Cycle féminin, Cycle menstruel, Equilibre hormonal, Fertilité, Gestion des émotions

Le stress impacte-t-il le cycle menstruel et la fertilité?

Il est important de comprendre l’ampleur de l’impact du stress sur sa santé pour enfin en prendre la mesure dans son quotidien et apprendre à prendre réellement soin de soi. Au delà de l’alimentation et de l’activité physique, la santé mentale reste le pilier angulaire de l’équilibre hormonal. Pourquoi? Parce que vous pourrez toujours tenter de tout contrôler dans votre assiette et de vous pousser à bout dans vos baskets ou vos performances, si vous êtes constamment sous stress, rien ne pourra fondamentalement s’équilibrer en vous.

D’un point de physiologique, vos hormones en charge de l’équilibre de votre cycle menstruel et de votre fertilité prennent source dans votre cerveau. Et plus particulièrement dans une glande précise appelée hypothalamus. Si l’hypothalamus s’occupe bel et bien de créer l’impulsion hormonale du cycle menstruel et de la fertilité, il ne s’occupe pas que de cela. L’hypothalamus est en fait un pont entre le système nerveux et le système endocrinien. Il se charge aussi de créer l’impulsion pour la cascade hormonale du stress aigu ou chronique. En cas de stress chronique, c’est-à-dire de moments de stress variés qui se répètent ou d’un stress aigu qui n’en finit plus, l’hypothalamus ne va pas privilégier l’équilibre du cycle menstruel et la fertilité, il attendra de vous sentir de nouveau en sécurité pour cela.

Le stress reste un mécanisme vital de survie qui n’est pas fait pour être activé de manière chronique. C’est pourquoi le stress non stop peut devenir un danger pour la santé globale.

Pour illustrer ce constat, parlons du cortisol, l’hormone sécrétée en période de stress. Un stress aigu engendre une cascade hormonale de catécholamines puis de cortisol. Rien que cela peut augmenter temporairement le taux de prolactine et retarder l’ovulation et par là-même rallonger le cycle. Aussi, en cas de stress aigu, le cortisol a des vertus anti-inflammatoires salutaires. Mais en cas de stress chronique, une résistance au cortisol peut s’installer et avoir pour conséquence un état inflammatoire chronique de bas grade qui fait le lit du SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) et que l’on retrouve dans l’endométriose. De même, sécrété de manière chronique, le cortisol par son effet hyperglycémiant peut engendrer une insulinorésistance à l’origine là aussi du SOPK (en favorisant l’hyperandogénie) et d’autres problèmes de fertilité comme une absence chronique d’ovulation ou une aménorrhée.

Mais ce n’est pas tout, le stress chronique impacte aussi la thyroïde et peut avoir pour conséquences des symptômes d’hypothyroïdie sans même que les résultats sanguins soient alarmants. Dans ce cas, on parle d’une hypothyroïdie fruste ou sub-clinique. L’hypothyroïdie peut avoir comme symptômes des règles douloureuses et abondantes et de l’infertilité.

De plus, le stress chronique dérègle l’équilibre du microbiote intestinal, siège de la majeure partie de notre immunité. Rappelons que l’endométriose est corrélée aujourd’hui dans la littérature scientifique à un déséquilibre de la flore intestinale*.

Enfin, même dans le cas où vous ovuleriez, le stress impacte la production de progestérone. Une production de progestérone non optimale au niveau ovarien est en cause dans le SPM (syndrome prémenstruel) et les fausses-couches durant les trois premier mois.

Vous vous demandez ce qui peut causer un stress chronique? Voici quelques exemples : un sommeil de mauvaise qualité, une addiction au café pour tenir, une alimentation trop industrielle ou trop riche en sucre, le sport intensif, le jeûne ou trop peu manger, une maladie chronique, la pression professionnelle, un événement traumatique, une ou des relations avec problèmes, des émotions ou une hypersensibilité niées…

Pour conclure, oui le stress impacte le cycle menstruel et la fertilité, mais vous avez la possibilité de mettre en place dans votre quotidien de quoi prendre soin de vous pour éviter de subir les conséquences d’un stress chronique. Au cabinet ou sur Skype, je suis là pour vous y aider par la naturopathie si vous le souhaitez. N’hésitez pas à prendre rdv sur le calendrier du site.

Prenez bien soin de vous,

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie

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*M. Leonardi, C. Hicks, F. El‐Assaad, E. El‐Omar, G. Condous, Endometriosis and the microbiome: a systematic review, Volume127, Issue2, Themed Issue: The Microbiome and Women’s Health, January 2020, Pages 239-249

Conseil santé, Gestion naturelle de la fertilité féminine

SOPK : pas d’ovulation, trop d’androgènes

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Je vous parle souvent du fait que l’ovulation est un signe d’équilibre de santé chez la femme réglée tout en sachant qu’un cycle anovulatoire occasionnel ou plusieurs chez la jeune fille ne doivent pas inquiéter outre-mesure. En revanche, l’absence chronique d’ovulation engendre non seulement des cycles irréguliers mais aussi un déséquilibre hormonal préjudiciable pour la santé de la femme réglée qui peut prendre la forme du Syndrome des Ovaires Polykystiques par exemple. Qu’est-ce donc que cela? C’est un groupe de symptômes qui associent la présence chronique de cycles anovulatoires avec un excès d’androgènes (hirsutisme, acné, alopécie/perte de cheveux). Aujourd’hui, environ 10% des femmes ont un diagnostic du SOPK et sont orientées vers la pilule ou des médicaments anti-androgènes qui ont leur lot d’effets secondaires non sans conséquences pour la santé globale de la femme. Pourtant en cherchant la cause du manque d’ovulation et de l’excès d’androgènes, une autre approche est possible. Observer son cycle avec la Symptothermie permet déjà de voir s’il y a ovulation ou non. Ensuite un bilan naturopathique peut permettre de cerner la cause du SOPK diagnostiqué: résistance à l’insuline? Arrêt de la pilule? Inflammation chronique de bas grade? Taux élevé de DHEA et non de testostérone?. Autant de questions auxquelles il tient lieu de répondre afin de convenir de la façon la plus appropriée de prendre soin de soi quand ce diagnostic a été posé. En effet, une résistance à l’insuline n’indique pas la même source de déséquilibre qu’un taux trop élevé de DHEA et les conseils d’hygiène de vie ciblés ne seront alors pas les mêmes pour soutenir le retour à l’équilibre de santé. 

Toutes les femmes méritent de comprendre leurs corps, pas vrai? Prenez soin de vous et rappelez-vous, chacun sa santé!

Margot-Hélène Piquenot Naturopathie