Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, symptothermie

Les progestatifs de synthèse n’équivalent pas notre progestérone naturelle pour notre santé globale

La confusion est souvent faite entre les progestatifs et la progestérone, comme si c’était la même chose. Les progestatifs sont des molécules de synthèse utilisées dans les contraceptifs hormonaux ou le traitement hormonal substitutif de la ménopause. La progestérone, quant à elle, est l’hormone naturelle que l’on produit de façon conséquente après l’ovulation naturelle et pendant la grossesse. Nous en produisons aussi une petite quantité naturellement au niveau de nos glandes surrénales à tout âge et peu importe notre sexe.

Notre progestérone naturelle a des bénéfices pour notre santé globale qui vont bien au-delà du maintien à terme d’une grossesse. Les progestatifs n’ont pas ces effets. La structure chimique des progestatifs est différente de notre progestérone naturelle. C’est pourquoi leurs interactions avec nos récepteurs hormonaux sont aussi différentes.

Il y a plusieurs types de progestatifs, on leur attribue même des générations en fonction du moment de leur invention et donc de leur ancienneté. Les progestatifs utilisés dans les pilules micro-dosées (sans œstrogène de synthèse) ainsi que ceux des stérilets hormonaux sont issus de l’hormone androgène testostérone. Le lévonorgestrel présent dans la pilule Microval® et le stérilet Mirena® est un des plus anciens progestatifs et c’est aussi celui au potentiel le plus androgénique. Regardons de plus près sa structure chimique comparée à celles de la testostérone et de la progestérone.

Comme vous le voyez, le progestatif lévonorgestrel ressemble davantage à la testostérone qu’à la progestérone. C’est pourquoi ce progestatif a un fort potentiel androgénique et peut causer des effets secondaires comme de l’acné ou une augmentation de la pilosité par exemple.

Pour que les différences fondamentales entre les progestatifs de synthèse utilisés dans le stérilet hormonal ainsi que les pilules micro-dosées et la progestérone naturelle soient plus claires pour vous, je vous ai réalisé un tableau qui répertorie les effets sur notre corps des progestatifs en comparaison avec les effets de la progestérone naturelle autres que ceux sur la glaire cervicale et la muqueuse utérine :

Comme vous pouvez le constater, la progestérone a des effets bénéfiques sur notre santé globale que n’ont pas les progestatifs. C’est pourquoi le maintien et l’équilibre du cycle menstruel naturel avec ovulation pendant nos années fertiles est important pour notre santé. Car cela permet une production bénéfique de progestérone naturelle. Dans le prochain article, je vous parlerai de toutes les raisons qui font qu’ovuler pendant nos années fertiles est bon pour notre santé actuelle et même futur (post-ménopausale).

Si vous désirez apprendre la Symptothermie pour observer à chaque cycle de manière naturelle et rigoureuse si vous ovulez bel et bien, ou encore si vous désirez être accompagné(e) pour rééquilibrer votre cycle menstruel au naturel grâce à la naturopathie, n’hésitez pas à prendre rdv avec moi, je suis formée et parée pour vous aider!

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :

  • Mario Barbagallo, Ligia J. Dominguez, Giuseppe Licata, Jie Shan, Li Bing, Edward Karpinski, Peter K. T. Pang, and Lawrence M. Resnick. Vascular Effects of Progesterone, Role of Cellular Calcium Regulation, Originally published1 Jan 2001https://doi.org/10.1161/01.HYP.37.1.142, Hypertension. 2001;37:142–147.
  • Dal’Ava N, Bahamondes L, Bahamondes MV, de Oliveira Santos A, Monteiro I. Body weight and composition in users of levonorgestrel-releasing intrauterine system. Contraception. 2012 Oct;86(4):350-3. doi: 10.1016/j.contraception.2012.01.017. Epub 2012 Mar 23. PMID: 22445431.
  • Napolitano A, Zanin R, Palma F, Romani C, Grandi G, Di Carlo C, Cagnacci A. Body composition and resting metabolic rate of perimenopausal women using continuous progestogen contraception. Eur J Contracept Reprod Health Care. 2016;21(2):168-75. doi: 10.3109/13625187.2015.1079610. Epub 2015 Aug 25. PMID: 26305596.
  • Linn ES. Clinical significance of the androgenicity of progestins in hormonal therapy in women. Clin Ther. 1990 Sep-Oct;12(5):447-55. PMID: 2268868.
  • Lieberman A, Curtis L. In Defense of Progesterone: A Review of the Literature. Alternative Therapies in Health and Medicine. 2017 Nov;23(6):24-32.
  • Asi N, Mohammed K, Haydour Q, et al. Progesterone vs. synthetic progestins and the risk of breast cancer: a systematic review and meta-analysis. Syst Rev. 2016;5(1):121. Published 2016 Jul 26. doi:10.1186/s13643-016-0294-5
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and Bone Health, Originally published April 2009, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and Breast Health, Originally published July 2009, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
  • Dr. Jerilynn C. Prior, Scientific Director, Centre for Menstrual Cycle and Ovulation Research, Preventive Powers of Ovulation and Progesterone, Ovulation and The Heart, Originally published February 2010, disponible sur http://www.cemcor.ubc.ca.
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité, symptothermie

Les pilules progestatives ou le stérilet au lévonorgestrel, est-ce la panacée?

Dans l’article du blog précédent, je vous expliquais qu’avec les pilules micro-progestatives au lévonorgestrel comme Microval®, il y a 40% de chances que votre corps puisse continuer d’ovuler sans rien retirer à l’efficacité contraceptive. Sachez que pour le stérilet hormonal au lévonorgestrel comme Mirena® , la capacité d’ovuler est encore plus préservée. Une étude a en effet prouvé que si la première année suivant la pose de ce stérilet, l’ovulation est supprimée dans 85% des cycles, elle ne l’est que de 15% dans les cycles des années suivantes.

Pour rappel, l’ovulation est bénéfique pour la santé et ne se réduit pas qu’à son rôle dans la fertilité. L’estradiol et la progestérone que l’on produit de manière équilibrée dans un cycle ovulatoire sont bénéfiques pour la peau, les cheveux, l’équilibre de la glycémie, le métabolisme, la thyroïde…

Mais alors, si ces pilules et ce stérilet peuvent laisser possible l’ovulation, sont-il la panacée pour allier contraception et santé?

Non, car la pilule comme Microval® ou le stérilet Mirena® sont avant tout un concentré de progestatif de synthèse, ici le lévonorgestrel. Et bien que les progestatifs de synthèse aient pour but de reproduire l’effet biologique de la progestérone naturelle endogène, aucun ne reproduit exactement tous les effets biologiques de l’hormone naturelle. De plus, le lévonorgestrel est en fait issu d’androgènes. Il a donc un fort effet androgénique alors que notre progestérone a l’effet inverse, en plus d’être un anti-inflammatoire naturel. La conséquence? Des effets secondaires symptomatiques d’hyperandrogénie chez la femme comme de l’acné, de l’alopécie (perte de cheveux) ou encore de l’hirsutisme. Les autres effets indésirables répertoriés vont de la formation de kystes ovariens à la dépression en passant par l’anxiété accrue. Mais aussi, pour ce qui est du stérilet, des risques d’infections vaginales comme des mycoses à répétition par déséquilibre de la flore vaginale.

Il faut savoir qu’aucun contraceptif n’est jamais sans risques ou effets secondaires. C’est pourquoi je me suis formée à la Symptothermie qui est une méthode naturelle d’auto-observation fine, rigoureuse et objective du cycle menstruel naturel pour définir la période fertile, d’abord par choix personnel puis par envie de transmettre. En tant que naturopathe et conseillère de cette méthode, je suis à votre disposition pour vous apprendre à équilibrer votre cycle au naturel et gérer votre fertilité sans risque d’effets secondaires nocifs pour la santé, si vous le désirez.

Prenez bien soin de vous,

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot

Sources :

  • Kailasam C, Cahill D. Review of the safety, efficacy and patient acceptability of the levonorgestrel-releasing intrauterine system. Patient Prefer Adherence. 2008;2:293-302. Published 2008 Feb 2. doi:10.2147/ppa.s3464
  • Jenna Janiga Lullo, Elizabeth Ethington, Ashish Arshanapalli, Jeave Reserva, Angela Jiang, William Adams, Scott Graziano, Rebecca Tung, Incidence of androgenic dermatologic side effects following placement of a levonorgestrel intrauterine device for menorrhagia: A survey-based study, Journal of the American Academy of Dermatology, Volume 79, Issue 2, 2018, Pages 364-365, ISSN 0190-9622, https://doi.org/10.1016/j.jaad.2017.12.051.
  • Vrettakos C, Bajaj T. Levonorgestrel. [Updated 2020 May 30]. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2020 Jan-. Available from: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK539737/
  • Skovlund CW, Mørch LS, Kessing LV, Lidegaard Ø. Association of Hormonal Contraception With Depression. JAMA Psychiatry. 2016 Nov 1;73(11):1154-1162. doi: 10.1001/jamapsychiatry.2016.2387. Erratum in: JAMA Psychiatry. 2017 Jul 1;74(7):764. PMID: 27680324.
  • Donders GGG, Bellen G, Ruban K, Van Bulck B. Short- and long-term influence of the levonorgestrel-releasing intrauterine system (Mirena®) on vaginal microbiota and Candida. J Med Microbiol. 2018 Mar;67(3):308-313. doi: 10.1099/jmm.0.000657. Epub 2018 Jan 29. PMID: 29458551.
Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité

Mittelschmerz ou quand l’ovulation fait mal

L’ovulation est un phénomène physiologique extraordinaire sous-estimé. Chaque mois, le corps d’une personne menstruée a cette capacité incroyable de mûrir la cellule la plus grosse de tous corps humains confondus en l’espace de 2 à 3 semaines! Oui l’ovocyte (ovule non fécondé) est la seule cellule visible à l’oeil nu et sa pleine maturation est possible à une rapidité épatante. Ce n’est pas rien, c’est une prouesse qui demande beaucoup d’énergie au corps et participe non seulement à notre fertilité mais aussi à notre santé.

Mais l’ovulation est-elle censée faire mal?

Environ 40% des femmes qui ovulent avouent ressentir une douleur au moment où elles pensent ovuler à chaque cycle ou seulement quelques fois. Pour certaines c’est fugace et pour d’autres cela peut durer plusieurs jours même. Cette douleur en terme médical, on l’appelle le Mittelschmerz. C’est un mot emprunté à la langue allemande qui peut être traduit par « douleur à mi-cycle ».

La douleur peut être décrite comme tolérable ou trop intense et prend source dans une des fausses iliaques (gauche ou droite) où se situent les ovaires. Il est important de consulter un(e) médecin en cas de forte douleur pour écarter tout diagnostique différentiel (appendicite, kyste, endométriose, infection urinaire…). Autrement, si toute pathologie est écartée, le Mittelschmerz ou douleur d’ovulation n’inquiète pas le corps médical.

D’un point de vue naturopathique cependant, le Mittelschmerz est un indice de déséquilibre. En effet, toute douleur est considérée comme un signal envoyé par le corps car physiologiquement, l’ovulation n’est pas censée faire mal, tout comme les règles par ailleurs. Ces douleurs sont communes certes, mais ne sont pas une fatalité pour autant. Car oui, il est possible d’adapter son hygiène de vie pour vivre des ovulations et des règles au naturel plus douces et même sans douleurs.

Qu’est-ce qui provoque le Mittelschmerz alors si ce n’est pas normal?

Depuis les années 80, les études tentent de trouver la cause de ces douleurs, incriminant la distorsion ou la rupture du follicule ou l’irritation de la cavité pelvienne par le fluide folliculaire et parlant quelque fois de prostaglandines. En 2020, la cause du Mittelschmerz est corrélée de manière beaucoup plus claire aux prostaglandines (comme les douleurs de règles des dysménorrhées primaires d’ailleurs).

Les prosta-machin quoi? Les prostaglandines sont des pseudo-hormones, elles sont dérivées d’acides gras et sont impliquées dans tous les processus inflammatoires dont l’ovulation et les menstruations font partie. Car oui la rupture du follicule qui contient l’ovocyte (ovulation) ou la desquamation de l’endomètre (menstruation) sont des événements inflammatoires tout à fait physiologiques. Pour rappel, l’inflammation à la base est un mécanisme vital de survie pour réparer les tissus lésés.

Il y a plusieurs prostaglandines qui entrent en jeu dans l’ovulation et les menstruations. Les principales sont la PGE2 et la PGF2alpha. Quand l’ovulation ou les règles font mal, c’est que la quantité et les ratios sont en déséquilibre. Des études ont prouvés qu’un taux trop important de ces prostaglandines est en cause dans le Mittelschmerz et les dysménorrhées primaires car elles provoquent trop de contractions. D’ailleurs, sachez que les médicaments qui déclenchent l’avortement ou la grossesse à terme contiennent tous deux ces prostaglandines.

Comment éviter que ces prostaglandines soient trop présentes et causent des douleurs?

Trouver ce qui peut causer de l’inflammation chronique de bas grade dans son hygiène de vie actuelle et y remédier, consommer moins d’oméga-6, plus d’oméga-3 et beaucoup de végétaux aux propriétés anti-inflammatoires. Le ratio entre omega-6 et oméga-3 est en effet aussi important pour le cycle. Les PGE2 et PGF2alpha sont issues des oméga-6 et sont très inflammatoires et favorisent la coagulation du sang. Alors que les oméga-3 donnent naissance à un autre type de prostaglandines peu inflammatoires qui favorisent la fluidification du sang, ce sont les PG3.

Des questions? Une envie d’être accompagné(e) pour mettre en place une hygiène de vie adaptée à vous selon votre profil et vos valeurs afin de vivre des ovulations et/ou des règles sans douleurs? N’hésitez pas, commentez ou prenez rdv sur le calendrier du site à l’onglet « rdv en ligne ». Les rdv sont possibles en ligne comme au cabinet.

Votre naturopathe menstruée et passionnée,

Margot-Hélène Piquenot,

Sources:

  • Clark, K, Myatt, L, Glob. libr. women’s med. (ISSN: 1756-2228) 2008; DOI 10.3843/GLOWM.10314
  • Brott NR, Le JK. Mittelschmerz. [Updated 2020 Jul 10]. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2020 Jan-. Available from: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK549822/
Cycle féminin, Cycle menstruel, symptothermie

La pilule et le cancer du sein

C’est le mois d’octobre, la prévention contre le cancer du sein bat son plein. Quand on sait que c’est le cancer le plus fréquent et qu’il représente la première cause de décès chez les femmes, on ne peut qu’être en faveur de toute action de prévention en vue de maximiser les chances d’éviter à n’importe quelle personne de vivre cette maladie et d’en mourir. Mais la prévention ne se réduit pas au dépistage. La prévention primaire pour rappel, c’est avant tout diminuer les causes et les facteurs de risques dans l’hygiène de vie.

Saviez-vous que la pilule contraceptive est un facteur de risque du cancer du sein?

Si le cancer du sein est une maladie multi-factorielle, il me semblait important de vous rappeler aujourd’hui que la pilule contraceptive fait partie des facteurs de risque. Pourquoi? Parce que ce facteur de risque est bien souvent minimisé si ce n’est tu alors que de nombreuses études ont bel et bien prouvé son existence. Les arguments pour minimiser le facteur cancérogène des pilules contraceptives se basent sur le fait que le risque, même s’il existe, est jugé minime par rapport aux bénéfices de contrôle des naissances et de baisse du risque de développer un cancer des ovaires et de l’utérus. Sachez que la pilule est aussi un facteur de risque des maladies cardio-vasculaires et du cancer du foie et du col de l’utérus sinon. C’est à se demander si l’on doit choisir entre le cancer du sein ou d’autres maladies mortelles pas vrai?

Il me semblait important de rappeler que l’augmentation de l’incidence du cancer du sein coïncide avec l’avènement de la prise généralisée de la pilule contraceptive. De même, l’incidence du cancer du sein est six fois plus importante que celles du cancer des ovaires et de l’utérus confondus. C’est le cancer le plus fréquent, ne devrait-on pas dès lors s’attarder sur tous ses facteurs de risques? Depuis les années 80, des études ne cessent de démontrer les effets cancérigènes de la pilule contraceptive. Pourquoi ne sont-elles alors pas mises en lumière?

De nombreuses études scientifiques ont démontré le lien entre pilule et cancer du sein.

Laissez-moi vous faire un petit résumé de ce que ces études en questions ont prouvé au fil des années (vous trouverez les sources en fin d’article):

  • Les jeunes femmes qui utilisent la pilule avant de tomber enceinte ont un risque élevé de développer un cancer du sein. D’autant plus si la prise dure plus de quatre ans avant la première ou l’unique grossesse.
  • L’association entre cancer du sein et pilule contraceptive augmentent avec le nombre d’années de prise de pilule. Le risque est de plus en plus élevé avec les années de prise qui s’accumulent.
  • Les femmes qui ont pris la pilule et qui en plus prennent un traitement hormonal substitutif à la ménopause sont plus à risque de développer un cancer du sein.
  • Les pilules combinées comme les pilules à progestatifs sont des facteurs de risques, même s’il y a aujourd’hui plus d’études qui incriminent les pilules combinées.
  • Le Centre International de Recherches sur le Cancer (CIRC) a classé les pilules combinées (œstroprogestatives) comme des cancérigènes de classe 1.
source: extrait tableau de classification du CIRC par localisations cancéreuses du site http://www.cancer-environnement.fr

Si les risques cancérogènes du traitement hormonal substitutif de la ménopause sont aujourd’hui plus communiqués et admis, les risques cancérogènes des pilules contraceptives ne le sont pas vraiment. Pourtant les tissus mammaires en plein développement des jeunes filles après leur ménarche (premières règles) sont très sensibles aux effets des cancérogènes. Si la ou les grossesses sont reconnus comme protection contre le cancer du sein c’est aussi parce que durant la grossesse, les cellules mammaires continuent de se développer grâce à la production endogène de progestérone. La prise de pilule a certes des avantages, mais elle n’est pas sans risques et il me semblait important de le rappeler en ce mois d’octobre rose.

Il y a d’autres solutions que la pilule contraceptive ou les hormones de synthèse pour éviter les grossesses non désirées. Les jeunes filles peuvent apprendre comment fonctionne leur cycle et ne sont pas obligées de risquer le cancer du sein. La symptothermie c’est fait pour ça par exemple. De même, en naturopathie, l’éducation de santé est au coeur de la prévention primaire, il est possible d’apprendre comment prendre soin de soi au quotidien selon ses valeurs et ses possibilités. Que ce soit pour la santé et l’éducation de vos filles ou pour apprendre comment gérer votre fertilité sans hormones de synthèse et sans peur constante de tomber enceinte, n’hésitez pas à prendre rdv, je serais honorée de pouvoir vous accompagner.

Margot-Hélène Piquenot,

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Sources:

  • V. Cogliano et al., “Carcinogenic- ity of Combined Oestrogen-Progestagen Contraceptives and Menopausal Treat- ment,” IARC Monograph Working Group, Lancet Oncology 6 (2005): 552–554
  • “Risk of Idioipathic Cardiovascular Death and Nonfatal Venous Throm- boembolism in Women Using Oral Contraceptives with Differing Progestagen Components,” Lancet 346 (1995): 1589–1593
  • E. White et al., “Breast Cancer Among Young U.S. Women in Relation to Oral Contraceptive Use,” Journal of the National Cancer Institute 86 (1994): 505–514
  • “A Case- Control Study of Oral Contraceptive Use and Incident Breast Cancer,” American Journal of Epidemiology 169 (2009): 473–479; C. Sweeney et al.
  • “Risk Factors for Breast Cancer Among Young Women in Southern Iran,” International Journal of Cancer 129 (2011)
  • L. Rushton and D.R. Jones, “Oral Contra- ceptive Use and Breast Cancer Risk: A Meta-analysis of Variations with Age at Diagnosis, Parity and Total Duration of Oral Contraceptive Use,” British Journal of Obstetrics and Gynecology 99 (1992): 239–246
  • “Oral Contraceptives and Breast Cancer. Review and Meta-analysis,” Cancer 66 (1990): 2253–2263; E. Lund et al., “Hormone Replacement Therapy and Breast Cancer in Former Users of Oral Contraceptives: The Norwegian Women and Cancer Study,” International Journal of Cancer 121 (2007)
  • “The IARC Commitment to Cancer Prevention: The Example of Papillomavirus and Cervical Cancer,” Recent Results Cancer Research 166 (2005): 277–297
  • Cogliano et al., “Carcinogenicity of Combined Oestrogen-Progestagen Con- traceptives and Menopausal Treatment”
  • R. Sitruk-Ware, “Side Effects of Third Generation Progestins,” Contraception, Fertilité, Sexualité 21 (1993): 295–300
  • M. Forouzarfar et al., “Breast and Cervical Cancer in 187 Countries between 1980 and 2010,” Lancet 378 (2011): 1461–1484
  • P.A. Wingo et al., “Age-Specific Differences in the Relationship between Oral Contraceptive Use and Breast Cancer,” Cancer 71 (1993): 1506–1517
  • C. Kahlenborn et al., “Oral Contraceptive Use as a Risk Factor for Pre- menopausal Breast Cancer: A Meta-analysis,” Mayo Clinic Proceedings 81 (2006): 1290–1302
  • D.J. Hunter et al., “Oral Contraceptive Use and Breast Cancer: A Prospective Study of Young Women,” Cancer Epidemiology, Prevention and Biomarkers 19 (2010): 2496–2502
  • Mugi Wahidin,  Ratna Djuwita, and  Asri Adisasmita, Oral Contraceptive and Breast Cancer Risks: a Case Control Study in Six Referral Hospitals in Indonesia, Asian Pac J Cancer Prev. (2018); 19(8): 2199–2203
  • Rebecca Peck & Charles Norris (2012) Significant Risks of Oral Contraceptives (OCPs): Why This Drug Class Should Not Be Included in a Preventive Care Mandate, The Linacre Quarterly, 79:1, 41-56
Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité

L’ovulation, c’est quoi exactement?

Je vous parle souvent de l’importance de l’ovulation pour l’équilibre hormonal et la santé en général durant les années fertiles. Mais l’ovulation, c’est quoi exactement et surtout, comment ça se passe à l’intérieur de nous? Je vous explique tout ça aujourd’hui.

Tout d’abord, reprenons simplement les bases de l’anatomie de notre petit bassin à l’aide du schéma ci-dessous:

Anatomie du système reproducteur

De chaque côté de notre utérus, nous avons nos ovaires reliés à ce dernier par des ligaments. Notre utérus est un muscle constitué d’un col qui donne sur notre vagin, d’une cavité dont les parois sont tapissés de muqueuse (endomètre) et de deux trompes qui finissent en franges.

Dans chacun de nos ovaires, nous avons des follicules, sortes de petites poches, dans lesquels il y a nos ovules qui baignent dans un liquide (fluide folliculaire) qui les nourrit. Les ovules dans leur poche nourrissante, ça rappelle un peu la grossesse pas vrai?

A chaque cycle menstruel, nos hormones sont orchestrées pour qu’il y ait un ovule (ou deux maximum) d’assez mûr pour permettre l’ovulation.

L’ovulation en schéma

Et pour filer la métaphore de la grossesse quand on pense aux ovules bien nichés dans leurs follicules ovariens, l’ovulation en fait c’est un peu comme un micro accouchement! Oui, l’ovulation définit tout simplement le moment où le follicule se rompt et expulse l’ovule hors de l’ovaire.

Ce qu’il se passe ensuite, c’est qu’une trompe utérine attire l’ovule en elle avec ses franges et l’y fait avancer grâce à des petites contractions et ses cils vibratiles.

Tout ceci se produit grâce à nos hormones sexuelles et plus particulièrement à la demande de notre cerveau! Oui, notre cerveau et nos ovaires sont reliés et communiquent tout au long du cycle menstruel via nos hormones. On appelle cela l’axe gonadotrope (ou hypothalamo-hypohyso-ovarien). Cet axe relit deux glandes de notre cerveau à nos ovaires : l’hypothalamus et l’hypophyse.

L’hypothalamus se charge aussi des fonctions vitales impliquées dans la faim, la soif, le sommeil, la température corporelle et la réponse au stress. C’est lui le big boss de notre survie! Spoiler alert, il ne considère pas le cycle menstruel comme sa priorité s’il se met en mode survie.

L’hypophyse secrète d’autres hormones que seulement les hormones sexuelles, il se charge aussi des hormones thyroïdiennes et surrénaliennes. Tout est lié dans nos corps les beautés!

L’axe gonadotrope en schéma

Pour qu’il y ait ovulation, il faut que l’hypothalamus, le big boss, envoie son feu vert à l’hypophyse (sous forme de l’hormone GnRH). De là, l’hypophyse envoie l’hormone FSH aux ovaires pour leur dire de développer un petit nombre de follicules asap. Les follicules s’exécutent et en se développant, ils produisent des oestrogènes.

Un follicule est finalement élu (follicule de De Graaf) et arrive à pleine maturité produisant encore davantage d’oestrogènes. Le cerveau reçoit le message et produit un pic de l’hormone LH qui va enclencher l’ovulation: le follicule de De Graaf se rompt et expulse l’ovule.

Voilà ce qu’est l’ovulation et comment ça se passe à l’intérieur de nous. Vous avez trouvé cela intéressant? Moi je trouve cela passionnant! Ça se voit un peu pas vrai? Connaître son corps, c’est à mon sens le premier pas pour pouvoir prendre soin de soi en conscience en vue de mieux vivre son cycle menstruel ou sa fertilité.

Vous voudriez savoir si vous ovulez grâce à la Symptothermie ou comment soutenir votre corps pour ovuler à chaque cycle grâce à la Naturopathie? N’hésitez pas à prendre rdv en ligne comme au cabinet, je serais ravie de vous accompagner!

Prenez bien soin de vous,

Margot-Hélène Piquenot

Conseil santé, Cycle féminin, Gestion naturelle de la fertilité féminine

Plus de menstruations?

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🚺Aujourd’hui focus sur un type d’aménorrhée (absence de menstruations), à savoir l’aménorrhée hypothalamique fonctionnelle.

❓C’est quoi ça? C’est quand le cerveau met le corps en mode survie par manque d’apport énergétique. Je vous avais déjà parlé de l’impact du stress post-traumatique ou chronique sur le cycle menstruel. Ici, il s’agit d’un stress dû à un déséquilibre nutritionnel.

🥑Oui, pour que le corps puisse ovuler et menstruer, il lui faut assez d’énergie. D’ailleurs saviez-vous qu’il nous faut au moins 22% d’adipocytes (masse graisseuse) pour se faire? Spoiler alert: nous avons besoin d’un peu de gras, car sinon la leptine (hormone de satiété) vient à manquer, met le corps en mode survie/famine et dérègle la thyroïde et le cycle.

🍴C’est pourquoi se restreindre de manger n’est jamais une bonne solution pour la santé et la vitalité. Au delà de l’IMC, ce qui est primordial, c’est le ratio entre l’apport et la dépense énergétiques. Manger assez de calories tout d’abord permet d’avoir assez d’énergie vitale. Mais manger assez de glucides dans l’apport calorique est tout aussi important pour que le corps puisse produire assez de LH (hormone lutéinisante) et donc ovuler.

🏃‍♀️Ainsi un trouble alimentaire, une activité sportive trop intense par rapport à l’apport énergétique ou même un régime avec trop peu ou carrément sans glucides peuvent avoir pour conséquence une aménorrhée hypothalamique fonctionnelle.

🙋‍♀️Ça vous est déjà arrivé de ne plus avoir de menstruations? Vous le saviez que manger à satiété avec assez de glucides sains était méga important pour un cycle menstruel et une fertilité en santé?

🚺Ça vous dit d’envoyer ch**r les régimes et d’apprendre plutôt à manger sain sans se priver et de favoriser ainsi l’énergie pour ovuler, menstruer, être en santé (et puis tout ce que vous voulez)?

🤝Si ce que je vous apprends vous plaît et que vous ressentez le besoin d’être accompagnée pour prendre soin de vous : en ligne ou au cabinet, je suis là pour vous!

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Conseil santé, Cycle féminin, Gestion naturelle de la fertilité féminine

C’est quoi un cycle menstruel en équilibre de santé?

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❓C’est quoi un cycle menstruel santé? C’est quoi des menstruations “normales”? C’est quoi un cycle hormonal équilibré? Faisons le tri entre ce qui est signe d’équilibre et signe de déséquilibre de santé dans le cycle menstruel au naturel 👇.

🆗Les signes d’un cycle menstruel en équilibre de santé sont : des menstruations sans douleurs (ou de vraiment très légères tensions) qui durent entre 2 à 7 jours et qui arrivent avec peu ou pas de symptômes physiques et émotionnels, un sang rouge vif ni trop épais ni trop aqueux d’une abondance qui ne dépasse pas 50mL au total, un cycle régulier entre 21 et 35 jours avec ovulation.

🧩Maintenant faisons un bref inventaire des signes d’un cycle menstruel en déséquilibre : douleurs menstruelles, menstruations trop abondantes ou inexistantes, absence d’ovulation ou douleurs à l’ovulation, cycles irréguliers, spottings (saignements intermenstruels), sang trop visqueux ou trop aqueux de couleurs soit rosée, noir, marron ou tirant sur un rouge très foncé, gros caillot(s) de sang, anxiété ou dépression à l’arrivée des menstruations, seins douloureux ou tendus avant les menstruations, migraine avant les menstruations…

🗣Notre corps nous parle au travers du cycle menstruel. L’écouter peut nous donner de précieux indices pour prendre davantage soin de nous. Que ce soit sur le plan émotionnel, nutritionnel, relationnel ou celui du sommeil : tout est interconnecté et impacte le cycle menstruel naturel.

❓Prêtez-vous attention à votre cycle menstruel? Vous êtes-vous reconnue dans un des signes précités? Êtes-vous prêtes à prendre davantage soin de vous? Dites-moi tout!

🤝Et si vous avez besoin d’un coup de main pour apprendre ce qui favorise la santé du cycle menstruel au naturel, n’hésitez pas à me contacter pour un accompagnement en ligne ou au cabinet. Car oui, il est tout à fait possible de bien vivre son cycle menstruel au naturel 👌!

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Conseil santé, Cycle féminin, Gestion naturelle de la fertilité féminine

Le cycle menstruel = un signe vital

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🚺Saviez-vous que le cycle menstruel représente pour la santé de la femme le 5ème signe vital?

🆗Qu’est-ce donc qu’un signe vital? C’est une donnée biologique observée et/ou mesurée mise en comparaison avec des valeurs de référence pour renseigner sur l’état de santé générale d’une personne. Parmi les signes vitaux universels il y a la température, le pouls, la respiration et la tension artérielle. À ceux-là s’ajoute pour la femme (de la menarche à la ménopause) le cycle menstruel.

❓Pourquoi le cycle menstruel est-il un signe vital? Parce que toutes anomalies ou symptômes en rapport avec le cycle menstruel et la fertilité sont signes d’un déséquilibre général de santé. Qu’il s’agisse d’un déséquilibre hormonal, d’un excès d’œstrogènes, d’un manque de progestérone, d’un déséquilibre thyroïdien, d’une résistance à l’insuline, d’un taux chronique trop élevé de cortisol, d’une dysbiose intestinale, d’un déficit nutritionnel, d’une inflammation chronique de bas grade…

🔎Que faut-il surveiller durant le cycle menstruel pour prévenir ou repérer un déséquilibre de santé? Une absence d’ovulation, une absence de glaire cervicale, une température basale en dessous de 36.20, une phase lutéale de moins de 10 jours, des spottings ou des saignements intermenstruels, des symptômes de SPM…

✏️Comment peut-on observer tout ça chaque mois? Grâce à la Symptothermie! La collecte de données annotées dans le cyclogramme permet à la femme formée comme aux professionnels de santé d’observer l’état de santé général de la femme réglée. Et oui, le cycle menstruel au naturel ne sert pas qu’à procréer, c’est d’abord un signe vital!

⚠️Une femme sous pilule ou stérilet hormonal ne peut observer son cycle menstruel comme un signe vital puisque son cycle hormonal est remplacé par les hormones de synthèse. Elle n’ovule pas, son col de l’utérus ne produit pas de glaire cervicale, sa température basale n’évolue pas et elle n’a pas de phase lutéale.

🚺Alors, vous le saviez que le cycle menstruel naturel est un signe vital? Ça vous donne envie d’apprendre à observer de plus près votre cycle grâce à la Symptothermie? Si oui, je suis là pour vous!

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Conseil santé, Cycle féminin, Gestion naturelle de la fertilité féminine

La résistance à l’insuline et le cycle menstruel

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🔬Aujourd’hui, focus sur l’impact de la résistance à l’insuline sur le cycle féminin ou comment l’équilibre du taux de sucre dans le sang concourt à l’équilibre du cycle menstruel.

🌡L’équilibre hormonal est à voir dans son ensemble, de la thyroïde jusqu’aux ovaires en passant par les surrénales et le pancréas : tout est connecté et la santé du cycle menstruel dépend de l’équilibre général.

💉L’équilibre du taux de sucre dans le sang est géré par le pancréas et plus spécifiquement par l’hormone qu’il crée : l’insuline. Comme une clé permettant l’accès aux cellules du foie et des muscles, l’insuline permet au sucre de passer du sang aux foie et muscles pour le convertir en énergie. Mais qu’en est-il de la résistance à l’insuline et quelles conséquences ça a sur le cycle menstruel?

❌La résistance à l’insuline c’est quand le sucre ne passe plus du sang aux cellules du foie et des muscles et que le pancréas ne cesse de créer de l’insuline pour y remédier. De là, le taux trop élevé d’insuline entraîne inflammation et prise de poids et entrave l’ovulation en stimulant les ovaires à produire davantage de testostérone que d’œstrogènes. Ce qui fait le lit du syndrome des ovaires polykystiques et des problèmes d’infertilité qui y sont liés.

🍩Qu’est ce qui provoque la résistance à l’insuline? Une alimentation trop riche en sucre raffiné (surtout le SIROP de fructose) et en graisses saturées et hydrogénées. Comment? En générant de l’inflammation qui rend le foie moins sensible à l’insuline pour le sucre et en bloquant littéralement l’accès cellulaire à l’insuline pour les graisses saturées et hydrogénées.

🍽Comment aider son pancréas à stabiliser son taux de sucre dans le sang? En prenant soin de soi par l’alimentation en apprenant ce qui favorise la santé du cycle menstruel comme celui du corps dans son ensemble.

🥑Un post à suivre sur les bases en nutrition végane pour chouchouter son pancréas ça vous dirait?

💚Prenez soin de vous et n’hésitez pas à me faire coucou en commentaire, j’adore vous lire moi!

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

Conseil santé, Gestion naturelle de la fertilité féminine

L’excès d’oestrogènes

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📌Focus sur l’excès d’œstrogènes :

🔬Les œstrogènes sont des hormones sexuelles plus présentes chez la femme pour laquelle elles jouent un rôle santé prépondérant dans ses années fertiles.

💃La femme bénéficie d’un juste équilibre en œstrogènes car cela stimule son humeur, permet l’ovulation, prévient de la résistance à l’insuline et tonifie sa peau et ses cheveux. En revanche, un excès d’œstrogènes engendre un déséquilibre hormonal loin du bénéfice.

🚶‍♀️Des symptômes comme des règles trop abondantes, le syndrome prémenstruel avec une anxiété accrue et des insomnies, des tensions dans les seins ou même des fibromes peuvent avoir pour cause l’excès d’œstrogènes.

🙅‍♀️Un excès d’œstrogènes peut résulter soit d’un manque de progestérone, soit d’une métabolisation des œstrogènes mise à mal, soit d’une hypersensibilité aux œstrogènes.

🧻Physiologiquement, les œstrogènes qui ont joué leur rôle santé sont ensuite inactivés par le foie puis éliminés par les intestins grâce au microbiote. C’est la métabolisation des œstrogènes. Pour ce faire, notre foie a besoin que nous lui apportions des nutriments tels les vitamines B6, B9, B12 ainsi que le zinc, le sélénium et le magnésium. De même, notre foie pâtit de notre consommation d’alcool ou de notre exposition à des perturbateurs endocriniens (à savoir: même 1 verre/jour favorise l’excès d’œstrogènes). Passée cette étape, place au microbiote dont les bactéries santé escortent les œstrogènes indésirables vers la sortie (💩). Mais si le microbiote est en déséquilibre (dysbiose) ou s’il y a constipation chronique, les œstrogènes sont alors réabsorbés via la circulation entéro-hépatique.

💁‍♀️Ainsi, pour éviter l’excès d’œstrogènes, il faut penser à une nutrition et une hygiène de vie adaptées qui favorisent la santé du foie, l’équilibre du microbiote et une production adéquate de progestérone.

❣️Prenez soin de vous, apprenez les secrets pour vivre vos règles en paix.

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie