstruel. Ce processus s’étale en réalité sur trois cycles menstruels. On appelle cela la folliculogenèse.

La folligenèse c’est quoi?

Définition

Qu’est-ce que la folliculogenèse? C’est le processus de croissance des follicules, ces petites poches qui contiennent nos ovules non matures (ovocytes). Nous naissons avec un pool de réserve de follicules au repos (quiescence des follicules primordiaux), mais le processus de folliculogenèse aboutissant à l’ovulation ne commence véritablement qu’à la puberté. Tous nos follicules n’aboutiront pas à l’ovulation. Pour vous donner un ordre d’idée, nous naissons avec des milliers de follicules alors que seulement 400 follicules environ deviendront matures pour permettre l’ovulation, ce qui correspond à 400 cycles menstruels au naturel environ.

Déroulement physiologique de la folliculogenèse

Durant nos années fertiles, nos follicules passent par diverses étapes que sont: la croissance basale, le recrutement, la sélection et la maturation. Toutes ces étapes réunies représentent la folliculogenèse et se répartissent sur trois cycles menstruels environ.

  1. Croissance basale: En début de phase lutéale trois cycles avant l’ovulation du cycle en cours, des follicules primaires sont choisis pour croître en follicules secondaires et pré-antraux recrutables, c’est l’étape de croissance basale. Cette étape est longue et se déroule sur plusieurs cycles.
  2. Recrutement: Vient ensuite l’étape de recrutement en fin de phase lutéale du cycle qui pécède le cycle en cours. Les follicules recrutés deviennent des follicules tertiaires antraux, ceux que nous allons développer pendant la phase folliculaire de notre cycle en cours grâce à notre hormone FSH.
  3. Sélection: Durant la phase folliculaire du cycle en cours, un follicule est sélectionné pour être le follicule dominant (follicule de De Graaf).
  4. Maturation: Le follicule dominant mature pendant plusieurs jours jusqu’à permettre l’ovulation.
Schéma simplifié de la folliculogenèse que j’ai réalisé pour vous

Folliculogenèse, hygiène de vie et fertilité

La folliculogenèse et la qualité de nos ovocyte dépend de plusieurs facteurs dont notre hygiène de vie quotidienne. C’est pourquoi l’hygiène de vie du cycle en cours a des répercussions sur les cycles suivants! Ainsi, pour mieux vivre son cycle menstruel au naturel ou optimiser sa fertilité, il convient de prendre soin de soi sur le long terme. Car la la présence et la qualité de l’ovulation dépendent aussi de l’hygiène de vie durant les cycles précédents.

L’hygiène de vie comprend par exemple :

  • la qualité nutritionnelle de l’alimentation
  • l’équilibre de la glycémie
  • la qualité du sommeil
  • l’équilibre du système nerveux
  • la digestion et l’équilibre du microbiote

Il n’existe pas de solution naturelle rapide et miraculeuse. Mais il existe une construction d’un équilibre global au quotidien qui soutient les capacités naturelles de notre organisme. La Naturopathie c’est fait pour ça!

Besoin d’un rdv?

Vous aimeriez être accompagné(e) pour apprendre comment mieux vivre votre cycle menstruel au naturel ou savoir comment soutenir votre fertilité au naturel? N’hésitez pas à prendre un rdv au cabinet ou en ligne via l’onglet « rdv en ligne« .

Au plaisir de pouvoir être là pour vous,

Margot-Hélène Piquenot

Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité

L’ovulation, c’est quoi?

Je vous parle souvent de l’importance de l’ovulation pour l’équilibre hormonal et la santé en général durant les années fertiles. Mais l’ovulation, c’est quoi exactement et surtout, comment ça se passe à l’intérieur de nous? Je vous explique tout ça aujourd’hui.

Petit rappel d’anatomie

Tout d’abord, reprenons simplement les bases de l’anatomie de notre petit bassin à l’aide du schéma ci-dessous:

anatomie du système reproducteur féminin
Anatomie du système reproducteur

De chaque côté de notre utérus, nous avons nos ovaires reliés à ce dernier par des ligaments. Notre utérus est un muscle constitué d’un col qui donne sur notre vagin, d’une cavité dont les parois sont tapissés de muqueuse (endomètre) et de deux trompes qui finissent en franges.

Dans chacun de nos ovaires, nous avons des follicules, sortes de petites poches, dans lesquels il y a nos ovules qui baignent dans un liquide (fluide folliculaire) qui les nourrit. Les ovules dans leur poche nourrissante, ça rappelle un peu la grossesse pas vrai?

Physiologie de l’ovulation

A chaque cycle menstruel, nos hormones sont orchestrées pour qu’il y ait un ovule (ou deux maximum) d’assez mûr pour permettre l’ovulation.

Ovaire, ovule et trompe utérine
L’ovulation en schéma

Et pour filer la métaphore de la grossesse quand on pense aux ovules bien nichés dans leurs follicules ovariens, l’ovulation en fait c’est un peu comme un micro accouchement! Oui, l’ovulation définit tout simplement le moment où le follicule se rompt et expulse l’ovule hors de l’ovaire.

Ce qu’il se passe ensuite, c’est qu’une trompe utérine attire l’ovule en elle avec ses franges et l’y fait avancer grâce à des petites contractions et ses cils vibratiles.

L’ovulation est orchestrée par notre cerveau

Tout ceci se produit grâce à nos hormones sexuelles et plus particulièrement à la demande de notre cerveau! Oui, notre cerveau et nos ovaires sont reliés et communiquent tout au long du cycle menstruel via nos hormones. On appelle cela l’axe gonadotrope (ou hypothalamo-hypohyso-ovarien). Cet axe relit deux glandes de notre cerveau à nos ovaires : l’hypothalamus et l’hypophyse.

  • L’hypothalamus se charge aussi des fonctions vitales impliquées dans la faim, la soif, le sommeil, la température corporelle et la réponse au stress. C’est lui le big boss de notre survie! Spoiler alert, il ne considère pas le cycle menstruel comme sa priorité s’il se met en mode survie.
  • L’hypophyse secrète d’autres hormones que seulement les hormones sexuelles, il se charge aussi des hormones thyroïdiennes et surrénaliennes. Tout est lié dans nos corps les beautés!
Axe gonadotrope
L’axe gonadotrope en schéma

Pour qu’il y ait ovulation, il faut que l’hypothalamus, le big boss, envoie son feu vert à l’hypophyse (sous forme de l’hormone GnRH). De là, l’hypophyse envoie l’hormone FSH aux ovaires pour leur dire de développer un petit nombre de follicules asap. Les follicules s’exécutent et en se développant, ils produisent des oestrogènes.

L’ovulation se joue finalement dans les follicules

Un follicule est finalement élu (follicule de De Graaf) et arrive à pleine maturité produisant encore davantage d’oestrogènes. Le cerveau reçoit le message et produit un pic de l’hormone LH qui va enclencher l’ovulation: le follicule de De Graaf se rompt et expulse l’ovule.

Voilà ce qu’est l’ovulation et comment ça se passe à l’intérieur de nous. Vous avez trouvé cela intéressant? Moi je trouve cela passionnant! Ça se voit un peu pas vrai? Connaître son corps, c’est à mon sens le premier pas pour pouvoir prendre soin de soi en conscience en vue de mieux vivre son cycle menstruel ou sa fertilité.

Envie d’apprendre à savoir observer son cycle et sa période ovulatoire ?

Vous voudriez savoir si vous ovulez grâce à la Symptothermie ou comment soutenir votre corps pour ovuler à chaque cycle grâce à la Naturopathie? N’hésitez pas à prendre rdv en ligne comme au cabinet, je serais ravie de vous accompagner! Vous pouvez prendre rdv directement sur le site à la page « Rdv en ligne« . Les rdv sont disponibles en ligne comme au cabinet.

Prenez bien soin de vous,

Margot-Hélène Piquenot